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BOUTE 46. — DE PARU A BRINDISI

14 arches, le Vomano sur un pont de 19 arches et de 228 met., et le Salino, sur un pont de 42 arches et de 144 met. Ces rivières torrentielles sont souvent grossies par les affluents descendus du Gran' Sasso. — Après avoir franchi le Yomano, on laisse à dr.,sur une hauteur, à quelque distance la ville d'i/ri, 9,400 hab. (Uadria Picena.) Restes antiques.

146 kil. Pesoara*, — (Buffet assez bon et cher. — Le train direct de Brindisi s'y arrête 10 min.), petite ville laide, sale, entourée de fortifications, et exposée à la mararia, h l'embouchure de la rivière de ce nom, où se noya le célèbre condottiere Sforza da Gotignola. On la traverse sur im pont métallique d'une seule travée de 65 mètres *.

De Pescara on peut aller visiter, au centre deVliaWe, Aquila située au pied du Gran' Sasso {V, R. 50).

Le chemin de fer, 22 kil. au delà des stations de Pescara et de Francavilla^ traverse plusieurs tunnels. On monte en 15 mm. à :

168 kil. Ortona\ —12,000 hab., située sur un promontoire élevé. Sur la grande place, palais de Marpierite d'Autriche, fille de Charles-Qumt. -- Beaux points de vue sur la chaîne des Apennms.

D'Ortona on peut aller visiter 16 kil.

Lanciano,— 14,009 hab., situé,à 9 kil.' de la mer, sur trois collines, dont deux sont réunies par un pont nommé le pont de Dioclétien. Le territoire des environs est fertile. Les vignes y produisent une espèce de malvoisie.

On traverse encore plusieurs tunnels.

183 kil. Fossacesia, — petite ville située sur une colline à g. de la station. Dans le voisinage s'élevait un

* Les ponts métalliques de cette ligne ont été exécutés sous la direction de M. Ail". Gottrau, ingénieur napolitain.

temple de Vénus Conciliatrice, sur les ruines duquel on bâtit, au x* siècle, réglise de San Giovanni in Venere, en employant les colonnes de marbre et les matériaux antiques. — On peut d'ici aller à Lanciano ( F. ci-dessus).

On passe le Sangro sur un pont de 19 arches et de 285 met. , et plus loin, après la station de Torino, FAsinello sur un pont métallique d'une seule travée ae 60 met., fondations pneumatiques. — Avant d'arriver au Vasto on rencontre quatre tunnels artificiels qu'on a dû construire pour maintenir les terrains mouvants ; Tépaisseur de la voûte en maçonnerie est de 1 met.

50, et on atteint :

204 kil. // Vasto d'Ammone*— Bis-tonium), 12,550 hab., — sur une hauteur, près de la mer ; la vue s'étend jusqu'aux îlesTremiti. Territoire fertile, produisant une huile estimée.

Le palais d'Avalos a été embelli par le marquis de Pescaire et habité par la célèbre Vittoria Colonna, sa veuve. — On passe le Trigno sur un pont de 17 arches et de 204 met.

En approchant de Termoîi, on aperçoit, à 38 kil. en mer, les îles Tremiii (insulse Diomedœ. — On y a placé le tombeau de Diomède, à qui on attribue la fondation des villes de Bénévent, Venusia, Venafrura, Bnmdusium, etc.). La petite-fille d'Auguste, Julie, y mourut après 20 ans ae captivité.

224 kil. Termoîi\ 2,000 hab. — Très-belle vue sur la Majella, les Abruzzes, les îles Tremiti, elc.

Un peu au delà de Termoli, le chemin de fer franchit le Bifcrno (Tifernus) sur un pont de 6 arches et de 92 met.

231 kil. Campo Marina, — 1,850 hab. Ville autrefois populeuse, mais décimée par la peste, les tremblements de terre et Ja guerre. Une colonie d'Albanais s'y établit au temps de Scanderbeg. — On franchit le For tore (Frento) un peu avant la station de Ripalta*

Le chemin de fer, qui depuis Ancône avait presque continuellement suivi le littoral de la mer Adriatique, rentre dans les terres en se dirigeant vers Foggia, et est séparé de TAdriatique d'environ 70 kil., par le vaste promontoire du monte Gargano (1559 naèt.). — On quitte TancieH Samnium et on entre dans TApulie.

