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ROOTB 30. — ENVIRONS DR ROME

dont la découverte récente a eu un grand retentissement.

Au-dessous des domaines de Tor' Mancia, entre la voie Ardi'îitine et la voie d'Ostic, se développent les galeries d'une des plus vasle-i ne ropoles chrétiennes du t-rritoirt; autour de Rome. On Tarait confondue avec le cim tière de Calixie. Il est constaté aujourd'hui ijue cette nécropole faussement attribuée à Saint- Galixte, et que M. de Rossi a restituée à Domiiille, occupe l'espace qui sépire la via Âppia de l'Ardéatine. Le vaste cimetière de Tor' Mancia a son exi>tenie propre. D'après les actes des martyrs on sait que c'est dans le praedium de Flavia Domitiila, nièce de Doniitien, à un mille et demi des murs de Rome, que furent ensevelis Pétronille (que Ton dit fille de S» Pierre), Nérée et Adiillée ( V. p. 242). Une inscription ét^rblissait postérieurement que c'était dans les terres de Tor' Manria qu'était l'emplacement du praedium Domililla. En 1865 M. de Rossi découvrit l'une des principales entrées de ce cimetière. M. Xavier de Mérode ayant fait racqui>ition du vaste . latifimdiiim de Tor' Mancia fil rouvrir les fouilles en 1875. El alors au lieu d'un hypogée, on découvrit une véritable basilique à plusieurs nefs, construite a l'intérieur du cimetière souterrain ; l'abside mesure 4 met. 55 dans sa plus grande prof ndeur ; une nef mesurait en longueur 19 met. 61, en larp^eur 5 met. 81. C'est dans cette basilique et non, comme on le croit, dans l'église des SS. Nérée et Acbillée, que S» Gréi:oire le Grand pron «nça sa '28« homélie : Ubigue morSf ubique Inclus, ubiatie desoîatio. Rome était alors désolée par les invasions des barbares. Pendant tout le vii« ^'iècle, la basilique de S»« Pétronilte fut fréquentée pat- les pèbrins de toutes nations. Sa destruction remonterait donc a 755, épo']ue où les basiliques autour de Rome furent dévastées par les Lombards.

— - On a résolu de reconstruire cette basilique et de la rendre au culle; quoiqu'elle soit isolée au milieu de la campagne romaine (25 min. de la porte S. Sebastiano), loin de toute population, et qu'il y ait, dans le voisinage, l'édise impisrtante et très-visitée de S* Sébastien, à laquelle on arrive par la première route à (?. un peu au delà de la basili que de S»*» Pétronille.

BaSILIQDR de S^-SéBASTIEN HORS LES

MORS (3 kil. hors de la porte San Sebastiano), une des sept principales basiliques de Rome. Elle fut construite sur le cimetière où Lucine, matrone romaine, ensevelit le corps dn S* Sébastien. Cette é«flisc fut renouvelée en 367 et entièrement restaurée auxvii» siècle par F/am. Ponzio. — On y montre, entre autres reliques, une pierre sur laquelle on croit voir Tempremte des pieds de J. C, et qui provient, suivant la tradition, du heu où J. C. rencontra S* Pierre, et où Ton a élevé Véglise Domine que vadis. Son porticpie a six colonnes antiques de granit. Le maitre-autel est orné de 4 belles colonnes de vert antienne. Sur les trois portes : tableaux peints par Ant. Carrache. — De cette église on descend'dans les Catacombes^ qui ont donné leur nom à tous les cimetières chrétiens, dont le plus important est celui de S*-Calixie, situé sur la via Appia à un demi-mille de S*-Sébastien. Les catacombes de S*- Sébastien sont dépourvues de peintures et de monuments.

La conservation et les fouilles sont coa- (îées à uue commission d'archéolofrues- Les permissions pour visiler les caiacombes ne >ont valables que pour le dimanche, afin de ne pas troubler le travail des ouvriers dms la semaine. Elles sont accordées graïuiteroenl sur une demande per>onnelie préalable, adressée à la cliaucel erie du canliualvicaire, rue délia Scrofa, 70, entre 11 li. et raidi. On peut aussi «e les procure r chez les libraires Piale et Spithœv«r. On doit s^e munir pour la visite He petites bougies. Les catacombes que l'on visite onimairement sont celles de S^-Calixte, de S**-Agnè$, des SS. Nérée et Ackiltée. P.-ur visiter celles de S*-Alexandre, sur la voie Nomentane, il faut obtenir la permission du secrétaii'e du collège de la Propagande.

' Les chrétiens appelaient leurs hypogées: cimetierei. Le nom mod«*rne de catacombes provient du cimeiière de S' Sél>aslien, dit ad catacumbaSf le .«^eul toujours ouvert. De là ce nom fut étendu à tous les autres cimetières chrétiens oue l'on dj§couvrit.

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BOUTE 30. — CATACOWES.

L'importance qu'a prise de Donveau depuis quelques années l'étude des Catacombes, dans leur ra^iport avec les origines du christianisme, servira d'excuse au long développement que nous croyons devoir c<ns«crer à ce sujes et au nouveau système d'< xptication du P. Marchi, développé et complété avec tant de persévérance et de t lient par non ékWe le commandeur de Rossi, archéolocue dont les travaux sont appréciés de I Europe savante, et chex qui Térudition est unie à la sagacité «l'un esprit ingénieux.

