‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 357 sur 422 · SICILE. — ROUTE 79. — DE PALÈRMB A MESSINE · texte numérisé non relu

SICILE. — ROUTE 79. — DE PALÈRMB A MESSINE

réglise contient deux bonnes statues de la Vierge et de S* Joseph par Gagini, — Après îivoir traversé un profond ravin on arrive à :

Finale — (18 kil. de Cefalù), hameau bâti au pied d'une ancienne tour de défense. — A i kil. 5 plus loin, sur le fiume di Finale, séparant la province de Palerme de celle de Messine, a été construit (en 1865) un pont de 7 arches de 15 met. d'ouverture.

— Au delà, la route contourne, à une certaine hauteur au-dessus de la mer, des montagnes couvertes du sommet à la base d'un fourré presque impénétrable d'oliviers sauvages, de genêts, de myrtes. — On passe le long de la plage, en laissant à dr., sur une hauteur, le village de Tma,

Après Tusa, on traverse les torrents de Pettineo et ReitanOy coulant dans de larges vallées remplies de pierres par les inondations.

On monte par une série de lacets à la ville de :

Santo Stefano di Cama&ira* (ou di Mistretta), — 4300 hab. Cette ville n'a pas de monmnents, mais elle est florissante : fabriques de poteries, de briques émaillées. Elle n'a point de port, mais seulement une marina. — Une route de voitures, souvent obstruée par les éboulis, monte de Santo Stefano à Misiretta, 11,000 hab.

Au delà de S. Stefano le pays prend un aspect sauvage ; mais il n'y a jamais eu de bandits. — De la marina di Caronia on aperçoit à dr., sur une hauteur, la ville de ;

Caronia, — 2200 hab. — Vers le Sud, les grandes forêts de Caronia et de Monteleone, les plus étendues de la Sicile, * recouvrent les flancs des montagnes cachées par les premières collines du littoral» Au passage de tous les torrents, on aperçoit sur les hauteurs lointaines 1 interminable forêt, composée de chênes, de frênes, de pinS;, de lièges, etc... — On traverse le Furiano, puis on longe la montagne calcaire de San Fratello, Tune des

plus remanpiables du N. de la Sicile, et qui contient une grotte à ossemenL<: (d'éléphants, d'hippopotames, etc..) — La ville de San Fratello, 6000 hab. , est éloignée de 7 kil. S. de la mer.

Acmia Dolce, — charmant village ; mais les habitants ont à souffrir de la rnaVaria. — Apres avoir contourné le grand ravin d'inganno et l'avoir franchi sur un pont très-élevé, on atteint :

Santa Agata* — (36 kii. de S. Stefano], ville toute moderne bâtie en ampnithéâtre sur le flanc d'une colline jusqu'à la mer. Sur les montagnes s'étendent les belles forêts du prince Filangieri. — A une petite distance de S* Agata, la route traverse le lit très-large du fiume Bosa Marina, parsemé de lauriers-roses, de romarins ; et plus loin la large embouchure du torrent Zapulla. Le paysage devient de plus en plus pittoresque à mesure qu'on se rapproche du capo d'Orlanao. On s'élève sur le plateau appelé Piano diiYa«o, qui en certains endroits est une véritable forêt de mûriers. A g. la plaine basse, vers la mer, admirablement cultivée, est parsemée de maisons de campagne. De distance en distance on contourne un promontoire escarpé. — La route gravit, par une rampe assez roide, la chaîne de collines du capo d'Orlando.

La pointe la plus élevée du cap porte les iniines d'un vieux château et une église où l'on enterre les naufragés.

A la base occidentale du promontoire se trouve le village bien bâti de :

Capo d'Orlando —(18 kil. de S».

Agata). Tous les quinze jours le bateau à vapeur allant à Messine ou à Palerme y touche. — Très-belle vue du point le plus élevé de la route. — La ville de Naso (altit. 445 met.), 7000 hab., est située sur un contre-fort des montagnes à dr. Sources d'eaux ftirrugineuses dans les environs. — Descente rapide vers la plage, qu'on longe ensmte jusqu'à Brolo, en traversant divers torrents, dont le plus considérable est celui de Naso. Les montagnes

SICILE. — ROUTE 79. ^ DE t'ALERME A ME8S1ME.

cscarpéps ont un grand caractère :

c'est incontestablement un des points les plus pittoresques du littoral.

