SICILE. — ROUTE 72. — SYRACUSE
qu'il n'avait pas trouYé bons ses vers. — Al kil. de là est : .
Le fortEuryale. — Situé, à 7 kil.
en droite ligne de l'île d'Ortygie, sur une des crêtes de la chaîne dite Colle Buffalaro ; il est très-curieux à visiter. C'était le point le plus avancé de toutes les fortincation s qui entouraient le plateau d'Epipolis. A l'E. de l'enceinte carrée qui servait de place d'armes se dressent des espèces de pyramydes de gros blocs entre lesquels étaient placées des catapultes. En avant de cette forteresse est un fossé profond sur lequel était jeté le pont-levis. On voit encore la pile sur laquelle le pont reposait. Puis venait encore une muraille, en partie écroulée et un second fossé moins profond que le premier.
Des souterrains, dont on voit les puits et les issues en plusieurs endroits, permettaient à la garnison de faire des sorties soudaines. — On a d'ici une très-belle vue que domine au N. 0. l'inévitable Etna. On rencontre des blocs de lave venus on ne sait comment sur cette hauteur. — A 2 kil., en dehors des murailles antiques, est situé, sur la pente d'une colline escarpée, le petit village du :
Bklvédèue. — C'est là qu'est la tour de télégraphe. Vue magnifique.
Tyoha.
Ce quartier de la Syracuse antique, tirait son nom d'un temple de la Forlune (Tù/ji). Cet espace désert était très-peuplé au temps de Cicéron. Une des portes fortifiées était celle de VHexapylum, par laquelle, lors du siège de Syracuse Marcelius fit pénétrer par surprise des soldats dans la ville, pendant qu'elle célébrait dans les orgies la fête de Diane.
Exourgion à rOlympelum, à la fontaine Gyané et à la fontaine Aréthuse.
Pour aller visiter les deux colonnes de
rOLTMPEiDM, on peut se passer de guide. Le plus ordinairement les voyageurs remontent en barque (2 h.) VAnapo ("AvaTio;). Mais dans l'été c*est s'exposer aux influences délétères de la mararia et aux mauvaises odeurs développées par la macération du chanvre. A environ 1 kil. de son embouchure dans la mer, l'Anapo reçoit un ruisseau encaissé, nommé Pisma (anciennement Cyané). Si Ton fait l'excursion à pied, on suit la route de Noto pendant 2 kil. et demi, jusqu'au vont de San Gluseppe sur l'Anapo. La on prend à dr. un chemin qui s'élève direclcment vers la colline de TOlympcium. En 10 minutes on arrive au pied aes colonnes (F. p. 594). — En descendant à dr., on arrive en 10 min. au bord du Pisma, où l'on voit de magnifiques îlots de papyrus. [V. p. 595.) L'eau est claire, limpide, mais sur les bords du ruisseau s'étendent d'interminables marais.
Si l'on remonte le Pisma, à une certaine distance de son confluent avec l'Anapo, on arrive à un bassin circulaire rempli d'eau limpide, source de la fontaine Cyané, appelée aujourd'hui Pistna.
Les souvenirs poétiques de la mythologie sont le principal intérêt de cette course.
Fontaine Cvané. — Ainsi nommée d'une nymplie qui voulut s'opposer à l'enlèycnjent de Proserpinc par Pluton, et qui, à force de pleurer, lut changée en lontaine. Les bords de l'Anapo et du Pisma sont parcs d'une végétation des plus puissantes. Les îlots du Pisma offrent de magnifiques massifs depapyriiSf dont les tiges s'élèvent ici jusqu'à près de 5 met.
Fontaine Aréthuse, — siluée dans la partie occidentale de l'île d'Ortygie, et ainsi nommée d'une nymphe que Diane changea en fontaine pour la soustraire à l'amour d'Alphée, fleuve du Péloponnèse. Aréthuse, s'ouvranl une voie sous la mer Ionienne, vint ressortir dans lîle d'Ortygie ; Alphée la poursuivant et s'engouffrant près d'Olympie vint mêler son onde avec celle d Aréthuse. Cette opinion sur l'identité du fleuve du Péloponnèse et de celui de la Sicile est partagée par Pausanias, Pline, Pomponius Mêla. La fontaine Aréthuse, à laquelle se rattachent tous ces souvenirs mythologi-