‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 222 sur 422 · j. Fanie* D V · texte numérisé non relu

j. Fanie* D V

3i. S.FerélùuméU E II

3f. FÙH-eniùU DIV

4*. F„néU K V

it. lfu0U0 DIV

4a. PMHfH»/,». . EIII

GrattfpM- >en«iloll«T. Ecrit /tar \.ViXi^ey\

ROUTE 38. — VAPLIS. — TOPOGRAP&IB.

mente les quartiers bas de la Tille.

L'excédant s'écoule à découvert et donne origine au Sebeto d'aujourd'hui, qui, à Textrémité du quai de la Marinella, vient se jeter dans la mer au pont de la Maddalena ; — 2" Acqua di Carmignano, amenée à Naples en 1529 par un patricien napolitain. Cesare Carmignano, aidé de l'ingénieur Giminello : on y a réuni, depuis, l'excédant des eaux de l'aqueduc de Gasorte. — Les puits artésiens n'ont pas fourni de bonnes eaux. — Il y a à Napies, au pied de Pizzo Falcone, dea sources d'eau sulfureuse et d'eau ferrugineuse.

« La ville, proprement dite, a environ A kil. d'étendue duN. au S., 2 kil. de l'E. à 10., et environ 12 kil. de périmètre; mais sa circonférence s^étendrait iusau'à 24 kil., si l'on y comprenait les faubourgs. Naples était considérée comme place forte de première classe, quoiqu'elle n'ait ni portes ni bastions ; mais elle était défendue par plusieurs forts. »

riaples, la ville la plus populeuse de l'Italie, n'a pas d'édifices publics d'une beauté en rapport avec son étendue et son opulence. — Les maisons sont très-élevées , et un très-grand nombre sont à balcons. La plupart des toits cont plats et en terrasses, construites de lapillo volcanique et de chaux. Un assez grand nombre de maisons, construites sur le penchant de la colline, sont adossées au rocher dans des conditions d'insalubrité qui devraient être interdites par l'admimstration.

Le bariolage de couleurs des façades de maisons, qu'on remarque particulièrement sur le quai de la Marinella, est une mesure de police. Chacun est libre de choisir la teinte qu'il veut, mais il est défendu d'avoir des façades blanches pour ne pas blesser les yeux.

L'éclairage de la ville date de l'oceupalion française (1806). Auparavant elle n'était éclairée que par les fanaux allumés devant

les images de la Vierge ou des saints, aux angles (Tes rues.

En général, les rues de Naples sont étroites, mais régulières et pavées de larges pierres volcaniques. Leur nivellement n'est pas ce qu'il pourrait être, malgré l'inégalité du terrain. Les égouts sont insuffisants pour Técouleraent des eaux pendant les pluies. — Les mes ont différents noms : on donne celui de strada aux principales et aux plus latges (le nom de via est employé pour quelques rues, ainsi que celui de itta, provenant du français et introduit sous la domination d'Anjou), le nom de vico aux rues de traverse, et de vicoleito aux plus étroites; celui de êotlo-portico quand le vico passe sous les arcades. (Ce genre àe constiiiction, jeté en ti'avers d'une petite rue, interceptant l'air et la vue, est très-fréquent à Naples.) — Les rampes prennent le nom de salita quand elles mènent hors de la ville, et de calata quand elles conduisent à la ville vieille. On les désigna sous le nom de gradoni ou de rampe quand elles ont des escaliers. — Une place pu-* blique s'uppelle largo, les anciennes appellations sont destinées à disparaître. — Les noms ne furent mis au coin des rues, ainsi que les numéros aux maisons, qu'en 1792.

Les deux plus belles rues de Naples sont celles de Tolède et de Chiaja.

La rue de Tolède (maintenant : via Rama) a près de 2 kil. de long ; elle est éclairée au gaz. Elle divise riaples en deux parties, du N. au S., si l'on y ajoute la strada Nuova di Caj)odimonte (faite par Murât), et qui, au delà du musée Borbonico, en est la continuation. Elle sert de Corso à l'époque du Carnaval. — Un nouveau percement opéré en 1862 prolonge la rue de Tolède, au delà de la piazza Dante (autrefois del Mercatello), de manière à la faire arriver en lace du museonazionale,k]}SiViiv de la piazza Dante, la Yia Roma devient la Via di museo nazionale. — Une rue nouvel-

NAPLBS. — TOPOGRAPHIE.

lement percée, la strada del DuomOy doit être signalée aussi comme une des plus belles de Naples. Elle part de Textrémité de la Piazza Cavour, est -coupée à angle droit par la strada dei Trihunali, traverse toute une partie de .la ville, et doit aboutir sur le quai de la strada Nuova.

