ROUTE 61. — DE TARENTB A REGGIO
mination monéentanée des deux Denys et d'Agathocle, sous l'irrévocable domination des Romains. »
L'antiquité n'a point laissé d'histoire suivie des colonies grecques de l'Italie ; il y a là une lacune pour une brillante période de l'histoire de l'humanité. On ne sait rien des luttes qu'elles eurent à soutenir contre les indigènes. Lorsqu'elles les eurent refoulés, la rivalité les arma les unes contre les autres.
Les Romains commencèrent par former des alliances avec quelques-unes de ces villes, que bientôt ils devaient toutes soumettre à leur domination. Ce fut Tarente qui, la première, se heurta contre Rome : elle attaqua une escadre romaine côtoyant ses rivages, qu'elle voulait lui interdire. Rome, engagée dans ses luttes avec le Samnium et l'Etrurie, se résigna pour le moment à réclamer simplement ses prisonniers. Les ambassadeurs romains, introduits au théâtre devant le peuple de Tarente réuni, excitèrent la risée par leur costume, et plus encore par les fautes de langue qui leur échappèrent ; enfin ils furent expulsés du théâtre. L'insulte devait êti*e expiée plus tard. En vain Tarente fit-elle alliance avec Pyrrhus; celui-ci, après un heureux début, fut vaincu par les armes romaines. Tarente, abandonnée à elle-même, dut se soumettre à Rome, livrer ses armes et ses vaisseaux, abattre ses murailles et payer tribut.
Sous la domination romaine, les colonies de la Grande-Grèce conservèrent leurs lois et leur liberté; mais elles durent payer l'impôt et fournir à la ville qui devenait la capitale du monde des vaisseaux pour ses guerres. Peu à peu l'influence grecque diminua dans l'Italie méridionale. Strabon dit que toute cette contrée était devenue barbare^ c'està-dire étrangère aux Grecs. Cependant, si avec la perte de l'indépendance politique, la civilisation et les arts de la Grèce avaient peu à peu disparu, Niebuhr signale une smgulière persistance daps la langue grecque, qui ne commence à se perdre qu'au xiv« siècle.
Le Bratinin, extrémité méridionale de l'Italie antique, était entouré par la mer, excepté au N., oii il avait pour frontière la Lucanie.LesBrutiens descen-
daient des Lucaniens : c'était une tribu de bergers, qui, révoltée contre ses maîtres, s'était retirée dans la partie la plus sauvage de cette contrée montagneuse, et devint redoutable par sa population nombreuse et la férocité de ses mœurs. Ils forcèrent leurs maîtres à reconnaître leur indépendance (an 377 de Rome) et s' emparèrent d'une partie de la contrée. Papirius Cursor les soumit (an 480), deux ans après que Pyrrhus eut évacué l'Italie. Dans l'espoir de secouer le joug romain, ils se joignirent à Annibal et l'aidèrent à se maintenir longtemps dans ce coin de l'Italie. — Les principales, villes du Brutium furent Crotone, Wiegium, Locres et Pandosie.
De Tarente à Gotrone.
236 kil. — Chem. de fer. — 3 trains par jour. — Trajet en 6 h. 45 min. et 8 h. 15 min. — ^ fr. 70 c; 18 fr. 70 c; 10 fr. 70 c.
Taranto, kil.
Ginosa 35
Torremare 44
S. Bjsilio Pisticci • 52
Scanzano Montalbano .... 60
Policoro 65
Nova Siri 75
Rocca Impériale 79
Monte Giordano 86
Roseto 94
Amendolara 99
Trebisacce 108
Terre Cerchiara 118
Buffaloria iiZ
Corigliano Calabro 138
Rossano 149
Mirto Grosia 161
S. Giacomo Calopezzato . . . 166
Gampana 175
Cariali 18t
Crucoli 190
Cirô 204
TorreMelissa 211
Strongoli 219
Cotrone 236
44 kil. Torremare.
De la station de Torremare part un embranchement de la ligne du chemin de fer de Potenza (Salerne et Naples). 11 ne va encore (juin 1876) que jusqu'à Grassano, 61 kil. — Trajet en 2 h.T^O — 6 fr. 90 c; 4 fr. 85c.;2fr.80c.
De la station de Torremare; on peut aller visiter, à 1 h. 1/4, le site de
Metaponte, — une des villes les plus puissantes de la Grande-Grèce. Elle s'allia à Annibal après la bataille de