Là catacomltes de Rome, dit M. de Rossi orcupent une z»ne de 2 ou 5 kil. tout autour de la ville. Leur élendue est prodiuieuse non pars d:ms la superficie du sol entamé, mais bien dans la quantité de galeries creusées à dilTérenls niveaux, queiqneFois à 4 ou 5 élages les unes nu-dessus des autres, et qui ne descendent jamais à plus de 20 ou 25 met. au- dessous du sol. La somme totale de toutes les lignes d'exc «vatiuns !>eml)le monter an chitl're énorme d'environ 580 kil.; la longueur de Tlta ie. Une petite partieseulemeni aéléexplorée Ellesform nt un dédale de galériens de hauteur variable, d'une larfreur moyenne de 0 met. 80, présentant de disUnce en dislance des espèces de chambres carrées [Cubicula), qui à une certaine époque servirent d oratoii es aux chrétiens. Loin dccimstiluer. comme on le supposait, un vaste ré>eau de cimetières communiquant ensemble, elles se composent de ditTcreiits cimetières ayait une exisience propre, partant dun centre propre. Au ni» siècle Téglise romnine avait ^6 grands cimetières distincts, nombre cunespondant i celui dos paroisse de la ville à celte époque. 11 Tant en njoutiT une vingtaine, d'autres, moins éti'ndu<« et appartenant à qi<elqnes familles chrétiennes; ce qui donne on total d'environ 49 i-alacombes.

Les tombi;aux creu es dans les parois latérales^ sont superposés horizontale-

* « Le tombeau (loculus) pst une niche ou sorte de gaine horizoniiile cnu^é itans les p»rois, juste assez spacieiise pour recevoir le cadavre. Ve système, du reste, éiail celui d*a|»rès lequel' le.« Juifs avaient toujours enseveli leurs morts, et il n'est pas douteux qu'ils ne l'eussent apporté d'Egypte. Les premi' r^ chrétiens à Rome avaient sous les veux le cimetière que s'étaient crëé les Juifs, transféré-! dans cette ville au nombre de plusieurs milliers, peu avant la naissance de J.-C., par suite des victoires de

ment au nombre de trois â douie, seloii le plus ou moins d'élévation de U gale* rie et le plus ou moins de solidité de la roche.

L'idée qui devait se présenter naturellement à l'e^'pril, c'est que ces immenses excavations avaient été creusées pour en extraire, pendant des siècles, les matériaux de «unsti U( tion de cette capitale du monde antique qui s'appela Rome, l^s premiers archeohigues qui se h>ui occupt''s de cette étude, les Itosio, les Aringhi, les Bodetti. dihcnt que les chrétieua se servirent d abord, pour en faire un lieu de aépidture, d'anciennes carrièr'>s abandonnées, (^tle origine des catacorobe n'est plus admise aujourd'hui'.

It y a entre les deux catacombes juives qu'on a découvertes et les catacombes

Pompée. Il était situé dans les flancs de la colline appelée le Mont- Vert, laquelle n'est

3u*un prulonffpment du Janicole. B ««io le écouvrii en 1602. » {Dietion. desonliçMt- Us chrétiennêi.) — bans ces deriiiôres années, on a découvert une nouvelle catacorabe juive, entre la via Appia et la via Latina. Les inscriptions y font en lettres gre( qups et en latin ; on n'y a pas trouvé de i-aranères hébralqncs. — Un peu avant d'arriver à la liasi liane de S Sébastien, on trouve, k g., danii la vigne Hundanini un hypogée dec Juifs (découvert en 1860). — I es cimetières chrétiens durent jouir des m^e» droits que ceux des Juifs dont les cbréliens étaient considérés comme une becte.

>i le locnlus ou tombeau est surmonté fi'un arceau cintré, il prend le nom û*ar^ co9oliùm (arcus et solium urne). — Le cubiculum eal une chambre souterraine i 1 usage de certaines familles, ou un emplacement destiné» réunir une quinxaine de personnes au plus pendant les cérémonies religieuï>e4. A la vérité, on trouve plusieurs cubicula rappr chés. — Les htcemaim {luminaria) »ont les ouverture» destinées ii éclairer ei aérer le» crypte».

* Q.iel |ues savants ont supposé que le» chrétiens auraient pu trouver et mettre à prolit lies galeries creusées par des peuplades antérieures à la fondation de Home. Ottp suppo>ition est égalemeni écartée. On ne trouve aui une trace de débris plus antiques. Les pierres gravées ou .'«<ulplées, les briques av> c les roarqut^s des fabricants, sont d^ l'époque des [«remiers sièi le.« du chri>tiani.-me. — Toutefois les catacombes ne sont pas une invention chrétienne. La Sicile, la Sardaigne, etc., offrent des nécropoles immenses qui ont servi aux séoullures des piueus. La Phénicie, l'Asie Mineure, la Cyrénaïque, la Chersonèse en contiennent un grand nombre. ^ ,

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ENYIRQlfS DB ROMB*

chrétiennes une similitude presque ab^ soliie. Même moile d'inscription sur des tableurs de m libre; seulement lescatiicouibes juives n'oni d'autres images que le cliaiiiiel«er à sept i>ranclic>, un palmie»-, ."Oiveiiir de l'Oiie»! ei les nslriinienls du mélier des dé.uuts. Le P. M.ir~ chi, iepiemier, a dit que « les i nïens n'y ont donné ni un cuup de pic, m un coup de uiseau » «{u'isies sont exciusiverneut l'œuvre d( s chrétiens.