277 kil. Poggio Impériale. — 1815 hab. — Une partie de la population est albanaise. — Au N. E. s'étend le lac de Lésina (Pantanus de Pline] , de 18 kil. de long; poissonneux; communiquant avec la mer, dont il est séparé par une langue de terre étroite. -— Entre Poggio Impériale et Apricena il y a une U*anchée faite à la mine * dans le granit, de 1,200 met. de long et de 25 met. de hauteur.

283 kil. Apricena, — dans un territoire fertile. Carrières de marbre bleu, blanc et jaune. Un tremblement de terre (1613) détruisit une partie de la ville.

295 \d\. San Severo*, — 17.000 hab., une des villes florissantes de la la Capitanate.

522 kil. Foggia*. — 34,000 hab.; grande et belle gare, à 15 min.

de la ville. — Buffet (le train direct de Paris-Ancone-Brindisi s'y arrête 20 min. à 4 h. du soir; — pas d'omnibus ; nombreuses citadines :

la course, 50. cent.; 1" heure, 1 fr. ; on fait prix pour les bagages). Une des plus belles villes des provinces méridionales de Tltalie. Chef-lieu de la Capitanate; le nom de Capitanate vient de celui de Catapan, gouverneur de l'Apulie et de la Calabre, nommé par l'empereur. Il s'y fait un commerce actif en blé et en nestiaux.

Les rues sont larges, pavées en dalles et bien bâties. Cette ville fut ravagée parle tremblement de terre de 1731.

— Plusieurs places : Cavour, dont un côté est occupé par un portique ionique servant d'entrée au Jardin pur (lie; Lanza, bordant le corso Vitt.

Emanuele. (Statue de marbre" du cé-

lèbre médecin Lanza.) Les monuments sont nuls.

On est ici dans le Tavogliere di Puglia, immense plaine sans arbres, couverte d'une herbe courte ( F. p. 377) s'étendant de la chaîne apennme au mont Gargano.

On peut visiter à 17 kil. N. 0. de Foggia ; trajet 1 h. 1/2 ; voiture aller et retour, 5 à 6 fr.

Lucira * (Luceria), ■— 13,000 hab., — dans une situation élevée et saine.

Elle passe pour avoir été fondée par Diomede. Cette antique cité osc|ue fut autonome et puissante. Elle devint une colonie romaine appartenant à la tribu Claudia. Dans la guerre civile entre César et Pompée, celui-ci s'y réfugia comme en lieu sûr, où il appelait Ci> céron. Cette ville fut détruite par l'empereur Constant II, et il ne reste plus { rien de ses monuments antiques. Les fouilles ont fait découvrir des fragments précieux. Frédéric H, qui y résida, y transporta et y établit 20.0(K) Sarrasins de la Sicile, dharles I*"' d'Anjou en délivra la ville en 1269. La cathédrale gothique avait été un moment convertie en mosquée. — Dans le voisinage, on voit les ruines de Castel Fiorentino, où mourut l'empereur Frédéric II en 1250.

Ezcnrsion. — Une route sablonneuse conduit de Foggia à Manfredonia (33 kil. ; 2 post.) ; on traverse le Candelaro. Si, au lieu de suivre la grande route, on

{>rcnd la route d'en haut, on peut visiter e monastère ruiné do San Lionardo, fondé en 1223 par Frédéric II, pour l'ordre Teutonique. L'église présente des détails remarquables a d'architecture sarrasine. C'est aujourd'hui une métairie délabrée. »

BI«nfredonia\— (8,000 hab.), fondée en 1256 par Manfred, et bâtie en partie avec les ruines de Siponlum. Elle est exposée à la mal'aria. Bon port, d'où on exporte beaucoup de grains. — Le bateau à vapeur faisant le trajet d'Ancônc à Corfou, Messine et Naples touche à Manfredonia, à l'aller et au retour. — A 16 kil. de Manfredonia est située sur une montagne la ville de :

