‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 226 sur 422 · ROUTE 38. — RAFLES. — ÉGLISES · texte numérisé non relu

ROUTE 38. — RAFLES. — ÉGLISES

Rota, statue de S* Jean, par Giovanni da Nola. — Chapelle suivante, Martyre de S* Jean évangéliste, par ScipionGaetano; tombeau d'Ant. CaratTa, mort en 1438 — Dernière chapelle :

TËnf. Jésus couronnant S* Joseph, ïjeinture de Giordano; petite Adoration des Mages, de Técole d'Albert Durer ; Madone d'Andréa de Salerne.

— Dans le couvent attenant. S* Thomas d'Aquin vécut ; il y professait en 1272. On montre sa cellule, transformée en chapelle, un fragment de son pupitre.... — Sur la place, obélisque DE Saint-Dominique, « riche et détestable monument commencé par Faianga, et terminé par Vaccaro, autre élève dépravé de la seconde génération du Bernin. »

San Filippo Neri, — ou Gerolomini

— (rue de' Tribunali. PI. E, UI, 10), fondée en 1592. Cette église est une des plus belles d.e iNapIes. L'intérieur en est décoré avec magnificence et une surcharge de mauvais goût. La nef du milieu a 12 colonnes de granit gris avec chapiteaux de marbre blanc.

Sa façade par Dion, Lazzari, modifiée par Ferd. Fuga^ est de marbre. La coupole a été récemment reconstruite.

Au-dessus de la porte d'entrée, vaste fresque théâtrale 'de Luca Giordano, Jésus chassant les marchands du temple. [Presque tous les peintres prennent à faux celte scène : au lieu d'imprimer l'autorité morale à ses traits, ils mettent la force dans son bras et dafts son geste.] — 1" chapelle à dr., S* Alexis mourant, par Piètre de Cortone; à dr., la Vierge et des saints, par le P orner ancio; à g., S* Pierre et S* Paul prisonniers, par Marco de Sienne. — 2* chapelle. S** Famille, par Santa Fede (la mort l'empêcha de terminer celte peinture). — 3* chapelle, S* Jérôme, par Gessi, élève de Guide ; 4* chap. , Adoration des Mages, par BeL Corenzio. — Chœur : peinture du fond par Bernardo Siciltano; à g., le Christ arrêté au jardin des Ohviers, et à dr., Jésus en croix, par

Corenzio. Les autres peintures, une Pieià et Jésus frappé de verges, par Bem, Siciliano, — A ^. du chœur, riche chapelle de S*-Philippe de Néri, dessinée par Lazzari; coupole et Toôte peintes à fresque par le Solimène:

S* Philippe en gloire, tableau d'auto, copie d après le Guide. — Transsept de g.: Nativité, du Pomerancio. — Chapelle deila Concezione : coupole peinte par Simonelli (serviteur de Giordano) ; Conception, par Francozano. — Chapelle de S* -François d'Assise : Tableau du saint par le Guide. — Un simple marbre, à terre, près d'une colonne, marque le tomteau du célèbre Vico, une des gloires de Naples, qui ne lui a pas élevé et lui doit un monument funéraire. — Chapelle de S** Agnese : peintures du Poiiier ancio et de Giordano. — Sacristie : — sur l'autel en face de l'entrée : Baptême de Jésus-Christ [très-faible ouvrage] , de Guida Reni; contre les murs : Andr. de Salerne

SSahbatini), Nativité et Adoration [es Mages, plusiem^s auti'es peintures sans intérêt.

San Fkancesco di Paola — (largo di Palazzo, vis-à-vis du Palais-Royal. — PI. D, V, 11). — Cette église fut comr mencée en 1816, sous la direction du chevalier Bianchi. A l'extérieur s'étendent à dr. et à g. deux portiques soutenus par 44 colonnes qui reposent sur des gradins en lave du Vésuve.

L'église est précédée d'un vestibule composé de colonnes ioniques. — L'intérieur, imitation ambitieuse du Panthéon de Rome, est à peu près aussi vaste. Les peintures et les statues sont d'artisteij modernes. Au fond du chœur, tableau de Camuccini représentant S* François de Paule ressuscitant un enfant.

San Gaetano — (V. San Paolo Maggiore).

