‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 358 sur 422 · SICILE. — ROUTE 79. — DE PÂLERMB A MESSINE · texte numérisé non relu

SICILE. — ROUTE 79. — DE PÂLERMB A MESSINE

le panorama des deux mers, des îles Éoîiennes, du littoral depuis le cap Cala va jusqu'au cap Raso Golmo, des montagnes I^eptuniennes, portant des villages sur tous leurs contre-forts et des villes sur leurs pentes inférieures; au-dessus de la chaîne se dresse l'Etna fumant. — En 1 h. de marche on peut facilement atteindre la petite chapelle du Spirilù Santo; c'est cfe là que l'on a la plus belle vue. — De nombreuses villas s'élèvent sur la péninsule; la plus belle est celle du duc San Giorgio, regardant vers l'E. — C'est dans la baie de Mylœ (Milazzo) que les Romains gagnèrent, sous le consul Duillius, leur première victoire navale sur les Carthaginois (260 ans av. J.-C). Le souvenir en fut consacré par l'élévation d'une colonne dont l'imitation est à Rome, au musée du Capilole.

La ville de Milazzo, qui regarde vers l'E., se compose de trois quartiers : le port, au S.; la marine, longue rangée de maisons en demi-cercle, et la haute ville, misérable quartier qui s'élève en amphithéâtre sur les pentes que couronnent les hautes murailles du château. — Le port, pendant les mauvais jours, sert de refuge aux navires à voiles qui ne peuvent forcer l'entrée du port de Messine. Parfois on y compte jusqu'à 2(10 navires. — iJaroque statue de Mylas, sur la fontaine de la place. — Louis-ÏMiilippe, n'étant que duc d'Orléans, vécut

Eendant plusieurs années à Milazzo, dans I retraite. — C'est de Millazzo «ju'on l>arl le plus souvent pour aller visiter les îles Lipari.

Des voitures, à heures de départ irrégulîères, partent tous les jour» de Milazzo pour Âfessine (40 kil.). Faire le prix d'avance. — La route rejoint celle oui vient de Palerjne, entre le torrent de rîocito et le village des Archi.

En sortant de Barcellona, on traverse divers torrents dont le principal est celui de Santa Lucia, que domine le beau village de Santa Lucia, construit en amphithéâtre sur les pentes de la montagne. Les hameaux se succèdent presque sans interruption. On se rapproche graduellement du bord le la mer.

Spadafora* — (16 kil. de Barcelona) , 2000 hab. Longue rue de sales

maisons. Au centre de la ville est un château, bizarre construction d'apparence moderne, flanquée aux quatre coins de bastions à tourelles.

Au delà de Spadafora, on remarque à g. unechainede dunes peu élevées, formées par le vent sur le bord de la mer.

On traverse la fiumara Saponara, que domine, à TE., le château du même nom. — La côte se recourbe y ers le cap Raso Colmo.

A Bavuso, où il y a une belle villa, la route commence à s'éloigner de la mer. — A Divieto (1 kil. 5 de la côie, 19 kil. de Messine) commence la ligne d'octroi de Messine.»

Après avoir franchi le fiume del GallOf la route commence à gravir la chaine qui sépare la plaine de Barccîllona des rivages de la mer Ionienne ; la rampe est longue et pénible. Une série de lacets monte vers la ville de :

Gesso — (12 kil. de Spadafora, — 15 kil. de Messine), 2135 hab., ville située au bord d'un promontoire qui commande un admirable panorama de la mer et des montagnes. La route ne traverse qu'un faubourg de celte ville et la contourne du côté duN.

Au delà de Gesso la pente est beaucoup moins rapide. On suit l'arête supérieure des promontoires ou le flanc des précipices, à travers un pays nu, peu cultivé et coupé de profondes ravines. Pas un arbre ne se montre sur les pentes des montagnes. Du haut du col on a une vue magnifique, une des plus belles que Ton puisse imaginer. (Si l'on a une voiture particulière, qu'on ne néglige pas de s'arrêter et de monter (10 min.) au sommet conique qui s'élève au N. et que couronne une vieille tour.) En bas le port de Messine, le détroit, la muraille uniforme d'Aspromonte, les côtes de Calabre jusqu au delà de Bagnara ; à TO. la côte septentrionale jusqu'au cap Calavà et les îles Ioniennes. L'Etna, qu'on voit si bien de Milazzo, est caché par le massif du mont Dimiamare,

SICILB. — ROUTE 80. — DE PÂLERNE A 8CUCGÂ.

Fiine des montagnes les plus hautes de la chaîne Neptunienne. Un sentier, qui commence au col, se dirige vers cette montagne en contournant tous les sommets de pâturage en pâturage, n faut probablement 5 ou 4 h. pour atteindre ce pic. — A. g., une route de voilures se dirige vers le village de la Castanea^ en longeant horizontalement le bord des précipices. La route de Messine descend dans le gouffre en contournant les ravines par une se* rie de lacets. En queloues minutes on nasse successivement de la région des bruyères dans celle des pins, puis dans celle des oliviers, puis dans celle des orangers.

On laisse à dr., sur la hauteur, le couvent des capucins, et Ton entre à Messine par la fossa. à côté de Tusine à gaz.

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