PEINTURES ANTIQUES
Dans la première galerie et les salles à droite du vestibule d'entrée (1, % 3, 4, 5, 6. V. le Plan).
Ces peintures de Pompéi, d'Herculanum et de Stables, etc., au nombre de plus de 1,600 ne sont pas de beaucoup antérieures à l'ère chrétienne. On pense qu'elles furent exécutées à 60 ans de distance les unes des autres, et qu'elles sont l'ouvrage d'un petit nombre d'artistes seulement. Exécutées sur mur, elles ne doivent pas être considérées comme des tableaux ; — on sait que les belles compositions antiques étaient peintes sur panneaux de bois ; — il faut les considérer seulement comme de simples peintures décoratives ; et, si elles «Hoiment
Ïtar la beauté du dessin et du style, par eur goût exauis, c'est aue ces compositions étaient des copies, aes reproductions réduites de peintures d'après les œuvres connues d'artistes célèbres. Les paysages et les marines sont généralement trèsmédiocres, et sans sentiment de perspective. L'exécution de ces diveises peintures est large, très-rarement fondue ; la louche est facile, et quelc^u'^fois d'une fermeté, d'une franchise (^ui dénote une grande habitude dans le pemtre. [La couleur de plusieurs peintures est très-empâtée. Les carnations sont traitées au moyen de hachures bien dirigées dans le sens du mouvement du corps.] Quant «ux arabesques, ce sont des modèles en ce genre de décoration. On s'est livre à de grandes discussions sur les proi^édés de peindre des anciens, et cette question D*est pas encore entièrement éclaircie.
Contentons-Dous de <tire que les pein-
tures de ce musée ont été exécutées les unes en détrempe, les autres à l'encausliaue, c'est-à-dire avec des couleurs ou délayées dans la cire, ou recouvertes d'un vernis à la cire. [Certaines peintures ont dû être peintes à fre^ue ; on y voit encore le trait du dessin, imprimé en creux dans l'enduit et œnunt les
Une grande partie de cette collection était d'abord au musée royal de Portici.
Dans le vestibule à droite on entre dans un corridor dont les murs sont couverts de peintures antiques (affreschi). — Les divers sujets sont réunis dans des compartiments marqués en chiffres romains, à une hauteur où ils peuvent échapper à la vue; mais il n'y a pas de numéro indiquant chaque sujet en particulier (187»^) : lacune très-regrettable, qui rend les recherches très-difuciles et laisse l'esprit incertain.
Dans la première ga}erie (Y. le Plan) sont les peintures décoratives, représentant des motifs d'architecture, des arabesques, etc. — Dans la petite salle (n* 6 du Plan) sont des peintures d'animaux, d'oiseaux, de poissons. — Dans les salles n** 1, 2. 3. 4 du Plan, sont les figures et les sujets mythologiques, historiques et divers.
Dans notre dernière édition, nous donnions, d'après un catalogue publié en 1863 par M. Minervini {Indicaxione degli inlonachi dipinti del museo nasionaiis)^ le classement d'une première partie des peintures antiques, signalées par 400 numéros.
N 'US sommes obligé de restreindre notre description aux indications générales du Guide du musée de Naples par D* Monaco, en attendant les notices délinitivcs que ne
Eeiit tarder à publier radmimstralion du [usée :
!•' Corridor. — IX» GoMPARTiMEifT. — A dr., grande peinture décorative, fond rouge, provenant de la maison de Diomède. (P.) — VIU* GoMPARTiMEifT. — Peintures provenant de la maison de Pansa (P.), représentant un temple, des perspectives, un élégant bassin recevant l'eau de plusieurs jets ; du gibier, des poissons.... — Nombreux objets ^ui décoraient les salles à manger; déà oiseaux» du gibier, des fruits, un tigre, un paon d'un beau caractère de dessin. — > XIII* CoMPABTiiiBST. — A dr., cerfs au repos — XI ¥• GoMPàRTiMERT. — Cigale conduisant un char traîné par un perroquet. On y a cru voir une caricature de Néron et de >énèque (trouvé en 1745 i Herculanum).
De ce l*' corridor on passe dans une des salles (Pkn 2), où sont réunies les
jrius beHes peintures anlk^cs, les tiois Grtces (attitude et composition da groupe en nrasée de Sienne, si souvent repro- AnH). — A g. en entrant, lY* Covmh-
VUSil. «— PBINTUftES.
Birr. — Apollon, Ghiren eiEtcnlape,
— X¥I*. Tritons et monstres manne (St.). — XV!I*. néréides. — .Néréile OQfiicbée sur un monstre (St. 1760). [Le senlptenr Ifeinneker semole s'en Are iiMptfé pour sa célèbre slatne d*Ariene, à Francfort.] Kylas enlevé par les nym- Bbes.— Xli-. Pbryxns et Belle (P.). — A dr. de bi fenêtre : J'Kurope, l'Asie et f Afrique. — XX*. Cérémonies reMgteuses en bonnenr de Cérès. — XX1«, XXUr Cérémonies religieuses en bonnenr d'Isis on d Osiris (P.). — Pràs de h fenêtre : «leox tables, renfermant des couleurs pour peindreà la goiMcbe(P.).— XXIV*. Sopboaisbeet Mas9ini>sa; Sdpion admire l'bérotne. — Cbarité grecque : Gimon allaité pirsa fille. — XXVI*, dans la baie d'une porte : M<Hlée projetant le meurtre de ses entaits (P.). -> XXVII*. Méléa^^re et Ataknte. — XXVIII-. Hercule el Oniphale.
