SICILE. -^ ROUTE 79. — DE PALERXB A ME88IKE
d'oliviers. C'est un des districts de la Sicile les plus boisés et ces forêts contribuent à la beauté des montagnes de Cefalù, 4éjà si remarquables par leurs formes. Le paysage est de plus en plus beau à mesure qu'on se rapproche de Cefalù et de son promontoire à pic sur la mer.
Cefalti* (36 kil. de Termini), — 12 000 hab. Les Grecs avaient donné le nom de Kio^Xi à la cité antique assise au haut du promontoire, et que les Romains appelèrent Cepha^ lœdium. La ville de Cefalù est sale et blottie au pied d'un rocher coupé à pic. — La CATHÉDRALE, bâtie par le roi Roger au xn' s. . est un des beaux monuments du moyen âge existant 'en Italie; elle offre beaucoup de
Sîints de ressemblance avec celle de onreale. L'intérieur produit un effet très-imposant à cause de la hauteur de la nef principale, séparée des bascôtés par de belles colonnes de granit avec chapiteaux corinthiens de marbre blanc. A dr. en entrant, grande urne de porphyre de près de 2 met. de diamètre, servant de fonts baptismaux et reposant sur quatre lions grossièrement sculptés. Il paraît que les parois de l'édise étaient dans le prmcipe couvertes de peintures ou de mosaï-
3ues. Le chœur seul aujom*d'hui est écoré de belles mosaïques, qui rappellent celles des couvents du mont Athos. Au fond de l'abside, comme à la cathédrale de Monreale, est une figure colossale (le buste) de J. C. On la réparait en 1865. — La voûte de la nef est en charpente peinte et dorée, du xni* s., restaurée en 1559. — A droite : S* François Xavier et Loyola,
Par Rosalia Novelli (?) ; S* Joseph et enfant Jésus, par Yito d*Anna, etc.
— On remarquera le cloître (xn* s.) du monastère attenant à l'église, trèsl)eau, mais moins grand que celui de Monreale.
Dans l'ÉGLiSE dei Conventuali, une
Seinture d'Antonio Coîantonio, de fessine ; la Vierge et S'« Anne (1598).
Casiello et ruines de Vantique cité de Cephalœdium. — Sur le rocher qui domine Celafù sont les ruines de la cité antique et de la ville sarrasine qui lui a succédé. En vjngt minutes on peut monter au temple pélasgiqae; dix autres minutes suffisent pour «V teindre le sommet de la colline. H est bon de prendre un guide pour se faire ouvrir la porte d'une bergerie qui a remplacé Tancienne porte de défense, et qui, seule, peut donner accès dans l'antique encemte de Cefalù. Cette enceinte, dont le développement est de près de 2 kil., s'élève inunédiatement au-dessus du précipice et en exhausse la paroi perpendiculaire. Elle est crénelée dans toute sa longueur. C'est sur le côté regardant le N. que se trouve la ruine du plus ancien monument de la Sicile, un temple aux murailles de construction cyclopéenne, en blocs de marbre lumachelle, comme la montage tout entière. Dans l'intérieur on voit quelques débris d'une voûte romaine. Vue admirable.
Au sortir de Cefalù, on contourne la base du promontoire, percée de grottes profondes. La route, çà et là portée sur de hauts murs de soutènement, est en plus d'un endroit menacée par les éboulis des escarpements, qui en hiver interrompent souvent pendant plusieurs jours la circulation. On franchit (3 kil. 7 de Cefalù) le torrent de Cincraone, puis celui de Malpertugio (10 kil.). — La route de voitures monte vers la ville de :
Castelbuono, — 7000 hab., sur un rocher, promontoire avancé du mont Madonia,
Au delà de Malpertugio, la route commence à gi*avir le promontoire du Capo Rosso ou Rasigelbi, couvert de cystes, de myrtes^ et d'autres plantes odoriférantes ; du haut du promontoire on aperçoit au loin l'Etna, par-dessus les montagnes de la chaîne Neptunienne.— A dr., sur une autre colline, se montre le village très-pittoresque de Pollina (antique Apollonia?) dont