Gesû Nuovo ou TrinitX Maggiore.— (largo Trinità Maggiore. — PI. D, IV, 12), 1584. — Sa belle coupole, avec la Gloire du paradis, peinte par Lan-

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fr$nc, fut détruite par le tremblemont 4e terre de 1688. 11 n'en reste que les ({uatre Évangélistes des pendentifs {peinture heui'tée et en style de décor] . Cette coupole fut refaite et peinte par P. de' MaUeis; mais, surTavis de Fuga, il fallut encore ral>attre, parce qu elle menaçait ruine. On en refit une autre plus basse. — Il faut aller voir dans cette église, richement décorée à rintérieur, la célèbre fresque d'Hé- Uodore chassé du temple, par Solimène (au-dessus de la porte principale), vaste composition théâtrale, ayant du mouvement, mais manquant d unité. Les fresques sur la vôùte du maiti'e-autel sont de Massimo Stanzioni; elles ont été refaites depuis. — A dr., 2* chapelle, S^* Anne : fresques

Car Solimène^ âgé de 18 ans. — ranssept de dr. chapelle en face :

S* François Xavier, par Bernardino Siciliano, Les peintures au-dessus par Giordano, La voûte peinte à fresque par Corenzioj retouchée par de' Matteis, — Transsept de g. : chapelle de I &iint-Ignace, dessinée par Famaga, Statues de Jérémie-et David, du même.

Tableau de S* Ignace, par Vhnparato ; les fresques en haut par ÏEspagnolet.

I — Chapelle de la îrinità, !'• à g.; i peinture parle Guerchin; fresque par 1 Corenzio, — Sur la place est la Gu- I €lia délia Concezione, espèce d*obé- [ lisquc, de style contourné, de 1748. Sa hauteur est de 40 mètres. — Visà-vis de cette église, dans un magasin de meubles, largo S*Trinità,19 etfiO, on peut voir (50 cent.) une fresque de l'école de Giotto.

San Giacono dbgi.i Spagnijoli — (S- Jacques des Espa^ols) (au coin de la place del Municipio et de la rue San Giacomo. — PI. D, IV, 13), construite en 1540 par le vice-roi D. Pedro de Tolède. On y remarcjue son tombeau, œuvre capitale de Giovanni Merliano da Nola, — 11 fut étudié par Ribera, Giordano, Salvator Rosa. — Les principales peintures sont : à dr., S*^ Famille, d^ André del Sarto ; Bernardino

Siciliano, la Vierge, entom'ée de saints, of&*ant les vêtements sacerdotaux à S' Udefonse ; Marco de Sienne, S* Jacques ; Bem. Lama, Déposition. Sah Giovanni a Carbonarà ^ (rue Carbonara. •>- PI. Ë, If, 14), dessinée par Matuccio II (1544) ; restaurée et agrandie par Ladislas (mort à 58 ans).

Derrière le maitre-aittel s'élève le TOMBBAU DE Ladislas, éri^é par sa sœur Jeanne II, œuvre capitale d'An^ drea Ciccione (1414), élève de Masuccio n. 11 est aussi haut que la voûte de l'église. La pyramide centrale est surmoniée de la figure du roi à cheval. — Derrière ce monument, dans une chapelle gothique, tombeau du sà- NécHAL ser Gianni Carracgiolo, favori de Jeanne II, assassiné en 1452 par ordre de la duchesse Covella Rufo, confidente de la reine, et qui avait engagé Jeanne à résister à l'ambition et aux violences de celui qui avait été son amant et exerçait depuis dix-huit ans une autorité absolue sous son nom.

Sur le tombeau est la statue de Carracciolo, debout, et tenant un poir gnard, pour rappeler son assassinat.

C'est également l'ouvrage à*Andreia Ciccione, Les fresques de cette chapelle, fondée par Carracciolo (1427), sont de Leonardo di Bimccio, un des derniers élèves de Giotto (Vie, Mort, Glorification de Marie, et Vie des ei^ mites). Ces peintures murales smit di, la même époque que le monument. — A g. du maitre-autel est une chapelle de forme ronde, fondée en 1516 par Gai. Carracciolo, est terminée par Colantonio, son fils (1557). On y voit, outre leurs tombeaux, les statues de S* Pierre, par Merliano; S' Paul, par Santa Croce; S' André, par Cacca^vello; îj^ Jacques, par Domenico d'Anria (?) ; et les bas-reliefs de l'autel, par l'Espagnol Pedro délia Plaia.

L'église contient encore plusieurs au- ,. ' très chapelles et tombeaux. — Sacristie décorée de peintures par Vasari.

