‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 64 sur 422 · PAR LÀ MONTAGNE · texte numérisé non relu

PAR LÀ MONTAGNE

Cette ancienne route de voitures est 1fè»-intéressante et riche en beaux aspects. Elle suit les pentes ou les crêtes des collines, à g. du chemin de fer, en traversant de larges et belles forêts de ehênes, qui s'étagent sur les flancs des montagnes et descendent jusque dans la vallée. C'est surtout en approchant d'Orvielo que le paysage oflre les points de vue les plus remarquables.

N. B. Quand nous avons fait ce trajet, nous avons trouvé de petites voitures à la station de Chiusi. Peut-être, aujourd'hui, faudrait-il prendre des renseignements à lu gare de Sienne et savoir s'il y a moven de retenir une voiture à Chiusi pour le jour indiqué.

Entre Chiusi et Città délie Pieve, on quitte la Toscane et l'on entre dans I'Om- BRIE. Città délia Pieve était, avant la dernière guerre d'Italie, une ville frontière des Etats de l'Eglise.

En montant de Chiusi à Città délia Pieve, on peut apercevoir à g., à une ceiv taine distance, une grande étendue du lac de Trasimène.

Cltta délia Pieve — [auberge), environ 9 kil. de Chiusi (ait. 550 met.). Petite ville dans une situation élevée et pittoresque; lieu de naissance du Pérufi^in. Le tremblement de terre du 9 mai 1861 y a causé beaucoup de dégâts. Avant d'entrer dans la ville, on peut aller voir au maître-autel deVé^WseSanfAgostino une fresque du Pérugin, qui a été transportée sur toile après le tremblement de terre qui a ruiné l'église de Sant' Antonio.— L'église 5fln^a Maria de" Bianchi, dite la Chiesarella, possède une Adoration des Mages, peinte par le Pérugin [ 1 504] *. |Cetle fresque est d'un aspect gris ; la couleur semble avoir beaucoup pâli.] — Cathédrale: la V., l'Enf. J. et des Samts, par le même (1513) [payée 120 flor.).

Baptême du Christ, par le même. — Sant'

* Les derniers annotateurs de Vasari (Firenze, le Monnicr) citent deux lettres du Pérugin, trouvées en 1835. Dans l'une il dit que ce travail vaudrait au moins 200 florins, mais qu'en sa qualité de natif du pays, il se contente de 100 (25 tout de suite et le reste en trois ans). Dans la seconde, il fait une diminution de 25 florins. En allant de cette ville à Pérouse, il fut volé d'une partie de son argent.

Antonio; le saint de ce nom avec Saint Marcel et Paul l'Ermite, par le même.

A moitié chemin, entre Città délia Pieve et Orvieto, le voiturin s'arrête au triste, mais très-pittoresque village de Ficulle, situé sur une colhne très-elevée au-dessus de la vallée, où est la station du. chemin de fer de ce nom. — Dans cette vallée on aperçoit plusieurs lignes de terrasses toutes ravinées comme les balze VoUerrane (K.t. I", Volterra).

Au delà de Ficulle, la route, faisant de nombreux détours à travers des forêtç de chênes, atteint le point culminant à la Croce, d'où la vue embrasse un immense panorama et un cercle de montagnes a l'horizon. On remarquera, vers 1*0., la montagne dolomi tique de Celona , de forme conique (1,141 met.).

Près de Bagni on aperçoit, sur une hauteur à l'horizon, Orvieto^ que domine la cathédrale.

B. PAR LE CHElCm DE FER.

107 kil. (de Sienne) Ficulle, — station du chemin de fer, au pied et à 4 kil. du village de ce nom. — Au delà de cette station, la voie suit la vallée de la Paglia, torrent provenant des montagnes du côté d'Acquapendente.

On n'arrive à Orvieto qu'après avoir gravi une longue rampe dominée par des rochers. (Omnibus, 1 fr.)

