‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 229 sur 422 · NAPI^S · texte numérisé non relu

NAPI^S

trecht rouge dont les cochers de fiacre ne voudraient pas aujourd'hui.

— Magnifique cloître de la Gertosa di San Martine, ayant sur chacun de ses quatre côtés des colonnes doriques et des balustrades en marbre blanc surmontées de têtes de mort en marbre, aux coins, des terrasses avec de fausses croisées et une ligne de balustres couronnant le haut aes façades.

Un puits élégant s'élève au milieu du préau. — Ce cloître est orné de statues de Saints par Fanzaga et Vaccaro, -— Il faut aller sur le belvédère pour jouir d'une admirable vue.

Monte della Misericordia — (rue de' Tribunali), 1601. Octogone. Tableau du maître-autel parle Caravage; Rédempteur, par Giordano; peintures de Santafede, de Corenzio, etc.

Monte Oliveto — (rue et place du même nom. — PL 25. D, IV), 1411 ; cette église, désignée aussi sous le nom de S'* Anna, a été construite sw les dessins de Ciccione. Le couvent, fondé par les moines Olivétains qui devaient desservir l'église, est aujoui*d'hui occupé par le tribunal de commerce et diverses administrations. Le Tasse trouva un asile dans ce couvent et y écrivit une partie de la Jéinisalem. — Le jardm situé du côté de la rue de Tolède a été converti en marché (mercato di Monte Oliveto). — Sous le Dortique de l'égUse, tombeau de l'architecte Domenico Fontana {f 1607). — L'église possède d'excellentes sculptures : à dr. et à g. de la grande porte, deux autels offrent les œuvres rivales de Merlicmolh dr.) et de Santacroce (à g.), productions remarquables de l'art du xvi" siècle. — 1" chapelle à dr., une Annonciation, et les miracles de Jésus-Christ, basjreliefe par Benedetto da Mqjano [d'un excellent style de composition). — Chapelle Piccolomini (2» à g.), Nativité, demi-relief [dans un sentiment naïf] ]^diT Antonio Rossellino, élève de Donalello, à qui on l'a attribué ; audessus est un chœur d'Anges, gracieuse {

composition par le même artiste, de j qui sont également un Crucifiement et le tombeau de Marie d'Aragon,, fille naturelle de Ferdinand I" mariée à Piccohmini, duc d'Amalfi (copié d'après un tombeau exécuté par lui à San Miniato de Florence). On remarquera dans la même chapelle une Ascension, triptyque, peint par Silvestro Buono (de' Buoni), peintre napolitain du XV* siècle. — Du transsept de dr.

on passe dans la chapelle du S^-Sépulcre, renfermant un groupe curieux en terre cuite, par Modanino {Guido Mazzoni)^ rival de Benedetto da Majano. 11 est composé de statues de grandeur naturelle, représentant le Christ étendu sur un Imceul, figure couleur de chair, avec les taches de sang ; et autour six figures agenouillées de la Vierge, des Maries, de S* Jean (sous les traits d'Alphonse II, roi de Naples), de Nicodème (porti'ait de Pontano, écrivain du xv* siècle), de Joseph d'Arimathie (portrait de Saur nazar). Chœur : fresques de Sim.

Papa, le jeune, tombeaux d'Alphonse U d'Aragon ; et d'Origlia, fondateur du monastère, par Giov. da Nota (Merliano), — L'orgue (1497) est trèsestimé.

San PAO^iO Maggiore ou dei Padri Teatini — (rue de' Tribunali. — PL 26, Ë, 111), désignée par les gens du peuple sous l'invocation de San Gaétan, du nom du théatin Gaetano Tiene, canonisé depuis, qui fit bâtir cette église, au moyen d'aumônes, sur les dessins du P. Grimai di, de son ordre. Ruinée par le tremblement de terre de 1688, rebâtie en 1691. On voit au portique deux colonnes corinthiennes de 1 ancien temple de Castor et PoUux, sur lequel elle s'éleva, ainsi que les deux statues mutilées de ces demi-dieux. — Peintures à fresque de la voûte de la grande nef, par Stanzioni [entente de la composition et de la couleur; mais quelque chose de banal qui se ressent de la décadence] ; du chœur et du transsept, par Càren"

ÉGLISES

zio. — Chapelle à dr., Nativité, par Marco de Sienne (?). — Chapelle souterraine de San Gaetano : fresque de Solimène, quatre bas-reliefs de Dont.

