SICILE. — ROUTE 70. — DE TERRANOVA A SYRACUSE
gré un passage de Cicéron (de Nat.
Ûeor^ m, 34) où l'on soupçonne une erreur, que c'était dans ce temple qu'était la statue de Jupiter, à qui Denvs prit son manteau d'or pour y substituer un manteau de lame; statue admirable, respectée par Marcellus, et que Verres fit enlever.
Enfin on traverse VAnapo^ qui a son embouchure près de Syracuse. C'est sur les rives de ce fleuve (fiume), ruisseau d'environ 3 met. de largeur, que furent inspirées les poésies pastorales de Théocrite. On y trouve le papyrus.
Papyrwt : cette plante égyptienne croît aussi à Villarascosa, près de Catane, et dans quelques autres endroits de l'île. Sa tige trianj^iilaire est haute d'environ 3 met. Le sommet est couronné d'une multitude de filaments formant une touffe pareille à une chevelure. [C'est sans doute pour cela que les paysans donnent à celte plante le nom de Parrucca; ils l'appellent encore pampera, pampina.] Piine décrit les procédés de fabrication par lesquels on la convertissait en feuilles destinées à recevoir l'écriture, ainsi que le parchemin et le papier. L'usage en subsistait encore à l'époque de la domination sarrasine. On en fabrique aujourd'hui à Syracuse comme objet de curiosité.