‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 210 sur 422 · TU. — CA8TBL FU8AN · texte numérisé non relu

TU. — CA8TBL FU8AN

éloignée aiyoard'hui. — Ostie, le Havre de Home, fondée par Ânciis Marti us, avait acquis une grande prospérité el comptait 80,000 hab C'est de re iK)rt que |>artil

FDur TEspagne l'expédition de Scipion Africain. C'est à Ostie que mourut Monique, mère de S. Augustin au momeut où ilsallaient s'embnrquer pour l'Afrique; c'est là qu'eut lieu l'entretien qu'il raconte daus ses Confessions (XI, 10) : lui et sa mère seuls, appuyés à unei'euêtie, undehortusintràdomuni(juœ nos habebaty prospectabaturt illtc offud Ostia Tiberina, ubi remoH a turbUt iruttaurabamtis nos navtgationi. Au commencement de l'Empire, ce port était en partie comblé par les dépôts du Tibre, et on creusa alors celui de Fiumicmo sur la rive droite. Ostie fut ruinée de fond en comble par les Sarrasins au v« siècle. Les habitants furent aussi les destructeurs assidus des monuments antiques. Quand le Poçge visita cette ville avec Cosme de Médicis, ils trouvèrent les habitants occupés à détruire un temple et à en brûler les pierres pour faire delà chaux — Les personnes qui Tiennent visiter Ostia ne manqueront pas d'aller, ou, mieux, de se faire conduire par leur voiture jusqu'à: Ciistel Fiuano. — Une chaussée, de 3 kil., conduit d'Ostia à ce château construit au xvi« siècle, en style de fortification, de manière à le mettre à l'abri d'un coup de main des pirates, et siiué au milieu d'une belle tbrét de pins. Il appartientau prince Chi^i, oui y séjourne ordinairement aux mois de mai et de iuin ^. Pendant les chaleurs de Tété et à l'automne, on est assailli par des cousins et exposé aux influences de la malaria. Une belle avenue de chênes verts conduit à la mer. Après avoir dépassé les premiers bancs de sable entre les bois et la mer, nous n'avons aperçu qu'une grande plage triste, nue, dépourvue d'intérêt Castel Fusano e>t prèn de l'emplacenient de la célèbre villa de Pline le J'une, le Laurentiny si connue par la description détaillée c|u'il en a faite. Une grande forêt de pins s'étend au loin le long de

* On peut, à d'antres époques, avec la perniission du prince y trouver un gtte pour la nuit, si l'on veut vi^iler le littoral jusqu'à Poito d'Anzio ; la seconde nui là Araea; troisième nuit à Porto d'iiuto ou Héttuno. De ce dernier point on pourrait pasaer jusqu'à Astura avant de revenir à Rome.

ITAUB DU SUD.

la côte jusqu'au cap Circeo; cette immense forêt (macchta) est tr^-gibo^buse.

Torre Patemo, — métairie située à peu de distance de la mer. Une route i travers les forets du littoral conduit de Castel Fusano (12 kil.) à Torre l'aterno, qui a été longtemps considéré comme I ancienne ville de iMurentum, Mais Nibhy, après une étude plu» approfondie dos localités, met l'emplacement de cette antique capitale du Latium (70 ans avant le siège de Troie) un peu plus loin, à la ferme de Capocotta, à TE. de Torre Patemo. — Toute cotte partie du Latium est au centre des légendes mythologiques el des traditions poétiques de l'antique Ausonie, ainsi que des récits de V Enéide. — C'est dans ces épai&ses forêts, a rares sentiers, que Virgile a placé l'aventure de Nisus et Euryale. — On peut, de Torre Paterne, regagner la route de ttome à l Osteria di Malafede (p. 352), en passant par Porcigliano. Cette route, qui traverse une vaste forêt du caractère le plus sauvage, ne peut être faite en voiture, et il faut un guide. — Une autre route, laissant Porcigliano à 7 kil. 4, à g., passe par Y Osteria di MalpassOj regagne celle de Rome au ponte Fratto; quelques kil. au-dessous de la basilique de S*-Paul.