Une premier' 0''jccti«»n cep^ndan' s'olTie à i'eprit. Gomment admet Ire qu'une association suspecte, comme éiaii celle des ciirétiens, ait pu imp lucment creuser pondant pliK^iiui-s si<''c!es, à la porte de Rome, un inextricable réseau de ru«-s sonterraincs'' Gomme tout re travjii! dexcivjiiio i, s'il avait éié t'a t socrètcm n par les chrétiens, sipp'sernil daust'a iminis rali n romnii.cuno uu-uric inexplicable, i. la^t admctlic «[ue le guu- Tcrnemcnl ronain, tion-s 'ulcment aviiil connaiss:ui(-u de ces ir.ivi)ux,niai- ie> dutorisnt. l*e»t-ét'C morne le<^ |ku ns préfér.iient-ils voir les du étions, d sifinés sou«i le nom de latebroxa et lucifiiga naliot euMUrlir leurs iiu»rts dans «les f2:al< ries ^outcrnines au lieu de suivre l'usig*; Kéii/'iaenicnt clahîi à Rome suus les tnl|^e^ellrs, et d''ia>er leurs >éiHiltur«'S le long des roules. — Il y a d'ailleurs uiieconsidcruli >n pi s imnorinntc: c'est celé du respect et de l'inviolat-illté des sCi»ultui'es dans les mœurs antiques. D'où ce f.it su.p:enan <|iie la grande ma|onté de» monumcnls anti pies res:és d«'boiit so t encore de> toiibeaux. « lis et lient sous la prorectif^n de la oi, qui ternit p >ui ^acré e lieu oij il y avait une ^cpu ture et d'icudaii un il fût jamais être vendu. Ge le pect s étendait a lou^ les cultes. Céiait là un droit c anmiin i!ont les chrétiens us rent en l<>iiie liber. é. > Ce n'est que bien pli.s taixl qu'on perdit ce respect jnsqu à vmler sans scrupule les lomb mux pour y chercher de protendus trésors ou y recueillir des o»*j<ts d'ai.tiquité.

11 ré>ultc des travaux du P. Marchi et de M. de Rossi. que le^ calncomb s ont .été causées sur nu plan spécial, pour l'usage auquel elles éUiient destinées.

Leur caractère architeL Ionique ne permet pas, dit -on, de les confondre suit avec 11 s arenariœ, d'où les Romains tiraient la pouzzolane, soit avec les latomies, ou cai-rières, dont ils tiraient la

pierre à bâtir (tuf lithoîde*]. Les arent^ riw étaient des excavations irréguiières et plus inr^'emnt ouvertes, aiin deiionner passage aux bétes de sonitne et aux chaliots employé aux inivaux d'extrac>ion.

Les catacombes, an contra re, pr.'» euti-nl des pa.«sa<:e8 Irès-étniits, quelquefois tortueux et p us souvent rectiti.^fues et se coupant à angle dron *. — Les parois verticales dans lesqu'Ues devaient être déposés les corps, en f«)rment pour ainsi dir la pirtie pnn ipale. Quelquefois les catacombes sont en contact avec les orenaires, mais ce n est pas de^ aréiiaires que les partent. Plus.eurs catacombes ^oni creus'es au'dessjus de latomieaoa de carrière- de sabl»*.

On découvre tous les jours dans la canip<g<ie de Rome de nouvelles entrées aux catacombe<. le^^chrctiiMis durent en eiïel le> muliiplier pour échapper à la surveillance aux épOi| tes de persécution.

* Les roches volca niques du S'il de Rome sedivisfDi en trois i-ia»>«e> : a Douaolane { I'. p. 145). i l'i'tal salilouiie ix, r»rn.aitiies dépôt» isolés, raruiiieni étnidu^, dans le lujgrinulatre ; —le tufgranulniret aggloiiiératio I de salilni «-t «le sto icb vo cmiques. déposée sou^ les eaux, auxquels une espèce d < ciuietit a donné une aolidilé uiédiocn* et comme lappareiu^e d'une pierre; — le tuf lithuide^ le dépôl vohauii|ue le plus aiici'n, coiiipu é .^ peu prc»desm*iiies étéoieiils, mai» pénél é ruu ci • eni l<ui.i<-e, et fjurm.»saiit une pierre solide pour lu bâti ^S". — Les paifU^ exploit >renl les carrière* de pouzzolane ei de lui' dtho de. — Le? cliréiieus, au coutraire, les évitétentet creusori'Ul, p e^uue exdusivt ment, leui-s ciiiiclières dans le tuf ^rraiiulire moius fiiuii.e qu'! la i)ouzz latie. moiu!> dura travailler que II* lui lit loï le, mais a-sez rési*lani |H)tu- qu'on ait pu y superposer jusqu'i cinq étages. Toutefois au ni* siècie <l< s cimet ères chréiieiis uient ouvert» dans des carnère> de sable.

l»i. comme on le prêt nd, les in.dériaux extraits «te re prodigieux travail d creusement souierruin étaient iiiipropres à être niili.oés dan» la cr>nstru lion, on. prut se demander ce que devenaient ces masses énormes de déniai^ qui devaient empiéter »ur le» champs cultivés ou encombrer les abonls de la ville et bouleverser le relief du terrain. Qua t ili nous, nous ne connais^on» point ju>qu'iri une réponse satisfaisante à celte difiicullé-l

* 11 y a cependant une différence marquée en're les systèmes d'e\cava lion de diverses catarombes. A S*-i:alixle, les galeries sont droites et longues ; à S* Sébastien, il n'y a pu» (le longues galeries. D'autres sont irrégulières.

AOUT! 30. — GàTAGOMBES.

(En 257, Yalérien interdit aux chn^tiens rentrée des ca'acon.bi's). 'Ces entives élai"nt praliqiiéis (lao< «les l'ropriéléi! p9rti( ulières« dans un domni» e i u al appartenant à une t'auiil>e clir- tienne.

