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DE FOLIGNO A ROME

166 kil. chemin de fer. — Traj. en 4 h. 30 cm 5 h. -45. — Prix : 21 fr.; 14 fr. 45 cent, (tr. direct); 18 fr. 20 cent.; 12 fr. 60 cent.; 8 (r. 80 cent, (train omnibu>>).

De Foligno à Terni, 55 kil. — Traj. en 1 h. 55 ou t h. 50. — Prix : 6 fr. 45 cent.; 4fr.25 cent.; 2 fr. 85 cent.

Les stations à partir de Foligno sont : 9 kil.

If AUB DU f QD.

Trevi ; — 26 V\U SpolèU ; — 55 kil. Terni;

— 68 kil. Nami; — 84 kil. OrU; — 92 kil. GalUte; — 96 kil. Borghetto; ~ 109 kil. Slimigliano; — il7 kil. Montorso; — 128 kil. i*asso di Corese; —140 kil. Monte Rotondo; ~ 166 kil. Rome.

La route entre Foligno et Spolète offre de l'intérêt ; elle suit une vallée couverte d'arbres, et longeant à g.

des collines, arides au sonunet, dans le bas tapissées d'oliviers et parsemées de nombreuses maisons.

9 kil. de Foligno (214 kil. de Florence), Trevî (Trebia de Pline), petite ville disposée en amphi théâtre sur une colline, à g. de la route.

— Dans l'église de la Madonna délie Lagrime : Adoration des Ma^ ges, belle fresque, bien conservée, une des dernières du Pérugin, et une Descente de croix du Spa^ia. r— San Mariino : Aladone par Ttberio dA9~ sise ; Goiu-onnement de la Vierge par le Spagna (1512).

Le caractère italien du paysage et de la population s'accentue davantage.

Avant d'arriver à Tendroit dit : le Vene (ainsi nommé des sources du voisinage), la roule passe derrière un petit temple près de la source de Cîitumne (Clitunno], qu'elle laisse a dr. et dans lequel on croit reconnaître celui décrit par Pline. Le temple de Clitumnc est aujourd'hui une pelite église S. Salvatore. — Les voyajreurs venus par la route peuvent s'arrêter pour le visiter — Les 2 colonnes au milieu de la façade ont leur fût couvert déciilles, comme la tige d'un palmier; lea 2 colonnes extérieures ont leur fût en hélice; aux angles sont des pilastres cannelés. Une croix dnns le fronton indi-^ aue un remaniement postérieur, an prcK nt du christianisme. — Entre le Veue et Spolète on rencontre, à g., le hameau de San Giacomo, dont une église possède des fresques du Spagna (1526).

Les approches de Spolète sont pittoresques. La vallée se rétrécit, et les coUmes que longe la route, au lieu de se prolonger parallèlement à la vallée, semblent la fermer. En arrivant, on voit à g. la citadelle, coiu'onnant la

colline sur le flanc de laquelle s'étend la ville de :

26kil. (231 kil. de Florence), Spolète* — Spoleio iSpoletum), 12,000 hab. (15 min. de la station à la ville ; voiture: 1 fr.). Ville assezgrande, située sur un terrain inégal.

Spolète conserve plusieurs restes de son antique magnilicence : ruines d'un Temple de la Concorde (?) église du Crucifix, (hors de la ville) ; d'un Temple de Jupiter (?) Sanl* Andréa ; d'un Temple de Mars San Giuliano ; d'un Palais construit par Théodoric, détruit ensuite par les Goths et rétabli par Narsès. — h* Aqueduc, long de 20B met., et haut de 81, passe pour un ouvrage romain; mais il fut réparé et peut-être même bâti vers 604. Ses arcades sont ogivales. — On voit aussi un arc de triomphe appelé la Porte d'Annibal. Ce général, après avoir défait l'armée romaine a Trasimène, aurait, ilit-on, assiégé inutilement Spoletum. — En 572, Alboin, roi des Lombards, érigea Spolète en duché et en fit une menace suspendue entre Ravenne et Rome. Charlemagne, après avoir renversé le royaume lombard, y maintint un duc. Ces ducs se renouvellent jusqu'au xi* siècle; mais ils ne sont plus que de simples gouverneurs amovibles au gré des empereurs et des rois d'Italie. Au xii* siècle, l'empereur Frédéric Barberousse prit, saccagea et incendia Spolète, tenant pour le parti du pape Alexandre III, qui avait excommunié Frédéric. — Sous l'Empire français, Spolète fut le chef-lieu du département du ïrasimène.

Depuis l'établissement du nouveau gouvernement italien, l'ouverture de nouvelles rues et d'une large voie gravissant la montagne a fait perdre à Spolète son aspect moyen âge, mais ajouté à sou agrément.

SlUei : — Cathédrale, Santa Maisunta; de l'époque lombarde,modernisée en 1644, située sur la partie haute 'de la ville. Au portique, mosaïque de 1207. A l'abside, derrière le maître -autel, fresques de Filippo Lippiy fatiguées par le temps et par les restaïu-ations. 11 y manifeste une vive imagination et un amour trèsmarqué du naturalisme. Elles furent terminées après sa mort par son élève Frà Diamante. [Œuvre dont la porte est très-regrettable ; quelques figures sont d'un très-grand style.J iV l'entrée

d*une chapelle, à g. du chœur, est le tombeau de Filippo Lippi, avec son buste. Il mourut à Spolète, âgé de 57 ans, empoisonné (1467) par la famille noble de la religieuse qu'il avait enlevée de son couvent. C'est Laurent de Médicis qui fit ériger ce tombeau. «

— Au chœur d'hiver, une peinture du Spagna (ou de Bern. Campiglio). — A l'autel du transsept de dr., tableau à'Annibal Carrache, qui a noirci. — Dans le baptistère octogone, fresque ruinée attribuée au Pinturicchio,

San DoMENico (église abandonnée).

— Bonne -copie de la Transfiguration attribuée à Jules Romain, — Saii PiETRo (en dehors de la porte Romaine), intéressante par son architecture lombarde. — Au haut d'une rue montante, en face du Dôme, est le :

Homimentii oivilf. — PaLAZZO PIHI- BLiGo. -— Musée en formation dans une grande salle au 1" étage. Madone et des Saints, fresque du Spagna | (1503). [Suave création, ruinée par des soldats]. — Elle provient delà chapelle de la Roœa, forteresse et prison qui dominé la ville. La nouvelle route y monte par une suite de zigzags . — Sur la place de Porta Nuova ,

Çetite Madone à fresque par CrivelU.

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