De Torre Patemo, on peut, avec un guide, gagner (à l'E.; près de 8 kil.) :

Pratica — vil lace sur l'empiacitment de l'antique Lavintum, fondée par Enée en l'honneur de sa femme Lavmia. Collatin, 1*' consul de Rome, banni comme frère de Tarquin, se réfugia avec sa famille à Lavinium. Cette ville fut assiégée et prise par Coriolan. Elle est assise sur une colline isolée. Palais Rorghese, d'où on a une vue très-étendue. — Rien que situé sur une hauteur, ce pays sounre aussi de la mal'aria. — Toute cette côte du Latium est un banc de sable, où il ne pousse que des sapins. — « Enée, dit rîieburh, aurait eu le droit de se plaindre du destin qui l'adressait à une si pauvre contrée. » Les souvenirs locaux d'Ënée n'ont pas entièrement péri. Près de Lavinium une petite rivière s'appelle encore rio di Tumo, ruisseau de Turnus. — De Pratica une route va directement à Al- I bano. (11 kil.)

ROOTE 31. — CAlft»AÛNE DE ROMB.

Ardea.

Ârdée^ — la capitale des Rutules, la tille de Turnus, qui a conservé son nom antique La distance de Rome à Aidée par la via Ardeatina, qui ist la plus dirccle, est de 43 kil. On traverse un pays sans habitants, sans culture, et dont rabandon actuel contras e avec son antique prospérité. D'Albano à Ardée environ 2'2 kil. Ce miserai 'le village, situé sur un rocher escarpé, et qui compte à peine 101^ habitants, souvent en proie A la maVariay a conservé le mauvais renom qu'il avait déjà dans Tantiquité. (Stiabon, v. 22; Séhèq., EpU. 105; Martial, iv,60. — On n'y trouve qu'un cabaret, et il serait avantagent d'obtenir de la famille Cesarini, à Rome, une autorisation pour être reçu dans le château.) — En venant de Rome par la route de Nettuno, on prend à dr. (à la 20* borne milliaire) un embranchement qui se dirige vers la mer. « Pendant 5 milles environ on traverse des ondulations de terrain formées par les courants de lave descendus des monts Albains. Puis on arrive sur le plateau dont Ardée occupe l'extrémité méridio nale. A un mille environ de la capitale des Hutules, cette langue de terre, qui diminue de largeur à mesure que l'on s'avance vers le sud, se trouve comme barrée par une longue colline couverte de bois, coupé^ au milieu de sa longueur par une étroite ouverture. C'est Vagger, ou boulevard, qui défendait l'approche de l'ancienne ville par le côté où elle était abordable. Cette fortification atteint près dé 20 met. depuis le fond du fosdé jusqu'à la crête du rempart. Le passage coupé dans la collme donne entrée à un ancien faubourg de la ville, terminé à l'autre extrémité par un second boulevard encore plus haut que le premier.

Cette fbis on traverse le fossé sur un pont formé de pieiTes énormes taillées eu parallélogrammes réguliers et ajustées sans ciment, comme relies des murs de Volterra, de Populonia, de Cossa ou de Rosellie. Quelques-uns de ces blocs ont jusqu'à trois met. de longueur. On est alors dans la ville proprement dite... A l'extrémité méridionale de la tille se trouve la citadelle, tout à fait Isoléçlpar une tranchée qui semble artificielle. Dâee cètéses tnurailles antiques, qui couronnent le rocher & pie^ âènt

très-bien conservées, et dans leur ensemble offrent un aspect peut-être plus saisissant que celui d'au* une autre ville de l'Elruiie ou du Latium maritinie. — La citadelle, dans l'enceinte de laquelle est aujour.l'hui le village, n'est abordable qu'au S. 0. Une p-^nte douce conduit à une porte du xv* ^ècle, au delà de laquelle il faut encore monter quelque peu pour se trouver sur l'esplanade, où une douzaine de maisons chétives, et le château des ducs Cesarini forment le hameau mo lerne d'Ardea. » (Noël des Vergers.)

Vers la fin de 1852, des fouilles ont fait découvrir sur le territoire d'Ardée l'emplacement de la nécropole. Les terres cuites d'un grand style qu'on y a recueillies ont fait partie du musée Campana, acquis par la France.

Si, sortant d' Ardée, on prend la route

3ui conduit à Antium (Anzio), à un emi-mille environ on trouve des traces de la nécropole; les tombeaux, conformément aux habitudes des Etrusques, sont creusés, dans la paroi même, au revers méridional du ravin, qui fait suite à celui sur le sommet duquel était bâtie la ville. On voit dans ces tombeaux des traces de peintures, que Pline {HUt.

nat.f XXXV, 6) signalait déjà comme plus vieilles que Rome, et qui ont conservé leur fraîcheur.

