ROUTE 38. — NAPLES. — MUSEE BORBONICO
autel : c'est une Pietà, groupe à peine ébauché par lui et terminé par son élève Domenico (TAuria. — Transsept de g. : mausolée et statue de V. Carail'a par Naccarini; Crucifiement par Marco de Sienne (1570). — Vers la petite porte de l'église, trois peintures im- . portantes. Baptême [très-faussement] attribué au Pérvgin; Vierge entourée d'Anges et adorée par des Saints, et en bas les âmes du purgatoire, de Girol. Imparato; Archanges, par Amato il Yecchio. — Près de la sacristie, on remarquera le gracieux tombeau d'un enfant, par, MerUano, ou par le sculpteur espagnol Pedro, délia Plata,
Le COUVENT (qui forme aujourd'hui le Grande Arebàma générale) a un doitre d'ordre ionique, dessiné par CiccionCy et il possède une vingtaine de fresques du Zingaro (Antonio Solario), œuvres capitales de cet artiste ; il y a représenté la vie de S* Benoit. Bien qu elles aient été altérées par les -l'estaurations, ces peintures sont dignes d'attention. Lanzi y loue l'incroyable variété des figures et des sujets. (Le pitture dello Zingaro uel chiostro di San Séverine, pubblicate daStanislao d'Aloe, 1846, avec gravures.) On remarquera au milieu du cloitre un platane qu'on dit antérieur au v" siècle, — Dans le réfectoire, on voit une composition représentant la Multiplication des pains, qui, bien que contenant 117 figures, a été exécutée en 40 jours par Cohnxio.
San Setero ( F. Santa Maria délia Pietà de' Sangri).
Santa Tbresa — (Pi. 31, D, III) (église des Carmélites, rue Capodimonte). — Cette église possède une Visitation de Santa fede; S'* Thérèse par dé* Matteis; peintures de Luca Giordano et (cfaâp. à dr. du maitreautel) de Stanzioni.
Sauta Terbsa (sur la riviera di Ghiaja) possède 4 peintures de Ijuca Giomano.
nameo Borbonico (aujoard'hui
Après avoir visité à Rome les musées du Vatican et du Capitule, il semble que l'on ait épuisé en Italie l'étude de l'antiquité figurée sur les monuments qui nous en ont été conservés. Mais de nouvelles merveilles attendent le voyageur au Musée national de Naples, précédemment connu sous le nom de musée Borbonico ou DES Studi. — Ici même l'intérêt s'accroît pour la curiosité par une révélation intime et étendue de la vie, des habitudes des anciens, à l'aide non plus seulement d'inscriptions, d*autels, dé tambeaux^ de statues, mais d'un nombre prodigieux d'objets mobiliers à leur usage, depuis les plus riches jusqu'aux plus vulgaires.
C'est qu'ici ce n'est plus le hasard heureux d'une fouille accidentelle qui fournit quelque fragment antique isolé, ce n'est plus un tombeau, un temple, un théâtre, qu'on exhume, c'est une ville tout entière, ensevelie sous les cendres du Vésuve, qui livre incessamment au musée de Naples d'inépuisables trésors. Il n'a acquis une si haute importance que depuis qu'il est devenu le dépôt général des richesses englouties dans le naufrage
* Le musée est ouvert tous les jours de 9 h. à 5 h. On entre par la porte centrale de la façade. — Prix d entrée: 1 fr.; pour les enfants, 50 c. — On prend les billets à l'entrée du vestibule à gauche. — En> face est une salle renfermant des imitations on des copies d'objets du musée, qu'on peut acheter. Le dimanche l'entrée est libre. (Des affiches défendent de rien donner aux divws gardiens.) — Le musée est fermé les jours de fête suivants :
Le 1*' janvier, la Circoncision. — Le 6, l'Epiphanie. — Pâques. — L'A.scension.— La Fêle-Dieu. — 1*' dimanche de jufn; la fête Nationale. — 29 juin, S*» Pierre et Paul — 15 août, l'Assomption. — 8 septembre, la iNalivité de la S*' Vierge. — 19 septembre, S' Janvier (protecteur de Naples). — 1" novembre, la Toussaint. ~ 8 décembre, la Gob<« ception. — 25 décembre, Noël.
