‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 212 sur 422 · TRAJET DIRECT · texte numérisé non relu

TRAJET DIRECT

Distance env. 150 lieues marines ac 833 kil.. — Paquebot de la C* des Messaseries maritimes. — Départ, le jeudi de chaque semaine à midi, arrivée à Naples le samedi à midi (1876). — Prix : »128-181 fr.

Pour la sortie de Marseille, y. p. 15.

A partir des îles d'Hyères le navire gagne tout à fait le large, en se dirigeant directement à 1 E. Toutefois, la côte de France reste encore longtemp'i en vue, à cause des hautes montagnes que baigne le rivage de la Méditerranée. Ce n*est guère qu'après 8 h. de navigation qu'on cesse de voir la terre à Thorizon, et 4 à 5 h. plus tard, apparaissent les haute- montagnes de la Corse. Il faut encore compter 2 h. pour voir distinctement le cap Corse, oeaucoup moins élevé

2ue les montagnes du centre de l'ile.

a distance ne permet d ailleurs de distinguer aucun détail. Au bout de 2 h. le cap Corse se présente avec tous ses détails. Â sa pointe et directement devant le navire se montre Ytlot de Giraglia et un peu plus au N. , mais à une grande distance, Tile de Capraja. On met encore 2 h. à atteindre le canal qui scpare Filot du cap Corse, dont les falaises présentent de beaux aspects. Après avoir doublé le cap Corse et les îlots de Finocchiarolo, le navire se dirige au S. Ë. sur Tîle d'Elbe, dont on met 5 à 4 h. à atteindre l'extrémité S. 0.

L'ile présente de ce côté une beMe montagne qui baigne son pied dans la mer; au o. se montrent les îles de Pianosa, de Formica et de Monte Cristo. Puis on perd de vue la côte méridionale et nie d'Elbe, pour atteindre après environ 4 h. de navigation le canal compris entre l'île de Giglio et le monte Argentaro.

2* AVEC RELACHES A LIVOURNB ET A GIVITÀ VECCHÏA.

De Livoume à Cività Vecchia ( F. R.

De €lvHà ▼eoohia à Napleg

VOIB DB MBA.

li«aeâ oiarioes — ^HO kil. — Triûet en 15 heures.

ta côte romaiae oifre l'aspect le

plus triste et le plus désolé. On n'y découvre que quelques tours rumées et quelques villafi^es misérables, dont le petit port de Palo est le|>lus considérable. En passant devant les bouches du Tibre et le petit port de Fiumicino^ on peut découvrir la coupole de S*-Pierre de Rome, à une distance d'environ -50 kil. — Par un temps clair, on peut apercevoir, plus avant dans les terres et au N. E. de Rome, le mont Soracte et les montagnes de la Sabine, et au S. Ë. delà Ville éternelle, les montagnes d'A/&ano et de Velletri. — A partir de l'embouchure du Tibre, la côte basse se continue, et on aperçoit, au delà des dunes de sable du rivage, des forets <|ui s'étendent tout le long du littoral jusqu au promontoire du monte Circello vers Terracine. Le rivage est presque rediliçne depuis l'embouchure du Tibre jusqu'à Porto d'Amio; là, il se creuse un peu et forme une petite anse, au fond de laquelle est rfetluno. Bientôt la côte marécageuse aboutit à une autre saillie peu prononcée, nommée la Punta aAsturat où Cicéron avait une villa et d'où il s'embarqua peu de temps avant sa mort. Au delà de la ligne de foret qui couvre le rivaire, s'étendent les célèbres marai« Ponlim, et la route qui les traverse et va aboutir à Terracine. Le navire atteint la hauteur du morde Circello (de Circé) , chanté par Homère, le seul cap important (avec les promontoires de Piombino et du monte Argentaro) de toute cette ligne de côtes depuis Livourne.

Terracina est située au fond du golfe creusé entre cette pointe et celle de Gaëte.

Au delà du cap Circello cessent enfin les côtes désolées et arides ; des montagnes richement boisées s'étendent jusqu'à la mer. Le navire, après avoir longé les golfes profonds de Terracine et de Gaèle, laisse à droite le petit archipel des îles Palmaroltty Ponza, où plusieurs Romains

ROUTB 55. — Dl ROME ^ NAFLIS.

illustres furent exilés sous les empereurs, et, plus au sud, Vandoienaj ancienne Pandataria, où furent exilées la fameuse Julie, fille d'Auguste, et Agrippine, femme de Germanicus. — A mesure, qu'on avance vers Naples, Vile d'isclna et son immense volcan éteint, VÉpomée^ attirent les regards.

