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ROUTE 10. — DE LIVOURNE A GIVITA VEGGHU ET A ROME

dent que c'est à Sutri qu'est né Ponce Pilate. — A4 kil. de Sutri est Bassano di Sutri, 1,475 hab. La villa Giustiniant a un casino bâti par Vi^nole. Le plafond du salon est peint ^arieDominiquin.

Bzcnrsion «a château de Caprarota.

Outre le chemin qui vient d'être indiqué depuis Cività Castellana, si Ton venait de Viterbe, à moitié chemin entre l'Imposta et Ronciglione, on devrait quitter la voiture et descendre à g. (environ 2 kil.), par un sentier à travers bois, jusqu'au :

GhAteaa de Caprarola (appartenant aujourd'nui à l'ex-roi de Naples), — l'œuvre capitale de Vignôle. Ce palais, bâti pour le cardinal Farnèse, neveu de Paul III, est élevé sur une colline entourée de rochers, qui ont permis le déploiement d'une composition variée et théâtrale, c La forme générale est un pentagone dont le soubassement, flanqué de 5 espèces de bastions, donne à l'ensemble une certame apparence de forteresse et lui imprime, par un mélange des deux caractères d'arenitecture, civile et militaire, un style imposant de force et de grandeur, d Ce nmgnifique palais, malgré son état d'abandon et de décadence, est, dans sa solitude, par la beauté de son site et sa grandeur architecturale, un des plus remarquables de l'Europe.

Les appartements sont décorés de fresques et d'arabesques par les Zuccari, à la gloire des Farnèse, sur des sujets fournis par Annibal Caro ; des perspectives ont été peintes par Vignole lui-même.

(F. la description du château par MM . Debret et Lel)as. — Les fresques des Zmccari ont été gravées à Rome en 1748. — (Illustri Fatti Farnesiani.)

La plus méridionale des cités de l'antique Etrurie était :

Cerveteri — [Cœre t'^^ztô), l'ancienne Agylla ou Ctere (entre Rome et Cività Vecchia, à 6 ou 8 kil. N.-E. du port de Palo. — Descendu à la station de Palo, on peut y louer un cabriolet pour aller et revenir (Prix: 6 fr.). En arrivant par le

Sremier train du chemin de fer venant e Rome, on a le temps de visiter Cerveteri

et de retourner par un train du soir à Rome. On peut de la station de Pala apercevoir à dr. les blanches murailles de la ville. — Agylla, une des plus anti- • ques de l'Italie, était antérieure même aux Etrusques, et fut fondée par les Sicules ou par les Pélasges plus de treize siècles avant- l'ère vulgaire ; plus tard les Etrusques lui donnèrent le nom de Cœre. Les habitants étaient très-adonnés aux pratiques religieuses et c'est d'eux que les rites furent appelés cérémonies. C'est là que se réfugièrent les vestales à l'époque de l'invasion de Rome par les Gaulois. Cœre fut une des douze principales cités de la confédération étrusque. Du temps d'Auguste, elle avait perdu sa splendeur; mais elle redevint florissante au temps de Trajan. Au xi« siècle commença pour elle une décadence si rapide, qu'elle é^ait complète au xiii" siècle ; une partie de la population alla alors s'établir sur une colline Toisine. On croit que le village moderne de Cerveteri, situé sur un de ces promontoires volcaniques qui donnent à la campa^e romaine un caractère tout particulier, occupe l'emplacement de l'Acropolis. La ville antique était située sur une longue colline de tuf:

Haud procul hinc saxo incolitur fandata Urbis Agyllins sedes. [Vetusto

(£n. VUI, 479.)

Les murs du mbérable village de Cerveteri datent du moyen âge, et ont été construits de blocs tétraèdres irréguliers empruntés aux murailles pélasgiques.

Les traces de la ville antique ont disparu ; mais ses tombeaux taillés dans le roc présentent un grand intérêt à l'antiquaire. Us sont a une ou plusieurs chambres, auxquelles on arrive par des degrés ; et ils ont autour des lits sur lesquels reposaient les cadavres.

« L'espèce de presqu'île, entourée de profonds ravins, qui formait l'emplacement de l'ancienne ville de Cœre, se trouve flanquée de deux autres plateaux s'avançant également en promontoires dans la plaine et qui ont servi tous deux de nécropole aux habitants de la cité.