D'à ori les cataionihes ned passnieni

SBs le terrain du domaine ; elle:* sYtenirt nt au detà quand le cini^iianismc devint t:iurTipluii>t. La pus gr ndc partie des caUicom vs ont iHé creusJes a^rcs Conslantin, avec rnsfentiniont lie I autorité devenue chn-ticnne. i^lors tous les membres de la comnuuion nnuvel e aspiriTcnt à leposcr «ians ces cimoiières, après leur mort, uuprès de» martyrs OnVl qu'après Conslantin qii'el es sont devenues de^ lieux de cul'e. On y l'ieva des autels >ur le- loinhe:* dos nuirtyrs. on a?ran«til. <>n éla git les galeries, on les aéra, pour y lojçor I s lidMes i)endanl la durée des exe cicosre.i;i« ux. liais, iiiênie en temps d (ier.>ét uli>.n on n'y a jamais haliit ' <î'u e manière i^ei niantnie, faute d'e^paCc et dair.

On n'avait Irouvé jusqu'à présen*. sauf

P)iir Sainte-Âgiiè , que des galeries dont tiisloire ne prcsenlail q l'un fuble tnti^rêt Les $:rani1es rala< oml)e8 de« loartyrs et des évéqiios de Uome, c'est -{'i~ dire «les prouiiers papes, ciaiiMit en<ore à déco«ivr<i-. On pouvait croire q<i elles avaient disparu, ab orbécs par l"S l>a>iliques qui s élevèrent primitivemml (ainsi

2ue l'a éiaiili M Lenorm. ni «l'apiès le> onnées 'tii V, Narcbi), dans le «entre même delaca<at:<ni be on au-des>ns, lorsque le sol "tMittrop iMofund. La covfeêsioH de S* PiefTC dans la i-atliédra e «le Rome re «1 parrutenicnt «o i>pi<', par son niveau inf^'Heur à l'-glise, du ce «lui dnt avnii lieu puur la plupart des cimetièn s suuleirains après G<'n^tantin. La catacombe de S'-Alexandre, ^ur la voie NunienUnc. explorée pjir M. Visionti. présente une image fiitèlo de cette i-onslr ci'on primiliv.- de la l)asili*|ue duiv*siècle, dont le. sol est celui de la rntacombe même, dont l'autel e>l préiis«'ment l'ancien tombeau ctniral de la crypte principale; aussi les galeiie^ de la catucdmlu', dans le>quelles «m entre par la porte latérale de g., uoni-elles de plain-pied avec le cliœur de Li baMli*|ue.

Cependant !\l. de Rossi pensa avec raison qu'on n'avait pas con>acié'dans les confetsiom des basiliques tous tes centres bi^loriqlles des anciennes catacombes. Mais comment ces lieux, fréquentés assu-

rément, après la paix de l'Fgliice, par les pèleiins, n'avnient-ils ^uis été retrou- Vi's? Le v«»ici. Les Sarrasms, au viit*et au IX* siè«ie, dans leurs excur-ions jusqu'aux porie> de Rome, pt'nélraienl dans les cataconilies les puis vén«'*rée8 et les «It'pnuilliient des er-vnto qui y étaient in(-ev'>aiumenld'po>é>. Le.^t liivtiens eiixméui' s ne viienl pas d autre renu de aux mal que de combler les uyples et les galeries, apr's en av«> r enlev'' les dépouille>des sainte et tous les*4ijels «le prix ; après quoi ils ^e mirent en devoir de i ttr (Hir les escaliers <t les lurermires la leire el les décombies qui les dérolièreni dés<H mais à tnile r clierdie. C'était un de ces cimeiiè es disparus qu'il 8*a'ii>s.«it de retiouver. — M. de Ro'si, •l'airès les «ntlicatio- s doun'es dans l'ilinoiaire de «l«'u\ pèl« rius u \W >iè«le, en retrouva un, c. 1 -i de S*-Calixte (T. p. 551), uii.si appelé du noai du pape S* Calixie on Callis e. i)ui l'a^ria .dii ' et y lit tiaiisp>rler les rorps «lune mullit de de rlnéli- nset d»* m^^rlyrs.

Il existait «les cimeltère> iiislor'qnes d Mit le ceiilie trop prn ondémciii rreusé dans la len*o, n'avail pu être converti en confection dans la l> sil que construite au IV* >ièile; idirs c It»* l»asilique avait été l'difiée is léiuent au-ile>siis du sol, et conimuiiiiptail uvec la calaiombe par un escilier.

Dh toutes les p.iriies du monde, des pèlerins vinrent eu Ttule visibrccs lieux, i»écr»>iK)le d'*s marvrs «le ^é};ll^e*. Ces sortes de pèlerinages se pro. entèrent du

* M. de Ross! a reconnu que beaucoup de 'lélails v rappcllfnt la seconde muilié du II* siècle Lc!> iniques qui eolreul iiai>s les con'^truclionN porn ni la marque du fabricant el cm louiez été faite\ sous le règne de liaix-Anrèle.

* « tians ma jeunesse, dit S* Jérdme, quand j'éludiais à Rome, t'avais coutume de visiter le dimanche les tombeaux des apôtres et de» niarlyis, et de parcourir assidûinenl les cryptes, creu>ét's bien avant hous terre, où des inil'iers de corps, r ineés de chaque côté, bont ensevelis à toute:» les hauteurs... Rarement un peu de jour, pénétrant d'en haut (par le^ luc«*riiBirpsi, tempère r horreur des ténèbres. On t^ rappelle ce vers de Viruile : « Uorror ubique animes, simul ipfa >ilentia terrent » —On venait prier ans tombeaux des martyrs avec une dévot'on si bitiyante et ^i exagérée que saint Augustin trouvait à redire à tous ces excès. (Gaston Bois>ier, Revue det Deux Mondes, 1" mars 1869.)