Monte SanVAngelo, — célèbre par le sanctuaire dédié a S* Michel, qui attire

une foule de pèlerins pour la Kte du 8 mai. — On peut (fe là faire l'ascension du Gargano (1559 met.), dont la chaîne constitue le promontoire de ce nom» le seul promontoire de toute la côte italienne sur l'Adriatique faisant une saillie importante, qui détermine Véperon de la botte de l'extrémité de la péninsule. Ce Gargano est le Garganus des anciens :

Aut açiuilonibus Querceta Gargaoi laborant.

(Uor., Carm. n, 9.)

De Manfredonia on peut aller à cheval le long de la côte jusqu'à Barletta IV, ci-après). On passe entre la nier et le lac de Pantano Salso, long de 6 kil., que traversent le Gandelaro et le Gervaro avant de se jeter à la mer, et plus loin sur une bande de sable étroite entre le lac de Salpi et l'Adriatique. Cette route est dénuée d'intérêt.

2» Oe Foggia à Bari 6t à BHnciisi.

En chemin de fer.

De Foggia à Bari. — 123 kil • — Traj. en 5 h. 20. — Prix: 15 fr. 90 c; 9 fr. 70 c; 6fr. 95c.

De Foggia à Brindisi. — 254 kil. — Traj. en 6 h. ou 7 h. — Prix : 26 fr. 45 c; 18 fr. 50 c; 13 fr. 20 c.

ToggU^ kil.

Ortanova -...,. 20

Cerlgnola 33

Trimtapoli 52

Barletta 68

Trani 81

Bisceglie 89

Molfelta 98

Giovinazzo 104

S. Spirito Bitonto 111

Bari 123

Mola di Bari 142

Polignano a mare 156

Monopoli^ 163

Fasano. , 177

Ostuni 197

Carovigno 206

S. Vito d'Otranlo 222

Brindisi 234

. Foggia (V. p. 508). — De Foggia on traterse la grande plaine de pâturages (Tavogliere di Puglia) qui s'étend d une manière monotone jusqu'à rOfanto. Une partie cependant commence à être cultivée eu vignes et en céréales.

Au delà de Foggia, le chemin de fer franchit le Gervaro sur un pont oblique de trois arches : puis le Carapella et FOfanto (Aufidus) sur des ponts de trois arches droites. Sur la rive dr. de FOfanto à 8 ou 10 kil.

S. 0. de son embouchure est le site de la bataille de Cannes.

Jusqu'à Barletta on a toujours en vue le mont Gargano.

Cerignola* — 18,000 hab. Sur une hauteur où la vue s'étend sur la plaine d'Apulie. En 1503, Gonzalve de Cordoue y remporta une victoire sur Farmée du duc d'Anjou, commandée par le duc de Nemours, qui y fut tué. Cette bataille fit passer le royaume de Naples sous la domination espagnole.

Dans une des rues est ime borne milliaire encore en place avec une inscription rappelant que Trajan fit à ses frais la route de Beneventum à Brundusium (Lxxximil. depuis Brundusium).

Après avoir dépassé Cerignola, la voie s'infléchit à FE. et regagne les bords de l'Adriatique, au delà du lac de Salpi, dont les exhalaisons donnent lieu en été à des fièvres d'accès. Près de là, au bord de la mer, sont des salines considérables, qui fournissent la plus grande partie du sel consommé en Italie.

Barletu*— (Barrfw/t), 28,200 hab. , dans une situation agréable au bord de la mer. Dans Fêté, lèvent de N. 0. apporte un air malsain des marais de Salçi. (Ni omnibus ni voitures à la station, située dans un quartier neuf, et voisine de la ville). Au sortir de la station, on suit une allée bordée de chaque côté par un jardin public récent, puis la via Canosa jusqu'au marché ; au delà duquel on entre dans la strada Garibaldi, qui traverse la ville dans sa longueur. On y trouve à g. le corso Vitt. Emanuele, puis à dr. la via Cavouf-y bordés Fun et l'autre de belles maisons. Les rues sont dallées et ont de larges trottoirs. — La cathé^ drale a une façade élégante ^ l'inté-

rieur est blanchi à la diaux. Elle renferme de nombreux tombeaux. — Sur la place près de Véglise San Stefano, une statue en bronze de 4 met.