Laissant cette ile à dr. et se rapprochant davantage de la côte, le navire passe entrer fie de Procida et le cap Muène, célèbres dans les souvenirs classicpies ; la sommité est surmontée d'une tour*.

On aperçoit des grottes nombreuses creusées par la mer au pied des rochers. Les perspectives changeantes du rivage et des iles forment un spectacle très-intéressant dans cette aernière partie de la traversée.

Après avoir doublé le cap Misène, la baie assez profonde, qui s'étend à g. entre ce cap et Texti émité de la oolline de Pausilippe (en avant de laquelle s'élève la petite iU de NisUa), est la baie de PouzzoUs; à dr., cette ville s'étend sur le rivage; à g., en face, çst le château de Baja. Au fond s'élèvent le mante Nuovo, le monte Barbara, et plus en arrière, à dr., la montagne que couronne le célèbre couvent des Camaldules* Après avoir dépgssé l'iloi de Nisita et la pointe de Pausilippe, on aperçoit toute la colline de ce nom couverte de villas, et au delà on découvre le golfe de Piaples, et la viUe se développant au loin sur l'immense amphithéâtre de la côte et se continuant par les rivages de Portiei, de Reaimi, jusqu'au pied du Vésuve, dont le oône volcanique oom* plète de ce côté le magnifique tableau. La pointe qui se projette en avant de Naples est celle du château de L'Œuf, Le château qui domine la ville est le fort Saint'Ehne. Au delà du Vésuve, les montagnes de .Casiellamare et de Sorrente, et les rochers escarpés de Vile de Capri, triste retraite de Tibère, forment de ce côté (opposé à l'ile d'ifrchia) la ceinture de l'admirable golfe de Naples, surnommé le Crater, C'est

un des plus magnifiques spectacles dont on puisse jouir en Italie.

Le bateau, continuant à avaneels passe devant le quai de Chiaja et la villa Reale, promenade publique dox|t on aperçoit les arbres le long du ravage; il dépasse successivement là pointe du château de l'Œuf, le port militaire, le Môle et vient jeter l'ancre en face du qu «i de débarquement.

N.B. — Lfi df^barqiieitient à Naples, quand il y a un ^rand nomltre de f»a>saK<trtt est uneoMéraiion assez compliquée ei tumultueuse. Quelque désir que Ton ait de ne point se séparer de >on hagagp, on n'a pas toujours le pouvoir de le coiberver avec soi. dans h barque où Ton de»c« nd. Arrivé au lieu du débarquement (d< pulazione di Sainte), il faut avoir soin dH réunir non bagage et de ne t>a» le perdre de vut;. — Au lieu (le prendre un porteur, on fera biea de prendre une voiture.

On peut choisir entre trois roiltés principales poiur aller de Rome à Naples :

!• La voie de mer par Cîvità Vecchia (V. R. 34).

2* Par les marais Pontins et Terracine (R. 36).

5* La route généralement suivie aujourd'hui ; c'est celle du chemin de fer, d«'crite ci-dessous (R. 55). Elle traverse une contrée intéressante, et permet de visiter, aussi facilement aujourd'hui que cela était difficile autrefois, les ruines de Cori, de Segni, d'Alî^tri, d'Arpino, etc., ainsi que le monastère du Mont-Cassin.

•260 kil. — Chemin de fter. ~ Trajet eA 7 h., trains directs; 9 h. 10 min , train ordinaire. — Prix : $4 fr. 2o c, et 25 fr, 50 c, trains directs; 28 fr 7S c, 19 tr. 90 c. et 14 fp., train ordinaire. ^ Enre •

Sistremcnt des bagage», ^0 min- avant le • part. — Horloges réglées au temps mojen (le Rome.

L'administration ne garantit pas des plkce& de 1'* clause aux blations intermédiairct. Les voyageur» ayant des billlets de !'• classa ont droit seulement au remboursement de W différente des prix*

Pour la première partie du trajet jusqu'à Alhano (V. p. 336), la vue des montagnes de la Sabme, puis* des monts Albains plus rapprochés,

Ï présente un spectacle intéressant dès e commencement du parcours. — On aperçoit de temps en temps la mer à droite.

