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SUD. MezioRiorno.
Pline avait déjà établi que les vents humides sont ceux du S. (auster) et du S. 0. (africus). « On comprend, en effet, dit le docteur Carrière ^ que les vents austraux qui soufflent a travers les espaces humides de la Méditerranée parviennent sur les rivages italiens saturés de vapeur et gros de pluie.... Us portent sur le territoire cette chaleur humide, favorable à la végétation, mais nuisible à l'activité de Tesprit. Le sciroccOf le mezzogiomo et le liheccw ont surtout le privilège de produire cette influence. Le scirocco, particulièrement, tue l'énergie morale et physique, et plonge dans une accablante inertie. » Il a sur le système nerveux une action à laquelle les Italiens paraissent plus impressionnables que les étrangers eux-mêmes. « Pendant qu'il règne, le ciel contracte et conserve plus ou moins longtemps une teinte légèrement trouble, et qui devient quelquefois obscure comme la teinte de nos ciels de plomb. Le notus ou mezzogiorno a beaucoup d'analogie avec le scirocco, surtout pendant les chaudes et lourdes journées de l'automne. — Le liOeccio diffère du scirocco, qui n'est pas toujours calme, et du mezzogiorno, qui l'est généralement, en ce qu'il souffle rarement sans ébranler l'atmosphère avec violence. On peut le classer parmi les vents orageux qui agitent le ciel péninsulaire. — Le vent le plus proche du zéphyr (0.), de ce favonius si cher aux Romains et aux habitants des rivages occidentaux de l'Italie, c'est le N. 0., ce mistral du midi de la France, « qu'on désigne sous le nom caractéristique de maestro dans la Péninsule. » — Le N. ou tramontana, qui arrive à l'Italie après avoir traversé le continent européen, est un vent froid et sec. c On doit considérer ce vent comme le vent fortifiant par excellence ; c'est le meilleur antidote contre l'influence énervante du scirocco. »
Les chaînes de montagnes exercent une grande influence sur les vents et sur les vapeurs qu'ils transportent. Les Alpes, entre autres, par leur élévation, forment une barrière contre laquelle s'accumulent les nuages. Ceux qui parcourent ces hautes régions peuvent observer fréquemment l'état du ciel clair ou nébuleux inverse des deux côtés des Alpes : tandis que, sur la Suisse, le ciel est parfaitement
* U climat de VltaHe. Paris, Baillière, 1849. 1 vol. in-8.