SICILE. — ROUTE 61. — PALERHE. — BIBLIOTHÈQUES
Mutée national et pinacothèque
— a été transporté de TUniversité à rancienne maison des PP. Oli^etains supprimés, près de l'église de TOliveUa (Plan;l8D5):
l" Musée de sculpture, commencé en 1825, lors de la découverte des restes antiques trouvés à Sélinonte (parmi lesquels des métopes d'un des temples sont comptées au nombre des morceaux de sculpture grecque les plus antiques qnui nous soient parvenus); statues, nas-reliefs grecs précieux, fragments de sculptures. Deux sarcophages gréco-phéniciens. Statue de Faune versant du vin, provenant de Pompéi. — Ce musée possède aussi des médailles grecques, siciliennes, puniques, etc.
2° Galerie de tableaux; qui proviennent en majem*e partie d'anciens couvents et de legs particuliers. D n'y a pas de catalo^e. Parmi les peintures de l'école sicilienne nous citerons :
Antonello de Jfes<ine(?) Couronnement de la Vierge. — P, Novelli (le Morrealese) : un Combat ; Madone ; Délivrance de S* Pierre; son portrait peint par lui-même. — Vincenzo Anemolo : sept peintures provenant de l'église S. Giacomo la Marina. — Bart.
Gumttlio^ de Palerme : la Vierge de l'humilité (1347). — Marco di Siena:
Transfiguration, — Une tête de Christ, par le Cortège. — S*' Fnmille (école de Rubens), — Yan Dyck : Andromède; une martyre. — Une S** Famille de Schidone. — Sahator Rosa : portrait de Masaniello ; les Vêpres siciliennes.
— Un diptyque de l'école des Van EyQk.
— Un portrait par Holbein. — Paradis terrestre, pai* BreugheL — Paul Potter : Paysage. Les tableaux des peintres siciliens sont médiocres ; les tableaux français et allemands présentent beaucoup d'attributions* fausses.
— Salie des vases antiques gréco-siciliens; petits bronzes, etc... — Célèbre bélier de Syracuse (le pendant a été détruit par le peuple pendant la révolution de 1848) ; Beau groupe en
bronze d^Hercule terrassant un cerf, provenant de Pompéi.
COLLEGIO MaSSIMO DELLA GONPAGNIà DI
Gesû — (1586). Lycée de Palerme. — (corso Yittorio Emanuele). En 1860 lesJAsuitesontété expulsés delà Sicile; une grande partie des collections, antiquités, marbres, bronzes, vases gréco-siciliens, médailles antiques, fuirent dispersées ; une certaine quantité d'objets ont été transportés au Musée ou sont restés à la Bibliothèque natioi^ale.
Bîblîothèquet.
Bibliothèque nationale (dans les bâtiments du collegio Massimo, V, cidessus). — Lors de la suppression des Jésuites par Ganâ^anelii, leur bibliothèque au collegio Massiœo, fondée en 1682, fut attribuée à l'État. Elle leur fut restituée en 1 805 ; puis, en 1860, redevint la Bibliothèque nationale. Celle-ci possède plus de 1 10,000 vol.; elle reçoit un grand nombre de journaux scientifiques de tous les pays, et s'enrichit rapidement. Elle est ouverte 13 h. par jour, de 8 h. 4/2 du matin à 9 h. 1/5 du soir. M. Evola, bibliolhécaire en chef, vient de pu-* blier le premier volume d'un catalo^e raisonné des incunables. La bibliothèque contient de rares curiosités ; entre autres les œuvres de Confucius, imprimées en Chine; texte chinois avec la traduction latine en regard,
{)ar un jésuite sicilien (1662); une realion des Vêpres siciliennes en dialecte sicilien, par un contemporain, voici l'intitulé : Quhtuesti lu Hibellameniu di Sichilia, lu quali hordmau effichi fard Misser lohanni di Prochita contra Re Carlu; l'original de la chronique de Neocastro, sur papier de coton ; un manuscrit intéressant de Dufourny, sur les constructions et les peintures de la Sicile, avec planches.
