‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 69 sur 422 · BACCANO · texte numérisé non relu

BACCANO

tendu que lorsque ses eaux sont lim-

5 ides, on peut apercevoir, au fond, es restes d'une cité engloutie. (V.

Amm. MarceUin, XVn, 7-13.) — Du milieu du lac s'élève une montagne boisée, dite monte Venere. — On est ici dians la région de Fantique forêt Ciminienne , considérée conune ime barrière impénétrable qui mettait FËtrurie k Fabri des attaques de Rome. On dit que Fabius Maximus fut le premier oui osa la traverser, a{>rès la défaite aes Ëtnisoues à Sutrium. La terreur était telle, que le sénat lui envoya une dépêche spéciale pour l'en détourner (Florus, 1, 17).

Ronciglione*y situé sur un rocher.

Ruines pittoresques d'un château çothi^e (la Rocca) et à coté une vieille ^hse (la Providenza). On trouve, dans les ravins au pied de la ville, des chambres sépulcrales creusées dans le tuf.

ku delà de Bonciglione, on entre dans la région déserte connue sous le nom de campagne de Rome, qui s'étend entre les montagnes, à 1 est, et la Méditerranée à l'ouest, depuis les montagnes de l'Ëtrurie jusqu au cap Circeo, près de Terracine,

Entre Ronciglione et Monterosi on peut aller visiter un peu à droite Sutri, Qité étrusque (F. p. 41).

De Honierosià Rome (40 kil.). — Au lieu de s'arrêter à Monterosi, situé sur le revers N. des montagnes volcaniques qui s'étendent vers le lac Bracciano, on pousse plus loin sur la via Cassia jusqu'à l'auberge de Sette Vene, lieu d'arrêt ordinaire pour les voiturins. Près de cette auberge est un petit pont étrusque bien conservé.

A Monterosi commence la Comarca de Rome : le pays est exposé à la maV aria pendant 1 été et l'automne. — De Monterosi, on atteint en 2 heures :

Baccano — situé dans une plaine formant le fond d'un ancien cratère, et où règne en été la mal' aria, alimentée par un étang méphitique. —

A mielque distance vers le S. -G. est le tac de Bracciano. ( V. environs de Rome.) Entre la plaine de Baccano et le lac de Bracciano sont deux petits lacs : le plus grand est le lago AUietino.

Le paysage que l'on traverse jusqu'à Rome est nu, aride et composé d'oni»

dulations de terrains monotones.

Au delà de Baccano, quand on est parvenu au point le plus élevé de la route, si on gravit à g. un des mamelons qui la bordent, on a une vue des plus étendue» sur les Apennins, les montagnes de la Sabine, le monte Gennaro [monte Lucretile), etc., la campagne de Rome et la ville aux sept collines : la viUe des Césars, qu'annonce seulement au loin le dôme de S*-I*ierre, l'église des papes.

On laisse à g. l'o«^ma del fotso et, à peu de distance, le hameau dlsola Famese, au pied de collines où est l'emplacement, si longtemps débattu par les savants, des ruines de Feie«, la rivale de Rome, ainsi que l'ont dé^ montré les fouilles exécutées en 1811 .

Cet emplacement avait été jusque-là mis à tort à Gività Castellana (V. Anciennes CITÉS ÉTRUSQUES, p. 43).

La Storta, — dernier relais avant Rome. Rien n'annonce les approches de la ville éternelle. — Près de la 5* borne à partir de Rome, à dr. de la route, est un tombeau de Publ. Yibius Marianus, faussement désigné sous le nom de tombeau de Néron.

On passe bientôt le Tibre au ponte Molle, reconstruit en 1815 par Pie VU, lancien pont Milvius, construit par ^milius Scaurus ; près duquel Cicé^ ron fit arrêter les ambassadeurs des A1-. lobroges, et se livra la bataille entre Constantin et Maxence, qui fut préci-

gité du pont et se noya dans le Tibre, ans cette circonstance, le chandelier d'or à sept branches, apporté de Jérusalem à Rome, fut jeté dans le Tibre §our qu'il ne tombât pas au pouvoir e Constantin. Ce pont antique a été fortement endonunagé en 1849, quand

la République romaine cherchait à se défendre contre les Français.

Laissant le Tibre à dr* et suivant une longue rue que bordent des murs de jardms, on entre à Home par la porte du Peuple.

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