130 kil. (de Sienne). Orvieto* (Drbs vêtus, Orviète), 6,905 hab., V. située à dr. du torrent (affluent du Tibre) de la Paglia, sur une colline de formation -volcanique, bordée de rochers à pic (altitude, 555 met.). L'eau vient de Sugano, pays élevé Im-même, et est amenée par des conduits à Orvieto. — Au moyen âge cette ville fiit un des remparts du parti guelfe. On compte jusqu'à 32 papes qui s'y réfugièrent, ou y firent leur résidence. -^ La ville a un aspect de vétusté et d'abandon que le voisinage du chemin de fer lui fera sans doute perdre à l'avenir. Plusieurs constructions sont abandonnées à moitié faites ; ime des

ROUTE li.

plus remarquables est celle d'un vaste palais sur la piazza di Gomelio.

Si, de rhôtel délie Belle Àrti, tournant à g., on traverse la place Sant' Andréa, où est le palais Municipal, puis le Corso Cavcur, on tourne à dr. la rue du Dôme (incticraée en grosses lettres sur une plaq;iie oe marbre), on arrive au Dôme.

Le DoME d'Orvieto est un des monuments les plus intéressants de Tltalie, et un des plus remarquables spécimens de Tarchitecture gothique en Italie. — Rien de plus caractéristique du génie tout à la fois patriotique et esthétique du peuple italien que Tintérét passionne des habitants d'Orvieto

quent les divisions de la façade, sont couvertes de remarquables bas-reliefs dont les sujets sont tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament. Malgré Vasari, Lanzi, d'Agincourt. . . Cicognara a établi que Nicolas de Pise n a pu exécuter les sculptures des bas-reliefs, qui lui sont postérieures. Elles doivent être de Jean de Pise * et de ses meilleurs élèves. Parmi ces artistes on cite comme maître principal, Ramo de Sienne*, Orlando, Guido et Mar^ tino de Gôme, Goro di Gregorio et Gino de Sienne, frà Guqlielmo de Pise, et, plus tard, Agnolo et Agostino d»

Sienne. U faut particulièrement remarquer le Jugement dernier, l'Enfer,

pour la construction de leur cathé- le Paradis, sujets traités avant Tapparidrale, et oue le concours gratuit prêté | tion de la Dtvtna Commedia, et si ad-

aux travailleurs en s'attelant aux chariots pour transporter les matériaux, fAt, Le Dôme est construit en assises ahematives de pierre noire et blanche.

Le premier architecte fut Lorenzo Maitant, de Sienne ; la première pierre fut posée par Nicolas FV , en 1290. On y travailla 500 ans, de sorte querédifice actuel, avec ses sculptures, ses fresques, ses mosaïques, ms vitraux neints, est ea quelque sorte un résumé des progrès de Fart moderne. Dans ces travaux se succédèrent 55 architectes* ; 152 sculpteurs ; 68 peintres ; 90 mosaïstes, et, avec les autres parties de romementation, en tout 586 artistes qui se consacrèrent à cette œuvre de dévotion vérante. La façade, une des plus \ et des plus richement ornées de Fltalie, nous semble bien supérieure, ooaune disposition enrhvthmique, à celle du dôme de Sienne. Les tympans des trois pignons du haut de Fédifice et ceux des gables au-dessus des trois portes ( richement sculptées eUes-méoies) sont décorés de mosaïques modernes sur fond d'or. Les bases des 4 hauts piliers, qui mar-

' Orcetgna fut nommé architecte de la ca* «hédrâle en fuillet 1358, avec 25 flor. d'or par ■•il. AMés plusieurs séjours passagers à Orrielo il fat desUlaé en 1360.

trUlB 90 SUD.

mirables de verve, de fécondité et d'imaçination. — Inhêrieur : La voûte de la nef est en charpente apparente.

Une galerie court autour de la nef, audessus des' arcades. Les fenêtres ogivales des collatéraux ont des verrières dans le haut et sont à demi bouchées

Ï»ar le bas. [Les autels, placés latéraement dans les niches rondes, sont dans le style de la décadence. Les statues colossales en marbre blanc des 12 Apôtres placées devant les colonnes sont trop vantées; elles rétrécissent la nef et lui ôtent de sa grandeur apparente (le Saint Mathieu, 2* statue a g., est de Jean Bologne^ elle a été achevée par Francavtlla ; et le Saint Thomas, 4* à dr., est àlppolito Scalza, qui, dit-on, s'y est représenté luimême)] . La grande fenêtre ogivale, ï verrière de couleur, du fond du chœur forme une belle perspective au fond de Féglise. — A dr. de la porte d'entrée, statue de Saint Sébastien, par Scalza. — Dans la nef de dr. sont des peintures de Muziano : Christ au

* M. Henri Delaborde esl disposé à attribuer le choix des sujets des bas-relieb de la façade à rarchitecte Ifaitani.