— XXIX*. Persée et Andromède. — XXX*. Hercule délivrant Dj^anire du oen- Irare Ile-sus. — XXXI*. Téièplie nourri par la biche. — Ënée blessii (dermères iwilles de Pompéi). — Le cbeval de Troie. — XXXll*. Hercule enfant, étoufftnt les serpents. — Scènes de la vie.
— XXX 111*. Concert de musique et loi- Idte d'une dame. — La dame peintre. — OonriTes daus on tricKnram. — XXXl?*.
Oreete reœnnn. — XXXVKAntiope faii attacher Dircé aux cornes d*un tarrrenu fnrieux, par ses fils Amphion et Zéthus {le même sujet est traité d^ns le fumeux grappe en marbre d'rt : Tanreau Parnèse,
quisevoK dans une dess-iUes dumufréel.
— XXXYIK Thésée en Crète. Il vient d'abattre le Minotanre; quatre jeunes Athéniens lui expriment leur reconnaisfance. — XXXVtll*. Scènes du Forum.
» Le maitre d*école. Il fait baitlre de verbes un élève porté snr les épaules d'an jeune homme. — La caricature d'Enée (P.). Le héros troven porte ^u^ ses épaules son père Ancuise et tient par la main le petit Ascanius. Ces trois personnage» sont représentés avec des têtes de cliien. — Nams et pygmées. — XXXIX*. Chiron et Achille. — Briséis «Uovéo à Achlllo, un des plus beaux ipécimens de peinture antique, trouvé i Pouipéi dans la maison «tu poëte tragique ; il a souffert de ton expobition i
ITAUB BU SCB.
l'air pendant deux années * tranaptrté au musée en 1836. -~ Achille reconnu par Ulysse (flMuaon du poëte trafique, P.) «• XL*. Le flacrifice d'Iph^énift (maison da poète tragique. P.).-- ûrealt et Pylade condnits au sacrifice.
Sâixa MT ras». Moêaiguet, — Au mi-* lieu, VvioMphe ém BmotOtmm, mnàt mosûqne ronde d'un travail admira* ble (P.). — Pluaieurs nicbes, placées dans les app>irtenients on les jaitlin»; une servait d'ornement de fontaine. (Cet petits mooanMnts astiques ont peutrêtia donné l'idée dei décorations en mosaïque introduites dans les absides dea baailiaues ou des églises.] -*- Phmat et Helié, qui se noie dans la mer (H.j. -» Les trois Grâces (B.). -^ Noces de Nc|^ tune et d'Ampfaitrite (dernières feuillet de Pompéi). — III* GomARTunifT. Un dbiea de garde encbalué avec l'inscrip^ tion Catteeanem (maison du poëte teagi^'' que, P.). — lY*. Hmière et poimatu admiraldement exécutés (on y remarque us martin-pêclieiir). -* V*.Chat^buanl; un« caille; canards becqutilant des némifiiM (roaisos du Faune, P.). — Génie de Bae* ehua sur une panthère, d'un admirable travail (maison du Faune, P.). — Troie perroquets, sur le bord d'une coupe .(P«). [Celui du milieu ressemble à un yH^eou»
— Même disposition que la célèbre coupe aux colombes du mu.«ée du Capitole.1
— Près de la fenêtre, le Nil (P.). -^ Vil*. Baccbus. — Lycurgue, roi dô Thrace, poursuivi par la paAtbère de Bacclius. — Scènes comiques. — Chora* gium, acteurs se préparant pour une représentation (maison du poète tragH que, P.). — Deux coqs de combat. — Crâne hunmin (dernières fouilles. P.).
— Perdrix dérobant des joyaux. •» 8que» lette tenant des vases (^alle â manger^ H). — VIII*. Tbésée vaiiiqueuf du 11»* notaure (H.). »
Figures koehioiéè» el satyres, — CovpMiTiaBVTs XLI* à XLIV*. Quatre figures de Centaures, mâle et femelles.
— Faunes acrobates : petites figurée très-mouvementées, et spiritue'Ieraeflt dessinées, exécutant des ex<*rcioes sur la corde. [Que'q«os-une8 font penser à des figures grotesques de Gallot.j. (P.)
— XLV*. La M«rchuBd« é'aMoon, célèbre et charmante cou ipost lion [bien fatiguée]. — XLVI*. Noces de Zéphyre. Il* deseeud du ciel vei's F iora endormie (P.).
