‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 40 sur 422 · PAR TURIN · texte numérisé non relu

PAR TURIN

683 kil. — • Chemin de fer. — Trajet en ÎO h. 25 min. ou 21 h. 15 min. (train express), 35 h. 40 min. (trains ordinaires). — Prix : 102 fr. 80 c; 76 fr.; 53 fr. 15 c.

Embarcadère du chemin de fer, bouléyiffd Mazas (gare de Lyon). Il est accordé à chaque voyageur une franchise de poids de 30 Kil. sur son bagage. — Des places de coupé de voitures de 1'* classe sont mi6es à la dispo-

sition des voyageurs moyennant une augmentation de prix. — Les coupéê-lit» sont taxés chacun au prix de 4 places de coupé ordinaire. Un voyageur, occupant un coupelit, a le droit, sans supplément de prix, de faire monter avec lui une ou deux personnes pour l'accompagner.

De Paris à CSumibéry.

315 kil. de Paris à Dijon. — Traj. (express) en 6 h. 30 min. — ou 8 ou 10 h. (trains ordinaires. — Prix : 38 fr. 60 c; 29 fr. 05 c; 21fr.30c.

*I1 y a plusieurs directions par lesquelles on paut se rendre en Italie. Elles sont longuement indiquées et décrites dans le premier volume (Italie dïï Nord), ainsi que les principaux passages à travers la haute chaîne des Alpes. Les deux directions généralement suivies par la majorité des voyageurs sont : 1* celle de Parts à Turin; — 2* de Parts à MarseiÙe, soit pour aller par mer aux villes du littoral italien, soit pour gagner, en chemin de fer, Nice, Gènes, etc. — Une troisième voie, celle du Simplon, bien que plus rarement fréquentée, doit être indiquée, parce qu'un service régulier et journalier de diligences sert à relier, d'une manière intermédiaire, les lignes de chemins de fer italiens arec les lignes de chemins de fer suisses et de Genève à Paris.

itâue du sud.

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441 kil. de Paris à Mdcon. — Trajet en 9 h. (express) ou 14 h. 40 min. (traio-omnibus).

157 kil. de Mdcon à Chambéry. — Trajet en 4 h. 17 min. (express) ou 5 h. 54 mm. (tram mixte).

4 kil. Charenton-îe-Pont, sur la rive dr. de la Manie. — Pont sur la Marne.

6 kil. Maisons- Al ferî.

15 kil. yî//cneMve-Sflt«*rÇepn^' sur la rive dr. de la SèineT — A g., vallée de l'Yères ; à dr., embranchement de Corbeil.

18 kil. Montgeron. — Viaduc sur l'Yères.

21 kil. Brunoy, — Viaduc sur l'Yères (28 arches). — Plateau de la Brie.

26 kil. Combs-ïa-Ville.

31 kil. Lâeiisaint.

38 kil. Cesson, — Descente de la Brie dans la vallée de la Seine. — Pont sur la Seine.

45 kil. Melun, ch.-l. du dép. de Seine-et-Marne, 11,130 hah., sur la Seine. — Petit tunnel sous le château de la Rochette. — Forêt de Fontainebleau à dr.

51 kil. Bois-le-Roi.

59 kil. Fontainebleau (on ne voit que la lisière de la forêt). — Viaduc courbe de Changis (30 arches).

64 kil. Thomery. On laisse à dr. la ligne du Bourbonnais. — On franchit le Loing sur le viaduc de Moret de 30 arches.

67 kil. Moret, sur la rive g. du Loing. — A dr., ligne du Bourbonnais.

68 kil. Saint-Mammès, à la jonction du canal du Loing et de la Seine. — A g., la Seine.

79 kil. Montereau-Fauk-Tonne (buffet), 6,748 h., au confluent de la Seine et de l'Yonne (arrêt de 5 à 10 min.).

102 \i\. Pont-sur-Yonne. Tranchée longue de 2 kil.