Avani l'affrandissement des murs fait par * Ferdinand 1" il y avait près de ceite' église

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éCLHES.

un grand espace destiné à servir d'arônc .pour les combats de gladiateurs, auxquels Pétrarque assista avec horreur à l'époque de la reine Jeanne 1'* et du roi André.

San Giovanri Evangelista — (rue de' Tribunal!. — PI. E, III, i5), construite en 1492 par le poète Pontano, sur un ancien dessin a Andréa Ciocione. Pontano l'a remplie d'inscriptions grecques. On y voit son tom^ beau.

San Giovanni Maggiorb — (larço San Gioyanni Maggiore. — PI. E, IV, 16), une des phis anciennes églises de Naples; occupe l'emplacement d'un temple élevé par Adrien à Ânlinotis.

Reconstruite au xiii* siècle par Masuccio. Renouvelée en 1685; elle a été ruinée et sa voûte s'est écroulée en 1870. — A côté est l'église de :

San Giovanni de' Pappacoda — (PI.

E, IV, 17). — Fondée en 1515 par Pappacoda, sénécbal de Ladislas. Façaae non terminée : remarquables sculptures de la porte en gothique italien. Le dessin en est attribué à l'abbé Ant, Bahoccio, de Pipemo, et par quelques autres à Andréa Ciccione,

GnroLOMiNi — (F. San Filippo di Neri).

L'Incoronata — (rue Médina. — PL 18, D, IV), célèbre par les peintures à fresque généralement attribuées à GioUo^, Elles occupent la voûte du

* Ces peintures ont donné lieu, dans ces dernières années, à de nombreuses discussions. Nous empruntons les observations Ïai suivent à la publication de M. Minieri icdo: SoffgiQsiorico-critico iniorno alla chiesa dell Incoronata di Napoli et suoi affreichi (Napoli, 1845). Cette église fut éd I liée |>ar Jeanne I** d'Anjou, en mémoire de son mariage avec Louis de Tarenle et de leur couronnement. Or, on a les dûtes certaines du mariage (1547) et du couronnement (lo5i) ; et ces dates ne sauraient se COAcUicr avec ceUu de la mort de Giotto (1336), puisqu'il était mort seize ans avant le couronnement et onze ans avant le mariage qu'il parait avoir représenté dans le compartiment consacré à ce sacrement. On a dherché à expliquer cette diflienlté en supposant que la chapelle royale tae Pétrarque, le. compatriote de Giotto,

petit chœur divisée en 8 compartiments, et représentant les 7 Sacrements et le Triomphe de la religion.

Dans le sacrement de Baptême on reconnaît les portraits de laure et de Pétrarque ; et dans celui du Mariage, celui de Dante. Cette composition, particulièrement remarquable pour la beauté élégante des têtes de femmes, est curieuse pour les costumes de cour du XI v^ siècle.

San Lorenzo Maggiorb — (petite place, donnant sur hi rue de' Tribunali. — PI. 1», E, 111). Selon une inscription conservée,Charles !•' d'Anjou, après sa victoire sur Mainfroi à Bénévent, 1266, aurait fait vœu de bâtir cette église, et ce vœu aurait été accompli par son fils. Elle occupe en partie l'emplacement de la Curie, où se réunissait le sénat de Naples sous les empereurs. Le grand arc, si hardi, est de Masuccio II. Au commencement du XVI* siècle, l'architecture de l'église fîit altérée par le vandalisme des moines. En i 745, une façade d'an style ridicule fut ajoutée ; on ne conserva qu'une partie du grand portail.

L'église San Lorenzo Maggiore renferme 5 tombeaux de la maison de Duras, la 2^ branche de la maison d'Anjou. Derrière le maitre-antel, dont les statues et les bas-reliefs sont de Giovanni Merliano da Nola, est le TOMBEAU DE Charles DE DuRAS, à qui le roi de Hongrie fit trancher la tête, en 1347, comme complice de l'assassinat de son frère André, mari de la reine Jeanne P» ( V. p. 379) ; à droite, celui de Catherine d'Autriche, femme du duc de Calabre (f 1333); ils sont tous

dit ayoir été peinte par ce deinier, chapelle située dans le palais di Giustizia. aurait été réunie postérieurement à l'église «le Tlncoronata; mais aucun témoignage his'orique ne coolirme celte supposition, et l'on sait d'ailleurs aue cet(e chapelle royale était alors dans le Castel Nuovo, sur le port. —

i Nonobstant ces diflicullés historiques, il est lifûcile de ne pas recooBakre le caractère giottesquede ces peintures; et, si elles ne sont pus de Giotto. elles réfléchissent son sentiment et son style.]

