ROUTE 58. — NAPLE8. — TOPOGRAPHIE
B. Basile, l'auteur du Pentamerone; et son Pétrarque dans Baltano di Scafatt caché sous le pseudonyme de Sgruttendio. Une collection de poésies en dialecte napolitain, publiée par Porcelli, de 1285 à 1789, forme 28 vol. in-12. Un savant jurisconsulte, iVtc. ValleUa^ mort en 1814, a traduit les odes d'Horace sous le titre populaire de Arazio a lu Mandracchio (le Handmcchio " est une rue étroite près du petit Uôle, habitée par la populace]. Cette poésie populaire continue à être cultivée. De nos jours le Malade imaginaire de Molière a été traduit par le baron Zessa,, sous le titre de : lo Malato p^apprennione, de monzie Moliero, addavero a h spetale di Pellerine [rhôpital des Pèlerins à ^apîes), perche stroppiato da lo barone Michèle Zezza,
La plupart des poésies populaires ont pour accompagnement la musique et perdent pour d'autres que des nationaux leur charme, si on les en sépare. Aussi à la place d'une de ces cantilènes erotiques si souvent répétées, nous préférons donner comme exemple de patois napolitain un simple quatrain qu'on lisait, selon Valéry, il y a plusieurs années sur un cabaret du Pausilippe, et qu'on aura fait disparaître comme trop épicurien sans doute : « Amis, mangeons et buvons joyeusement tant qu'il y a de l'huile dans la lampe : qui sait si dans l'autre monde nous nous révérions? Qui sait si dans l'autre monde il y a une taverne ? »
Amice, alliegre magoammo e bevimmo Nfin che n'ce slace uoglio a la luccrna : Chi sa s'a l'autre munno nc*e vedimmo?
Chi sa s'a J'autro munno nc'è laverna ?