‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 209 sur 422 · ROUTE 31 • — 08TIA · texte numérisé non relu

ROUTE 31 • — 08TIA

contre les Colonna, leurs enftemis La famille Orsini, après six siècles d*illustration hislori |ue, étant tombée en décadence, dut vendre ce chnteau aux Odescalchi dans le siècle dernier. Ceuxci le vendirent, à réméré, au prince Torlonia qui y Rt des dépenses, et pensait en rester le possesseur, lorsoue la fortune permit à Li princesse Odescalchi, la mère, de racneler ce gage et de le rendre au prince Odescalchi, à qui le château appartient aujourd'hui. Des droits féodaux y restent encore attachés de nos jours. — Sur la rive septentrionale sont les bains de YicareHo (5 kil. de Bracciano), communiquant par une bonne route avec Bracciano. Ces eaux thermales sull'ureuses sont très-fréquentées dans les mois de mai etdejum; elles Tétaient déjà dans l'antiquité, comme ^attestent les médailles qu'on y a trouvées en 1852 (V. musée Kircher).

— De Bracôiano on pourrait aller visiter (15 kil.) les rumes de Cerveln, (K. p 42), et aller à la station de Palo, prendre le chem. de fer pour retourner à Kome ; on pourrait aussi aller par un chemin de mulet, en 3 h. 1/2, visiter les ruines de Sutri

Hors de la porta Angelica, — au N.

de la place S*-I'ierre, commence uno route Itorlée d'arlires, qui passe au pied des collines du monte Mario, où les voyageurs peuvent se rendre en 20 minutes pour y jouir des beaux aspects de la ville de Rome. Sur le penchant de la colline est la villa Madnma (K. p 520). On croit que le monie Mario a pris son nom de la villa construite au sommet par un noble Uoniain, Mario Mellini. — Celte route, tournant à dr., va rejoindre le ponte Molle [V. p. 87).

Importe S^'Pancrace conduit, à quelque distance de Kome, à la villa Panfili.

De la pwte Porteu part la voie qui, marchant d>ns la direction du Tibre, mène au bord de la mer à Fiuniicino. — 2 mil. (5 kil. 7) avant Fiumicino, on rencontre les ru'nes étendues de Porto (|H)rtus Trajaiii:, |K)rt creusé et magasins etnb.is (lar Claude, >éi*on «t Trajau. (Il n'y a pas d'à. berge dans cette localité, dont la viila et les fermes appirtii-nnent .-lu prince Torlonia,) Dans le principe, le Tibre n'avaitiiu'un seul bras et qu'une seule embo.ichure. Mais pour obvier i l'ensablement du fleuve et permet Ire aux navires de remonter jusqu ù Kome sans aucune perte de temps, Trujan (it creuser un canal, communiquant directement de Porto à la mer. — Les atten issements du lieltt du Tibre, entre ses deux embouchures, au<(menlent tous les ans dans une proportion considémble.

Fiumtcino — (30 kil de Rome, à dr.

de 1 embouchure du Tibre. Dép^irt du bateau à vapeur tous les m tins d^^ Uipa Grande. Il descend en 2 h. et repart pour Home à 3 h. Voyage long et ennuyeux). Au printemps, '|çréablc séjour où les lioinains vont respu'er Tair de la m r. La chasse y est alion lante ; t le sanglier, coinnie au temps d' Vuguste, , n'est pas rare dans les bois des environs. » ' La mil aria rèj^ne ici pen lant les chaleurs. — On peut p tsser en bac le bras droit du Tibre ; traverser \'ile Sacrée, lande désolée (de prèsiie 3 kil. de iarire), .liusi nommée d'uuc église dédiée à S*- Hippolyie; puis, passant le bras g. du fleuve, au bac de Torre Bracciano, situé près de I extrémité des ruines d'Ostie, on peut gagner le village moderne A'Ostia.

— Au retour de Fiumicino, au lieu de remonter longuement le Tibre, on peut aller ça.ner le chemin de fer de Cività V ecchia à Rome, à la station de Ponte Galcra (8 kil. de Piumieino) et revenir le soir à Rome par le dernier train.

C'est de h porte S^-Paul que partent les voiesqui mènent à Ostia et aux villes de la côte du L itium, à Laurentum, à iMvinium, à Ardea .. pays habiiés par les aborigènes, noms poétiques et rendus à jamais célèbres par la inusede Virgile.

— Une autre route (via Ontiense), dans la direction du cours du Tiljre, conduit à Ostia.

Cabriolet à un cheval pour aller et revenir, au moios iO fr. (ptUs le pourboire).

ROUTE -3i . — CAMPAGNE DE ROME.

Il faut éviter de faire c^tte course pendant le^ grandes chaleurs de l'été, à cause de 1^ maParia fit des cousins. — L'auberge d'Ostia étant des plus médiocres, on fera bien de se précaution ner de provisions.