Jusqu'à Frosinone le chemin de fer coupe successivement de petits vallons étroits et perpendiculaires à sa direction, formes la plupart par des coulées de lave.

Au delà de la Cecchina (station d' Alhano), on passe à côté du monte Giove, à dr., une des dernières collines du groupe volcanique des monts Albains ; on passe au pied d'une autre colline, à g., sur laquelle est pittoresquement située la petite ville de Cività Lavinia (Lanuvium). — Le chemin de fer, contournant le massif des monts Albains, franchit un viaduc en fer avant la station de Velletri, à droite; la ville est à 10 min. de la station.

41 kii. Velletrî — (Velitrœ, ancienne ville des Yolsques, lieu de naissance d'Auguste). — 12,400 hab.

— On peut trouver encore des traces du fossé dont Coriolan entoura Velitrae. — Les femmes ont une réputation de beauté. — Situation pittoresque sur les pentes du monte Artemisio (volcanique). La ville est mal bâtie, les rues sont étroites, tortueuses et tristes ; les anciens noms ont été remplacés par ceux de via Vitt. Ëmanuele, via Garibaldi. — Les seules édifices à citer sont : le Palais public (Palazzo communale), bâti par Giac. délia Porta, sur le haut de la ville, où était la citadelle. Sur la principale place, le Palais Lanceltolti, bâti par Mart. Lunghi; bel escalier de marbre; en face l'église Santa Maria in Trivio, élevée pour la délivrance de la peste en l.')48.

Son haut clocher est remarquable.

L'église Santa Maria dell' Orlo possède une Madone par Rositi. — La I

Pallas de Velletri, une des plus belles statues du musée de Paris, fut trouvée à 4 kil. de cette ville.

Le chem. de fer traverse des bois de chênes. — (Pendant quelques instants, on a vers le sud une échappée de vue lointaine sur le promontoire du Monte Circello,)Le chem. de fer se dirigeant vers l'est, atteint :

57 kil. Valmontone* — (Antique Toleria). 2500 hab. — Situé en amphithéâtre sur une montagne volcanique au milieu d'une plaine, à g, à 2 kil. de la station. — Palais du prince Doria Panfili, bâti en 1662.

A quelques kil. à dr. sur une hauteur est Monte Fortino, l'ancienne ville voisque d'Eccetra.

65 kil. Segni, p. 356.

74 kil. Anagni. — 6000 hab. Antique Anagnia, capitale des Herniques.

A l'arrivée du train de Rome du matin, on trouve un omnibus pour monter à la ville située à 6 kil. de la station. C'est dans cette ville (qui fut la résidence de plusieurs papes) que Boni- ,face Vlll, âgé de 86 ans, fut surpris et maltraité par Colonna et Guillaume de Nogaret, envoyé de Philippe le Bel. Les rues abondent en jolis détails d'architecture. Au delà de la la place, à g., s'ouvrent les vastes arcades plein cintre du portique du vieux Palais papal. — Cathédrale du XI*" et du xii*" siècle; elle date de 487. C'est, après le couvent de Subiaco, l'édifice du moyen âge le plus intéressant de cette partie de l'Italie. Le pavement en est remarquable. Quelques restes de la cité antique.

Le chem. de fer s'élève; le pays qu'il traverse rappelle pendant quelques instant l'aspect des gorges a 01houles et de la Provence.

89 kil. Ferentino*,— 9000 hab. — (Omnibus de la station à la ville distante de 5 kil.) — Murailles cyclopéennes de la cité antique (Forentinum). (On traverse ici le territoire des Volsques et des Herniques). — Source d eau sulfureuse.

ROUTE 35. — AUTRI. — CEPRANO.

La vallée s'élargit. Villages; maisons de campagne.

97 kil. Frosinone. — (Omnibus de la station à la ville, 3 kil.) 9()0(i hab.

— Costumes pittoresques des femmes.

— Frosinone est situé sur un mamelon, à g. du chem. de fer, et présente un aspect assez pittoresque.

' On peut de Frosinone faire une excursion intéressante à Alatri; on trouve des voitures à la station.