— XLVII*. Les trois Grâces (P.). —
XLVIII». Diane et Endymion (H.). — XLn\ Myihes de Mars et Vénus (P.).
r— L*. Lutte de Pan et de l'Amour . — LI«. Ariane et Bacchus (H., 1748). — Les treize. Danseosea da Pompéi, peintures gracieuses, et parmi les plus re- HÙirquables qui nous soient parvenues ; découvertes (1749) dans la même maison
?'je les Faunes acrobates (F. ci-dessus). Quoi de plus lâché comme exécution que ces petites figures, et en même temps quoi de plus délicieux comme sentiment) comme prâce et comme mouvement I — A notre dernier voyage (1875), nous avons trouvé qu'elles avaient beaucoup perdu, comparativement à leur état précédent.
La transparence des gazes, des élégantes draperies, voilant à peine les corps, s'est épaissie et s'est confondue avec les empalements. — Plusieurs peintres sont ince.ssamment occupés à en faire des copies, exécutées d'une manière froide, lisse, arrêtée, tout à fait contraire à la facture libre et fucilo des originaux.] — LVIll" et LIX». Peintures étrusques. — LXl*- LXIll». Paysages. — LXVll^. Les sept planètes de la semaine. — Tliétis préparant les armes d'Achilie. — Apollon et Mars^as. — LXXI*. lo conduite en Egypte. — Jupiter et Junon. — LXXII*. Six tableaux monochromes.
De rextrémitc «les salles renfermant les peintures antiques, on passe dans celles contenant la:
GOLLECTIOX ^PfGRAPHIQDE.
Rez-de-chaussée (portique et salles B du Plan).
La cour qui précède est remp'ie de fragments provenant d'ilercuianuni. — Fragment du Laocoon. — l'uléals, amghores» etc. — Calendrier de fêles flo- Eâjes, trouvé dans l'amphithéâtre de Capoue, elc...
La collection épigraphique contient ^000 ins(;riitioîîs. Ces in>cr plions, encastrées dans le mur, sont mise- en ordre et classées par groupes : Sacrécï^, Ilono- Tjiires, Publiques, Funéraire^, Grecques Latines, Osques, de Pouzzoles, de Cumes, de Pompéi; Puniques; Arabes; Chrétiennes; Misce'laiiées ; graf/iti,iic.,.. — Cet intéressant travail a été achevé par le savant M. Fiorelli, surintendant du Musée. Le catalogue raisonné de cette collection a été publié (Iscrizioni greche c ifaliehe; Napoli, 1867, in-f»). ,
1<>' Corridor : 2 grandes colonnes de cipo in. — 2 statues colossales (Atrée, Tinère). — Graffiti de Pompéi. — Du milieu de ce corridor, à dr., on entre dans une grande s;ille, sur les murs de laquelle on a placé des inscriptions et encastré des tables de bronze : entre autres les 2 célèbres Tables (fHéraclée (trouvées à Tarenle, 1732i, publiées par 1 abbé Mazzocchi. L'inscription grecque contient des dt;crets du municipe d'Iléracléc ; l'inscription latine est une partie de la loi de J. César, accordant le droit de bourgeoisie au peuple de la Gaule cisalpine. — Diverses autres tables contiennent des fra^imentsde lois. — Un cadran solaire. — Un calendrier rustique en forme de cylindre.
Deux monuments antiques très-célèbres, l'Hercule Farnèse et le Taureau Farnèse, sont placés dans cette division du Musée :
Groupe du Taureau Farnèse. — ( Plan B b). — Ce chef-d'œuvre de sculpture grecque, ouvrage d* Apollonius ci de Tau" riscuSf sculpteurs rhndiens, fut, selon Pline, transporté de Rhodes à Home par A>inius PoUion, qui le fit a heter à Rnodes. Il fut trouvé dans les thermes de Caracalla. On croit queTaftisle a exprimé le nioment oii hircé, seconde femme du roi de Thèbes Lycus, vient d'être liée aux cornes d'un taureau furieux par Amphîon et Zélhus, fils d'Anliope, qui se venge d'un long emprisonnement que Dircé lui a fait >ubir. Ce groupe monolithe, en marl)re (lonjif de 3 met. 70 et haut de 4 met. 25), forme, il faut bien le dire, un ensemble peu harmonieux. Restauré probablement à l époque de Caracalla, il le fut de nouveau sous Paul UI. Nichel-Ange le plaça dans la cour du palais Farnèse. Apporté en 1786 à Napks, il orna le jardin de la villa Reale. I e Milanais Bianchi, peu connaisseur en art antique, .lut chargé des restaurations. Les portions modernes sont : les jambes et la queue du taureau, les bras et la poitrine de Dircé; la têe, les bias et les pieds d'Antiope ; dans les figures d'Ampliion et de Zélhus, il n'y a d'antique qu'un torse et une jambe — On retrouve !•) même groupe sur une monnaie de Thyatire, sur une peinture du musée, sur des morceaux d'ivoire trouvés à Pompéi et d'après lesquels on pourrait faire une meilleure restauration.
Hercule Farnèse. — (Plan B a). —
ROUTE 58. — HAPLES. — MUSÉE.