ROUTE 29. — ROME. — VILLIS
BiblSothèqnes. — Les principales sont : la bibliothèque du Vatican (K. p. 277). — La bibliothèque de la Minerve ou Gasanatense, du nom du cardinal napolitain Casanate, qui la léjrua aux Dominicains. C'est la plus riche de Rome en livres imprimés (plus de 120,000). Manuscrits. (Ouverte tous les jours, de 7 heures 1/2 à 10 heures 3/4. et deux heures dans Taprcs-midi.) — La bibliothèque de la Sapienza (p. 313). — Du Collège Romain. — Bibliothèque ângelica (près de Sant' Agoslino), la plus remarquable après celles du Vatican et de la Minerve : on l'appelle Angélique, du nom de son fondateur. 11 y a 90,000 volumes, et 2945 manuscrits. (Ouverte tous les jours à 8 heures.) — Bibliothèque CorsiNi (p 304). — Bibliothèque Barbebini (p. 298). — Bibliothèque Ceiqi (p. 301).
BApItanx. — Le principal est Tbôpital di San Spirito mie del Borfro San Spirito. — Plan C, 5|. Fondé par Innocent III, en 1178, il fut si richement doté qu'on l'appelait le plus grand seigneur de Rome. — Sixte iV, en 1471, en ordonna la reconstruction à Baccio Pintelli, qui y fit une salle de 122*14 de longueur sur 14" 29 de hauteur et 12 met. de largeur; elle peut contenir trois rangs de lits de chaque côté. Sous Benoît XIV, Fcfd. Fuga exécuta une salle nouvelle dans le prolongement de la façade. Un autel élevé par André Palladio au milieu de la grande salle serait le seul ouvrage de cet artiste à Rome. Le dessin de l'église par Baccio Pintelli fut modilié par Ânt. da San Gallo. Sous Grésroire Xlll OUaviano Mascherino construisit le palais du Commandeur, qui réunit l'hôpital à l'église.
— L'hôpital peut contenir 1600 lits.
— Salle anatoniique. — Collections. — Bibliothèque médicale.
Promenades. — Les principales promenades sont : celles du monte Pincio (p. 148) ; de la villa Borghese (p. 317) ; de la VILLA Pasfili (p. 321); de la villa MÉDias (p 320) ; — le jardin nrès de San Gresorio (au mois de novemnre) ; — la route hors la porte Pia.
VillM.
Les villas continuent sous une autre forme le luxe des palais, que nous avons précédemment décrits. Là, la nature vient en aide à l'art, mais elle lui reste subordonnée. A la différence des jardins anglais, où l'on cherche à produire l'illïision d'une libre campagne, \e jardin itorlien n'est qu'un prétexte à un plus vaste développement d*un ensemble de décorations architectoniqiies. Les terrasses, les escaliers, les portiques, les fontaines, les statues, y font de toutes parts prédominer le goût de l'artiste. Ces splendide» créations sont dues pour la plupart au luxe intelligent de quelaues cardinaux.
— Si tout est fête dans la campagne de Naples, tout est sérieux dans celle de Rome; les villas elles-mêmes participent à l'austère gravité du paysage.
YiLLA jadis Albanf, aujourd'hui Tor- LONU — visible le mardi de midi à 4 h. (à moins qu'il ne pleuve). — Adresser sa demande au palais Torlonia, place de Venise, 155, ou chez les hancpiiers Spada Flamini, via Condotti, 20 (défense d'entrer avec des chiens, avec des bâtons — 1875). — On sort par la porte Salara, qui, trèsendommagée pendant le siège de 1870, a été reconstruite à neuf. En 8 min. on arrive devant la grille d'entrée de la villa, située à g. — F. la carte de la campa^e de Rome. — Après avoir franchi la grille, on s'avance directement dans* le jardin, et bientôt on aperçoit à g. \e Casino, Cette villa appartenait depuis 1834 au comte de Castelbarco, noble milanais. Elle a été acquise en 1868, au prix de plus de 5 millions, par le prince Torlonia. C'est une des plus remarquables de Rome, ayant une belle vue sur les montagnes de la Sabine, des jardins dans le goût italien et une collection d'antiquités intéressante pour la part que Winckelmann eut à son organisation. Elle fut construite en 1760 par le card. Aless.
I Albani, sur son propre plan, sous la