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DE FANO A GUBBIO ET A PÉROUSE

PAR LE PASSO BEL PtTRLO.

De Fana à Fouato (station du chemin de fer d'Ancône à Poligno), 80 kil. Courrier, tous les jouTât fait le trajet «a 10 h.

De Fano à la Schieggia, 6 postes i/2.

De Fano à Fossombrone, 26 kil. (F.

La route, traversant une contrée pittoresque, se bifurque à Calniazzo, o kil.

au delà de Fossombrone. Une branche se dirige à dr. vers Urbino (R. 22) ; celle que Ton suit franchit le Mélaurc et s'engage (5 kil. de Fossombrone) dans le défilé dit : passo del Furlo.

On voit ici la voie Flaminienne s enfoncer, pendant l'espace d^un kil.. dans

ROUTE 25. ^ DE FANO A 6UBBI0 ET A PÉROUSK.

un défilé et franchir la montagne au moyen d'un tunnel creusé dans le roc au-<lessus des précipices. Admittitque viam sectœ per viscera rupis (Claudien). Cette ouverture est ce qu'on appelle le Col de Furlo; une inscription conservée à l'entrée septentrionale en attribue la construction a Yespasien. — Sur la g. est la montagne de Pietralata, dite d'Àsdrubal, en soufbnir des traditions de sa défaite en cet endroit (sur la rive g. de la rivière) par les consuls Livius Salinator et Glaudius Néron. Les ossements fossiles qu'on trouve dans les cavernes aux environs ont été pris longtemps cour des restes des éléphants carthaginois.

En sortant du passage on trouve le petit village d'Acgualagna (13 kil. de Fossombrone). — Avant de monter à Cagli, la route passe sur un beau pont romain (ponte Manlio).

Cagli. — Env. 3,000 hab. Manufactures de soieries. — On y a trouvé quelques restes d'antiquités. — Églises : San DoMENico (ou Samt^ean des Dominicains) ; 2* autel à g., une des meilleures fresques de Giovanni Santi, père de Raphaël, la Vierge sur un trône, tenant l'Enf. Jésus debout. On croit q^u'un ange à dr. de la Vierge est le portrait du jeune Raphaël, et la Vierge rappellerait les traits de sa mère ; du même, dans une niche au-dessus du tombeau de Battista Tiranni, le Christ debout dans son tombeau entre saint Jérôme et saint Bonaventure. Une Annonciation est attribuée à frà Camevale. — San Francesco :

quelques peintures de Raffaello da Colle; du Baroccio, — Sant' Angelo Minore : beau tableau de Timoteo^ délia Vite : Noli me tangere. — Eglise des Capucins : une Pitié de Frà B, Catelani.

De fagli une route cavalière va à Pergola, et de là on peut gagner Sa»so Ferrato (14 kil. nord de Fabriano) (F. ci-dessous).

Entre Cagli et Cantiano (6 milles), on passe le vonte Grosso, autre pont romain sur le Cantiano.

Cantiano. — Petite ville fortifiée; elle fut détruite par Narsès. L'église de ]a Gollegiata possède une Sainte Famille du Pérugin.

Au delà de Cantiano, la route 8*élève par une montée rapide jusqu'à une hauteur d'environ 700 met.

IjU Schieggia (12 kil. de Cantiano).

1,200 hab., entourée de fortes murailles. On remarquera le pont dit : la Botte délia Schieggia, de construction singulière, élevé par Fabri en 1805, et qui unit les deux montagnes dei Bandito et dei Bagni. — Non loin de la Schieggia sont les ruines du temple de Jupiter Apenninus, sur le penchant du monte Petrara.

EXCURSION A SASSO PEBRATO.

De la Schieggia à Sasso Ferrato, route de chars (environ 15 kil.).

8Mto Ferrato*. — (1,800 hab.). Petite ville située en partie sur une colline et divisée en partie haute, où est le Castello, et en partie basse (Borgo). La principale industrie est la clouterie. ~ Eglises : Santa Chiam : fresques de l'école de Fabriano ; — San Pibtro. une Madone du Sassoferrato (Giov. Batt. Salvi, 1605-1685).

De Sasso Ferrato on peut gagner Fabriano (R. 27) par une route montaeuse, environ z2 kil. On passe par le pittoresque ▼illage de Genga,

De la Schieggia à Gubbio, route de chars (14 kil.). On peut s'y rendre, en faisant un détour (montée et descente rapides), et, sans revenir sur ses pas, aller rejoindre, wers Gualdo Tadino (env. 18 kil.), la grande route de Foligno. .

Gubbio*. — 6,000 hab. Ancienne cité ombrienne àUguvium. Dans une belle situation sur le penchant du monte Galvo.