* Ramo di Paganello (en 1%9G), banni de I Sienne à cause des mauvais traitemeaU

qu'il avait fait subir à sa f^mme, qu'il tua > plus tard.

UOt'fE 11. — DE LlVOUR]»i£ H» DE WtO^OtOi A ROME

jardin, Flagellation, Calvaire, eic^.. — A l'entrée de la nef de g. on remarquera une Vierge, fres^pie de Geniile da Fabriano [ioii^lemps gâtée par de stupides enjolivements de diadèmes, et ae nœii4s piqués dans la peintures

— Elle n'est plus sous verre comme ^ie y était naguère quand elle était placée dans la chapelle de SS" Corporale] ; à dr. et à g., fresques dégradées et peu visibles. — On voit dans réglise des peintures de Circignani (le Pomarancio) : Noces de Gana; Résurrection de Lazare; de Taddeo Zuccaro : Résurrection du fils de la veuve; Guérison de l'aveugle. — La tribune a des peintures de la première moitié du iiv* siècle, par Ugolino di Prête Ilario, Pietro di Puccio, Antonio d'Andrezzo, etc. Ges fresques ont bien pâli. Quelques-unes sont effacées, surtout dans la partie inférieure.

— Les peintures des vitraux sont l'ouvrage d Andréa Fanm -{1521, de Fr, di AntQnio (1573), etc. — La marqueterie du chœur est de Pietro di Minella et autres artistes de Sienne du xiv* s., etc. — L'Annonciation, représentée des deux cotés du maîtreautel par deux statues de marbre, est de Francesco Mochi, [La figure de la Vierge a l'attitude et l'expression d'une tragédienne à qui on annonce une mauvaise nouvelle. Ses formes féminines ne sont pas assez religieusement discrètes.] — Les deux autels des transsepts offrent d^ remarquables morceaux de sculpture : l'Adora- .tion des Mages est de Simone Mosca; la Visitation, composée de 9 figures, presque aussi grandes que nature, est dessinée par San Micheli, de Vérone, et exécutée, à l'âge de 15 ans, par Moschino, fils de Mosca (1553). — La chaire est, dit-on, de Scalza; du même^ statue de l'Ëcce Homo.

Transsept de droite : — Ghapelle de la Madonna di San Brizio; à l'entrée, statues d'Adam et Eve, par Fabiano Toti et Raffaello da Montehipo. Les peintures dé la voûte sont

de Beaio Angelico ' et de Signer elli.

Oans le compartiment de la voûte au^ dessus de l'autel, la figure du Christ, le bras levé, est de frà Angelico; du même, les Prophètes (compartiment â dr.). — La merveille de cette chap., ce sont les belles frescpies de Luca SignorelU; œuvre capitale, et qui, seule, mérite qu'on fasse exprès le voyage d'Orvieto pour la voir ; l'Antéchrist : la Résurrection ; le Jugement dernier et l'Enfer*. Ces grandes fresques furent peintes en 1^99 par iSt- ^norelli, alors âgé de soixante ans.

— Le Jugement dernier, si remarquable de dessin, d'expression, et par la prodi^euse quantité d'études de nu, explique celui de la chapelle Sixtine, qu'il a précédé de 40 ans ; Michel-Ange l'avait ^udié. Signorelli est son précurseur. « Non me maratviglio, dit Vasari, se l'opère di Luca furono da Micbelagnolo sempre sommainente lodate, ne se in alcune cose del suo divine Giudizio furono da lui gentilmente tolte in parte dall' invenzioni di Luca. » Dans le Paradis, les Séraphins sont remarquables par leur beauté. [A g., près de la croisée, l'Ange jouant du tambour de basque nous semble avoir été imité par Kaphaël dans l'Ange du tableau de la Sainte Famille, qui est au Louvre.] Dans la chute de 1 Antéchrist, on voit

* Outre les frais de nourriture et de couleur, il fut alloué 200 ducats d'or par an à frà Angelico ; et, par mois, 7 ducats à B«nozzo, 2 à Giovanni et 1 à Giacomo, ses deux aides. La fabrique leur fournissait en out^e le pain et le vio, et une indemnité measuelle pour les autres provisions de bouche. Frà Angelico ne resta avec ses aides que trois mois et demi (1447), et ne revint plus à Orvielo.