L'un [monté Abattone) contenait quelques-unes des chambres sépulcrales les plus riches en monuments de tout genre qui aient été ouvertes depuis le commencement de ce siècle ; l'autre Banditaccia) est une véritable ville des morts.

ROUTE 10. — BUINES DES Gllés ÉTRUSQUES.

où les tombes par milliers présentent des voies régulières, et où les fouilles nombreuses, qui ont formé en partie le musée étrusque du Vatican, sont loin d'avoir ^uisé les trésors enfouis dans ses profondeurs. » (Noël des Vergers.)

1]ne des découvertes, les plus curieuses qui aient eu lieu de nos jours, si les suppositions des antiquaires sont justes, e'est celle foite, en 1846, d'une chambre sépulcrale que l'on considère comme le tooiheau des Tarquins (dont Torigine, cootre l'opinion de Miebuhr. serait étrusoue), se fondant sur le mot de Tarcna ou Tarchruu, répété sur les murs trentednq fois en caractères latins ou étrusoues. (On a trouvé ailleurs, sur un cippe, tarcnal; sur un scarabée, Tarchnas, etc.)— L'entrée de la grotte dite Reguliai-Galassi et la Toûte intérieure sont en ogive tronquée au sommet, forme ardnîqoe qui se retrouve dans les plus antknies monuments de l'Egypte, de la Grèce et de l'IUlie. — C'est en 1829 que fattention se porta sur la Nécropole de Cœre, située sur la colline de Bandi" taecia (F. sur les découvertes faites à Cœre: Yisconti, Antichi monumenti sepukrali diêcoperli nel ducato di Ceri, (Rome, 183«), in-fol. — Caiiina, Deserizme di Cere aniica (Rome, 1858), in-fol. — Gripfi, Monumenti di Cere arnica (Rome, 1841], in-fol., etc.

Pour compléter celte revue rapide des an- U(|aes TUles étmsques dont les ruines ont éteTobjet des recherches savantes, il reste encore à indiquer Paieries et Velet.

Falerlmn. — Cette ville occupait, selon l'opinion la plus générale ctes antiquaires, l'emplacement actuel de Cività tfuUUana (p. 85) . Denys d'Halicamasse dit qu'à l'époque d'Auguste les villes de Filéries et de Fescennium conservaient «oeore des traces nombreuses du séjour des Pélasges, par (}ui elles avaient été conquises sur les Sicules : Paieries possédait un temple de Junon exactement . ttmblable à celui d'Argos. Vers l'an 241 tnntJ.-C, les Romains vainquirent les Falisques, révoltés de nouveau, qui perdirent leur indépendance ; craignant <in'ils ne profitassent de la position mexpognable de leur yille, ils la rasèrent, et les transportèrent dans une nouvelle ville bitie en plaine ; de là la confusion des noms de Fàli$cum et de Paieries. 11 ne peut y avoir de doute sur le site de cette

seconde Paieries. L'enceinte de ses murs existe entière à 6 kil à l'O. de Cività Castellana. Ces murailles ont environ 2 mètres d'épaisseur, sont formées d'assises de pierres en tuf volcanique taillées en parallélogrammes, et présentent encore une hauteur de 8 met. environ. Les tours sont au nombre de 45. Dans cette enceinte déserte s'élève le couvent ruiné de Santa Maria di Faleri (xii* siècle) . Une trace de chemin de charrette, partant de la façade de l'église conduit à une porte antique dite porta di Giove.

— Quant à la troisième ville des Falisques, nommée Fescennium, on croit devoir en fixer l'emplacement au village de Gallese, à 16 kil. au N. de Cività Castellana.

Veïes^. — Une des plus intéressantes découvertes de l'archéologie moderne est celle des ruines de cntte ville célèbre, la cité la plus puissante, la plus riche et la plus mériaionale de l'Etrurie, et placée vis-à-vis de Rome, comme une citadelle avancée, destinée à protéger le monde étrusque concre l'invasion guerrière de Rome. On sait que cette yille, qui était déjà un état florissant à l'époque de la fondation de Rome, soutint cent ans de guerre contre elle et ne fut