113kil. Sens, ville de ll,514hab., dominée par sa belle cathédrale.

146 kil. Joigny (buffet), 6,300 hab.

155 kil. La Roche, embouchure du canal de Bourgogne.

197 kil. Tonnerre (buffet; tous les trains s'y arrêtent), 5,429 hab., située sur une couine que couronne l'église Saint-Pierre.

^05 kil. Tanlay. — Une longue tranchée maçonnée aboutit au tunnel de Lézinnes, long de 532 met.

211 kil. Lézinnes. — Au delà, on franchit l'Armançon sur un pont de 5 arches ; puis, après avoir traversé le canal, on entre dans le tunnel de Parcy, long de 1,000 met. On franchit une seconde fois le canal et rAimançon.

233' kil. Aisy-sous-Rougemont.

245 kil. Montbard, — 2,808 hab., patrie de Buffon, qui y a composé la

Elus grande partie de ses ouvrages, 'intérieur de sa maison est conservé.

— On franchit le canal de Bourço-

Fne, puis In Brenne, et, plus loin»

Oise.

257 kil. Les Laumes. — On aperçoit à dr. le v. d'AHte-Saînte-Reîne, situé sur les pentes du Mont-AuxoiSy dont le sonmiet, selon la majorité des historiens , portait cette Alesia où Vercinçétorix, assiégé par César, essaya vainement de sauver la Gaule.

288 kil. Blaisy-Bas, Blaisy-Haut, V. situés, l'un à l'entrée, l'autre audessus du souterrain de ce nom. Une 4ranchéeprécèderentrée ànsouterrain de Blaisy (4 ,1 00 met. de long) , par lequel on passe du bassin de la Seine dans celui du Rhône. Le point culminant de toute la ligne de Paris à Lyon se trouve à lentrée du tunnel, à 405 met. 49 c. au-dessus du niveau de la mer.

Les tunnels et les viaducs se succèdent presque sans interruption. On passe (Fabord sur le beau viaduc de Malain, de 11 arches, pm*s on traverse un tunnel de 328 met.

296 kil. Malain, 1,097 hab. Au delà du viaduc de Lée, de 11 arches»

on s'enfonce dans une tranchée longue de 4,500 met , et bientôt après dans celle de Fleurey-mr-Oitche. On franchit ensuite la combe de Fain sur un magnifique viaduc de 2 rangs d'arcades (à Tétage inférieur, 7 arches ; k l'étage supérieur, 15 arches), haut de 44 met. et long de 220 met.; puis, le chemin de fer, achevant de

décrire une forte courbe, descend par une pente rapide dans la vallée de rOucne. Sur la droite apparaissent les sommets des plus hautes montagnes de la Côte-d'Or, le Plan de Suzan (565 met.) et le Mont-Affrique (584 met). Viaduc de la combe Foucheres, Viaduc de la combe Bouchard, formé de 2 étages d'arcades, lon^ de 150 met., et haut de 58 met. Après un tunnel, on passe sur le viaduc de Matoye; enfin on franchit la combe Neuvon sur un viaduc de 15 aixhes.

510 kil. PlombièreSy v. au delà duquel on traverse encore plusieurs tunnels, taillés dans le roc, avant de s'arrêter dans la gare de :

515 kil. Dgon* (buffet recommandé à la gare). — V. de 59,195 hab., chef-lieu du département de la Côte-d'Or. On rase 1 extrémité occidentale de la ville. On remarque sur la g. ï église cathédrale de Saint-Bénigne , surmontée d'une flèche en clîarpente d'une grande légèreté, haute de 92 met. Les principales curiosités de Dijon sont : la cathédrale de Saint' Bénigne, rebâtie vers 1280 ; le portail est du xi* siècle ; les églises de Notre-Dame (xiv* et xv* s.) et de Saint-Michel; le Palais des aucs de Bourgogne , reconstruit au xviu* s. :

le musée (beau tombeau des ducs de Bourgogne) ; le parc ; le jjardin des plantes.