Drolo — (1 5 kil. deCapo d'Orlando), — 1100 hab., dominé par un petit rocber portant des ruines d'un cbàteau crénelé ; fait un certain commerce. — La route traverse laifiumara di Piraino et contourne le golfe, suspendue pour ainsi dire aux escarpements et aux falaises. Le capo Calavà, rougeàtre, coupé à pic, est une saillie de la cote non moins remarquable que le capo d'Orlando. La route passe au-dessous du promontoire par un tunnel de 200 met. environ. Au delà, trcs-bauts escarpements. Belle vue. — On laisse à dr. sur un pic aride la ville abandonnée de Giojosa.

PàtU; — (18 kil. de Brolo), 7600 hab.; ville du moyen âge, qui croît rapidement en importance à cause de ses fabriques de poteries, de briques émaillées ; de son golfe poissonneux.

Elle est bâtie sur un rocher au milieu d'un frais vallon, à 2 kil. environ de la mer. Cependant le climat y est malsain. — Cathédrale : la mère et la femme du comte Roger y reposent dans des tombeaux antiques.

Parmi les divers projets de chem. de fer, un de ceux qui semblent devoir s'exécuter les premiers (mais inévitablemement dans un temps éloigné encore) est celui de Messine à Patti par Barcellona.

I de Tyndaris. — On peut aller les visiter, à quelques milles N. E. de Patti, vers le cap Tindaro — Cette ville fut fondée par Dcnys (596 av. J.-C.). Verres lui enleva une statue de Mercure

3UC Scipiou avait prise à Carthage et onnée a Tyndaris a cause de la fidélité de cette ville à Rome dans les gaerres puniques. On pense qu'elle fut détruite au IX* s. par les Sarrasins. Une partie du rocher qui portait la ville ayant été minée jrâr les flots, s*écroula dans la mer avec elle. De la fenêtre de la sacristie de XdiMadonna del TonnarOy église occupant l'emplacement de l'Acropolis, on peut voir les traces de ce bouleversement. Les vestiges antiques conserves ont peu d'importance : murailles an-

tiques ; théâtre d'où on a une rue magnifique; gymnase (?).

M . Viollet-le-Duc di t que le laurierrose abuse de la place sur cette côte, et qu*on finit par le trouver monotone.

— On remarque parmi les inonlagiies de la grande chaîne le cyUndre tronqué du pic de Novara, masse granitique jaillissant au travers des monlagnes calcaires k pentes plus adoucies.

— Après les villages aOlivim^ de Falcone (auberge), après avoir traversé plusieurs torrents, on atteint:

BaroelloiMà*— (26 kil. de PaUi)et Pozzo di GotCo, — deux localités réunies en une seule commune. Elles sont séparées par un torrent, le plus souvent à sec. 20,000 hab. Centre agricole ayant une certaine importancî.— Des voitures partent tous les jours à des heures irrégulières pour Messine.

— Etablissement thermal de Terinini di Castro ou de Termini Barcellona, au S.-O. de la ville.

Excursion de Barcellona à HilazM.

Distance 11 kil. Prix : de 5 fr. à 7 fr. 50 c. pour une voilure particulière. — Pendant 6 kil. on suit la route de Messine (F. ci-dessous). Au petit hameau de Bracci-Milasv) on prend rembrauchement de g., qui se dirige à travers les jardins et les bois d'oliviers vers la plage de Milazzo.

MllaMo *— 10,500 hab. De la ville antique, Mylœ, il ne reste aucun vestige. Milazzo est situé sur Tisthme sablonneux qui réunit à la Sicile la péninsule du méiDe nom. Cette péninsule, longue d'environ 9 kil. (curieuse au pdint de vue géologique, à cause du granit, du gneiss, des calcaires etc., qui la composent), se renfle au centre et aux deux extrémités pour former ti'ois monticules : au S. celui qui porte le .château de Milazzo; au N. eeiui que couronne le phare; au centre Je mont Vcnerco, où s'élève une pelite cbapelle du Spiritù Santo. — One roule de voitures a été construite sur toute la longueur de la péninsule, de la vÛle de Milazzo au phare.

Cette excursion est intéressante à f.jirc à cause de la beauté du spectacle qa'oOi'^

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