Srise par Camille qu'au bout d'un siège e dix ans. Encore ce ne fut ni par escalade, ni par assaut, ce fut par stratagème, au moyen d'une galerie creusée sous terre, que les Romains parvinrent à s'introduire dans la ville (F. Environs de Rome, lac d'Albano). Veïes était si belle, si supérieure à Rome, que les Romains voulaient s'y établir. Quatre siècles après, cependant, on avait complètement perdu le souvenir de son emplacement ; et Fieras (liv. I*') dit qu'il n'y en a plus de vestige, et qu'il faut l'autorité de l'histoire pour qu'on puisse encore croire qu'elle ait existé : Nunc fuisse quis meminit? quœ reliquiœ 7 qtiodve vesti-^ gium? Laborat annalium fides, lU Yeios fuisse credamus. Les antiquaires modernes n'ont pas désespéré de ce problème, déjà insoluble pour les anciens. Dès le XV* siècle, l'emplacement de Veïes a été un thème longtemps débattu ; mais un examen mieux dirigé et des décou-

* L'excursion ne doit pas être faite pendant la chaleur ; une belle journée de février est le temps le plus favorable. Le trajet de Rome à Veïes est d'environ 1 h. 30 min. (Haro).

ROUTE 11. — DE LIVOURNE OU DE FLORENCE A ROiriij;.

vertes précieuses en monuments antiques et inscriptions l'ont mis Lors de doute aujourd'hui. Nardini et Holstenius le fixèrent au pauvre villase moderne dit Isola, à quelque distance de la Storta et Baccano ; mais c'est Will. Gell qui a fixé le véritable tracé étendu de ses murailles, construites en pierres rectangulaires de Nenfiro (tuf volcanique d'un gris sombre), et ir a publié un plan de la cité. On a une belle vue du haut de l'emplacement de la citadelle, ou, comme l'appellent les paysans : de la Piaxza d^Armi. — On a vainement cherché l'emplacement de la galerie souterraine creusée Sar Camille. — Le marquis Campana a écouvert en i84'2 un tombeau dont les peintures ont un caractère plus rude encore que celles de Tarquinii, et sans imitation du style égyptien. C'est probablement un des plus anciens tombeaux trouvés dans les cités étrusques. Outre divers objets de curiosité, on y a trouvé : deux squelettes, qui, exposés à l'air, sont tombés en poussière (l'un était celui d'un guerrier avec son casque) et des vases pour contenir les cendres. Les peintures grossières qui couvrent les inurs représentent des panthères, gardiennes du tombeau, des chevuux et des personnages, ainsi qu'un sphinx ailé. Ces objets font aujourd'hui partie de la collection du Louvre. [Débattre le prix de la rétribution pour faire ouvrir la Grotla Campana.)

Le trajet de Rome à Yeles est d'environ 1 h. 30 min. On sort de Rome par la porte du Teuple, on traverse le Tibre au Ponte Molle [V. p. 57), on prend la voie Cassia. On laisse n %. de la route le beau tombeau orné de griffons, connu populairement sous le nom de tombe de Néron et qui, selon l'inscription, eit celle de Pub. Vibius Marianus et de sa femme Rednia Maxima, érigée au ii* s. de l'ère chrétienne, en leur honneur par leur fille Vibia Maria Maxima. Un pou au-delà de la maison de poste de la Storta, on prend à dr., le chemin d' Isola Farnese (aux bifurcations prendre toujours à dr.), village situé à peu de distance, et qui est séparé par un petit ruisseau du plateau où s'étendait la ville antique. On laisse la voiture à Isola Farnese et on y prend un custode pour ouvrir les tombeaux décorés de peintures.

On a le choix entre trois routes différentes et lignes de chemins de fer pour se rendre à Rome. Les plus intéressantes sont celle de Pérouse et celle de Sienne; la troisième est celle de Livoume par le chemin de fer des Maremmes, qui vient d'être décrite, route 10.

Par Sietme et Orvieto, V. ci-dessous.

Par Pérouse f Y, les routes 12 et 15.

383 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 13 h. 30 min. (trains ordinaires). — Prix: 41 fr. 90 c; 29 fr. 60 c; 18 fr. 45 c.

33 kil. De Florence à Empoli. — Trajet en 50 min. ou 1 h. Là on attend l'arrivée du train de Livoume et l'on change de wragon. On fera bien de surveiller le translft)rderoent de son bagage.

65 kil. De Livoume à Empoli. — Trajet en 1 h. 50 min. ou 2 h. 15 min. — Prix : 7fr.;4fr. 80 c.; 3 fr. 35 c.

Bmpoli^ (Ëm])ulum), 6,500 hab.

— Eglise collégiale (coUegiata) de

D^Bmpoli à Sienne.

64 kil. — Trajet en 2 h. 15 min. — Prix : 6fr. 90 c.; 4 fr. 75 c.; 3 fr.30 c.