Pwfîn d'Ansio.

Porto d^Anzio(Xntinm), — 36kil.de Rome. 1100 hab. On va en chemin de fer jusqu'à Albano, 27 kil. de Porto d'Anzio, Une voiture publique part tous les matins pour cette localité, à 1 arrivée du premier train. On devrait venir coucher la veille à Albano pour retenir sa place; Porto d'Anzio est très-fréquenté en mai et juin pour les bains, tr^et en 5 b.-- Pour une voiture particulière les voituriers d'Albano demandent 50 ou 60 fr. (aller et retour). — Il y a aussi un voiturin

fjartant de Rome, via Bocca di Leone 86, e mercredi et le samedi à 5 h. du matin. — On peut encore s'y rendre d'Ardea, le long de la côte. Au ruisseau Sanl' Antonio on quitte le territoire des Rutuleset on entre aurcelui des Yolsques. La route traverse la magnifique forêt d'Aniio. On a besain d'un guide pour s'y diriger. Les insectes sont très-incommode» pendant ieé chaleurs de Pété.

ROUTE 52. — GORI, NORBÀ, NIlfFA, SBGNI.

Cette capitale des Volsques résista longtemps aux Romains. Quand les Romains la soumirent, ils brûlèrent les vaisseaux des Antiales, et en emportèrent les proues de bronze (rosira) , dont fut ornée la tribmie aux harangues. Les seules ruines visibles sont des restes de mui'ailles et les môles de Néron. Cette ville, dans une situation salubre, redevint florissante ; les Romains, Cicéron entre autres, y eurent des villas. Un seul fait suffit à faire apprécier Timportance qu'elle dut avoir à une certaine époque : c'est là qu'ontété trouvés, sur remplacement d'une villa de Néron, F Apollon du Belvédère (Vatican), et le Gladiateur (musée du Louvre], et elle recèle Êrobablement encore d autres I resors lie fut dévastée par les Sarrasins.

Innocent XII, pour y remplacer la population, fit construire un nouveau port. L'architecte Zinaghi le fit avec si peu d'intelligence, que l'accumulation du sable ne permet plus la ft*équentation de ce port qu'à des bâtiments d'un faible tonnage. — La villa du prince Borghèse occupe l'acropolis de la cité antique, et offre une vue très-étendue. — En côtoyant le bord de la mer, et en franchissant quelques rochers qui font caps, on arrive en 1 heure k :

Nettuno* — habité par des pêcheurs.

— Nombreuses traces de villas antiques entre ces deux villes. — Costume oriental des femmes. Le territoire appartient à la famille Borghèse, qui l'a acquis de la Chambre apostolique 400 000 scudi en 1831.

Astura — (11 kil. deNettuno, par une route int(éres>ante le long de la mer) . — C'est un rocher, ne tenant à la côte que par un pont. Cicéron y avait une villa, à l'endroit où une tour élevée domine la côte. C'est de là que, fuyant la proscription, il s'embarqua peu de temps avant sa mort. — A 5 mil. au N. d' Astura est un tombeau

antique (désigné sous le nom de Torw raccio), que l'on a suppOhé avoir été celui ae Tullia. fille de Cicéron, qui mourut à Astura. — « Cette plage triste, inhabitée, fut funeste à Auguste et à Tibère qui y contractèrent la maladie dont ils moururent. » Au xiii* siècle, le jeune Conradin se ré* fugia ici, après h bataille de Taglift^ coKto dans la forteresse appartenant à Jacopo Frangipani, qui, trahissant lâchement l'hospitalité, le livra k Charles d'Anjou.

Entre A$tura et le cap Circeo ou Circello règne une | lage couverte de dunes, de forêts et de marais^ dont la traversée serait pénible. Il vaut mieut s'embarquer à Astura si l'on veut visiter le :

Monte Circello — rocher isolé à l'extrémité des marais Ponlins, à la hauteur de Terracine, foitnant le pro* montoire de Circé (Capo Circêo), qui

E résente l'aspect le plus pittoresque, e souvenir de la célèbre magicienne oui accueillit Ulysse subsiste encore dans la grotta délia Maga^ caverne garuie de stalactites. Au xii* siècle la liocca Circea était encore une dei meilleures forteresses appartenant à l'Eglise. Au pied méridional du mont Circello est la petite ville de S. Felice,

EXCURSIONS EXCEPTIONIŒLLES

ET PLUS iLOIGMKES OAIfS LES MONTAGNES

DES VOLSgUES

CORI, NORBA, NINFA, SEGNI<

Il faut prendre le chemin de fer de Naples, premier train du malin, jusqu'à

Veflelri(4lkil.4fr.75,3fr.35;2fr.-40).