* « Ges peintures étaient enfumées par le temps, et peut-être aussi par suite d'un feu d'artifice qui, chaque année, se tirait au roilieu du dôme, dans une fête qu'un legs pievx avait instituée. Deux peintres allemands, Both et Pfannenschjnidt, les ont lavées à leurs frais en 1845. » — En 1862, un jeune artiste dessinait toutes les fresques de cette chapelle, qui devaient être gravées et publiées à Rome, dans l'espace de trois ou quatre années»

KOUTE 1i« n*OlSVIETO 1 HOME.

)e portrait de L. Signorelli, et derrière lui celui, ditron, de frà Angelico [sur le mur de g.; l*' compartiment. — Ils sont ?étus de noir. Les traits du visage doux et intelligent du personnage dans lequel on croit reconnaître frà Angelico, n'en)riment pas cet ascétisme dont ridée est suggérée par sa peinture.] — Cette chapelle offre un singulier mélange d'idées chrétiennes et de souTenirs païens ; au-dessous de ses grandes compositions, Signorelli a peint en clair-obscur les portraits de Virgile, Ovide, Claudien, Dante et des sujets mythologiques : Descente d'Ënée aux Enfers ; Persée et Andromède; EnJèTement de Proserpine ; Ino et Mélicerte. On remarquera Tinvention, la riche fantaisie des arabesaues. — La Pietà, croupe en marbre de 4 figures colosssues, est Tœuvre capitale de Scdza (1579) ; c*est peut-être Ja production la plus grande de Técole de Michel-Ange.

TaANssEPT DE GAUCHB : — chapelle du Santissimo Carporaîe. A l'entrée, statues du Christ, par Raffaeilo da Montelupo, et de la V., par F. Toii. Le reliquaire, en ar^jent massif, gui renferme le saint Corporal (relatif à la légende du miracle de Bolsena), a la forme de la façade du Dôme; les figures, ornements et peintures en émail, sont un travail précieux de Forfévre siennois Ugolino Hcrt (1358) : on y voit représenté en 1^ taueaux le miracle de Fhostie saignante à la messe de Bolsena. Il n'est «nrert au public que le jour de la Fête- Dieu. — Sur un autel à g., peinture attribuée a Lippo Memmi [Vierge, fignre d'une grande placidité, d'une douceur inexpressive ; têtes d'anges assez gracieuses; eabas, figures en adoration: quelques portraits]. Fresques à'Vgoiino di Prête llario, restaurées [ou plutôt repeintes] en 1861.

Vis-à-vis Su Dôme, n* 39, on pourra witer VOpera del Duomo et y voir dn projets, de» dessins...

San DoMe^ircO. -^ Tombeau <iu car-

dinal Guglielmo di Brago, d*Arnclfo (1282); 1" chap, à g. du maitre-au* tel, la Yieiige et i Sunts, par Simon Memmi (1520), fresque dans nn état de dégradation déplorable. — La bibliothèque possède des manuscrits du XIV* siècle.

San Giovenale : restes de fresques du XIV' siècle.

Une des curiosités d'Orvieto est le Pozzo DI Sam Patrizio, puits profond, avec deux escaliers en spirale ; en par** lie creusé dans le roc ; ouvrage digne des anciens, dessiné et commencé (1527) par Ant da San Gallo, Près de là on a une belle vue sur la vallée arrosée par la Paglia, qui se jette un peu plus bas dans le Tibre.

Palais Gualterio. — Collection de peintures et de cartons, par Domtntquin^ Ann. Carrache^ Aibane, etc.

Palazzo Pbtbamgeli. — Collection de tableaux. j

D'Orvieto on peut aller en cabriolet visita! Bolsène et le lac de BoUêne {V. p. 54), et revenir dans la journée. Houte montuious^ (U kil.). On compte 2 postes. TouteVcette contrée est de formation volcanique.' Elle commence à Orvieto. On peut pouMer \\i»qu'à Monteliascone (30 kil. d'Oi-vieto). [

D'Orvieto à Roinè.

