ANCONE A ROME
Chem. de fer. 295 kil.
(Une liçne de chemin de fer, ouTerte depuis 1866, unit les villes d'Ancône et de Rome, en passant par Foligno, où elle se réunit à la ligne de chemin de fer venant de Florence par Arezzo et Pérouse, pour continuer de là pnr Spolète et Narni jus<]u'à Orte^ où elle se réunit à une autre ligne de chem. de fer venant de Sienne par Orvieto. — Les onze tunnels que traversera ligne ont une longueur totale de 5,728 met. 65. Les plus longs sont ceux de la Rossa, entre Jesi et Fabriano (1,223 met. 35) ; de Fossato (traversée ae l'Apennin), de 1,909 mètres; de Spoleto (galleria Baldovina), de 1,645 met. 70.
D'il ncdne à Rome. — Chemin de fer. — Trajet en 10 h. 20. — Prix (tr. direct) : 35 fr.; 24 fr. 70 c; (tr. ordin.) : 32 fr. 65 c; 22fr. lOc; 15 fr. 40 c.
WAncône à Foligno. — 129 kil. — Trajet en 6h.20. — Prix: 13fr.85c.;9fr.50c.; 6fr. 600.
En partant d'Ancône , les convois suivent le chemin d'Ancone à Bologne jusqu'à la première station : de Falco^ nara; là, tournant auS.-O., ils prennent la liffne qui va à Rome, et qui remonte h. vallée de FEsino, et traverse plusieurs fois cette rivière.
9 kil. Falconara.
16 kil. Chiaravalle, — 3,000 hab.
27 kil. Jesi\ — ancienne Œsium, aujourd'hui ville manufacturière. — M. Rio y signale « les peintures que Lorenzo Loito exécuta pour les Frères mineurs dans l'église de Saint - Florian , où il représenta le martyre de sainte Catherine avec cette verve pleine d'onction qu'on retrouve dans toutes ses compositions légendaires. » — La vallée %e rétrécit peu à peu.
42 kil. CMlel Planio ou Gastel del Piceno.
48 kil. Serra S. Quirico, — Au delà, la route s'engage bientôt dans
une gorge étroite et sauvage entre des rochers qui surplombent. Le chemin de fer traverse le mont Rosso au moyen d'un tunnel de 1,200 mètres.
62 kil. Albaccina. — Ici le chemin de fer, laissant la vallée qui se dirige au S. vei^s Matelica, entre, à l'O., dans la vallée de Fabriano.
71 kil. Fabnano*, — 7,500 hab., fabriques de papier célèbres. Il en existait déjà une en 1275. A la fin du siècle dernier, Bodoni en tirait les papiers de ses magnifiques éditions.
— On visitera avec quelque intérêt les églises S. Nigolô, Sant'Agostino, S. Benedetto, Santa LoaA (peintures attribuées à Gentile da Fabriano ^ et par Lor, da San Severino), — On peut voir aussi «quelques ouvrages des peintres de Fabnano dans la casa Mo- Ricm et la casa Fobnari. Belle collection d'ivoires du marquis Possenti.
De Fabriano à Sasso Ferralo, Y. R. K.
Au delà de Fabriano, le chemin de fer s'élève et approche de la chaîne centrale des Apennins. Après avoir dépassé les hameaux de Cancelli, de lAbbadia, on entre dans le grand tunnel de Fossato (1,950 met.). C'est à son embouchure o. que se trouve le point culminant de la ligne d'Ancône à Rome. A son issue le convoi s'arrête à la station de :
87 kil. Fosêato. —Petite v. sur la pente de l'Apennin, et où règne une froide température à cause de sa position élevée au-dessus du niveau de la mer (555 met. 53). Ce pays fut ravagé par César Borgia en 1500.
Bientôt la voie va définitivement se diriger au sud et descendre dans une vallée qui suit le pied de la chaîne centrale.
9ZlsilGmldo Tadino* (Tadinum), à g. de la voie, — 5,400 hab. Le Dôme et l'église San Francesco ont des peintures de Nicole da Foligno.
— Dans le voisinage, Narsès, général de Justinien, défit Totila.
