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ROUTE 43. — ASSISE

délia Pâce (Rome), et cpie Tonne cesse d'attribuer par erreur à Ylngegno (F.

p. 72). [Ces fresques nous paraissent avoir été retouchées.] — La chapelle suivante (PI. 6), de saint Antoine de Padoue, était d*abord couverte de fresques du GiolUno ; elles ont péri, et ont été remplacées au xvi* siècle par des fresques de Sermei. — Vient ensuite une chapelle (PI. 7) avec des fresques relatives à la Madeleine, par Buffalmacco [une scène de résurrection saisissante dans sa simplicité. — J.-C. apparaissant à la Madeleine, agenouillée, figure expressive] . — Transseplde dr. (PI. 8) : sur la voûte et les murs, fresques de Taddeo Gaddi et de son élève Giovanni, de Milan [œuvre grandiose et la plus importante, selon le baron de Rumohr, de ce dernier artiste, qui mériterait d'être mieux connu. I^ans le haut de la voûte, en arrière de Tare, les peintures sont toutes ruinées] ; une Annonciation, par Pttccio Capanna, élève de Giotto, et une Madone de Cimabue [a-t-elle été repeinte? Elle est en progrès sur sa manière inomobile ; il semble y faire un pas vers le naturalisme]. Un buifet d'orgue tout couvert d'ornementation dorée, style xvii* siècle (PI. b), cache en partie une fresque intéressante. — La chapelle du fond du transsept (PI.

9) est peinte par GioUino* Les tigures de saint François et suint Antoine, et de 2 Mnrtyrs sont attribuées à Simone Memmi, et celles de la Madone et de sainte Elisabeth à LÀppo Memmi, son parent. — Entre le chœur (l'abside) et la nef, 4 compartiments de la voûte, au-dessus du maitre-autel (hl. 10) sont occupés par des fresques considérées comme une des plus belles œavres de Giotto, (il n'avait que vingt ans quand il vint à Assise) . Ces fresques représentent les vertus pratiquées par samt François : la Pauvreté, la Chasteté, l'Obéissance et la Glorification [cette voûte se voit dilBcilement ; elle est obscure par elle-même, et les jours obliques venant des croisées ajoutent

encore à la difiBculté.} — Au transsept do g.. Traits de la vie du Christ et de saint François, pur Puccio Capanna.

Crucifiement (Pi. c), fresoue de Pi»tro Cavallini, élève de uiotto; estimée de Michel-Ange. [On indique un petit portrait, à dr. de l'autel, sur k mur, comme étant celui de P. Cavatr- Uni, — La Y. qui est à côté re^rde l'Ënf. J. avec un sentiment plem de tristesse et de suavité.] — Par la chapelle du fond (PI. il), où l'on remarque des vitraux de couleur, on entre dans la sacbistu (PI. 1^2, 42), on y voit des peintures de Sermei ; audessus de la porte, un portrait de saint François, par GimUa de Pise, fiiit peu de temps après la mort du Saint: et, dans la plus petite saHe, quelques curiosités faisant partie du trésor. — Rentrant dans l'église, et redescendant par le côté g. de la nef, on trouve près de la chaire (PI. 15) un Couronnement de la Y. que Yasari attribue à Giottino,'mais qui, selon le Fea (Deêcrizione délia basUica AssesitUe), est d'un frère ifarttno, élève de Simone Memmi [la moitié inférieure est ruinée]. — A la chapelle suivante (1*1. 14) est un Cruciûement de Tad^ deo Gaddi (?). — Dernière chapelle (Pi. 15), fresques attribuées à Simone Memmi: Vie de saint Martin [quelquesunes de ces compositions sont tout à fiùt ruinées].

Au-dessous de cette église infé« rieure est une Cryptk creusée dans le roc, où est déposé (au-dessous du maitre-autel, PI. iO) le corps de saint François, retrouvé en 1818. (L'identité des restes fut décidée par une commission de prélats. ) Suivant l'opinion du peuple il était dans un endroit inaccessible (église invisible) où il devait prier jusqu'à la fin du monde.

L'ÉG{.{SE suFÉKiEURE — (terminée en 1255) repose sur la partie centrale du Plan, s'étendant depuis 1 jusqu'à 10. Brillante et lumineuse, elle con-t trastè avec l'inférieure ; cette église, d'un beau vaisseau à voûte ogivale.

ROUTE 13. — DE FL0RBNC2 A FOUGNO.

est aujourd'hui une sorte de curiosité abandonnée. On n'y dit plus la messe qu'à de rares occasions. Elle contient des fresques attribuées à Cimabue et à Gioito. [Il y a cependant divergences d'opinions à cet égard. Le P. Angeli (Storia délia basil. d'Assisi) attribue à Giunta de Pise l'Assomption de la Vierge, que Vnsari dit être de Cimabue. Le baron de Rumohr nie que Cimabue ait peint dans Téglise supérieure. — Del la Valle (Letlere Sanesi êoprà le belle arti) doute que les peintures attribuées à Giotto dans l'une et l'autre église soient de lui.