Traversant le canal de Bourgogne, on côtoie la longue chahie de collines plantées de vignes , à laquelle la 3uahté de ses produits a valu le nom e Côte-d'Or :

. 326 kil. Gevrey-Chambertin. Célèbres crûs.

552 kil. Vougeot. — Vignoble célèbre : clos de 48 hect.

557 kU. Nuits, 5,656 hab. — Vignobles renommés.

552 kil. Beaiine^, Y. de 10,919 hab. Son vignoble est l'un des plus importants de la Bourgogne.

Au delà de Beaune, on laisse à dr.

Pomard et Volnay, célèbres par leurs vins.

560 kil. Meursault. — Vins excellents.

567 kil. Ghagny, V. de 4,059 hab., d'où part sur la dr. Tembranchement de Nevers.

Presque au sortir 4e Chagny, le chemin de fer passe sous le canal du Centre, dans un tunnel de 78 met. A ce premier souterrain succèdent : une courte tranchée, un second souterrain, le tunnel de Chagny^ long de 177 met., et une tranchée, longue de 2 kil.

A Saint-Cosme, le chemin de fer se bifurque : les trains express s'arrêtent à la station de Saint-Cosme ; les trains omnibus suivent l'embranchement de gauche.

585 kil. Ch4lon-fur-8aâne* (buffet), V. de 20,427 hab. (172 met.), sm* la Saône, à l'embouchure du canal du Centre.

En s'éloignant de la gare de Saint- Cosme, on aperçoit pom* la première fois la Saône.

591 kil. Varennes-le-Grand. On voit à l'horizon, sur la g., quand le temps est clair, la ligne bleuâtre du Jura, dominée parle Mont-Blanc.

599 kil. Sennecey-le-Grand.

408 kil. Tourna., 5,640 hab., sur la Saône.

441 kil. MAcon* (h £ buffet à la la gare), ch.-l. du déi. d» Saône-et- Loire, V. de 17,455 h., sur la rive dr. de la Saône. — Maison où est né Lamartine. — Ruines de l'ancienne cathédrale Saint- Vincent. — Église Saint-Pierre (1866), dans le style du XIII* s. — Hôtel de ville et musée (tableaux, antiquités, histoire naturelle).

449 kil. Poni-de-Veyle.

458 kil. Vonnas.

465 kil. Mezeriat.

469 kil. Polliat

479 kil. Bourg* , V. de 13,733 hab., à 243 met. d'alt,, à 4 kil. delà station, à 8 kil. des premiers contreforts du Jura (le nevermont). — Eglise Notre-Dame de Bourg (du xv* au xvii* s.; anciens vitraux; boiseries ; tableaux). — Magnifique couvent des sœurs de Saint-Joseph (vieille église ogivalej. — Musée Lorin (vieux meubles; 126 tableaux de maîtres). — Place Jouhert (obélisque élevé à la mémoire de ce général). — Statue de Bichat (1844), par David (d'Angers), sur la promenade du Bastion.

— Hôtel de la Préfecture.

488 kil. La Vavrette.

498kil.Poni-d'Aîn*, 1,406 hab., sur la rive dr. de l'Ain. — Pont sur TAin (6 arches).

503 kil. Amhronay. •

510 kil. Ambérieu (buffet), 3,047 hab., au pied du Jura, où l'on rejoint la ligne de Lyon (R. 2). — iV. B.

Les trains y changent de direction.

On entre dans le Jura par la vallée de TAlbarine. — A g., ruines du château de Saint-Germain.

514 kil. Saixxi-Rambert-de-Joux, sur la rive dr. de l'Albarine (ruines du Cornillon, château fort démoli en 1660). — Vallée pittoresque de l'Albarine (rochers de 800 met. d'altitude).

521 kil. Tenay. — On passe dans le bassin du Rhône par une gorge sauvage; trois étangs. — A dr., le Molardde Don (1,219 met.).