Le chemin de fer d'Ëmpoli à Sienne tourne à ff., dans la vallée de TËlsa.

5 kil. usteria Bianca.

17 kil. Castel Fiorentino, 2,700 hab.

25 kil. Cerialdo. Dans Tintervalle de deux trains , on pourrait YÎsiter dans ce village la maison de Boccace.

11 y mourut en 1375.

De Gertaldo on peut faire une excursion intéressante à San Gimignano (2 h. 30 niin. à pied de Poggibonsi ; 1 h. 20 min. en voiture). Nous conseillons de faire cette excursion en Sassant par Volterra ( F. Italie du ord).

58 kil. Poggibonsi* (Podimn Bonitii), 4,600 hab.

3 kil. avant Sienne on trayerse, dans un tunnel, la montagne de San I Dalmazo.

64 kil. Sîeime* (Siena), 23,000 bab. (F. Italie du Nord).

He Sienne à Orrieto.

130 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 2 h. 5 min. on 4 h. 15 min. — Prix : 13 fr. ^ d5c.;10fr. 20 c; 4 fr. 95 c.

^ N. B. A. quelque dislance, la direction du

( train change. Les voyageurs qui, au départ,

allaient en avant, se trouvent aller en ar-

On suit une chaîne basse et aride de collines ravinées, terrains qu'on i^pelle tetra creta.

Avant Asciano, le cbem. de fer traverse de nombreuses tranchées et 6 tonneb.

33 kil. (deSienne).Asoiano,7,147 hab., au milieu d'une plaine.

De la station d'Asciano part un embranchement du chemin de fer qui rejoint le ebemin de fer des Maremmes à Grosseto (p. 35).

97 kil. Traj. en 3 h. ou 3 h. 40 c. — Prix : 10 fr. 45 c; 7 fr. 15 c; 4 fr. 95 c.

13kil.(d'Asciano). S. Giovannid' Asso* .

Ctstcl sur une petite colline. Vaste palais Pannilini; villa Sansedoni.

On peut aller delà, en 2 h. à pied, visiter Yabbaye de Monte Oliveto Maggiore, sitaée au milieu de rochers sauvages. L'égliae, du TV siècle, a été agrandie en 1777 ; on y voit des fresques remarquables de Luca Signorelli (10 sujets relatifs à la vie de saint Benoit, exécutés en 1497). Ces fresques sont très-altérées. On a reproché de la négligence à celles exécu XéesparSodoma, oui, du reste, ne reçut çresqae aucun salaire. — Livres de chœur avec miniatures par Libérale de Vérone.

On pourrait regagner la ville de Sienne : à la station de Montepulciano, en Ïissant par Pienza, lieu de naissance de ie II, qui lui aurait imposé son nom et L construisit le vaste palais Piccolomini. dôme est à TimiUtion de celui de Sienne. On y voit des peintures des ar-

tistes siennois contemporains du iMpe :

Giovanni di Paolo, îjorenzo Vecchiàta, Matteo di Giovanni^ Sano di Pietro,

22 kil. Torreniei-i,

35 kil. Monte Amiata, station au pied delà montagne de ce nom, hautede 1)705 met. — Des mines de mercure ont été découvertes, il y a quelques années, au montAmiata. Elles sont exploitées par une compagnie allemande.

46 kil. Sont* Angelo e Clnigiano.

52 kil. Monte Antico.

60 kil. Paganico.

68 kil. Rocca Strada.

77 kil. Sticciano,

85 kil. MontepescalL

97 kil. Orosseto.

39 kil. RapolanOf — situé à dr., sur le penchant d'une colline. Dans le voisins^e sont les eaux thermales sulfureuses dites Bagni di Rapolano et les eaux minérales à'Armajolo, — La vallée se resserre et la voie s'engage entre les collines qui se rapprochent.

52 kil. Liiicignano, — v. sur la hauteur kg., sur les limites de la fertile vallée de la Chiana (V. t. 1").

— On aperçoit à g. les Apennins.

58 kil. Sinalunga (Asinalunga, — Sinus longus), pittoresquement assise sur une hauteur. — Les collines s'éloignent et la voie entre dans une plame uniforme. — De Sinalunga on peut gagner Cortone en 5 h.

62 kil. Torrita, — Bientôt on découvre, à dr., sur une hauteur :

70 kil. Montepulciano. On y va en 1 h. 50 min. en omnibus (1 fr. 50).