D'autres écrivains modernes le nient ; MM. de Rumohr et Fôrster les croient postérieures d'un siècle.] — Au transsept : Fresques, attribuées à Giunta de Pise (1252). Stalles du chœur : on remarquera aux dossiers les têtes en marqueterie, par Domenico da San Severino (xv* siècle). — On devra aussi porter son attention sur les vitraux peints des deux églises.

Cathédrale — (xu* siècle), renouyvelée au xvi* siècle par Galeazzo Alessi; il y a une crypte de 1028. Au transsept : deux pdntures d'Adone Doni ; S** chsq). à g., peinture à'Alunno.

Santa Chiara, — par Frà Filippo da Campello (1255), a perdu son caractère par les restaurations. Sainte Claire, qui, partageant l'enthousiasme de saint François, abandonna sa famille et ses richesses, et fonda l'ordre des Clarisses, y est enterrée. On a récemment construit une crypte autour de son tombeau. A la voûte, au-dessus du chœur, peintures delà vie de sainte Claire, par GioUino [d'un médiocre intérêt]. Dans une chapelle à droite, fresques attribuées à Giotlo (?).

Chiesa Noova, — sur l'emplacement de la maison où naquit saint François. On montre encore la salle où son père l'enferma.

Santa Caibrina — (Confraternité de). A l'extérieur. Madone, par Mariinelli (14z2) ; dans l'intérieur, scènes de la légende de saint Jacques, par Uatieo da Qualdo et

Piet. AnL da Fuligno [d'un médiocre intérêt].

La fôte principale d'Assise, qui attire les fidèles de toute 1 Europe, dure du 21 juillet au 1*' août. Une autre fête, celle de saint François, s'y célèbre le 4 octobre.

Dans le mont Subasio (1,100 met.), derrière Assise, est le sanctuaire délie Carceri, où saint François se retirait pour prier.

Suite de la route de Florence à. Foligno.

200 kil. (de Florence), à g, de la voie, Spello, 5,000 hab., petite ville qui a beaucoup soufTi^ du dernier tremblement de terre. D'une terrasse élevée on a une très-belle vue. — Antiquités : Porta Veneris, bonne architecture romaine. Toinbeau cru de Properce [?]. A côté d'ime ancienne porte longeant la route de Rome est un gigantesque phallus en pierre, dont un distique latin fait un héroïque souvenir de Roland.

Ëglise de Santa Maria Magciorb : — à g. du maitre-autel, une Pietà, du Pé- i rugin (signée : Petrus de chastro Piebis, MDXXI) [fresque d'un bon sentiment] ; à dr. , Madone et deux Saints assez bon ouvrage qui lui est attribué (?). Chapelle à g., belles fresques Ialtérées, peu visibles dans le haut] du Hniuriccino (avec le nom et le portrait du peintre), Annonciation, Nativité, Jésus dans le temple. — Gippe antique avec inscription latine, servant de bénitier.

San Francbsgo, transsept de dr , Madone sur un ti*ône entre des Saints, par le Pinturicchia. [Douce quiétude des traits, un peu inexpressiEs.]

Foligno* — Fuligno (Fulginium)^ (205 kil. de Florence, 40 kil. de Pérouse), ville industrielle de 13,000 h.

Point de rencontre des ligues venant de Florence, allant à Ancone, à Orte et à Rome. La majeure partie de la ville est à g. de la voie. On peut visiter en une heure et demie cetic ville qui n'offre pas un grand intérêt. Elle a été fortement endommagée par

le tremblement de terre de 1831, qui ût périr 70 personnes à Foligno et à Soello, et par ceux de 1839, 1853 et 1854. — Foligno maintint assez longtemps son indépendance au moyen âge; il fut incorporé aux Etats de TEgUse en 1439.

Cathédbale — (San Feliciano) (sur la Piazza Grande^ en face du Palais DE LA GoiciiuNE, façado à colonnes), xni' siècle, modernisée à l'intérieur.

Baldaquin à Fimitation de celui de Saint-Pierre de Rome. — L'église du couvent de Santa Anna, avec une coupole de Bramante, a possédé le célèW tableau de Raphaël, dit : la Vierge de Foli&no, qui a été à Paris et est aujoui'd nui au Vatican, — Sah NiccoLO, 2" cbapelleà dr., grand retable doré (au centre, la Nativité ; audessus la Résurrection), par Niccolà Alunno (il a été à Paris).

La NuNziATELLA. — Baptême de J.-C., bon ouvrage du Pémgin; fresque altérée. — Santa Maria infra Portas, dans une chapelle, restes de peinture que Ton croit remonter jusqu'au IX* siècle [sans intérêt].

Palazzo DEL GovERNO. — Chapelle peinte par OUav. Nelli.

Excursion à Montefaloo : (7 kil.

S.-O. de Foligno et 8 kil. de Trevi, plusieurs églises contenant des peintures de Benozzo Gozzoli, Pietro di Fuligno, Ottav. Nelli, Fr, MelanziOf Lorenzo di Vilerbo.)

De Foligno à Ancône {V. R. S8).

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