Vaccaro : la statue du saint est de Fal- ' cône, — Sacristie : Conversion de ' S* Paul et Chute de Simon le Magicien, ' 2 grandes fresques remarquables de ' Solimène, — Dans le cloître, *24 co- ^ lonnes doriques antiques. (Le couvent ' adossé à Féglise occupe une partie du théâtre qui s*élevait à côté du temple f de Castor et Pollux-, C'est dans ce ' théâtre, dont on voit encore des restes ' de briguetage, que Néron chanta plu- ' sieurs fois, déguisé en acteur et mêlé ^ parmi les histrions.) f PiETl de' Tdrchini — (me Médina.

' 7— Plan, carré C, IV), nom provenant [ ae la couleur bleue (turchino) des vê- ' tements des enfants pauvres recueillis là dans un asile. Cfoupole par Giordano; J. C. au ciel au milieu des anges. Diverses peintures et sculp- ' tures.

' San Pietro ad Aram — (rue du

i même nom. — PI. 27, F, 111), bâtie ' à l'endroit où Ton prétend que S* Pierre éleva un autel ; d'où vient son nom. — Agrandie en i4?55. — Basrelief : Descente de croix, par Santacroce; statue de S* Michel; Vierge délie Grazie, haut-relief, par Merliano (?).

San Pietro a Majella -~ (rue du même nom. — PI. 28, D, III. — On l'appelle aussi: i Celestini), Mile sous Alphonse II; l'architecture ogivale a été altérée postérieurement. — Peintures de la voûte citées comme les meilleurs ouvrages du Calahrese {Mattia Preti). — Chapelle de S'-Pierre Célestin : tableau d'autel par Stanzioni, fresques par de' Matteis. — Statue de S' Sébastien par Merliano.

San Pietro Martire — {rue du même nom. — PL 29, E, IV), modernisée au dernier siècle. — 1" chapelle à dr.. Mort Qt Assomption de la Vierge, par Silvestro de* Buoni ; autre peinture par Bmno de' Buoni, père

du précédent (il florissait en 1410 et fut de élève Colantonio del Fiore) : elle représente la Vierge tenant l'Enf. Jésus sur ses genoux, entre des saints et des dévots agenouillés. — Transsept: Captivité et Martyre de S* Pierre, 3 peintures par Franc. Imparato; chapelle à g., peinture de Beimardino Sici" liano. — Tombeaux de Béatrice d'Aragon, veuve de Mathias Cor vin, roi de Hongrie; d'Isabelle di Chiaramonte, femme de Ferdinand I*' d'Aragon, et de Crist. di Costanzo, sénéchal de la reine Jeanne 1'*.

SS. Pietro e Paolo — (vico de' Greci). Fresques de Corenzio.

San Severino e Sosio — largo San Marcellino. — PI. 30, E, IV), ancienne église reconstruite en 1490. — Les fresques du chœur et du transsept, par Corenzio, sontconsidérées comme ses meilleurs ouvrages (elles lui furent payées 2,500 ducats) ; à l'âge de 85 ans, il voulut les retoucher et se tua en tombant de son échafaudage (V,

5. 389). 11 avait aussi peint la voûte e la nef; mais cette voûte fut détruite à la suite du ti'emblement de terre de 1 731 . On a restauré depuis ces peintures. D'importantes restaurations ont été aussi faites dans l'église en 1812. — 1" chapelle à dr., Nativité de la Vierge, par Marco de Sienne, et fresques de G, A. Cri^ cuolo (ruinées) ; 3* chapelle, Assomption, de if arco de Sienne; chapelle suivante, Annonciation, de Criscuolo; fresques de Corenzio; dernière cha-

SeUe à dr.. Adoration des Mages par farco de Sienne. — Transsept de dr., Jésus attaché à la croix, par Andréa de Salerne. — Au fond du transsept, à dr. du chœur, chap.

des trois frères Sanseverini, empoisonnés en 1516 par leur oncle dai»

le désir d'hériter d'eux ; leur tombeau et les sculptures qui l'ornent sont de Merliano (Giovanni da Nola) ; c'est une de ses pi^emières grandes productions. Son dernier ouvrage est dans la chapelle de l'autre côté] du maitrft»

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