Montepulciano [MonsPolitianus), — Altit. 627 met., 2,000 hab. Ville d'origine probablement étrusque, dans une situation pittoresque. — Eglise de la Madonna di San Biagio : cet édifice, tout en travertin, d'une architecture dorique très-estimée, est l'ouvrage d'Antonio da San Gallo. — Palais Buccelli : antiquités étrusques.

Le vin de Montepulciano est un des plus anciennement renommés de la Toscane.

On a des documents de 1350 relatifs aux commerce dont il était déjà l'objet.

Moatepulciano d'ogni tIdo il Re.

80 kil. Chianciano,

Bains de llhiannlano — f7 kil. S.-E. de Moniepoldano), — altit. 600 met. — Eau thermalei sulfatée, calcaire ; température, 38* ,7. T. les Bains éC Europe, par Ad. Jeanne et L Le Pileur. Paris, Hachette et C«. 1 toI. in-18.)

Le chemin de fer traverse une plaine horizontale et marécageuse; et on côtoie à g. le lac de Mcntepuldano, formé par les eaux de la Ghiana. Ce lac, très-poissonneux, communicpie par un canal avec le lac de Chiusij situé un peu plus loin, sur le

roint de partage des deux Ghianes V. t. !•'). Les deux lacs n'en formaient qu'un à une certaine époque.

Au temps de Strabon, les barques du lac de Ghiusi descendaient par le Tibre à Rome chargées de roseaux, etc.

On laisse à dr., à 3 kil., la ville de Ghiusi.

On trouve à la station des voitures pour monter à Ghiusi, prix, 1 fr.; et un senrice régulier de diligences partante 1 h. 15 min.

rmr Pérouse (trajet en 7 h.; prix 9 et fr.).

De Ghiusi à Pérouse : On monte de Città délia Pieve à Pérouse, 30 milles ; la diligence change de chevanx à Tavemelle.

k quelque distance de la station, si l'on se dirige vers cette ville pour la visiter, on trouve, au pied de la colline sur laquelle elle est située et à dr. de la route, l'entrée des catacombes de Santa Caterina, avec une esplanade fermée de murs et plantée de cyprès.

90 kiL Ghîusl * {Clusium, Gamers des Etrusques). — Hôtel Leone d'Oro, avant d'entrer en ville par la porte San Pietro. On peut s'y procurer un guide pour visiter les antiquités.

iV. b. On \devra se tenir en garde contre les fausses antiquités étrusques qu'on offre à vendre.

Ghiusi est sur une colline élevée de 390 met., et à 148 met. au-dessus du lit actuel de la Ghiana. Gependant le voisinage de marais nuit à la salubrité de la viUe. — Gette ville fut une des 12 métropoles de l'ancienne Ëtrurie, et le siéçe de Porsenna ^ Glusium eut un rôle miportant dans la ligue étrusque formée pour rendre aux Tarqiiins le trône de nome. Quand on apprit à Rome la marche de Porsenna, « jamais une si grande terreur, dit Tite Live, ne s'était jusqu'alors emparée du Sénat, tant était redoutable à cette époque la puissance de Clusiumfw — Les invasions fréquentes auxquelles Ghiusi fut en proie au xi* s. contribuèrent sans doute à faire abandonner les travaux d'endiguement de la Ghiana. Le territoire environnant ne fut bientôt plus qu'une lagune pestilentilentielle. Dante fournit, dans son Parradis (c. XVIJ, une date approximative de cette aécadence :

Se tu risguardi Lnni et Urbisaglia Gome son ite, e come se ne Tanno Diretro ad esse Ghiusi e Sinigaglia.

La Gatbédrale (Santa Mustiola), que l'on croit de la fin du xii* siècle, a 18 colonnes, de grandeurs et de marbres différents, provenant de constructions antiques. Cette église peut être regardée comme un musée étrusque, dit Valéry. Façade détestable de la décadence. — Un fraient des murs étrusques existe derrière le chœur de la cathédrale, devant la porte délie Torri,

Les objets et notamment les nombreuses poteries trouvés dans les nécropoles des collines voisines ont un caractère très-archaïque. • D n'y

* Quelques-uns ont cru retrouver des traces de son tombeau, dont Yarron a donné une description fabuleuse (et le labyrinthe souterrain qui raccompagnait), à Po^aio Gajella (environ 5 kil. N.-E. de la ville) ; mais cela n'a point été admis. G. Dennis (t. 11^ 394) a donné le plan de ces galeries souterraines, dont quel(]ues-unes sont si basses qu'on ne peut y pénétrer qu'en rampant. On ignore quelle était leur destination.