535 kil. Rossillon (ruines d'un château du xiii* s.). Vallée du Surand, à dr. — Tunnel de 572 met. — A dr., lac de Pugieu.

541 kil. Virieu-le-Grand.

545 kil. Artemart. — Le Colombier (à g. du chemin de fer), a 1,534 met. d'alt. (ascension en 4 h.). — Vallée du Rhône; masses calcaires isolées, appelées molars; au loin.

montagnes de la Savoie et du Dauphiné.

560 kil. Guloz, 1,453 hab., au

Sied du Colombier, sur la rive dr.

u Rhône, altit., 301 met. Les voyageurs pour Chambéry et Turin changent de voiture à Culoz.

Laissant à g. la ligne de Genève, on traverse le Rhône sur un pont en fer. On suit la rive dr. du lac du Bourget (231 met au-dessus de la mer).

568 kil. Chatillon. — Sur la rive opposée dn lac on voit la Dent-du- Chat; 1,616 met. de hauteur.

584 kil. Aîx-leg-Baîns* (buffet), 4,450 hab., à 258 met. d'altit. — Eaux minérales; établissement thermal. (V. Italie du Nord.)

588 kil. Viviers.

598 kil. Chambéry, V. de 19,144 hab., 269 met. d'altit., au milieu d'une riante et fertile vallée. Ancienne capitale de la Savoie, aujourd'hui chef-lieu du département de la Savoie.

Cathédrale, xiv* et xv* s. — Crypte antérieure au xi* s. — Notre-Dame

11636) renferme de bons tableaux. — A Sainte-Chapelle (xv's.). — Ancien château (xiii* s.), restauré auxu*. — — Le Jardin botanique contient un musée d'histoire naturelle. — Sur le rocher qui domine la \'ille, Téglise de Lémenc renferme les tombeaux de madame de Warens et du général de Boigne, le bienfoiteur de la ville.

Excursions : — les CharmetUs (1 h.

aller et retour], maison de campagne que le séjour ae J.-J. Rousseau et de M"" de Warens a rendue célèbre. — îm Dent de Nivolet (1,555 met), au N.-E.

de Chambéry; ascension en 4 h. 1/2.

De Chambéry à Turin, par le tunnel des Alpes.

207 kil. — Trajet en 6 h. 5 min. (express), 8 h. 3^ min. ou 11 b. (trains mistes).

Au sortir de la gare de Chambéry, on traverse, dans une tranchée, la base de la montagne de Lémenc ; on franchit la Laisse sur un pont en tôle.

608 ka. Les Marches. A FO. le mont Grenier, 4,937 met., situé à l'angle de la vallée de Chambéry et de celle du Graisivaudan, qui conduit à Grenoble, attire les regards par sa forme; le côté qui fak face à Chambéry présente un escarpement produit par la chute d'une masse considérable

qui engloutit seize villages en 1248.

Idr., embranchement de Grenoble.

612 kil. Montroélîan * (Montemialiano), 1,287 hab., sur la rive dr. de risère, à la jonction des lignes de la Tarentaise, du Mont-Cenis, de Grenoble et de Chambéry. Le château de Montmélian fut longtemps le boulevard de la Savoie du côté de la France. En 1600, Henri IV en fit le siège. Lç comte Geoffroy Bens de Cavour s'y défendit pndant treize mois contre Louis Xnl; en 1691, ce château se rendit à Catinat, après 33 jours de tranchée ouverte ; enfin Louis XIV le fit raser et démolir en 1705.

Au sortir de Montmélian, le chemin de fer franchit l'Isère sur un pont en tôle. On peut apercevoir le Mont-Blanc au fond de la vallée à gauche.

622 kil. Saint'Pierre-(V Alhigny (419mèt.); 3,240 hab. Sur la g., ruines du château de Miolans, où fût enfermé le ti^op célèbre marquis de Sade.

626 kil. Chamousset, 366 hab., près du confluent de l'Isère et de l'Arc.

