‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 227 sur 422 · NAPLES. — ÉGLISES · texte numérisé non relu

NAPLES. — ÉGLISES

son tout jeune âge, etc. — La voûte du chœur est peinte par Simone Papa^ le jeune. Les Iresques de la voûteprincipale de la chapelle à dr. du mailreaulel par Stanzioni [sont très-mauvaises], — Grande chapelle à g., construite aux frais de Gonzalve de €ordoue; les fresques de la voûte sont de Massimo Stanzioni ; tombeaux généreusement élevés par le neveu de Gonzalve de Cordoue aux deux capitaines ennemis, Ladtrec, mort de la peste au siéj^e de Naples, et Navarro ; ils sont attribués à Merliano. — Dans le grand réfectoire du couvent, fresques de Pietro et PoUlo del Donzello; quelques-unes rappellent.de loin le style du Pinturicchio.

Sauta Maria del Parto — (à Mergellina, près du tombeau de Virgile.

— PI. 3o, A, VI), sur l'emplacement de la villa du poëte Sannazar, abandonnée par lui aux PP. Servites, après

Qu'elle eut été détruite par le prince 'Orange lorsqu'il assiégeait Naples.

Le nom donné à cette église rappelle son poëme « de Partu Virginis ».

Tombeau de Sannazar, par SarUacroce, terminé par Montonoli : outre les bas-relieu mythologiques, il présente, à dr. et à g., les statues de Minerve et d'Apollon. Les moines, par prudence et à tout hasard, ont inscrit au-dessous le nom de Judith et de David.

Sarta Maria della PietI de' Sangri

— dite aussi San Sëvero (calata San Severo. — PI. 24, E, III. — U faut s'adresser dans une boutique en face

Sour se faire ouvrir l'église). Un duc e Sangro bâtissait ici une chapelle en 1590 : Âl. di Sangro, patriarche d'Alexandrie, l'agrandissait en 1613, et en faisait le tombeau de sa famille.

On y voit donc, outre les tombeaux de la famille di Sangro, des princes de San Severo, des statues allégoriques, de l'école du Bernin, qui témoignent à la fois dune grande perfection technique et du goût le plus dépravé : parmi ces statues, les ciceroni en indiquent particulièren(ient à l'admiration

des voyageurs une en marbre de Francetco Queiroli, de Gènes (1704- 1762), représentant le Vice convaincu, figuré dans un filet dont il cherche à se débarrasser (suivant une autre interprétation cette figure représenterait le Désenchantement) ; une autre, celle de la Pudeur (hommage à Cecilia Gaetani, mère de Raymond de Sangro), par Ânt, Corradini, sculpteur vénitien, mort en 1752 : [une statue nue figurerait plus chastement la Pur deur que ces formes féminines sur lesquelles se colle un long voile]. On voit encore, dans une chapelle basse, une autre curiosité de la sculpture, le corps mort du Sauveur envàq[>pé d'un linceul adhérant au cadavre par kl sueur de la mort. Ce dernier effort de patience, très-vanté en son temps, est de Gius. Sammarlino, élève de Fanzaga (xvii* siècle). — Sur le maitre-autol. Déposition de croix, grand bas-relief en marbre du Napolitain Franc. Celebrano, autre élève de Fanzaffa.

Santa Maria della Sanitâ — (rue Sanità. — PI. carré D, I). Peintures de Giordano; Vaccaro; Bern. Sidr liano; Beltramo.

MusEO civiGO w San Martino* — (Gertosa) (au haut de la colline Sauf Ëhno, au-aessous du château S*-Ehne.

— l'ian carré G, IV). La montée est rapide, se fait pendant une partie du

* Les bénédictins ont abandonné Sun Martino. La Cbartieuse c»i aujourd'bui une dépendance du Musée national. On doit y réunir les manuscrits et les tableaux de l'école napolitaine provenant des couvents supprimés. — La chai*treuse de S. Harliuo est visible tous les jours depuis 9 heures. On prend à la ^rte un billet : 1 fr. (1875). Si on est monte en voiture à San Martin^, on peut, en reprenant la voiture, suivre toute la crête de la montap:ne, à travers le Vomero; raute enfermée entre deux ouirs, dont l'un est le muro linanziere. On rencontre de distance en distance des douaniers munis de leurs fusils. A un certain moment on arrive à un beau point de vue sur la plaine où était le lac d^Agnano qui a été desséché. Puis on peut aller descendre à Fuori di Grotta et prendre le chemin de Pouzzoles.

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