en a pas, dit Noël des Vergers, qui

Sortent plus complètement rempreinte e l'art étrusque sans mélange d'hellénbme, que les vases noirs, connus dans le pays sous le nom de Creia ntra... Plus tard, il est vrai, les mythes de la Grèce pénétrèrent au sein de VEtrurie, et Glusium a produit le jplus beau vase italo-grec qui soit dans la oolieciion céramographique du musée de Florence. »

Si Ton fait le tour de la ville, on aura, vers le N.-E., la vue des lacs de Nontepulcianoet de Ghiusi ; ausud,s'é-* lève la chaîne de collines où est assise Città délia Pieve; au S.-O., sont les montagnes de Getona, vers le mont Amiata et Radicofani.

Musée étrusque. — On y a réuni les antiquités dispersées dans diverses collections particulières ; voici celles ^e nous avions visitées :

Musée Casuccini , riche collection :

Dn sarcophage a la forme d*une statue de femme en pierre (les memhres ont des attaches de métal) qui est creusée en dedans pour recevoir les cendres. Ces monamenls d'une haute antiquité, sont très-curieux. Il est regrettable qu'il n'y lit pas de catalopie; lacune existant pour toutes les collections étrusques publiqiies ou privées en Italie. Les plus beaux vases, celui du Jugement de Paris, ttjle grec, et celui dit d'Ànubis sont, non au musée, mais au palais Casuccini.

ColUclion Paolozzi, riche aussi en l>foazes, miroirs, patères et objets mobiliers. Urnes cinéraires curieuses, rappelant les canopes de l'antique Egypte ; le couYercle, au lieu de représenter One tête d'animal, est une tête d homme ; nr bi panse du vase, les mamelons sont oiarques et des bras et des mains sont niodelés. On signale sur un cippe un basrelief de style archaïque représentant une femme morte, où la douleur vraie d'an enfant contraste avec l'exagération menteuse des pleureuses à gages. — On dcTra également visiter les collections de l'éréque et de quelques autres particuliers. Quelques-uns, du reste, ont dû ib^ par la vente plusieurs de leurs raretés.

Une des curiosités de Chiusi, ce sont les Tombeaux étrusques découyeHsdani les environs. Les plus remarquables sont ceux qui ont été trouvés, en 1840, par la famille Casuccini au poggio Gajella (4 kil. N.-E. de Chiusi^. — La montagne en est remplie. [Les peintures ont été détruites ouruinées par des bergers.

Ces tombeaux sont restes ouverts.]

A 1 kil. S.-E. au-dessous de Chiusi on peut aller, en compagnie d'un guide, visiter le deposito del Colle Casuccini, découvert en 1833. L'entrée du tombeau est fermée par une porte formée de deux dalles de travertin, tournant encore sur les gonds où elles furent placées il y a plus de 2,000 ans [les anneaux de fer sont modernes. On voit encore les figures peintes sur les parois intérieures du tombeau].

On peut encore visiter : au N.-O. de Chiusi, le deposito délie Monache (2 kil. N.-O.). — Au N.-E., le deposUo del Sovrano (3 kil.).

Le deposito délia scimia (à 45 min.

N.-E.) est ainsi nommé d'un singe qui, sur les peintures du tombeau, figure avec des nains au milieu des courses de chars et des jeux de toute es{>èce, de gladiateurs, de ménestrels, réunis là en rhonneur d'une femme noble, abritée d'un parasol. M. Dennis trouve là un rapport avec une scène du moyen âge.

Ce tombeau a été recouvert de terre.

De Chiusi à Montepaloiano (18 kil.), jdeux chemins : le plus court psit Dolciano, fenne de l'ex-grana-duc (3 kil. N. de Ghiusi). Cette ferme est traversée par la route neuve (strada longitudinale) sur les traces de l'ancienne voie Cassia. Le sol, autre rois marécageux et malsain, est aujourd'hui des plus fertiles. — Le chemin le plus long, mais le plus intéressant, est par Cetona, Sarteano et Chiandano.

De Chinai à Orvieto.

40 kil.

De Chiust à Orvieto le chemin de fer continue à avancer par une vallée bordée à dr. et à g. par des montagnes boisées. Ce trajet est dépourvu d'intérêt. Nous engageons beaucoup les amateurs de pittoresque à prendre la route par la montagne :

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