ROUTE 50. — > EinriRONS DK ROME.

!▼• aa* vin* siècle enTÎron. La piété des évéquesde Rome vint seconder le zèle des peler. ns et décora de marbres, de peintures, d'inscriptions, certaines pnrties des calacomoes. Vers 570 le pape Dam se y fit exécuter beaucoup de travaux de restauration et d'cmbellissemruit. De là deux cpoq'ieïi très-distinctes : les décoraiions aiitérieuren à la paix de TË^Ii^teet celles qui lui sont po terieures — Vers la fin cf I iv« siècle on cessa d'ensevelir dans les catacombes.

Les barbares, et particulièrement Astolphe. roi des Lombards (749-756), y exei eurent di'S dépré<iations et des ravages, par suite dcsquelïi plusieurs de ces hypogées tombèrent dans un état de ruine complète. Le pape Paul !•' en fit re»irer les corps des samis et les distribua entre les «liverse* églises et les monasièes. Vei-s 795, Léon 111 restaura le cimetière de S| Calixle et de S» Corneille. Au IX* sièc e les catacombes tombaient en ruines et étaient oub iées. La seule caiacombe de b* Sébastien restait ouverte au public.

Au moye i âge, par suite des guerres continuelles et des dévastation?, les catacombes tombèrent tout à fait dans Toubli. Ce ne fut qu'à la fin du xvi* siècle que Bosio, a le Cliristoptie Colomb des cryptes sacrées, » les décou rit par reflet tortuit d un ébonlcment qui eut lieu lians une vigne et mil à jour les galeries, a Cet boni me diml les forces pliysiques durent éunicr l'énergie moi aie, con acra 35 ans de sa vie et des sommes considérables à fouiller les catacombes dans tous les sens, il dut plus d'une fois s'ouvrir de ses propres main-, et au péril de sa vie, un pas-aue pour pénétrer dans des ^taleries qui se trouvaient bouchées. Il lui arr va de pisser plusieurs jours et uinsieurs nuits explormt ces immenses l.iuyrinihes. l.'ouvrajre, qui devait être le fruit de si persévérants labeurs et qui sera toujours la base indispeiisablr^ des et idcs d'aipiquités chrétiennes (Roma sollerranea) ne fut imprimé que 30 ans après sa mort, o — l^e chanoine boldetii publia, en l720, sous le même litre, un riche supplément à l'œuvre de Bos'.o. Le grand ouvrajre du prélat Bollari (1737-1*54), 3 vol. in-f», est un autre commentaire, chef-d'œuvre de »a voir et de critique. — Le P. Marchi, jés.iite, mort il y a quelques années, se livra pendant dix ans à de périlleuses

recherches. C'est à lui qn-appartient le svsième sur rerigine exclusivement chrétienne des cata(H>mbes. Il devait publier ses recher* hes en 3 volumes. Le premier a seul para [M'mumenti délie arii Crintianejtrimtiive. Archittettura . — Roma, 1844 45, in-4»). — l faut encore citer le magnifique ouvrage de liOuis Perret SUT les Catacombes (6 vol. in-f».1853), publié aux frais du gouvernement français. — Enfin c'est dans le gran1 travail de M. de Rossi ^en cours de publication) que ^ont exposés les derniers prourès accomplis, ainsi que les plus récentes déco'iverles.

Les peintures conservées dans les diverses catacombes (on en trouve du m* et même du ii* siècle) sont des monuments curieux de l'art chrétien primitif. Elles ont ex<-ité, chez quelques adeptes, nu enthousia me peut-être exagéré: on a été jusqu'à les rapprocher complaisamment des ouvrages des grands peintres de la Renaissance. — Les fresques les plus anciennes sont les plus parfaites; elles retiennent encore queiqu» chose de l'art antique. A partir de l'avant-dernier tiers du ui* siècle, les peintures gagnent en originalité, les emprunts au pnt:autsme dispar.iissent, et, avec le sens chrétien qui domine, la pureté du dessin s'altère. Celle péiiode pour les catacombes s'étend fort avant dans le moyen âge. — En généial, lei cat:icoml>es « ne sont pleines que d'images douces et cimsolantes. On y chercherait en vain, durant l'ère des persécutions, l'image d'un sup,'lice chrétien, fût-ce même celui de Jésus en croix. La coutume de représenter le Sauveur en croix ne remonte pas au delà du vi* siècle*. »

On a voulu également retrouver dans les catacombes les origines de l'architecture chrétienne; ce sont là des vues ingénieuses, mais des conclusions prématurées.

Un premier volume publié par M. de Rossi sur les inscriptions chrétiennes, classées chronologiquement, est un travail critique pl>is m'-thodque. Les plus anciennes sont en caractères grecs (Au commencement du m* siècle le g'^ec était encore ta langue ofLcielle de l'Eglise.)

* Cette assertion n'est peut-être pas démentie par la caricature aulicbrétienoe, que l'on voit au musée Kircher, repiéaeatant un homme à têle d'âne sur la croix, et que Ton croit du temps de Septime Sévère.

RODTI 50. — CATÂGOllBES.

C'est sur des litres ^raTés sur la pierre que le savant archéologue déctiiflre les annales de la so -iété ciirétienne naissanle'. l.a plus ancienne inscriplion tumulairedes catacomlies eslde l'année 71 ; la dernière* est de l'année 410, qui corre>pond à la prise de Rome par les Visiguths d'Âlaric.

Ce serai i dans cette courte période, interrompue par les temps de persécutions, que les chrétiens auraient crcMisé la vaste étendue des catacomh's! Comment Tadmeilre di les persécutions eussent été au'si longues et aussi terribles que leâ écrivains ecclésiastiques l'ont prétendu? Elles n'ont été qu'intermittentes et passagères.