Une nouvelle rue, le Corso Vitto- ,rio Emanueîe, développant dans un parcours de 4 kil. une ti^ne serpentine sur les flancs d'une colline, prend naissance à l'O. de Naples près de l'église de Piedigrotia, et après s'être élevée sur les collines, de manière à permettre à la vue d'embrasser un magnifique panorama, elle contourne les nases de la montagne où est le château S*-Elmc, etelleva aboutir à la strada delV Infrescata, qui descend au musée national. Le Corso est, pour les équipages, un lieu de promenade très-fréquenté.

Tout un quartier nouveau (Rione principe Amedeo) a été récemment •créé un peu au-dessous du Corso Vittorio Emanueîe, dans la partie où ce cOrso est dominé par la villa Floridiana. Ce quartier a été bâti très-rapidement dans une partie creuse du terrain qu il a fallu combler. Il s'est couvert de jolies propriétés urbaines •et de petites villas. On y construisait, en 1875, un grand hôtel (hôtel NobUe).

On peut signaler à Naples (fin 1875) cinq nouveaux quartiers étant en construction : 1** celui du Musée, où do grandes maisons sont déjà construites, et où l'on achève de bâtir un vaste -édifice destiné à être un bazar et un palais d'exposition pour les beaux-arts ; 2** le quartier Garibaldi, près de la gare ; d'* celui du Municipio, et de la strada del Molo^ destiné à une ma- .gnifîque transformation; 4** celui du quai entre Castel delV Ovo, et la villa Nazionale ; 5" enfin, celui qui doit s'élever, entre l'extrémité de la villa Nazionale et Mergellina, sur un fond •de mer qu'on est en train de combler.

Ces derniers travaux doivent être, dk-onj achevés dans 5 ans.

Le quai de Chiaja — (riviera di Chiaja) * , que borde la promenade dite ▼illa Reale (aujourd'hui Neuûonale), promenade favorite des Napolitains.

Cette promenade, plantée d'arbres, s'étend le long du rivage, et est célèbre par l'admirable vue qu'elle offre sur la mer et le golfe, sur le Vésuve, Sorrente, Capri, et la coUine de Pausilippe. Outre quelques cafés et restaurants qui y sont établis, un édifice rectangulaire , construit par un Allemand, le professeur Dbœm, est une station zoologique, et renferme un aquarium. (Prix d'entrée, 2 fr. en hiver, 1 fr. en été.) La viUa Realefut établie en 1780; elle fut augmentée du double en 1807, et reçut encore une augmentation en 1834. Par suite du prolongement du auai , au bord de la mer, jusqu'à Mergellina, elle va recevoir une dernière augmentation.

Elle pourra être élargie aux dépens des terrains vagues et inégaux qui la bor-daient du côté de la mer, et qui feront place à un large quai daUé et bordé de parapets. Le célèbre groupe du taureau Famèse y fut placé ; on ra transporté depuis au musée pour le mettre à l'abri des altérations atmosphériques. On a élevé au milieu de la grande avenue, en 1861, une statue à l'illustre Yico. — Sous un temple circulaire est un ridicule buste du Tasse ! — la principale entrée de villa nazionale est sur le Largo délia Vitloria. De là, en suivant le bord de la mer, vers TE., on trouve les quais de Chiatamone*f et, après avoir passé devant le pont du Castel delV Ovo, et au pied des rochers abrupts de Pizzo Falcone, on arrive au quai de Santa Lucia, admirablement situé entre les hauteurs de Pizzo Falcone et l'arsenal ;

* Altération, en dialecte napolitain, du mot italien piaggia, piaffe.

* De Chiatamone, pi*és de l'hôtel délie Grooelle, on peut monter par huit rampes en zigzag, SUT les hauteurs de Pizzo Falcone.

Page 1