Alatri, — environ 12 kil. de Frosinone. (Les femmes >ODt renommées pour leur beauté.) Une roule iransversale se dirigeant au N. vers les moata;;nt*s de^: Hemiques y conduit. Rien de plus gracieux et de plus pittoresque que le premier aspect d' Alatri, avec son acropole au sommet d'une colline. Peu de villes possèdent des restes de construction pélasgique aussi imposants qu*Âlatri; ils présentent une circoovallalion. Vers la moitié de la colline, on ti ouve la première muraille (environ 5 kil. de circonférence) construite, dans sa partie antique, dénormes blocs polygones, irréguliers, dont les angles sont unis sans ciment avec tant de pré« ision, qu'ils résistent depuis plus de 5000 ans à Taction destructive du temps. On entre dans la ville par une porte aussi monumentale que celles de Tyrinthe et de Mycènes; le hnteau est d'un seul bloc L'archilrave de la porte, d'un seul morceau, a 5 met. de loi^ueur et près de 2 de hauteur: des figures frustes sont des œuvres de plastique les plus anciennes qui soient en Italie. Un faune ou un dieu Pan, un

{»hallus, servant de rapprochement entre e culte des anciens habitants d'Âlatri et celui des Péia^ges arcadiens, confiiment l'orijçine pélasgique de ce genre d'architecture à blocs polyf^ones; origine contestée par les savants de l'école allemande. — « Tous ces curieux vestiiies d'une civilisation antérieure à la fondation de Rome, sont bien faits pour exciter rintérét du voyageur ou de l'antiquaire,» dit Noël des Verjîers. — Au N. E. et à 1 b. 1/2 de distance d'Alatri est le village de :

^ Collepardo. — 1000 hab. Les femmes rivalisent de beauté avec celles d'Alatri. — Dans le voisinage est une vaste caverne couvertes de stalactites, célèbre

sous le nom de grotte de Collepardo. On peut y aller en 1 h. 1/2 d'Alatri. — A 1/2 heure de Collepardo, on va visiler un abime connu sous le nom de Pozzo d'italia ou di Antullo. Cet enfoncement du sol forme un précipice de 500 met.

de circonférence et de 60 met. de profondeur. Des arbustes en tapissent les parois et le fonl. Des paysans y descendent quelquefois avec des cordes. — On peut encore aller visiter, au milieu des bois (4 kil. de Collepardo), Va Chartreuse de Trisulti (Trisulto), fondée en 1208.

104 kil. Ceccano, pittoresquement situé, près du chem. de fer, sur la pente de la montage. Un beau pont en pierre y conduit. — Cette station est le point le plus rapproché d'où Ton pourrait aller visiler, dans la direction des marais Pontins, le village de Sonnino, aux costumes pittoresques, uni fut longtemps un repaire de brigands, et qui jouissait à cet égard d'un renom populaire. C'est la patrie du cardinal Antonelli.

La vallée devient de plus en plus coupée de mamelons ; bois de chênes ; culture de vignes: à dr., montagnes escarpées.

Après avoir dépassé la station de Pofi (Castro], situé sur une éminence volcanique, le convoi s'arrête (34 min.

de Frosinone) à :

1 25 kil. Geprano * — (Cuperano ou Ciperano), 9000 hab. à 3 kil. de la station ; à droite sur une colline, sur la rive droite du Liris. — L'antiquité de cette ville est attestée par les restes qu'on j a trouvés. Des antiquaires ont placé ici la Fregella des Volsques détruite par les Romains; d'autres la fdacent à Opio, entre Ceprano et Isoetta, ou Pontecorvo. — Beaux points de vue sur la vallée du Lins.

C'est de Ceprano, qu'on peut aujourd'hui visiter le plus aisément les localités qui suivent. Plus tard les chemins de fer du centre de l'Italie rendront plus accessible aux voyageurs cette partie de la Péninsule (que malheureusement le

brigandage a rendue peu sûre dans ces dernières années]. Outre la granilc route ^ui va à Sora, l'iniporlance manufacturière d'isola et d'Ârpino contribue à maintenir en ban état les voies de communication,

Arce, — 1500 hab. (environ 12 kil.

de Ceprano; 10 kil. de Roccasccca, F.

p. 365). Un croit que c'est rantiuuc ville d'^rcflwam, pr.'s de laquelle Quintus Cicéron, avait une pro(«ri(Hé. Nous pensons qu'on lira ici avec plaisir une lettre de Cicéron à Atticus (V, 1], dont la sœur avait épousé Quintus, frère de l'oraleur. Elle Contient le récit d'une de ces misérables trac sseîies de ménajïe qui ne font pas définit même à la vie des grands bontmes. Cicéron se rendant à son gouterneniint <ie Cilicie, s'arrêta en passant chez son frère à Arce. «r Lorsque nous