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ROOTE 58. — RÂPLES. — MUSÉE.
des deux cités antiaues de Pompéi et d'Herculanurrij ricnesses auxcpielles il faut ajouter celles qui proviennent des autres localités du royaume de Naples et de la Sicile.
L'édifice qui renferme les précieuses collections du Musée national fut construit, en 1587, par le duc d*Ossuna, pour servir d'écuries. Le comte de Lemos, son successeur, le fit terminer par Giulio Fontana, fils du célèbre Domeuico, et le consacra à Tuniversité. Elle y fut installée en 1616. Plus tard, on y établit le siège des tribunaux : en 1705, on en fit une caserne. En 1767, l'université y fut réintégrée; en 1780, elle fut transportée à Gesù Vecchio. L'étage supéneur de l'édifice fut terminé en 1790, et le monument fut destiné à réunir les diverses collections arlisli<}ues. On y transporta celles que le roi de Naples possédait à Rome, comme héritier des Famèse. En 1816, Ferdinand I*' y ^t réunir les collections disséminées dans les résidences royales, ainsi que la bibliothèque. En 18*60, le dictateur Garibaldi proclama propriété nationale le Musée et les fouilles, en augmentant les sommes annuellement destinées à ces travaux.
Dans ces derniers temps l'administration intelligente qui préside au musée a procédé à un nouvel arrangement des diverses parties des collections. Elle s'occupe aussi de faire disparaître la lacune hontepse qui, sous l'ancien gouvernement, affligeait tous ceux qui visitaient les ti'ésors accumulés dans ce magnifique établissement. Des catalogues à la hauteur des connaissances, rédigés pour chacune des grandes divisions du musée par des savants spéciaux, permettront d'étudier avec fruit ces précieuses collections. Il n'a encore paru (1875) que ceux relatifs aux médailles, aux inscriptions et aux armes. Le commandeur Fiorelli est aujourd'hui directeur du musée et sunntendant des fouilles. -* Les fouilles incessantes de
Pompéi ou les découvertes faites dans d'autres localités, augmentant tous les jours les richesses du musée, son arrangement ne peut jamais être considéré comme définitif. 11 est à désirer que dans l'intervalle des publications des catalogues l'administration fasse paraître des suppléments qui les complètent successivement.
Le musée de Naples, sous la nouvelle administration, a reçu 60,000 objets nouveaux, sans compter ceux qui proviennent des fouilles de Pompéi. 11 se compose des sections suivantes, dans lesquelles on pourra facilement s'orienter à l'aide du plan ci-joint. Au rez-de-chaussée se trouvent ; les peintures murales ; fresques et mosaïques antiques. — Les ouvrages antiques en marbre. — Les statues de bronze antiques. — Les inscriptions (Hercule et taureau Farnèse). — Au-dessous : les antiquités .
égyptiennes ; — le musée chrétien ;
— les inscriptions orientales. — Monuments de Fart au moyen âge. — A , l'étage supérieur : Papyrus. — Gemmes et bijoux. — Monnaies et médailles. — Petits bronzes. — Vases.
— Verreries antiques et terres cuites.
— Collection Sant Àngelo. — Cabinet réservé ou Musée secret. — Galerie de tableaux. — Bibliothèque.
L'énumération complète des objets contenus dans ces diverses collections formerait un ouvrage volumineux.
Nous nous bornerons à indiquer, d'une manière assez étendue, les objets les plus intéressants dans cha* que département.
La proyenance des objets sera indiquée, quand il y aura lieu de le faire, par un^ lettre entre parenthèses à la suite de l'objet décrit :
(B.) Baja.
(G.) Gapoue.
(P.) Pompéi.
(H.) Uerculanum.
(Pœ.) Pœstum.
(Pz.) Pouzzoics.
(St.) iiubies.
(F.) CoUmimh Famése.
ROUTE 58. — HAPLES. -^ MUSÉE.
N, B. — kvL moment où nous imprimons •cette description du musée de Naples, les catalogues des nouveaux et derniers classements ne sont pas encore publiés. Dans cha- -que salle, d'ailleurs, on plourra obtenir des renseignements du custode*