Après 11 s Antonins, l'usage de brûler les morts tomba peu à peu en désuétude, et on avait pensé que les p;iiens, à Texemiile des chréti /ns, se servirent des catacombes comme de cim- tièrcs • Quilques tombeaux portent des inscriptions sépulcrales p:iïennos; mais ces pierres auraient été employées par économie, par impéritie, ou par une hâte extrême en timps de persécutions.

On ne trouve pas dans les catacombes un seul touib-^aii païen. L inscription ^ê/« maniims est une formule qui a été adoptée par les chrétiens eux-mêmis. On su tromperait é^ialemenl si Ton voulait considérer comme païens des euihlcmes dérivés du paganisme, qui, dans la première période surtout, t'urcnl adoptés par les chrétiens, leur donnant un sens nouveau C'est ainsi que Ton voit, au cimetière de Dumitill.-i, Orphée jouant de la lyre; mais dans la catacombe de S*- Calixte, il n'a plus à ses pieds que deux brebis; il est en train de se confondre avec le bon pa>leur. a Le chrisliani>me naissant ne pouvait inventer tout d'un coup une expression originale pour ses croyances. Les juifs ne lui fournissant

* Dans son 2* vol. N. de Rossi se sert trèssonvent des Actes des martyrs. Cependant le pape Gélase, dès le v* siècle, en dé'.endail la lecture dan^ les églises, parce qu'ils reofeniiaient, disait-il, beaucoup de cbose> faub>e<« et apocrypbes : « Quia sunt multa falsa et apocrypha. » Le travail de la critique depuis deux siècles en a fort ébranlé l'autorité Personne n'a été plus bévère pour eux que le .-^avant et pieux Tillemont.

' La dernière mention qui soit faite des fossores dans les ouze mille inscriptions chrétiennes publiées par M. de Rossi serait de l'année 454 (nM159).

F as de modèles, il emprunta beaucoup a art païen. »

Quant à Tobjection tirée des ^pulfures s embiab es aux Co/i<m6arta (V. p. 325), on pense que cela résulte feulement d'une renrontre fortuite d'une galerie de catacombes venant s'ouvrir dans la parti«' inlérieuie d'un colombaire, accident que les foHsores chrétiens devaient se hâter de réparer.

Des peintures et un grand nombre d'objets trouvés dans les catacombes ont été réunis aux musées chrétiens de Latran et du Vatican.

Principales catacombes.

Catacombe de S*-Calixte *. — Cette cataeombe, à plusieurs étages, était la plus célèbre, api es celle du Vatican, car elle avait recueilli la plupai t des tombeaux des papes du m" siècle. « C'est la plus vaste et peut-être la plus importante de toutes celles qui entimrent la ville de Rome.

Aussi reçoit-elle la visite de presque tous les voyageurs. » La pt»rte d entrée est à droite de la voie Appienne, au deuxième niilliaire [à 25 minutes de la porte 6*-Sébastienj, dans une vigne, entre la via Apuia et la via Ardeatina.

On d scenil dans la catacombe par un large esi-alier, construit probal dément après Constantin, quand au iv« et au V siècle les pèlerios y venaient en ioulc. Le vestibule qui s'ollre immé tiatemcnt à la vue est co «vert d'insci iptions [graffiti), en caractères grecs ou latins, dues a ces pieux vibiteiirs. Ce sont tantôt des noms propres, tantôt des souhaits. — La partie

* Voici les renseipnements que donne sur ce pape S* Hippolyte dan> son ouvrage : Réfutation de toutes les hérésies : Ce pape, s* Calixle (il8-i25i, avait été esclave de Carpophore, chrélien attaché à la maison impériale, qui lui confia une somme importante à fa re valoT dans des opérations de banque. D'autres cliré'iens conlièrent également de» fonds à Calixte, qui les gaspitla. Carpopliore l'arrêta au moment où il allait s'embarquer pour fuir Rome ; et le condamna à tourner la meule. Plu» tard, le préfet de Uouie, Fuscianiis, le tU batire de verges pour avoir troublé le culte juif et le condamna aux travaux forcés dans l'Ile de Sardaigne. Revenu à Rome, -il poussa habilemeut sa fortune. Le pape Zéphyrin lui confia la direction du cimetière, qui plus tard porta son nom. Ses doctrines sur le Christ n'étaient pas très-arrôtées. On croit qu'il périt dans une sédition nopulaire.

ROUTE 5Ô. — ENTtROMS DE ROME.

la plus intéressante, est dans le voisinap^e de l'entrée, vers la cryite dfs pai'ES, découverte tn lfc51 par M. de Rojsi. en y voit les fragnienls «lis pierirs séputciales dos pape- Euiycliianus (•*• 275), nllière. Fabien (f '-^''e), S» i ucius (f 252). An fond 0.1 r.ulelde la crypte sur laquelle 86 C'-l'-brail la messe Cci aui»! a étôre— taure par le pape Oamnse qui y a l'ait graver en beaux caractères une épilaplie en 11 vers latins, rétablie par M. de Rossi.