124 kil. — Traj. en 3 h. 27 Ait». ~ ^vik (traÎQt ordinaires) : 14 fp. (K^ c; 9 fr. 75 c; 6 fr. 85 c. ,

W Orvieto le chemin de 1er, prdeagë dans la vallée du Tibre, en^uitlaTive g. jusqu'à Orte (42 kiL),^il 8.'u^ au chemin de fen venant de? Foligri»

et de Spolète. - . . . . J

A peu de distance d'Ocvieto^io^ traverse 2 tunnels* Ccmtiouité défiîterrains ravinés. -de terra ereta^ ^ïsètquentes trandiées avee murs i de scr^ tènement.-=«- Lo» mmittagnea, plus accidentées à .g.» monti^ent .phisieuDs plans superposés. — Plusieurs tunnels, î . :. V .{ - \A^ïi\,,Ga8iiglioue. >. .. ) ) 1^0 ViL.Alwano^ > . ^ i miilAttigiiam. A .. - -'

ROLIK hj. — DE SIENNE A ROME.

i7!2 kil. Ofle. -— Station n'offrant aucune ressource aux voyageurs (juin 1875). On y change de wagons. On ne peut apercevoir la petite ville à'Orte, 2,000 hab., cachée à droite, à une certaine distance dans la montagne. Elle est située entre Viterbe et Rieti (à peu près à la même latitude que ces deux villes), à environ 30 kil. de la première ville et à une distance un peu plus grande de la seconde. — Une route nouvelle a été ouverte entre Viterbe, Orte et Nami.

A partir d'Orte, le chemin de fer descend la vallée du Tibre, suivant, à quelque distance, le fleuve, tantôt sur la rive droite, tantôt sur la rive gauche, et le coupant plusieurs fois.

180 kil. (de Sienne). Gallese. — Pont sur un petit torrent. — A g. , sur la hauteur, Magliano.

184 kil. BorghettOy sur la rive dr.

du Tibre qu'il domine par les ruines pittoresques d'un château fort. Un pont à trois arches (Ponte Felice), bâti par Auguste et réparé par Sixte V, était autrefois la principale voie de communication dans cette direction.

Il servait de frontière entre l'Ombrie etl'Etrurie. — Après Borghetto « courte échappée de vue, à dr., sui' Cività Castetlana. »

La voie franchit le Tibre sur un pont en fer. Plus loin , après avoir passé un petit pont, on aperçoit à dr. le monl Soracte iV, R. 15), au profil dentelé. — La vallée s'élargit, et on a devant soi un horizon étendu de montagnes lointaines dont les plans se perdent dans les vapeurs bleuâtres.

197 kil. Stimigliano. — On commence à laisser le Soracte en arrière.

Plaine horizontale et fertile.

205 kil. Montorso. — Le Tibre coule à dr., le long de banquettes es-

kil. Passo di Corese. — On

continue à suivre la rive g. du Tibre.

La station suivante est au pied du :

228 kil. Monte-Rotondo^ surmonté

d'un vieux château. Position prise

d assaut par Garibaldi le 26 octobre 1867. A 3 kil. derrière est le village de Mentana, où il fut défait, le 5 novembre, par les troupes papales, unies aux Français. Quelques blocs de marbre dans ce village sont les seuls restes de l'ancienne cité latine Nomentum.

Le chemin de fer côtoie et coup* la via Salaria. Un peu plus loin, il laisse, à dr , une éminence portant les bâtiments du Castel Giubileo, puis, à g., près de TAnio qu'il va franchir, l'emplacement où Antemnœ, une des villes les plus antiques de l'Italie, élevait ses nombreuses tours , mais dont il ne reste pas aujourd'hui la moindre trace. Enfin, inclinant à g.

par un détour, il traverse la route de Tivoli et entre dans Rome, un peu audessus de la porte Maggiore, et atteint la gare près des Thermes de Dioclétien. (Pour les renseignements relatifs à l'arrivée, F. FIndex ALPHABé-

TIQOE.)

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