30 cent, de hauteur représente, dit-on, l'empereur Héraclius. — Il y a un bon théâtre.— Le c/id/eaM, dominant la mer, date de 595 et fut restauré en 1584.

U n*est plus ni forteresse ni prison ; et il est loué comme magasin. Le port, protégé par un môle, est insuffisant pour le commerce de la cité ; de grands travaux pour lui donner de l'extension ont été décidés. — En 1503, Gonzalve de Cordoue avait à Barletta son quartier général. Dans un moment de trêve eut lieu un défi entre ti'eize chevaliers espagnols et treize chevaliers français. Le combat, autorisé par les commandants, se donna dans un endi*oit situé entre Adria et Corato, à moitié chemin entre Barletta et Minervino, où était le camp français.

Bayard était im des champions et soutint avantageusement, lui second, après que ses autres compagnons eurent été démontés, le combat contre les treize Espagnols. Jérôme Vida, contemporain, a célébré eette lutte dans de beaux vers latins. Ce combat a aussi été décrit d'une manière peu histori(][ue par le marquis Massimo d'Azegho, dans son roman d'Etlore Fieramosca, — Le commercé de Barletta consiste en blé, en huile et en vin. L'époque des vendanges répand une animation extraordinaire dans la ville. La route le long de la mer, que Ton continue à suivre, contraste avec l'aspect du Tavogliere par les riches cultures du sol. On y voit des figuiers, des amandiers, des grenadiers, des caroubiers, des orangers.

Trani * — [Tranumei Trajanopolis,

Cour avoir été restauré par l'empereur rajan), 30,000 hab. Le port, qui fut célèbre à l'époque des croisades, ne

Eeut contenir que de petits navires, es rues sont étroites, tortueuses et mal pavées. — La cathédrale, sur une hauteur, est un monument remarqua-

ble ; portes de bronze du xii* siècle.

De maladroites restaurations en ont gâté l'intérieur. — Théâtre, — Commerce important en huile, en amandes, figues, vin muscat (moscado) estimé. — On remarque dans la ville 9 colonnes milliaires.

De Barletta à Brindisi {9^ kil.). La ligne suit le littoral de TAdriatique. Grand viaduc avant d'arriver à Bisceglie, avec 9 arcs plein cintre ; long de 147 met. 40 et élevé de 18 met. au-dessus du sol.

Bisceglie * ( Vigiîiœ),^U ,700 hab.

Ville bâtie sur un rocher et sur l'emplacement d'une ville antique, dans im territoire semé de villas ; renommée pour ses vins et pour ses raisins secs ; elle a un petit port défendu par des fortifications.

Molfetta*, — 27,000 hab. — Ville épiscopale, commerçante et industrielle, avec im port de mer. — Elle fut détruite en 988 par les Sarrasins et saccagée par l'armée française de Lautrec en 1529. Les navires à vapeur du Levant y touchent. — « Dans les environs, Pulo, mine de salpêtre, qui se renouvelle sans cesse ; elle a 29 met. de profondeur et 325 de circuit.

On en retire par an, plus de 10,000 quintaux de salpêtre. »

GiovinazT^o. — 8,000 hab. Bel hospice où on apprend des métiers à 500 enfants orphelins ou abandonnés.

Bari *— (Banum), 60,000 hab. — (Pas d'omnibus. Voiture, la course, 50 c.) Sur une langue deten*e au bord de la mer Adriatique. La ville se divise en deux parties distinctes de mœurs et d'aspect, et séparées par le corso Vitt. Emanuele : 1° le Ban Vecchio groupé autour de la cathédrale. Le^ rues y sont étroites, tortueuses et habitées par une population sale ; 2" le Bari nuovo ou Borgo, où les rues larges, se coupant à angle droit, sont bordées de maisons neuves. Bari donne son nom à la province dite terre de Bari (l'ancienne Peucetia), comprise entre la province d'Otrante au S., la Basili-

ROUTE 46. — DE PÂRIà A BRINDISÎ.