Bibliothèque communale {Pubblica Biblioteca comunale ; Alnerçaria , pialkzaJBrunaccini). Ouverte de 8 h. 1/2 du matin à 3 h. 1/2 du soir. Fondée
SJCILB. — ROUTE 64. — ENVIRONS DE PALERBlË.
en i760; attachée à la Casa professa des Jésuites ; augmentée des livres des couvents supprimés. Elle contient 150,000 volumes, et ne cesse de s'enrichir. La partie du catalogue relative à rhistoire sicilienne est très-complète.
Bibliothèque bu prince de Trabiâ — ou hibliothèque Septimiana. Manuscrits : de Pierre des Vignes, de Virgile; des lettres de Ci céron, etc..
Théâtres. — Teatro Bellini. — (Kalsa, — place de la Martorana). Le grand théâtre el le plus fréquenté de la ville. — Teatro di Santa Cecilia, me du même nom (Kalsa). On y joue le drame. — Teatro del principe Umberto (Kalsa, via Merlo, 8), petite salle où Ton joue les comédies en patois silicien. — Teatro Garibaldi (via Castro Filippo, 38). — Circo (via Bambinai, 20).
Promenades. — Outre le (juai de la Marina et sa terrasse, dont il a été parlé ci-dessus, la promenade renommée est :
La Flora ou villa Giulia, charmant jardin public, formé en 4777, et ainsi nommé de Giulia Guevara, femme du vice-roi Marco-Antonio Colonna. Outre ses avenues d'orangers el de citronniers, quelques arbres y étalent les formes étranges de la végétation tropicale. Dans Tété on y fait de la musique le dimanche. — lout à côté est le :
Jardin botanique, fondé en 1790.
L'école de botanique, avec ses deux portiques et sa grande salle octogone, a été dessinée par l'architecte français Du four ny.
Jardin Garibaldi, sur la place Marina.
Jardin anglais, — (à 500 met. environ à rO. de la ville) nouvelle promenade, située à l'extrémité de la strada délia Libertà (prolongement de la rue Macqùeda), ouverte depuis quelques années et bordée de citronniers. Elle est aujourd'hui en faveur et a fait déserter par les piétons et les
voitures les promenades de la Marina et de la Flora. Tous les soirs de 6 à 8 h., elle est le rendez-vous du monde élégant. « D'anciennes carrières ont été utilisées pour donner aux terrains le relief le plus accidenté. En certains endroits, des parterres de fleurs et des bouquets d'arbres, situés au . fond d'excavations rocheuses, donnent une idée très-affaiblie des Latomies de Syracuse. Non loin de la route s'élève, sur un haut piédestal, un beau buste du libérateur Gai'ibaldi. »
Jardin d^ acclimatation — (corso Calatafimi).
Environs. — Eglise Sant' Antomno DI Padova (au S. de Palerme en dehors de laporte Sant' Antonino); Nativité, par le Morrealese. — Dans un jardin, près des murs de Païenne et hors de laporte d'Ossuna, est une :
Catacombe, découverte en 1785, parle prince de Torremuzza, et qu'on a prétendu être antérieure à la première guerre punique (?).
Ponte dhll' Ammiraglio -— (à une centaine de mètres à l'Ë. de la station du chemin de ter). Ainsi nommé parce qu'il l'ut construit en iH5 par Georges d'Antioche, grand amiral du comte Roger. Ce beau monument ^architecture nor^ mande, bien conservé, ne passe plus sur rOreto, qui s'est ouvert un lit plus bas.
Vart sarrasin peut être étudié dans les palais de la Zi^a, la Cuba et Favara ou Mare Dolee, édifices de forme carrée, bâtis en grandes pierres de taille et décorés de panneaux à ogives.
Le palais de Favara ou Mare Dolge (au delà du pont dell' Ammiraglto, au pied du Monte Grifone; S.-S.-E. de Palerme) avait jadis trois de ses côtés baignés par un petit lac qu'alimentait una source voisine (favarah, en arabe, signifie source bouillante). On y voit le reste d'un établissement thermal. Ce palais servait de résidence à la cour sous Guillaume IL — Non loin de là, dans une situation pittoresque, est le :
Couvent do Santa Maria DiGESÙ,d'où Ton a une belle vue sur Palerme et la mer. LVglise est de 1426. On y voit des restes de fresques curieuses, par Antonio Crescenzio. On visitera les cloîtres con-
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