Le chemin de fer, quittant la vallée de l'Isère, entre dans la Maurienne, vallée sauvage et monotone, où l'on côtoie, jusqu'au pied du MontrCenis, la riYière ae l'Arc , descendant des glaciers du mont Levanna.

634 kil. Aîguebelle* (325 met.

d'ail.), 1,080 hab. — Au sortir d'Aiguebelle, on voit l'arc de triomphe âeté au roi Charles-Félix; puis le chemin de fer, inclinant au S., franchit l'Arc sur un pont en tôle.

644 kil. jBpierrc, 576 h. — Tun- T^ de la Chapelle.

657 kil. La Chambre, 700 hab. — Timne/ de la Madeleine. On traverse rArc.

667 kil. Saint -J«an- de -Vaurienne ^, ancienne capitale de la province de Maurienne, 3,121 hab.

Les montagnes s'élèvent et leurs sommets sont couverts de neiffe. La vallée est marécageuse et malsaine.

Les reçards sont attristés par la vue d'individus affectés de goitres ou de crétinisme. — Le chenun de fer traverse plusieurs fois l'Arc.

679 kil. Saînt-Mîohel'' (722 met.

d'alt.), 2,380 hab.

De Saint-Michel à Modane, le chemin de fer* s'élève par une pente moyenne de 21 millim. par met. II suit une gorge sauvage bordée de r(vchers et de bois, où l'établissement de la voie a nécessité de nombreux travaux d'art. Après avoir, au delà de deux tranchées, franchi l'Arc, sur un pont métallique de 40 met., on passe successivement dans les cinq tunnels des Sorderettes (1,044 met.), à' Anvers (^00 met.), de la Doucière (12^6 met.), àVrelle (61 met.) et de deux autres ayant 36 et 38 met.

689 kil. La Praz. — On passe dans 3 tunnels avant d'atteindre le v, de Fournanx, situé à l'entrée de la gorge pittoresque de Charmet,

694 kil. Modane*, 1 ,343 hab. (population qui fut quadruplée par le séjour des ouvriers durant le percement du tunnel).

N. B. A partir de cette station, où sont établies les douanes italienne et français^e, c'est l'heure de Rome qui règle les liorloces; elle avance de 47 min. sur celle de Paris.

Le village de Modane, situé à 1,078 met. au-dessus de la mer, est à 5 kil. environ de l'ouverture du tunnel; Le chemin de fer, décrivant une courbe autour du village, remonte sur le flanc de la montagne pour rejoindre cette ouverture, à environ 100 met.

au-dessus du fond de la vallée.

Tunnel des Alpes Cottiennes. — -

Cette magnifique percée des Alpes, qui permet d'aller aujourd'hui en 21 heures,

de Paris à Turin, et dont la dépense totale a été de 75 millions, a été faite aux frais de Tllalie et de la France. Celle-ci a la plus forte part. Ce tunnel est improprement appelé Tunnel du Mont-Cenis, car il en est éloigné de 27 kil. a l'O.; 13 kil. le sé()arent du mont Tabor, à TË. — On le désigne aussi sous le nom de iun' nel du col de Fréjus, parce qu'il passe tous le col de ce nom, formant une dépression dans la chaîne de montagnes ns*étend de l'E. a l'O., entre le mont bin et le mont Tabor. — Les travaux du percement ont été inaugurés le 31 août 18L7. On estimait d'abord qu'il faudrait 36 ans pour percer ce souterrain de 12 kil. de longueur. Grâce aux perfectionnements apportés successivement par les ingénieurs aux machines perforantes, le tunnel a été livré à la circulation le n septembre 1871. U longueur du souterrain parcourue parla locomotive est de 12,233 met. 55. Il est assez large pour contenir deux voies. Il traverse en ligne droite le massif de la montagne formant au-dessus du point culminant du tunnel (1 ,294 met. 59] une éimisseur de 1,610 met. L'entrée au souterrain, du côté de la France, est à 1,158 met. 96; celle du côté de l'Italie à 1,^91 met. 52. Deux fractions du tunnel, à ses extrémités, mesurant 597 met. 40, ont été abandonnées; elles restent ouvertes pour la ventilation. On leur a substitué deux courbes de raccord. — Un aqueduc haut de 1 met. sur 1 met. 20 cent, de largeur, ménagé sous la voie, sert k l'écoulement des eaux, et, en cas d'éboulement, de chemin de sauvetage. Il règne dans le souterrain un courant d'air presque continuel, quelquefois très-vif; la plus grande partie de la fumée s'écoule en moyenne en 1 h. 1/2, et la température la plus élevée n'y dépasse pas 24», le thermomètre ne marquant que 13<* aux extrémités. La traversée se fait en 25 min.