On sort par la porte San Paolo; on voit à d. la pyramide de Onu» Cestiiis. Bientôt on pisse sous le chemin de fer de Cività Vecchia. Un peu plus loin on voit à dr. la basili^ne de N»-Paul. la route qui côtoie le Tibre et s'en éloigne tour à tour, i st monotone et s ns caractère. Environ 13 kil. avant d'arriver à Ostia, on pas e devant la ferme de Malafede (pour éviter ce nom de mauvais auzure, rauberge a pris pour enseigne la Buona fede); près «le là s*embranche à g. un chemin aui va à Torre Palerno ( V. p. 353) 2 kil. plus loin on pîisse sur un ancien viaduc (ponte délia Befoltà) Parvenu à un plat'^au plus élevé, on découvre la vue d'Ostie jusqu'à la mer On rencontre dans quelques endroits, pendant le trajet, des restes de pavé antique.

OsHa. — 24 kil de Rome (nom qui signifie : embouchure). Le villaje moderne fut fondé en 830 par Grégoire IV. Il fut entouré de murailles assez fortes. La cathédrale fut reconstruite sur le dessin de Baccio Pintelli. 1^ tiladelle fut commencée par le cardinal français d'Kstouteville et achevée par Jules II, encore cardinal, sur les dessins de San Gallo, qui demeura deux ans à Ostie. Cette citadelle et le pin solitaire qui s'élève à côté forment, du côté 4e la mer, dans ce paysage sévère et mélancolique, un point de vue souvent reproluit pnr les pein très.— Quand Maul Y eut rouvert ( 161 2) le bras dr. du Tibre, Ostia alla toujours en déclinant. — La mal'aria, développée par suite de l'extension des marais, est telle, que les 50 habitants qui forment aujourd'hui la population de ce triste village le désertent en partie pendant l'été.

La distance de l'Oslia moderne à l'ancienne* est dun kil. II y a un gar-

* « Au commencement de l'empire romain la mer baigna il encore les murs d'O^^tie à l'embouchure du Tibre, et actuellement les ruines de citte ville et de <ion port bont à 4U00 met. pins à l'ouest sur le bord de la mer. Ce port est aujourd'hui un pâturage humide éloigné du rivage de iSOOmèt.dan, la direction du canal de Fiurnicino, qui remplace le Tibre pour la navigation. M. Rozet, chargé en 1852 de travaux géodésiqucs dans

dien à l'entrée de la ville antique; il peut servir de guide aux visiteurs; mais li n'est pas indispensable. On reconnaissait la vieille ville à un terrain inculte, raboteux, qui s'étend vers la mer; ces monticules couverts de broussailles étaient autant de mines d'anciens monuments, de palais; là sont peut-être encore cachés des bronzes, dés marbres précieux. Ce sot n'avait été que légèrement fouillé et a fourni des objets remar(|ual)les. Desfuuilles récentes ont mis à nu une partie de la voie funéraire qui conduisaità Rome et un grand nombred édi lices : un corfts de garde k la porte, une /y/are dans l'inlérieur de lavïïl'; des thermes découverts en 18U7 (avec le- chambreset les conduits pour la vapeur), qu'on croit être ceux bîtis par Antonin le Pieux ; une palestre ; un théâtre vers le Tibre; dans une autre direction, im temple, un sanctuaire de la Migna Mater (découvert en 18 9), etc..; un cellier, des intérieuis de boutiques, de maisons particulières avec des mosaï-

Zues, etc.. Les foniles se continuent, es travaux ont été faits par des galériens, venant deux Ibis par jour de la citadelle d'Ostia qui leur servait de prison. Les foui les s'étendent jusque près de Torre Uoacciano qui s'élève au bord du Tibre Vers le fleuve une maison a été construite pour y recueillir d'abord les objets trouvés dans les foui les C'est là 'lu'est le bac («ca/îaro) pour passer dans l'île Sacrée, île formée artilicieilement

Far le canal de Porto. On peut traverser île, et, se dirigeant sur la tour de l'église S.~Ippolito, passer sur un pont de bateaux à Kiumicino (F.p.351 ). En arr.ère de Torre Boacciano, on aperçoit à 1 horizon, vers la mer, la tour San-Michele, construite en \ 569 au bord de la luer, et qui en est trèsla partie des Etats Romains occupée par nos Iriiupes, a calculé l'avancement du delta du Tibre, dans la direction de cp canal ; et il a trouvé que cet avancement, régulier depoi» 1662, est de 3 met. 9 dérim. par année. La niveau de la mer n'a pa» changé depuis l'éiablib>emenl du port d'Ostie. Il existait alors des lagunes à le-st de cette ville, M»eles Komains transformèrent en salines. Ces .««alines existent encore; el l'eau v e>t amenée par un canal coudé de 6i)00 nik. de long, dans lequel il n'existe pa8 de courants sensibles quand la mer e^t calme. Le soi du pâturage humide qui couvre actuellement les ruines du port de Claude n'est pas à plus d'un mètre au-dessus du niveau moyen de la mer. »

ROUTB 51.

Page 1