— Gubbio, appartenant aux ducs d'Urbin, leur fournissait de braves soldats. Le lendemain de la bataille de Lépante, don Juan, vojant passer vingt-quatre capitaines et six colonels à la tête de leurs compatriotes, respirant un air martial, et entendant pour la première fois nommer Gubbio comme étant la ville qui avait envoyé ces compagnies, s'écria : « Qu'est-ce donc que ce Gubtio ? est-ce plus grand que r^aples ou que Milan? ]> — « Cette ville a produit plusieurs peintres qui se rattachent à l'école Ombrienne, tels qu'Ottaviano Nelli (vers 1370-1444), qui, comme il y a tout lieu de le croire, compta parmi ses élèves Gentile da Fabriano et le père de Raphaël [?], ce qui lui donnerait le droit d'être regardé comme le précurseur du Pérugin. t> (Rio.) Parmi ses meilleurs peintres, il faut citer les Nelli, les deux frères Nucci, Felice J)amxano,

ROUTE 26. -— DE FAMO A FOLIGMO.

Églises : — Cathédrale. — Madone SOT un trône entre saint Sébastien et saint Vhâiào, par SinibaUlo (/6t), de l'école du Pérugin. La Madeleine, bon ouvrage de Timoteo délia Vite; Saint Thomas, par Benedetto Nucci,

Sahi* Agostlno. — Fresques à'Ott, Mli et d'autres peintres. Baptême de saint Augustin, par Damiano.

%ks DoiENico. — Madone et Ançes, fresques de Raffaello da ColU (1546).

Saint Vincent, Anges et DéTots, par Tommaso MU , frère d'Ottaviano. Felice DamianOf une Circoncision qui rappelle l'école Ténitienne.

Sait Francesco. — Teintures de Benedetto îiucà. Une copie de la Descente de croix de Daniel de Vol terre (F. Rome : Santa Trinilà de* Monli), par son frère Virgilio Nucci,

Sahta Haru Notella. — Madone du Belfédère (la V., des Anges, saint Paul, saint Antoine), cette fresque, conservée sous verre, est le plus précieux ouvrage àWaviano Nelli [xv* siècle) ; celui qui explique et ^ui justilie le mieux la longue popularité dont jouit parmi ses contemporains cet artiste, dont le temps semnle s'être acharné à détruire les œuvres. D'auti-es fresques ont été découvertes sous le badigeon en 1858.

San Pœtro. — Giannicola, Visitation (peinture altérée); fresques de Raffaello da Colle.

HoBuments <:ivHs : — Palazzo del ooiuRE, — intéressant monument de

Quelques collections partigiilières (du HABQDis Ranghusci; du COMTE Besi) Contiennent des ouvrages des anciens peintres de Gubbio.

La grande curiosité de Gubbio, ce sont les fameuses tables Eugubines (tabuls Eugubinse), trouvées dans les ruines d'un théâtre, près de la ville, en 1444, au nombre de 9. Deux ont été portées à Venise, et on en a perdu la trace ; les 7 autres tables de bronzé conservées à Gubbio ont des inscriptions : 4 en ombrien, 2 en latin, 1 en caractères étrusques et lalins. Elles ont, depuis 400 ans, donné lieu à bien des travaux et à des opinions diverses. Les caractères en sont écrits de dr. à g., ainsi que l'étrusque et les langues sémitiques. Le

savant Lepsius les croit postérieures au

m* siècle de Rome . On ignore leur sens

litténd. On pense qu'elles renferment

des formules religieuses. On a trouvé des ressemblances entre les mots ombriens et les mots grecs.

Cette ville fut la patrie du peintre de miniatures Oderisi, vanté par Dante (Purg. XI, 79). Il était mort en 1300.

L'ooor d'Agobbio, e l'onor di quell* arte Gh' alluminare è chiamata inParisi.

De Gubbio à Pérome (env. 40 kil).

Une suite de montées par une bonne route conduit au village de Scritlo, situé A la moitié du trajet ; de là, on descend rapidement au village de Busco ; puis, après avoir franchi le Tibre, on arrive au pied de la hauteur de Pérouse.

Pérouse (p. 65).

DE FANO A FOLIQNO

10 postes 1/i.— Environ 128 kil.

Postes.

De Fana à CalcineUi 1

Fossombrone 1

Acqualagna 1^,,

Cagli. : 3 M

Gantiano 5/4

La Schieggia 1

Sigillé 1

Gualdo Tadino. ....... .1

De Gualdo Tadino en chem. de fer (36 kil.) à Foligno.

De Fano à la Schieggia (F. R. 25).

La route, s'avançant vers le S., suit le pied de la chaîne des Apennins.

Sigillo, — 1,600 hab., antique station sur la voie Flaminienne. — Dans le voisinage, vaste grotte de stalactites d'un accès diflicile et aboutissant à un lac.

Un peu plus loin, un chemin s'engageant à TE. dans les montagnes, mène à droite à Fabriano [V. R. 27), où l'on rejoint la ligne du chemin de fer d' Ancône à Rome. ^

6 kii. au delà de Sigillo, on arrive à Fossato [V. R. 27). On rejoint ici la ligne du chemin de fer d'Ancône à Home [Y. R. 27).

HOUTB 27. — D'aNCÔNE a ROME.

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