d'Italie en France, et en 45 min. de France en Italie.

Au sortir du tunnel, on aperçoit de nouveau les Alpes, qui se dressent au delà du pli que forme la vallée de la Doire (Dora Riparia) ; et Ton débouche dans la vallée de Bardonnèche (longue de 26 kil.), rameau septentrional de la grande vallée de la Doire. — Vers le village de Bardonnèche^ la

vallée se divise en plusieurs yallées secondaires, aboutissant à des cols élevés et couverts de neige, par lesquels on peutpasser dans la Maurienne.

714 kil. Bardonnèche (87 kil. de TurinJ, 1,000 hab. — 2 tunnels.

719 kil. Beaulard (82 kil. de Turin)!

725 ka. Oulx (76 kn. de Tiirin), 1 ,529 h. — On entre dans la vallée de la Doire. Deux ponts en fer sur la Doire, maintenus par des digues, un viaduc de 15 arches, à l'embouchure du torrent Rio-Secco, et deux tunnels de 61 et de 80 met., ont été construits pour le passage de la voie entre Oulx et :

731 kil. Salbertrand (1,007 met.

d'alt.j (70 kil. de Turin), 1,365 hab.

Les Yaudois forcèrent, en 1689, le

f massage de Salbertrand, défendu par es Français. ^ Entre Salbertrand et Ghiomonte, on traverse une gorge sauvage et accidentée; on passe par 9 tunnels et au pied du fort d'Exillety sur un rocher abrupt qui ferme la vallée et barre le passade du Mont- Genèvre (il fut démoli en 1799 et reconstruit en 1825).

Exilles, 2,172 hab. On franchit le pont en fer de Combascuraf de 56 met. de portée, à une élévation de 45 met. du fond du ravin.

741 kil. Chiomonte (Chaumont, 60 kil. de Turin), 1,849 hab.— 10 tunnels entre Chiomonfe et :

747 kil. Meana (54 kil. de Turin), 1,589 hab. — L'embranchement qui dessert Suse se détache à g. dé la ligne, entre Meana et Bussoleno.

Base (Segusium) (altit. 495 met.), 5,000 hab. — On y voit, à l'O. de la ville, sur l'ancienne route romaine qui conduisait de Tftalie aux Gaules, un arc de triomphe élevé en l'honneur d'Auguste. On signale aussi des curiosités du moyen âge dans l'église S»4ust.

756 kil. Bussoleno (46 kil. de Turin), 2,256 hab.

767 kil. S. Antonino (35 kil. de Turin), 1,427 hab.

HODTB 1. — TVBIK.

770 kil. Condove, 1,071 hab.

774 kil. S. Ambrogio (28 kil. de Turin), 1,206 hab. — On aperçoit à dr. Fabbaye de Saint-Miohel, SUT la pointe d'nn cône aigu.

778 kil. Aviqliana (24 kil. de Turin), 5,293 hab.

788 kil. Alpignano (14 kil. de Turin), 1 ,785 hab.

792 kil. Collegno (10 kU. de Turin), 2,264 hab.

802 kil. Turin (porta NuoTa).

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