A g. de celte chapelle, un étroit couloir conduit à la chapelle iœ Sainte-Cécile, sanctuaire également retrouvé par

M. de Rossi. « Sur la paroi du Itunina^ rium on voit Tirunge de trois saints dont le nom est inscrit à cAté de • hacun d'eux. \'>i\ peu plus bas, sur la muraill en face on ap< ri;oit l'image «l'une joune teiunie, riclicnicnt par^e et cli:irg<'e de i rac' lets et de tolli?.rs, tels q l'en devait porter >eui<meiit une no: le «t opulemc dame nimain»'. Ce ne peut être que S** Céc le. En elfet, plus bas, encore du même côté de a muraille, ou voit la figure du pape >aint Uibiiin, » qui déposa ici le corps de \i\ s'* maityieilans TaMOSolium, aujour** d'hi.i vde, d'où il fut transporté par Pascal !•' à l'église consacrée à la sainte

Le plan ci-joint d'une partie de la cataconibe de Saint-Calixle est ime reproduction de celui donné par M. de Bleser {V. p. 228) d'après M. de Rossi.

dans le Trastevere (p. 222^; son nom est t^ès-vi^'ii)lemept iracé. Ces peintures doivent dater du vi« ou du vn« siècle ; plus loin on en voit du n" et du \n* siècle. « Ke grand sarcophage que l'on rencontre du même côté renferma les restes du saint martyr Urbain. »

Gatacombe de S**-Agnès — située sur la voie Nomentane, aune peMie «listance au delà de l'église S»«-Agnès hors les Murs (p. 215). Elle a deux étages C est une des mieux conservées et des plus riches en peintures curieuses et en cryp^

tes de tout genre. On y arrive par un larije escalier, probablement du temps de Constantin. De< deux côtés de la galerie, deux glandes «chambres séparées « t parallèles (découvertes en 1841 par le P. Marchi) servaient, à ce qu'on suppose, à renseignement des caiéchumèncs des d<'ux sexes. On a cru y reconn..ître aussi un sanctuaire avec une chaire et les sièges d'un pre>bytorium (F. ci-dossus, Hasiliques chrétiennes, p. 124). Celte église, qui a deux escaliers et deux issues distinctes pour les hommes et pour les femmes, pouvait contenbr 90 personnes.

/'/•...,./-.„ A. II. Dulour

D£ ROME

l.ibraiilf Av Haoliette et C\''Edil<Mii-9.l';iiM.H.

La catacombe de S*«-Agnè8 communique avec une sab.ière (arenaiia) anti4ue.

Catacombe de S^-Aiexatîdbe (pape et mart>r sous Trajan ) — Au ««ela de S** Agnès, à 7 milles (env. 12 Wl m.) de Rome, pur In voie NomeiManeElIcesl t csélendue. On y a déconvcri, il y a quelques anni'es, les ruines d'un oratoire, prlmilivement éiabli à n oilié sous terre, et le SHrcophage p<'riant l'inscription d'Alexandre. Pie iX allait conmeiicor (1857) la construction d'une église qui doit recoiiriir loinnic une cryple l'ancienne église souterraine.

Catacombe hes Saints Nébée et ArniL • LÉE ou de Oomitilla. — V. ci-dessus p. 325) la banliquo de S»« Pétronille.

Catacomue iiE S»-Pkétextat. — Sur la voie Appienne, vis-à vi> dif l.i calacnn.be de ^*-(.alixte. On y a trouvé di'S peintures intéressant) s et des monuments. Les fouilles qui î-'y continuent ne permettent pas de la visiter.

Catacombe DE S*-Sébastien. — T.p.SiÔ.)

Catacombe de S*«-rBiscu.LA~à 2 milles de la porte Salara. Très-ancienne. Parmi les peintures, on sijînalo uue NicrL'e nvec renf.iiit Jésus, ducommt'ncementdu n» s.

Ce seraii l'image de la Vierge la plus ancienne.

Après avoir contemplé les magnificences monumentaiei», les ricliosses artistiques et les ruines aniiques de Uome, il resie encore aux voyageurs, qui en ont le loisir, un vaste champ à expions, ploin d'attrait pitlorosque, et d'intérêt archéologique : la Campagne HOMAiNK. Elle est bornée, à l'O., par la mer; à l'E., par la chaîne sub-apennine des montagnes de la Sabine, qui lorme U'<e sorte d'amphithéâire, et elle s'é'end du N. au S., depuis les montagnes volcaniques qui entourent le lac Bracciano et drpuis le mont Soracte jusqu'aux montagnes «'paiement volcaniques au-dessus du lac d'Albano. Le sol, aulref'ois «ouvert par la mer, et en grande partie lonné de terrains volcaniques, surtout aux environs

de la capitale, présente un aspect ondulé, entrecoupé de ravins proronds et de collines enlj4cées. peu élevées d'ordinaire, mais souvent tort ni niptes. « Cette conseil ui ion du sol, dit N Mommsen {Uist. Hom., t. I" , a pour elTet la t'urmution de vastes fliques d'eau durant l'hiver, s'évapoi*unt I été et chargeant alors I atmosphère de miasmes liévreux. Aussi, au I relois, comme de nos jour-, l'été at-il été fort M alsain auiour de Rome. Un r il constant et qui étonne toujours, c est l'accu mu la lion au temps passé d'une population agricole nomi reuse, dans un pays qui aujourd'hui ne In comporte plus sans qu'aussitôt la maladie la dévore. » Du reste les explications qu'on a essay' de donner de la maVaria de la campagne romaine sont contestai «les.