Ml

cate au S. 0. et au N., la Capitanate, dont la sépare l'Ofanto. C'est une des provinces les moins cultivées de ritafie. La ville de Bari fait un commerce étendu avec Trieste et la Dalmatie. On croit que cette ville est d'origine grec(jue. Les Sarrasins s'en emparèrent au IX' siècle, et les Normands I en 4070. Elle fut détruite en 1156 par , Guillaume le Mauvais. — Le port, i abrité du vent par deux môles, bien qu'ensablé, était le plus fréquenté de [ cette côte après celui .de Barletta. De j nouveaux travaux y ont été commen- \ ces en 1855. — La cathédrale, San , Sabino, a une tom* que l'on a com- , parée au fameux campanile de Sé- . ville. Un archevêque modifia tristement r.architecture de cette église ; (1739-49); il fit recouvrir de stuc I les 16 colonnes de granit et le marj bre de la nef. On monte par un es- I calier au chœur, fermé par une balustrade de marbre, aux côtés de laquelle sont deux colonnes surmontées d'urnes de verre renfermant les têtes visibles des papes et martyrs Alexandre et S^ Pie. L'église contient des tableaux du Tintoret (S* Roch et la peste), de P. Véronèse (Madone], et du Calabrese, — La crypte, est aécorée de 26 piliers de marbre jaune antique. L'église S*-Nicolas, bel édifice élevé en 1 087 , par Roger, fils de Robert Guiscard. On j voit une vierge trônant, des saints pemts par Bertoï. Vivarini de Murano (1466), et le tombeau de Bona Sforza, héritière du duché de Bari, qui mourut en 1558, dans le château de cette ville. Le tombeau de S* Nicolas est dans une crypte que Von a également comparée, pour le style de l'architecture, à la mosquée de Cordoue. De la caisse de marbre où sont ses ossements découle la li-

Sueur miraculeuse de la santa manna, n la débite aux croyants qui doivent apporter une petite fiole. — L'ancien château est une importante construction. — Beau théâtre Picciniy construit il y a quelques années.

Jadis tout le littoral du royaume de Naples, soit d'un côté, soit de l'autre, était protégé par de petites fortifications rapprochées, auxquelles on donnait le nom de tours, à cause de leur forme.

Aujourd'hui ces tours sont devenues des maisons de campagne; mais elles n'ont pas moins conservé leur, dénomination, et elles désignent un grand nombre de points sur la côte.

Moîa*, — 10,000 hab. Petit port, dans un pays fertile. Un château qui s'élève sur la plage servait à la défense de la ville contre les puissances barbaresques.

PoUgnano a mare, — 6,000 hab., sur un rocher présentant une curieuse caverne, où pénètre la mer. — On laisse à dr. Conversano, 9,000 hab.

Monopoli*, -- 20,000 hab., ville assez bien bâtie. La cathédrale a un S* Sébastien, par Palma Vecchio. — A environ 8 kh. au delà de Monopoli sur le rivage, est Terre (VEgnazia, sur le site de la ville antique de Gnatia. C'est là qu'Horace, terminant le récit de son voyage, en compagnie de Mécène, de Virgile, de Plotius, raconte (Sai, I, 5) un prétendu miracle qui excita leur hilarité. « Les habitants voulurent essayer de nous persuader que des grains d'encens, posés sur le seuil d'un temple, se consumaient d'eux-mêmes. Qu'on fasse croire cela aux juifs ! Pour moi, j[e ne crois pas que les choses merveilleuses qui se produisent dans la nature, ce soient les dieux qui prennent la peine de nous les envoyer du haut de leur céleste séjour. » Parole de bon sens prononcée il y a 19 siècles; malgré les progrès de la civilisation, la crédulité humaine est toujours la même.

Fasano'', — 14,600 hab., à 5 mil.

de la mer. On entre dans la terre d'Otrante.