110 kil. Nocera, — 1,100 hab..
ROUTE 28. — d'aNCÔNK a FOUGNO. — L0RE1TB.
antique V. de Nuccria. Storabon vante les vases de bois qu'on y fabriouait.
Dans une église, ancone de iticold da Foligno. — Dans le voisinage, bains d'eaux minérales.
Le ch^nin de fer continue à desœndre la vallée arrosée par le Tapino.
129 kil. Polîgno (p. 80). — Cest à Foligno que la ligne du chemin de fer d'Ancône à Rome se réunit à celle de Florence à Rome par Pérouse.
De Foligno à Rome, F. R. 14.
D'ANCONE A FOUGNO
PAB LE PASSO DI COLFIORITO.
(11 postes i/2. — Environ 136 kil.)
Postes.
D'ÂOGÔne à Osimo (S' cheva]). ... 11/2
Lorelo î
Jecanaii 5/4
Sambacfaeto (5* cheval pour Recanati ) 3/4
Macerata 1
Tolenlino 11/2
Valdmara 1
Poole délia Trave 1
Semvalle 1
CaseNuove (3* cheval pour Serra-
Talle).. i
Foligno 2
Chemin de fer tPAncâne à Lorette* (24 W). - Trajet en 40 ou 50 min. — Prix : 2fr.70c.;lfr. 85c.;lfr. 90c.
Le chemin de fer passe entre des collines couvertes d'une belle végétalion. — Entre Ancône et Osimo, tunnel dont la traversée dure 4 minutes.
i6 kil. (d'Ancône). Osimo (Anximumj (à 4 kil. de la station, omnibus, 60 c.), 10,000 hab., ville sitiiée sur «ne hauteur, dans un pays fertile. — On cocserve dans le Palazzo pobbugo
* Le irajet par mer d'Ancône à Lorette serait plus pittoresque. On contourne le promontoire «lu Monte Conero. Après un trajet d'une durée de 2 h. environ, on débarque à Porto di Recanati. De là à Lorette, uioalée itès-piltoresque durant une demiheure. On peut faire prix à Ancône avec un baielier, moyennant 10 fr aller et retour.
des antiquités, des statues, des pierres sépidcrales trouvées dans les mines de la ville antique, -r- Murailles antiques partieHement bien conservées.
On aperçoit à dr. Cadelfidardo^ localité célèbre par la défaite des trou- Ees papales sous le commandement de amoricière, battues par les Italiens sous les ordres de Gialdini (18 septembre 1860).
Entre Osimo et Lorette, on franchit le Musone sur un pont en fer.
De la gare de Lorette à la ville le trajet dure de 20 à 25 minutes en voiture; à travers ime route en pente douce, bordée de maisons et de jardins et remplie de mendiants. En venant de la station, on entre dans la ville par la Porta di Roma.
24 kil. Lorette* {Loreto). — Petite ville moderne de moms de 6,000 hab. , située sur le sommet d'ime colline, du haut de laquelle on a de beaux points de vue sur la mer et sur les Apennins. Ses édifices n*ont rien de remarquable, et sa large rue, qui va de la Porta di Roma à l'église, n'est guère composée que de boutiques oii l'on vend de petits objets de dévotion, commerce qui rapporte par année de 200,000 à 5(^0,000 fr.; ce qui n'empêche pas une multitude de mendiants d'attrister les regards dans la ville et aux environs. La ville est fortifiée par une bonne muraille, à la(]uelle Sixte Y fit ajouter plusieurs bastions pour mettre la place à couvert de toute surprise de la part des ci^rsaires turcs , qui, sous Manomet n et Sélim, avaient fait des descentes sur ces côtes. Les rues sont généralement très-étroites. La ville est fort triste, mal éclairée. A 8 h.
du soir toutes les portes sont fermées, même en automne.
La Santa Casa, ou la Maiâonnette de la Vierge. — Selon les récits légendaires, primitivement découverte à Nazareth par l'impératrice Hélène, mère de Constantin, âgée de 80 ans, elle avait déjà été, à Nazareth même, recouverte d'im temple. Les Sarrasin» ayant détruit e%