Ï fûmes arrivés, mon frère, s'adressant votre sœur, lui dit : Pouiponi.i, invile les femmes, moi, j'inviterai les bommes, el, comme je puis en juger, il était impossible de mettre plu» de douceur soil dans les paroles, soit dans le ton et les manières. Elle répondit : Je Qi suis donc pas la maîlre'^se ici? Et cela, j'imagine, p<irce que Statius (affranchi de Quintus) nous avait précédés pour faire préparer le repas. Voiià, me dil mon frère, ce que j'ai à es>uyer tous les jours! Je dissimulai la peine que cela me faisait. Elle ne voulut pas se mettre à table avec nous; et mon frère lui ayant envoyé quelques plats, elle les renvoya... J'allai coucher à Aquinuiii. .Mon frère qui vint me joindre le lendemain, me dit que sn femme n'avait pas voulu se mettre au lit avec lui, et

2 n'en le quittant, elle avait eu à son gard les mômes manières. » — On a trouvé ici plusieurs inscriptions portant le nom de Cicéron. — D'Arce à Arpino (15 kil.) on gagne la route qui remonte la vallée du Liris. A la hauteur de Monte S. Giovanni situé à g., on preml à dr. une route d'embranchement qui va à Arpino. — Si, au lieu de prendre cet enibranchement on contmiie à remonter la vallée du Liris, on arrive à :

l9ola (13 kil. d'Arce), construit sur une île entre deux bras du Liris faisant cascades. 4800 bab. (Les, femmes de ce canton sont remarquables par leur beauté; costume grec ) — Fabriques de draps, de toile, de papiers. — Une cu-

riosité peu connue, ce sont les cascadeê du Lv-Ut dignes de rivaliser avec celles de Tivoli, t e p!us beau point de vue est, dit-on, la montagne de San Giovenale. — Al kil des cascaies, un couvent de San Domenico abbaU s'élève sur Vhola San Paolo dans la rivière Fibrène, avant que celle-ci ton be dans le Liris; on pense (|ue cet édilice occupe remplacement de la villa de Cicéron. Voici comment il parle d > celte localité :

a Mivcus : Comme nous nous sommes assez promenés, voulez-vous que nous allions nous asseoir dans l'île oui est sur bi Fibrène?.. — Cicéron: Volonliers:

c'est un lieu qui me pl.til. Loi sque j'ai la liberté de m'absenter cfuelq lies jours, surtout dans cette saison, je viens chercher les charmes el l'air pur de ce lieu. M.iis j'ai encore une autre raison de m'y plaire : c'est qu'à proprement parler, c'e.-t ici ma vraie patrie et celle ae mon frère. Vous vojrez celte villa et ce (qu'elle est aujourd'hui; elle a été ajiiandie par les soins de notre père. Il était d'une faible sanié, et c'est là qu'il a passé dans l'élude des lettres pres(|ue toute sa vie (il avait cependant été foulon). C'est en ce lieu que je suis né. Aussi je ne sais quel charme s y trouve qui touche mon cœur et mes sens, et me rend ce séjour encore plus agréable. » [De l^çihus, II, 1.) — La villa de Cicéron appartint plus tard à Silius Italiens. — On pense que l'église est bâtie avec des matériaux qui en proviennent. On voit dans la crypte des frafrments de colonnes doriques et de sculptures dans les murs.

Au-dessus d'isola, à la Carteria del Fibreno, papeterie établie par un Franç.iis, OR peut voir dans les jardins les cascatclles du Liri et du Fibreno.

Arpino* — (Arpinum , lieu de naissance de Marins et de Cicéron, et dans les temps modernes, du peintre Giuseppe Cesari, connu sous le nom de cavalière d'Arpino) 9 kil. d'isola. Ville nianufacturiire 11,000 hab ), dans une position pittoresque sur une double colline. On désigne remplacement de la maison de Marius au Palazzo CastcUo. Arpino sa livre à la fabrication de draps grossiers. Des inscriptions ntteslent que ce senre d'industrie y existait déjà dans 1 antiquité. — L'église Santa Maria di Cività occupe l'emplacement d'un temple de Mercure Laiiarius; et celle do San Michèle celui d'un temple des Muses. —

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