Là on louera une voiture à un cheval (ail T et retour) jusan'à Cori (18 kil. de Velleiri). En approchant de Cori, on a entre les oliviers uue belle vue qui s'é-

* On devra se renseigner avant d'entreprendre ces ezcHrsioiis ; le brigandage, dans ces dernières années, lerajfij^^ndues

périlleuses. Digitfzed by >

ROUTE 32. — CORI, NORBA, inNPA, 8EGNI.

tend à travers les marais Pontins jns-

S'au promontoire du mont Gircello.

voiture doit s'arrét^^r à la pDrte, les rues en escaliers n'étanl praticables que pour des mul ts. On trouve une auberge

rissahte. On demande un guide (50 c. ou fr.) pour visiter la ville

CorI* — 400 > hab., l'ancienne Cora, une des 50 villes de la ligue laline. Elle fut saccagée par une des bandes de Spnrtacus. Properce en parle comme d une ville entièrement ruinée, hos murs sont de diverses époques Certaines portions sont antiques. On remarquera dans la rue S.-Salvatore deux colonnes corinthionnos, fragment d'un Temple de Castor et Pollux, — Au haut de la ville, derrière l'église S.-Pietro, dans un petit jardin, on voit le portique entier d'un Temple dorique de Minerve, plus généralement connu sous le nom de Temple d'Hercule.

— A la moitié de la montée est le vieux couvent de ^**-Oliva. ATubside un couronnement de la Vi rge par un élève du Pinluricchio. Hors de la porte de la ville, du cdté de Norba, un ancien pont (Ponte alla Calena) est jeté sur un ravin profond.

Morba et Morma, — 5 kil. de Cori.

On peut, de Cori, gagner en 2 h.

les mines de Norba. Cette ville était déj entièrem^m ruinée i Tépoque de Syila. On peut encore retrouver ses portes dans une partie des murailles qui l'entouraient. Norba et Nunna appartinrent aux Gaetanide 12^2 à !b82. où ils furent achetés par le cardinal Scip. Borghèse.

Du haut de la citadelle, on découvre un magnifique panorama jusqu'à la mer et

son littoral, depuis Ostie jusqu'au cap de Circé. — En descendant de la citadelle, et à peu de distance, à travers une chaîne denieli'e de montagnes, on aperçoit le Village moderûe de Norma penhé comme un nid d'aigle au bord du précipice d'un rocher élevé. Au bord d'un marais qui s'éten-l au pied de Normn, d'autres ru-ne>^, celles de Ninfa, méritent d'attirer I attention à cause de leur aspect curieux et pittoresque. Dans ces ruines à l'aspect fantastique, on retrouve les mui s des tours, des églises, des couvents, des maisons à moitié enronccs dnns le marais et tout enveloppés de lierre et de plantes grimpantes.

Se^ni — (prendre le chemin de fer de Rome à Naples jusqu'à la station de Segni (Ô5 kil 7 fr.35 ; 5 Ir. 15 ; 3 fr. 70). Depuis la station on monte pendant 1 h. 1/2 jusqu'à la ville, où on arrive par une roule en précipice Se^ni, 3500 hab., Tantiaue Signa, colonisée par Tarqu'n le Superoe, fut souvent au moyen âge un lieu de refuge pour les psipes C'est une sorte de forteresse entourée de tous les côtés de rochers escarpés. Ses murs antiques, dits péiasgiques ou cyclopéens, sont formés de polygones ir réguliers, et en grande partie bien conservés. Une voie (passeggiata), bordée d'arbres, aboutit à une porte (porta Maggiore\ au-dessus de laquelle sont les restes du château baronial des Conti. Une autre porte, dite Saracinesca^ est formée de blocs massifs présentant des jambages inclinés l'un sur l'autre; forme primitive antérieure à l'emploi du cintre.

Anagni ( K. p. 361 ) est à 8 kil. de Segni.

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