ET A FOGGIA
198 kil. — Chem. de fer {V. R. 54).
De Xlaples à Bénévent.
97 kil. — Cbem. de fer. — 4 convois par jour. — Trajet en 4 h. — 11 fr.; 7 fr. 70 c; 5 fr. 30 c; 4 fr. 40 c; 3 fr.
L'ancienne route de voiture passait par Arienzo, — 4000 hab. — Entre Arienzo et Arpaja, le chemin passe dans un déiilé que l'on considère géneralemenl comme le célèbre défilé des Fourches Caudines, où ]es Romains enfermés par les Sumniles durent passer sous le joug, l'an 433 de Rome. C'est près d'-4rpaya (1380 hab.) qu'était située la ville de Caudium, qui donna le nom au passage. Entre Arpaja et Arienzo il y a un village nommé Forchia. C'est donc plutôt ealre Arienzo et Arpaja qu'entre Arpaja et Montesarchio qu'il laut placer ce défilé. Du reste la vallée qui s'étend entre ces deux dernières localités a été exhaussée de 26 met. au moins par un soulèvement volcanique. {V. Homnisen : Hist. romaine.)
Le chemin de fer{V.<, pour la suite des stations, la route précédente) passe à :
20 kil. (de Naples] Aversa* , — 18,513 hab., ville l'ondce au xi* siècle par les Normands. Il y a une célèbre maison
d'aliénés établie par Murât. Peintures de Solimène, à l'église de rAnnunziata.
Entre Caserta et Maddaloni — ( K. R.
35), on traverse deisx tunnels de 238 et 660 mètres.
54 kil. Dugenta, — Un peu plus loin, le chem. de Jer franchit le Calore sur un pont en maçonnerie d'ancienne construction, et qui sert à la fois pour la voie ferrée et pour la route provinciale de Napies à Campo Basso.
65 kil. Telese. — On laisse à dr. le petit lac Telese.
70 kil. Solopaca, — 4500 hab. Le chem. de fer suit jusqu'à Bénévent le cours du Calore à travers une étroite vallée. — Il franchit le torrent S. Lorenzo Maggiore^urun pont en fer de 18 met. et il traverse le tunnel de la lÀmata, de 346 met.
89 kil. Yitulano. — Un peu avant Bénévent, tunnel de 78 mètres.
96 kil. Station de Bénévent, à 15 min. de la ville. — Pas d'omnibus. Voit, â 1 cheval, 50 c; voit, à 2 chev., 1 fr. — De la gare à la ville, on passe le Calore sur un très-beau pont. — On peut facilement visiter Bénévent dans Hntervalle de deux convois du chem. de fer.
Bénéveiit *. (Benevento). 18,900 hab., ville d'un aspect triste. Le corso Garibaldi, longue rue étroite et sale, traverse la ville dans toute sa longueur. — Ancien chef-lieu de la délégation des Etats de l'Eglise, qui, avant la dernière formation du royaume d'Italie, faisait enclave dans le royaume de Naples.
La population de toute la délégation était, en 1843, de 23,910 hab. L'origine de cette ville est attribuée à Diomède. Son premier nom fut Malœis ou Maleventum, à cause de la violence des vents qui y régnaient. Soit par optimisme, soit par esprit d'épigramme, on l'a appelée depuis Beneventum. Ce territoire appartint aux Samnites et passa ensuite aux Romains. [Les lecteurs d'Horace se rappelleront le récit qu'il fait (Sot. 1,5) de son passage à Bénévent en se rendant à Brindes, en compagnie de Mécène, de Virgile, de Varius : l'aubergiste, dans son emi)ressement à recevoir si noble compagnie, mit le feu à sa cuisine en faisant rôtir de maigres grives (macros turdos] pour leur repas.] Les rois lombards érigèrent Bénévent en duché en 571, et il fut gouverné par des prin-