ROUTE 43. — PÉROUSE. — PALAIS
dont une, découyerte en i8^ et la plus longue connue (de 45 lignes) malgré plusieurs tentatives pour la déchiffrer, est encore inexpliquée. — Dans les corridors, tombeaux étrusoues. — Fragments de bas-reliefs et de sujets mythologiques exécutés en bronze ou en argent, de style étrusque. Un tigre en mosaïque ; figure (fange ciselée sur un miroir étrusque ; hideuse figure en relief de la Mort ailée, sur un tombeau étrusque ; eBe saisit le bras d'un homme pour renlraîner dans la tombe. Beau vase étrusque représentant Pénélope et Télémaque. — Figures en relief des délia Rohhia. — Médaillier. — Inscriptions latines au corridor du second étage.
UmvEHsmB — (au N.-O. de la ville — Plan 17, A), fondée en 1320; occape Tancien couvent des Olivéiains. Elle possède un jardin botanique, un cabinet de minéralogie, le musée archéologique et on y a réuni provisoirement de nombreux tableaux provenant des églises et des couvents supprimés.
La Bibliothèque — compte environ 30,000 vol. Parmi les manuscrits, on distingue le Livre des villes de Stephanus Byzantinus, du v' siècle ; les œuvres de saint Augustin, avec miniatures du XIII* siècle.
Bibliothèque dei Canonici del Duomo» — Evangile du vu* ou vnr siècle; autres manuscrits du iv* siècle, ornés de miniatures.
Palais. — Palazzo pubblico ou co- MUNALE (dans le Corso, vers la Cathédrale), construit au commencement du XIV* siècle, sur le dessin du moine bénédictin frà Bevignate de Pérousc.
Architecture altérée et d^aspect sévère.
Ornementation sculptée remarquable du portail et des fenptres. Des chaines pendues à l'entrée sont des trophées d'une victoire remportée par Pérouse sur Sienne en 4358. Dans l'ancienne chapelle des décemvii^ (5* étage) ^
fresques endommagées de Ben. Bm/mfiglio (i460). — Archives curieuses.
— Au rez-de-chaussée est :
Il Cambio — (le Change. — ISA), tribunal de commerce ou Bourse au XV* siècle (sur le Corso). S'adresser au concierge, rue du Corso, n* 103, pour voir les fresques du Pérugin (1500- 1507), le travail le plus important qpi'il ait entrepris. Elles représentent (paroi de droite : Dieu le Père et des Sibylles ; Prophètes (deux des pro-
Siètes sont, dit-on, des portraits du nturicchio et de Raphaël). — (Paroi de gauche) : Guerriers et Philosophes de l'antiquité avec des figures alLegori (mes de la Tempérance et la Force, la Prudence et la Justice. — (Sur le pilastre de g.) : Portraits du Pérugin et de quelques contemporains. — A la voûte, couverte d'arabesques, sont figurées les planètes [te Jupiter est singulièrement coifTé ; Mars est d'u»
style plus bizarre encore] . On a prétendu (légèrement) que le Pérugin avait été aidé, pour quelques-unes de ces fresques, par Raphaël. La salle del Cambio est pour le Pérugin ce que sont les Ckamores du Vatican pour Raphaël. Ces peintures lui furent payées 350 grands ducats d'or. — Selon Passavant, les peintures de 1« voûte sont si différentes de la manière du Pérugin, qu elles pourraient être d'un autre maître. Pérugin « encore plus dénué de science historioue que de science biblique », dit M. Rio, en mettant en scène les sages et les héros de l'antiquité, « a peint les uns pour ainsi dire au rebours de leur caractère et il a affublé les auties de coiffures fantastiques qui font un bizarre contraste avec la gravité do leurs phpionomies et la dignité de leur maintien. Evidemment ce sujet classique était en dehors de sa sphère. »
— Dans une chapelle attenante, sont des fresques de Giannicola Mànnt (c'est encore un peintre qu'il faut venir étudier en Italie); sur l'autel :
saint Jean-Baptiste baptisant le Christ.
ROUTE 13. — PÉA0U8E.