ROUTE 57. — DE NAPLES A MBLFI ET A BARLETTA
dre de Charles de Duras, le 22 mai 1582.
Au delà de Huro la route monte beaucoup ; on dépasse successivement Bella, mb hab., et San Fêle, 7000 hab. Après plusieurs descentes et montées, Ja route qui serpente arrive à :
Atella. — Blisérable villas^e, entouré de murailles, et ravagé par le tremblement de terre de 1851. Il ne faut pas confondre cette localité avec la ville qui donna le nom aux drames osques nommés Atellanesy et qui était en Gampanie.
ExcuraioB. — A 7 kil. S. E. d' Atella est situé sur une hauteur le château de Petole, bâti au xiii* siècle par l'empereur d'Allemagne Frédéric II, grand chasseur, qui se plaisait dans cette contrée couverte de forêts. Ce château appartient à la famille Doria Panfili. On peut en 35 min. aller visiter le lac de Pesole, d'où sort le Bradano, un des grands cours d'eau de la Basilicate. Il abonde en anguilles, en tanches. Les bords du lac, entourés de forêts au N. seulement, n'offrent pas de grandes beautés. Ce lac était autrefois célèbre par ses îles flottantes.
On peut, en inclinant au S., gravir la montaj^ne de Carminé, monter à la chapelle de la Madone, d'où l'on a une vue magnifique, et ensuite se diriger sur Avigiiano*, — 14,600 hab., situé sur un haut plateau alpestre, et enlouré de forêts de sapins ; ville sans intérêt pittoresque, et qui a aussi souffert du tremblement de terre de 1851.
D'Avigliano on peut gagner Potenza {V, p. .526) par un chemin pittoresque et nui serpente en montant ou descendant, sur le revers assez élevé d'une montagne couverte de magnifiques sapins. En 2 heures on arrive sur les hauteurs formant les contre-forts du mont Picerno. On redescend ensuite dans une vallée où ne se retrouve plus la végétation italienne, mais celle des vallées supérieures de la Suisse; au milieu se dresse solitairement, comme une forteresse, Po/ensa, la capitale de la Basilicate.
Après Atella, continuant sa route, on a en vue le mont Voiture, et on arrive, au pied de cette montagne, à :
Rionero*, — 12,000 hab., ville datant à peine de 200 ans, et en partie détruite par le tremblement de teri'e de 1851.
Elle fait un commerce assez important, et c'est une des plus propres et des mieux bâties de la province. C'est un lieu propice comme point central d'excursions dans la contrée.
Barils, — 4200 hab. Située sur une colline au pied du Voiture, entre deux torrents descendant de la montagne. Une partie de la ville fut changée en ruines par le tremblement de terre de 1851 ; beaucoup de personnes y peixlirent la vie. Le terram laisse voir partout des crevasses profondes, des ravins, des cavernes (utilisées comme celliers). La population est d'origine albanaise; les mœurs et les costumes conservent, comme dans les montagnes du Gar^no ( Y.
p. 509). un caractère grec. La ville offre un mélange de constructions bizarres.
Des hauteurs la vue s'étend jusqu'à l'Adriatique.
Bapolla, — 3490 hab. Entourée de iardins fruitiers s'élevant en gradins sur la montagne. De vieilles murailles, des maisons sombres et un amas de décombres d'un vieux château conservant encore les traces du moyen âge. La cathédrale, normande, a été en grande partie détruite par le tremblement de terre de 1851.
Afc//Î.{R. 56).
Un trajet de 24 kil. sépare Melfi de : Venosa* — Venusiumon Venusia^ lien de naissance d'Horace, situé sur la frontière de l'Apulie et de la Lucanie), 7050 hab. Il reste peu de traces de ses antiquités.
Dans une des rues est une colonne surmontée du buste d'Horace. On montre une construction antique (en opus reticulatum) comme une prétendue maison d'Horace. — Abbaye de la S*^TRiiriTÉ fondée par Robert Guiscard, dont le tombeau est dans l'église. Il portait cette inscription : Hic terror mundi Guiscardus. Les ruines du château offrent aussi Quelque intérêt. — Cette ville, située à 1 E. de Melfi, détruite par les Sarrasins au nt« siècle, et au xi« par Roger, qui fit massacrer ou brûler les hommes, les femmes et les petits enfants, a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1851. — On a découvert dans le voisinage de la ville, en 1853, de curieuses catacombes remplies de tombeaux juifs; quelques antiquaires les ont crues