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Belle vue du haut de la citadelle (Rocca

Les voyageurs qui ne redoutent pas la fatigue devront monter au Monte Luco (2 kil. environ à l'E. de Spolète). La montagne est couronnée de magnififiques chênes verts. Un de ces chênes a 16 met. de circonférence. D faut 1 h. 30 min. pour monter au sommet, d'où on embrasse un panorama étendu, borné à l'E. par les sonunités neigeuses de la Sibtlla, une des erétes de l'Apennin. — Sur cette montagne était le monastère de San Giuliano, avec ses nombreux erinitage*.

Un couvent de capucins (Santa Maria délie Grazie) était un ancien pèlerinage.

Les plus intéressants ouvrages du Spagna sont à uu pauvre village de S. Gia-

ROOTE 14. — CHinsS DB TBBHI.

comOt à peu de distance de Spolète, sar la route du tem{^ de Glitumne.

De Spolète à Terni la route de |ioste traverse une gorge tortueuse. A quelque distance de Spolcle, elle commence à monter la Somnia, montagne la plus éle-

• Tée de cette partie des Apennins (1 ,231 met.), offrant les beautés d'une nature sauvage. Au delà du passage, on atteint la Strettura, à moitié diemin entre Spoléte et Terni.

En quittant la station de Spolète, le chemin de fer s'éloigne de la route de poste, qu'il laisse à g. , et remonte la vallée de la Maroggia ; puis il franchit, à la hauteur de 680 mètres, le mont Somma, par le tunnel Balduini^Xong de 1,645 met. 60.

55 kil. Terni*— (Interamna), (260 kil. de Florence), 8,000 h. Ainsi appelé de sa situation entre les deux bras du i\ar; du haut des remparts, belle vue

• sur la vallée où il coule. Terni réclame la gloire très-contestée d'avoir été la patrie de l'historien Tacite.

ÂHTiQurrÉs. — Dans les jardins de l'évéché, restes d'un amphithéâtre dit : Temple du Soleil (?), dans l'église San Salvatore; d'un Temple d'Hercule (collège de San Siro).

▼îsîte des chutei de Terni.

(aller et retour, 3 ou 4 h.).

Onjpeat aller à pied en 1 h. 30 min.

aux célèbres cascades, en descendant de la place de Terni par la rue Garibaldi ; on traverse la Kera et l'on se dirige par la route de Rieti. — Il faut environ 45 min. pour aller en Toiture de Terni à PapignanOf où Ton s'arrête pour aller de là à pied Xusqu'à la chute. (On y trouve à louer des ânes ; mais c'est une oes nombreuses exploitations du voyajçeur à laquelle on fera bien de se soustraire.) Depuis l'endroit où Ton s'arrête pour voir la chute, il faut environ 40 min., au retour, pour remonter à Papignano. Une voiture à un cheval coûte 5 fr. de Terni à Papignano.

Un guide (environ 5 fr.l n'est pas nécessaire. Il faut encore donner Quelques sous aux cuêtoUi de la cascaoe, pour faire oufrir «uceeseivement plusieurs

portes (iO cent.) en traversant le jtrdÎD de la villa Grtaitmi (Gastelli). Enfin les imporlunités des petites fillesqui vous offrent des bouquets et celles des men^ diants ajoutent un dernier ennui à l'excursion.

La merveille de Terni, et une des curiosités de l'Italie, c'est la cascade du Velino [caduta délie Marmore). C'est cependant une cascade faite de main d'homme; et c'est une singularité à noter que les deux cascades si renommées de l'Italie, Terni et Tivoli, sont artîGcielles. Près de trois siècles avant J.-G., Gurius Dentatus détourna le cours du Yelinus, au moyen d'un canal creusé dans le rocher calcaire, pour le faire tomber ici pardessus un rocher dans le Nar, ou la Nera, d'une hauteur d'environ 570 met. Ce travail avait pour but de mettre fin aux inondations que l'encombrement du lit du Veiinus étendait jusqu'à Rieti. Il y eut à ce sujet de fréquents démêlés entre les habitants de Reate et d'Interanma. Cic&ron vint plaider contre celle-ci pour ceux de Reate (Reatini me ad sua Tempe du^ xerunt. Ad. AUic., iv, 15), se plaignant que les travaux eussent enlevé à leur plaine son humidité, et par suite sa fertilité. Tacite (Ann., I, 79) parle d'un autre débat porté devant le sénat. La ditficultc était ^rave; selon l'avis de Pison, on se décida à <ie rien faire. Des inondations produites par les mêmes causes et soulevant les mêmes contestations ont donné lieu à de nouveaux trt-' vaux aux xv" el xvi* s. et jusqu'en 1785. Cette cascade, peut-être trop vantée en vers et en prose, est cependant d'un effet des plus pittoresques; elle tombe dans une vallée étroite et verdopnte. Elle a un vice originel, celui d'avoir été faite de main d'homme. Mais le volume et la blancheur éblouissante des eaux qui se précipitent, l'heureux arrangement et les accidents de la chute, et surtout son encadrement dr rochers* et de verdure, formant un cirque fermé, dont elle occupe . le centre, lui donnent une importance lelle, qu'elle peut rivaliser avec bien des cascades de la Suisse. C'est surtout observée d'en bas que la vue est d'un effet des plus saisissants.

L eau du Yelino est incrustante, et forme un dépôt sur les rochers et sur les plantes.

Lord Byron recommande fort aux voyageur de suivre le Yelino jusqu'au petit

ROUTE 15, -- DE PÉROUSK A MÀBNl.

lac nommé : Piè di LugOf à l'Ë. de la cascade. On s'y rend en une demi-heure.

De Terni une route intéressante conduit par Rieli et Aquila à Naples.

Il y a eu de grandes difficultés à surmonter pour la construction du chemin de fer ; ainsi, siu" une partie du parcours, de 7 kil. seulement, le cours excessivement tortueux de la Nera, affluent du Tihre, est franchi 26 fois au moyen de ponts (un de ces ponts en maçonnerie a 15 arches; un autre, métallique, a 50 met. d'ouverture).

Il y a aussi plusieurs tunnels à traverser. — La campagne offre le double aspect des plaines vertes de l'Ombrie et des sommets boisés de chênes de l'Apennin.

En partant de Terni on aperçoit sur leis hauteurs, à dr. , le village de Ccst, où l'on peut voir une belle grotte naturelle, et, à g. , celui de Collescipoli. Bientôt, on découvre Nami s'étendant sur une colline. Un castello, situé à g. de la ville, sert de prison.

Avant d'entrer à Nami, on aperçoit, à dr., au bout d^une courte avenue d'arbres, un couvent de Zoccolanti, où naguère nous avons vu, dans l'église, au fond du chœur, un Couronnement de la V., bel Ouvrage du Spagna. [La

Sartie supérieure manque un peu a iéal; mais les figures du bas sont vraies, bien accentuées, habilement rendues.] On a transporté à l'hôtel de ville ce tableau « presque complètement gâté, dit-on, par une restauration maladroite. »

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