‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 72 sur 422 · PÉROUSE · texte numérisé non relu

PÉROUSE

Pèrouae*, — Peruaia • (Perugium, Perusia), capitale de l'Ombrie, située à la dr. du Tibre, présente un périmètre très-irrégulier et s'étend en longueur sur le sommet d'une colline, haute de 500 met. , dont les hauteurs inégales multiplient les pentes à gravir et à descendre. Sa position élevée l'exposerait à manquer d'eau s'il n'eu descendait d'une montagne voisine {Monte Pacciano); elle lui est amenée par un aopeduc dont les conduites, après avoir traversé la vallée in^ terméidiaire, remontent à une hauteur de 120 mètres. — La principale inie (Corso) y quoique courte et bordée d'édifices inégaux, a un air de grande cité. La hauteur de certaines constructions, l'àpreté d'aspect, la sombre couleiu* des pierres, la rudesse extérieure des églises, qui presque toutes manquent d'une façade terminée, donnent un caractère sévère et I négligé à la ville.

Histoire. — Perusia (en étrusque : Aperuse) était une des plus antiques et l'une des douze principales villes de l'Étrurie. Pendant les guerres Puniques, elle resta fidèle à l'alliance romaine. Elle fut vaincue par Rome l'an 459. Octave y asU •iéjçea Lucius Antonius, frère de Marc-Ânloine ; la ville, prise, fut pillée et incendiée. La vengeance d'Octave s'exerça sur la plupart des habitants. A ceux qui implonienl son pardon, ou tentaient de s*excuser, il n'avait qu'une réponse: « Il faut iDourir. » Parmi ceux qui se rendirent, il en choisit quatre cents des deux ordres de

' Guida di Perugia per il c'« Rossi Scoti (t* ed***). Tipografia Santucci, 1867. — G. Batt. VcrmigiioU : plusieurs ouvrages sur les antiquités étrusques et des mémoires sur le Piatu- 'icckio et le Pérugin.

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