Ostuni*, — 16,000 hab., ville florissante, située au pied d'une colline, au milieu d'un territoire fertile. On voit des oliviers d'une dimension considérable.

San Vito, — 6,000 hab. — La culture devient plus rare en approchant de:

Brînditî* (Brindes, Brundusium).

— 14,000 han. — A l'arrivée : Omnibus, 50 c; chaque colis, 50 c.

Voiture à 1 cheval, 60 c. à domicile ; avec bagage, 1 fr.; Theure^ 1 fr. 50 c. — En face de la station est la via Amena, large et assez propre, au bout de laquelle se trouve la piazza San Francesco, dontim des côtés est formé par le port ou via Marina. C'est dans cette partie la plus agréable de la ville

2u*est situé le grand hôtel des ludes- >rientales. Les autres rues sont sales, tortueuses, étroites «t mal pavées. La cathédrale, ancienne, a été complètement restaurée au xvui* siècle. L'église San Giovanni (\i* siècle) a été presque entièrement détruite par un tremblement de terre.

Le château, au bord de la mer, sert à loger les galériens employés aux travaux du port. — Cette ville antique, fondée par tme colonie grecque, récemment encore d'un aspect en partie misérable, et souffrant des progrès de la mal'aria, a été puissante et célèbre. Heureusement placée à l'extrémité de l'Italie sur le chemin de l'Orient, elle est destinée a reprendre une.^ande importance commerciale et à devenir la plus importante station de l'Adriatique. Le nouveau gouvernement de l'Italie a décidé que six millions seraient dépensés pour améliorer son port. Les canaux d'entrée et les bassms ont été creusés profondément. Des quais de débarquement ont été mis en communication avec le chemin de fer, des digues, des môles, des jetées ont été construits ; Brindes aura tm port intérieur accessible aux plus grands navires et un avant-port bien abrité. — La rade de Brindes est le seul mouillage de la côte occidentale qui puisse servir aux bâtiments de grande dimension. Elle s'enfonce d'environ 3 kil. dans les terres vers

le S. 0. Elle est protégée par des îles sur l'une desquelles est un phare et

Sar une ligne de roches qui la défenent contre les vents del'E., les seuls auxquels elle soit exposée. On y mouille par iO, par 11 et par 12 mètres de fond ; les bâtiments y sont bien en sûreté. L'embouchure du port proprement dit est placée dans le fond et à l'extrémité S. 0. de la rade. Un petit canal appelé Pigonati, ayant 50 met.

de largeur sur une longueur de 525 et bordé de murailles, sert à passer de la rade dans le port proprement dit et se divise ensuite en aeux branches qui entom'ent la ville en formant chacune un demi-cercle. On mouiUe dans tout cet espace, où l'on trouve des fonds qui varient entre 4, 5, 7 et 11 met.

Les grands vaisseaux peuvent approcher du quai à 2 ou 5 met. En denors des grands steamers anglais et de quelques paquebots à vapeur, le port de Brindes est peu fréquenté. Cette ville est appelée à un avenir important. Malheureusement son industrie, qui pourrait être considérable, est nulle par l'apathie des habitants. — Brindes était une grande station navale des Romains ; c'est à Brindes qu'aboutissait la voie Appienne, et que les Romains s'embarquaient pour la Grèce.

Au moyen âçe les flottes en partirent pour les croisades. D fut détruit par un tremblement de terre en 14d6.

Pacuvius y naquit, et Virgile y mourut. Mécène, accompagné d'Horace, y vint réconcilier Auguste et Antoine (V, R. 58). Toute sa gloire est dans son passé. Elle doit être effacée par ses nouvelles destinées actuelles. Du reste, à l'exception d'une colonne de marbre et de la base d'une autre colonne, près du port, elle ne possède pas de monuments de l'antiquité. Son port même était ensablé en partie. Les bateaux à vapeur du Lloyd autrichien touchent à Brindes dans leur traversée pour Corfou et Syra ; ainsi que les par qucbots (Peirano Danovâro) allant à Trieste, Ancône, Tarente, Reggio,

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