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DE BRINDISI A OTRANTE

85 kil. — Chem. de fer. — Trajet en 3 h. 15 min. — Prix : 10 fr. 60 c; 6 fr. 70 c: 4 fr. 80 c; 3 fr. 80 c.

La ligne s'éloigne de l'Adriatique et elle arrive à LeccCt du côté S.-O., qui refirarde Gallipoli.

Brindisi. kil.

Tuturano 9

S. Pielro Vernolico 17

Squinzano 24

Trepuzzi 28

Lecce 38

S. Cesario. 45

S. Donato 47

Galugnano 50

Sternatia 55

Zollino 57

Corigliano d'Otranto 62

Maglic 67

Bagnolo 72

Cannole 74

Giurdignano 79

Olranto 85

S^ttinzano, 3600 hab. (population en partie albanaise).

Lecoe* — (Lycium), 21,300 hab.

On en attribue la fondation au Cretois Idoménée, après la destruction de Troie. — Cette ville, située dans une plaine fertile et parsemée de villages, est la capitale de la province napolitaine d'Otrante ; elle est renommée pour ses dentelles, son huile et sa gomme odoriférante ; son commerce est assez important, — Quelques beaux édifices : cathédrale dédiée à Sant' Oronzio ; palais du gouverneur, etc. — Une route nouvelle, qui mène à l'Adriatique en 1 h. 1/2, sert de promenade favorite.

ITAUB DU SUD.

De Lecce à GallîpoH.

37 kil. Trajet par la poste en 4 h. 1/2,

Copertino. — 5700 hab. — Nar do *, 9,000 hab., située sur une col line, dans une contrée bien cultivée riche en olives, en coton et en tabac. La cathédrale a des peintures de Giordano et de Solimena.

Gallipoli*, — 10,000 hab. (port de mer), ville antique (Anxa de Pline) dans une belle situation, isolée sur un rocher en mer et rattachée par un pont au continent. Entrepôt des huiles de la Fouille, qui s'exportent de là à Naples, à Livourne, à Gènes.

Il y a toutes les semaines des communications régulières entre Gallipoli, Ancôue. et Messine.

A l'E. de Gallipoli, village pittoresque de li Piccioti ; les dattiers abondent dans les jardins des riches marchands.

A quelque distance de la ligne du chemm de fer sont des villes peuplées par des colonies albanaises.

Calimera, — 2300 hab. (14 kil. 8 de Lecce, et 7 kil. 4 deMartano). Colonie albanaise.

Martano, — 3500 hab., peuplé, ainsi que Calimera, par des colonies albanaises, qui ont gardé leur langue grecque. Les femmes sont remarquables par leur beauté.

Otranto*— (Otrante, Hydruntum) , 2000 hab. —Cette ancienne ville de la Messapie ou lapygie est déchue de sa splendeur, et n'est plus qu'un village de pêcheurs désolé par la mal'aria. En 1480, elle comptait env. 20,000 hab., lorsqu'elle fut assaillie à l'improviste par les Turcs, qui massacrèrent 12,000 hab. et en emmenèrent une partie en esclavage. Sur les remparts et dans les rues on voit encore d'énormes boulets de granit, qui datent de ce désastre—Alphonse, petitfils de Ferdinand d'Aragon, reprit

DE BARI A TARENTB.

presque aussitôt cette ville aux Turcs.

— Château construit par Alphonse d'Aragon; la cathédrale, qui servit d*écurie aux Turcs, contient quelques colonnes d'un ancien temple de Minerve ; anciennes fortifications tombant en rume. — D'une hauteur voisine on aperçoit, par un temps clair, les côtes de la Grèce : c'est ici que Pyrrhus voulait construire un pont qui réunirait la Grèce et l'Italie.

n est impossible de visiter Otrante sans éprouver le désir de pousser jusqu'au célèbre promontoire de Santa Maria di Leuca ou di Finisterre [lapygium promontorium) (60 kil.), tonnant le talon delà botte à laquelle on a comparé cette partie de l'Italie.

On passe devant une suite de maisons de campagne, de vignes, de jardins, de villages. — On laisse à dr. , à 1 2 kil. S. d'Otrante, sur le littoral, la petite ville de Castro (ancien Castrùm Minervae). Elle fut entièrement ra\agée au XVI* siècle par les Turcs, qui emmenèrent en esclavage les femmes et les enfants. Quelques antiquaires croient que c'est là qu'était le tem-

Îile de Minerve dont parle Virgile iEn. ni), lorsque Enée, parti de lEpire, découvre les côtes de l'Italie.

Cependant Strabon semble le placer à 1 extrémité de l'Italie, au promontorium lapygium. — La ville la plus importante qu'on rencontre est Aies- <ano, 2800 hab., qu'on croit fondée au XI* siècle par Alex. Comnène. A peu de distance est le promontoire de Sainte-Marie^ ainsi nommé à cause du célèbre sanctuaire qu'on y a élevé et que les marins désignent sous le nom de Matonna do Firisterre. C'est là qu'était la ville de Leuca, qui fut détruite par les barbares. — Les montagnes Acrocérauniennes de l'Albanie (Epirus) se déploient dans le lointain en perspective. — Sous le premier ' empire, le ministre Fouché reçut le litre de duc d'Otrante.

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