ROOTE 3^* — HAPLES. — ÉGU^ES.

les deux Touvrage de Masuccio IL •Ptès de ce dernier, k colonnes portées par des lions, est cehii de Robert b' Artois et de son époase, Jeanne de Doras, morts du poison le même jour, en 1387. 11 est porté par trois cariatides, figurant des Vertus. — Tableau : Ant Solario {le Zingaro), S* François donnant sa règle ; — 7* chapelle à dr., peinture sur fond d'or re- S résentant S^ Louis d'Anjou, é^éque e Toulouse, couronnant son frère ' Robert, attribuée à Simon Memmi (dans la prédelle, où sont figurés plusieurs traits de la vie du saint, on lit ces mots : Simon de Seais me pinxit).

Sur un petit autel, au-dessous de la chaire, Bernardo Lama, élète du Carayage, a peint : la Vierge, S^ Antoine et S** Catherine: — C'est dans cette église que Boccace vit pour la première fois la Fiammetta, qu*on croit avoir été une fille naturelle du roi Robert, « Famie de Jeanne, la compagne de 4ses plaisirs et sa complice dans le meurtre d'André. » — Dans le cloître, tombeau de 1414, par Bahoccio. — On remarquera la salle du réfectoire.

Santa Maru degu Angeli — (largo Pizzo Falcone. — PL*, carré D, VI).

La coupole de cette église (1600), située sm*les hauteurs de Hzzo Falcone, se Toit de beaucoup de points de tapies.

Santa Maru dell' Annunzuta. — (F. Ànkdnziata.)

SAitTA Maria del Carminé — (place del Mercato. - PL 20, F, IV). Derrière le maitre-autel, tombeau de Con- RADiN, décapité * (29 octobre 1268) par ordre de Charles d*Anjou (F. p. 579), et de son cousin Frédéric d'AuU*iche.

L'éfflise ayant été reconstruite au xV s., leurs ossements furent transportés derrière le maître-autel. Plus tard on les perdit de vue quand on refit la tribune. On les retrouva en 1646. La

* On voit dans la sacristie de l'église del Purgatoria (place da Marché) le billot de justice, en pierre, sur lequel, dit-on, il fut décapité.

caisse de plomb renfeimant les restes^ de Conradm portait ces lettres : R. C. G. (Régis Corradini corpus). Enfin, en 1847, le roi de Bavière a fait élever le tombeau de Conradin, dont la statue a été modelée par Thottvaldsen. C'est encore ici que reposent, à ce que Ton croit, Masaniello et le peintre AnieUo Falcone.... — On voit quelques peifttures de Solimène.

Santa Maru donna Regina — (largo Donna Regina, près et au N. de la catiiédrale), rebâtie en 1620, sur le dessin du tbéatin Gtiarini. Derrière le maitre-autel, tombeau de la beine Marie he Hongrie, morte au couvent en 1325 ; ouvrage de Masuccio II. Sur le maitre-autel, tableau à compartiments, stijets divers peints sur fond d'or par CriscuolOf élève d'André de Salerne. — Sur les côtés du maitreautel, deux grandes peintures de Giordano, Multiplication des pains et Noces de Cana:

Santa Maria belle Grazir — (largo CapoNapoli. —PL 21, D, IV), 1500.

— Bas-reliefs des deux artistes rivaux, Giov, Merliano et Santacroce : Incrédulité de Thomas et Descente de croix ;

— autel du transsept : Andréa di Salento (SabbaUni), Madone et Saints.

Santa Maru la Nuova — (place du même nom. —PI. 22, D, IV), 1268, sur les dessins de Jean de Pise, Rebâtie en 1590. Elle est couverte de peintures. On remarquera parmi celles de la voûte : le Couronnement de la Vierge, par Santafede; l'Assomption, par Franc, Imparato, Coupole, par Corenzio [peintre détestablej. — 1" chapelle à dr., fresques de Carrac^ ciolo; sur l'autel, l'Archange S' Michel est une peinture de Giov, Ant. d'Amato, le vieux (autrefois attribuée à Michel-Ange), — 3^ chapelle à dr. :

Crucifiement, par Marco de Sienne^ [peinture noirej . — Transsept : tombeau de Gai. Sanseverino, xv* siècle.

— Aumailre-autel : Madone par Tommaso de' Siefani, A g., sous l'orgue i 2 Enfants peints par Giordano, dans.

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