‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 331 sur 422 · PAR LE LITTORAL · texte numérisé non relu

PAR LE LITTORAL

kil.

De Girgenti à Palma 21

De Palma à Licata 18

De Licata à Terranova 27

De Terranova à Scoglitti 27

De Scoglitti à Santa Croce 15

De Santa Croce à Scicli 18

De Scicli à Pozzalo 12

De Pozzalo à Pacliino 24

De Pachino h Noto 24

De Noto à Syracuse 32

On peut aussi aller de Girgenti à Syracuse par le bateau à vapeur (K. p. 5o8), et c'est la voie géaéralcmeut préférée.

La route de Girgenti à Syracuse, par le littoral, offre très-peu d'intérêt comparativement aux routes par l'intérieur. Elle est très-solitaire, surtout à partir de Terranova ; et comme elle est rarement fréquentée, les gites y sont rares, sales et dénués de ressources.

De Girgenti à Palma il y a deux routes : l'une supérieure et un peuplus directe, l'autre près de la cote. Après quelques milles, la fertilité disparait et le pays redevient désert. On passe devant le château féodal de Chiaramonte, puis devant les mines de soufre àe Monte Grande; et, quittant le littoral, on remonte par une des plus fertiles vallées de la Sicile, embellie par des oliviers giganlesc[ues, des figuiers, des orangers, des citronniers.

des amandiers, des caroubiers, et que domine la ville de :

Palma* — (en sicil. Parma), 11,879 hab. — Un trajet d'environ 4 h. de marche sépare Palma de Licata. A moitié chemin on voit une tour dite : torre di Gaffi. On aperçoit de là le sommet lointain de 1 Etna. En temps de pluie la partie basse de la route est impraticable.

Licata"^ — {Alicata, Leccata), 15,000 hab. Ville commerçante, bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Phintias, à l'embouchure de l'Himera, aujourd'hui le Salso, une des plus grandes rivières de la Sicile, qui prend sa source dans les montagnes du nord et dont les «aux grossissent quelquefois tellement après la pluie qu'on ne peut la traverser pendant quelque temps. Château fort bâti sur un rocher qui s'avance dans la mer. Petit port où il se fait un commerce assez considérable en grains, pâtes, etc.

On en exporte beaucoup de soufre. — Sur une hauteur voisine, Poggio di S. Angelo (anciennement Ecnomos), ruines d'un prétendu château de Phalaris. — Licata a revendiqué à Terranova l'honnem* qu'on attribue aujourd'hui à cette dernière d'être l'ancienne Gela.

De Licata à Terranova le chemin de mulet continue à suivre le bord de la mer. Le mulet chemine souvent les pieds dans l'eau. En sortant de Licata cette ville présente un aspect trèspittoresque. La route devient bientôt des plus tristes, la vue étant masquée par des rochers ou des dunes. — A peu près à moitié chemin entre Licata et Terranova on trouve la Torre Falconara, ferme située sur un rocher qui domine la mer. Il faut 6 h. de marche pour atteindre :

Terranova "^ — (202 kil. de P.llerme, 37 kil. dePiazza), 13,000 hab.

Ville fondée à la fin du xin* siècle par Frédéric 11 sur le site désert où s'élevait jadis l'antique ville de Gela y une des plus anciennes de la Sicile, fondée

SICILE. — ROUTE 69. — DE GIRGËNTI A SYRACOSE

Srès de 700 ans av. J.-C. Cette colonie orienne venue de Rhodes prospéra i-apidement; elle fonda, 2 siècles plus tard, Agrigente. Gela fut détruite par les Carthaginois après Sélinonte et Agrigente. Elle se repeupla plus tard; mais, en 280,Phintias d Agrigente en transporta la population et rasa la ville. C'est à Gela que se retira et mourut le poêle tragique Eschyle, lorsqu'il abandonna Athènes. Cette ville, d'une apparence extérieure pittoresque, offre à l'intérieur le triste aspect de la plupart des petites villes siciliennes. Elle fait commerce devin, de soufre, de coton, et, avec Malte, de grains, d'huile, etc.. — Elle se vante de posséder les plus belles femmes de la Sicile.

Terranova est le point de départ de plusieurs routes pour aller à Syracuse. {V. les U. 69, 70, 71. 72 ) Celle qui va tHre décrite, et ui contourne tout le littoral de la pointe S. Je la Sicile, ne peut se faire qu'i'k cheval et c'est la voie la plus rarement suivie. Elle

f>rend trois jours: le 1" on va à Scicli ; — e 2* il faut pousser jusqu'à Noto; on ne peut trouver un gîte a aucun point intermédiaire ; — le 3' à Syracuse.

A quelque distance de Terranova on traverse la rivière de Terranova (anciennement Gela). Plus loin, on passe près d'un lac (Riviera di Teiravova) un peu avant d'arriver à une autre rivière torrentielle, le DirillOf dont le passage est difficile en temps de pluie. Pendant plusieurs kilom. on chemine entre le rivage et les dunes de sable.

Scogliiii, — hameau, servant de port à Vittoria. — Une chapelle (la Madonna di Camarana) marque l'emplacement de la ville de Camarina, fondée 600 ans av. J.-C. par une colonie de Syracuse et détruite en 855 par les Sarrasins. — Les antiques habitants de Camarina ayant essayé de dessécher un étang du voisinage, une épidémie qui ravagea le pays donna lieu au proverbe : Camarinam non rrwvtaê.

On remonte un peu dans les terres jusqu'à la misérable bourgade de :

Santa Croce, 2800 hab.

Le trajet entre Santa Croce et Pozzalo est un des plus tristes que l'on puisse faire en Sicile. — Après avoir passé à Dona Lucaitty on remonte plusieurs kil. dans les terres pour gagner :

Soîcli*, — 10,500 hab., autrefois Casmena. Ville assez bien bâtie, située au bas et à l'entre-croisement de plusiem's vallons. Ses églises, trop nombreuses pour la population, possèdent quelques tableaux. Les rochers du voisinage sont percés de niches qui ont dû servir de tombeaux dans l'antiquité. On redescend vers la mer à :

Pozzalo, — 2700 hab. — Petite ville commerçante qui est le port de Modica.

Pachino, — 4000 hab. — S'élevant avec ses tours carrées sur une éminence isolée au milieu de la plaine.

— A quelques kil. au S. de Pachino, sont le petit port de Porto Palo et la pointe rocheuse du cap Passaro :

Gap Pafsaro ou Passero — (Pachynum). Une des trois pointes qui ont fait donner dans l'antiquité à la Sicile le nom de Trinacria. Une petite île du même nom, avec un fort, tennine cette extrémité S.-E. de la Sicile. Ici le terrain volcinique apparaît de nouveau sous la roche calcaire qui le recouvre plus loin.

De Pachino, commençant à se dh'iger vers le N. en suivant une côte désolée, on passe le fleuve Abisso (autrefois Elorum), au delà duquel sont les ruines à' Elorum^ que les paysans appellent la ville dell' Oro. — A peu de distance est une madrague (tonnara) pour la pêche du thon. — A 1500 met. d Elorum et 3 kil. avant d'arriver à IS rivière Falconara (Assi-naros) , on trouve, à un endroit nommé la Pizzuta, distant de 2 kil. de la plage, une pyramide antique de i 1 met. 35 dp hftùt et à moitié ruinée. Quelques

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