« C est du sol niéuie de Vagro Hrnnano, dit Ampère, qu'''mane la cause, quelle qu'elle soit, du fléau ; car à plus de 1500 pieds au dessus de la mer, à Rocca di l'aj.a par exem, le (F. le lac d'A»bano, p. 541), cette cause n'agit plus. — Le ressorrenienl ou la di.<tparition des marais et des lacs est un fait général dans la campagne romaine. Le lac de l'Ariccia, le lac Régille [au N. de monte Porzio, V. p. 340], u existent plus depuis l'antiquité. Le lac Juturne a été desséché par Paul V. J'ai vu « ncore le lac de Gables, il a éié desséché de mon temps par le prince P»orghèse, et à cclti* heure on travaille à l'aire disparaître le lac Fucin. — Si la (ampagne romaine a changé plusici:rs l'ois d'aspect depuis les temps antiques jusqu'à nos jours, les admirables montagnes qui encadrent le paysage romain oITrcntà peu près le môme spec^ tpcle qu'elles présentaient il y » trente siècles. Elles sont moins boisées, sans doute, surtout celles de la Sahine, qui appartient à la cliiine calcaire de l'Apcnnm, presque partout dépouillée de sa vcgétalion primitive; mais du reste, elles sont ce qu ell s furent, merveilleuses de lignes, de masses, de couleurs » [Ampère, llist, rom., 1. 1"),

La campagne de Rouie comprend une partie de l'ancien Lalium (Latium vêtus), qui s'étendait depuis le Tibre et l'Arno jusqu'au promontoire de Circé et Terracine. La partie mér dionale était possédée par les Voisques, qui occupait nt le territoire à l'K. des niar is Ponlins. Les montagnes Voisques s'élèvent jusqu'à 1300 mètres. Le Latium propre ne s'étend pas

au delà de la région étroite qu'enveloppent le Tibre, les conlre-foi ts de l'Apennin, le M» Albain et la mer. Vue du sommet du monte Cavo, la large plaine (latium) n'a guère en étendue qu'environ SÎ7i kil. carrés.

Il y a un certain nombre de courses dans le voisinage de Kome que l'on pourra faire à pied, pour utiliser les moments de la journée ou l'on ne peut pas visi'er des musées ou des galeries particulières, ou pour se reposer l'e^prii d'une altoniion soutenue après y avoir passé plusieurs heures. Les excursions plus éloignées seront laites ù cheval ou en voiture. Pour ces dernières, on lâchera de lier des parties de promonades à* plu leurs personnes, de m nière à diminuer les dépon.>es en les parlageanl, et h y trouver plus de sécurité que t>ï on les faisait seul. — M. P. Rosa, directeur des fouilles du Palais des Césars, fjii^aii quelquel'ois au printemps des excursions archéologinu(S dans la campagne de Rome.

Il est regrettable qu'il ail cessé d'en faire. On devra s'informer chez les liliraires si des promenade> dans la campagne roiuaine ne sont pas annoncées comme devant être faites par des personnes versées dans la comiaiasance de la topographie.

N. B. Quand on fera une excursion qui prenne toute la journée, on devra se précautionner contre le froid, si l'on ne doit revenir qu'après le coucher du soleil.

CSontinnatlon de I* voie Appienne.

Laissant à dr. l'église de S»-Sébastien (p. 3*26), on trouve bientôt, à g. de la route, les restes du :

CihQOË DE Maxence. — Des fouilles failes par le duc Torlonia, en 18*25, ont fait découvi ir une inscription qui restituait à Romulus le cirque attribué jusque là à Caracalla. — En montant la côte, on arrive à l'emplacement de la villa de l'empereur Maxence; elle renfermait un CIRQUE et un temple circulaire dédiés à Romulus, fils de rempereur Maxence. Ce temple était entouré d'une cour oblonjçue avec portiques à pilastres. — L'état de conservation du cirque suflit pour donner une juste idée de la forme des anciens cirques. On voit un ruorccau de la spina; c'est de là que provient l'obélisque égyptien de la fontaine du Bcrmn, sur la place Navone. « On remarque aux extrémités des carceres deux tuui-s sur lesquelles se plaçaient des joueurs de flûte, afin d'exciter par leur musique les chevaux et les cochers. Outre lejoo-

dium il y avait dix gradins. On croit que ce cirque pouvait contenir 18,000 spectateurs. » On a trouvé sur la Spina les vestigos d'un petit temple de Venus où l'on plaçait les 7 œufs mobiles servant à indiqiier*les 7 tours que l'on «levait f«ire dans chaque course. — l'rè* de ce cirque ou voit 1.» TEMPLE PK Bacchus, dout il ne reste que le souterrain, avec ses murs de 4 met. 50 d'épiis^eur. La cella de forme ronde a conservé le nom de Torre de\ Borgiani.

A pt^u de distance on voit, sur un monticule à dr.. le prétendu temple de Bacchus, ou lotiibeaii du temps des Antonins, transformé en éguse S. UhBANo, au xi« siècle; on peut y voir des peintures laites en 1011 par le religieux Bmizzo. -— Un pe • plus loin à ç. de la voie, et à l'extrémité d'une coulée de lave venant des miinlagnes, est le :

Tombeau cihculaire de Gecilia Me- TELLA, — fille de Quintus Melellus Creticus et femme de Crassus, le riche triumvir (à 30 min. de la porte S. Sebasliano). Ce mautoice gigantesque, d'environ 20 qaèt. de diamètre, un des mieux conservés qui nous soient parvenus, est revêtu de blocs de travertin bien appareillés. 11 est orné d'une frise en niarhre blanc à bucrânes (têtes de bœuO, d'où provient .^ans doute le nom de : Capo di Bovey donné à cet endroit; li-s murs ont une épaisseur de il miH. 30. La tour était couronnée de colonnes soutenant une coupole. Les barbares du moyen âge enlevèrent les colonnes et mirent à la place des créneaux; profanation commise par la famille Gaetani, dout le palais, avec une église, situés à coté, sont en ruine. Dans l'intérieur de la tour il n'y a qu'une petite chambre vide; c'est là, dit-on, qu'a été trouvé le sarcophage qu'on voit dans la colu* du palais tarnèse.

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