‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 97 sur 422 · ROUTE 28. — D*AMCÔNE A FOLIGNO. — LORETTE · texte numérisé non relu

ROUTE 28. — D*AMCÔNE A FOLIGNO. — LORETTE

temple, au xiu* siècle, les anges la transportèrent, dans la nuit du 12 mai 1291, en Dalmatie. Le 9 décembre 1294, elle fut encore transportée à travers les airs et TAdriatique sur les côtes de l'Italie. Avant de se fixer au lieu qu'elle occupe aujourd'hui, elle changea plusieurs fois de station dans la forêt qui environnait Lorette ; une fois à cause des brigands, une autre à cause de deux frères 3ui se disputaient le terrain où elle était escendue. Elle est placée au milieu d*une riche et magnifique église, dite église de la Madone, a Cette église, commencée sous Paul II en 1464, fut achevée en 1513 par Jules II, sous la direction de Brctmantef excepté la coupole et la façade, qui furent ajoutées, la première sous Clément Yll et Paul lll, la seconde sous Sixte-Quint, en 1587, dans le goût de la décadence. Depuis lors elle a été réparée dans le goût moderne. » — L'extérieur ressemble à celui d'une forteresse. L'abside, située vers la mer, est formée de trois tours et les bas côtés de murs lisses sans ouvertures, c C'est le voisinage de la mer qui, mettant l'église et ses trésors à la merci des corsaires turcs, a dû faire adopter ce genre d'architecture. Probablement le portail participait, dans le principe, à la défense ; mais une façade de la fin du xvi* siècle est venue s'accoler à cette forteresse du XV* siècle. Le clocher, qui est très-élevé, fut dessiné par VanvUelli. — Sur la place de l'église est une statue en bronze d« Sixte-Quint, par Calcagniy élève de Lombarde. — Sur la façade, statue en bronze de la Vierge, par Girolamo Lombardif sculpteur de Ferrare (xvi* siècle). — Les trois belles portes en bronze sont ornées de bas-reliefs dont les sujets sont empruntés à l'Ancien et au Nouveau Testament; la porte centrale, par les fib de G. fjombardi; celle de dr. par Calcagni, aidé de Giacometli et Sebastiani; celle de g. par Tibursio Verzelli, élève de Lombardi.

La merveille de ce temple est le revêtement de marbre qui enveloppe la Santa Casa, ouvrage des beaux temps de la sculpture ; le dessin est de Bramante.

Ce grand travail, avec les sculptures des bas-reliefs, préparé sous Jules II, ne fut terminé aue sous Paul III. — Au côté nord sont les bas-reliefs suivants : 1» Naissance de Marie, par Andréa Contucci da Monte San Savino, Baccio Bandinelli

et Baff. da Montelupo; 2» beau bas-re- ' lief du Mariage de Marie, par Andréa da San Savino et Baff. da Montelupo ; un groupe remarquable a été introduit par le Tribolo. Statues: Prophètes par les frères Lombardi; Sibylles, par Gugl. délia Porta. —.Côté de l'O. : bas-reliefs:

1* Annonciation, admirable production à* Andréa da Monte San Savino ; 2» Visitation, de Fr. da San Gallo; S" Recensement de Bethléem, du même. Statues :

les Sibylles, par Gu^/t^/mo délia Porta; Jérémie et Ëzécbiel, le premier par ilndrea da Monte San Savino, le second

Sar son élève Girol. Lombardo, — Côté u S. : Bas-reliefs : 1» Nativité du Christ et Adoration des bergers, bel ouvrage à' And. da Monte San Savino ; 2« Adoration des Mages, par And. da Monte San Savino et Gir. Lombardo ou Baff.

da Montelupo. Statues : Sibylles, par Gug. délia Porta; Malachie, David,J>ar Girolamo Lombardi. — Côté de l'Ë. :

bas-reliefs : Mort de la Vieree, par Tribolo, fini par Varignano de Bologne; Voyage de la Santa Casa , beaux bas-reliefs par Tribolo et Fr. da San Gallo.

Statues : Moïse, les Sibylles, par G.

délia Porta. — Les anges, au-dessus des portes, sont de Sim. Mosca.

L'église reste ouverte toute la journée. — LeTRÉsoR(trans$ept de gauche] est ordinairement fermé de midi à 3 heures. La coupole octogone de la chapelle du Trésor, reconstruite par San Gallo , est peinte à fresque par Crist. Boncalli, dit dalle Pomerance, à qui le Caràvage fil taillader la figure par un spadassin, pour se venger de la préférence qu'on lui avait donnée. — Les chapelles, la sacristie, sont ornées de mosaïques , d'après les tableaux des grands maîtres, et de fresques et de peintures, par Luca Signorelli, Piètre de Cortone, le Guide, G.

Zucchero, fjombardelli, L. Lotto, Pellegrino Tibaldi, Muziano, etc. — On remarquera une Madone à'And. del Sarto; une Sainte Famille de Sc/Udone (attribuée au Corrége), etc. — Dans le Uaptistâre : un très -bel ouvrage en bronze, par T. Verzelli et G. B. Yitali. \jSi Santa Casa, située sous la coupole, a 9 met. de long, 4 met. de large et 4 met. 20 c. de haut; elle est âtic en briques. Dans une niche est placée U statue de la Vierge, vêtue dune robe magnifiaue, couverte d'or et de pierreries; elle est en bois de cèdre et noire;

ROUTE 28. — D*AIfCÔNE A POLIGMO. — TOLENTDÎO.

on prétend qu'elle a été sculptée par saint Luc, quoique cet évangélisie ne fût pas sculpteur. Au-dessous est la cheminée de la mabon, et, dans une cavité du mur, le plat dan» lequel Marie manp^eait et où l'on dépose maintenant les objets que l'on veut faire bénir, tels que chapelets, rosaires, etc.

Le pavé de marbre qui est alentour est usé par les genoux des innombrables pèlerins ^i sontTenujs faire leurs dévotions devant l'autel de la Vierge. Les pèlerins se rassemblent en grandes compagnies, apot chacune leur bannière et lenrs prêtres. Les offrandes de chacun, suivant ses facultés, grossissent incessamment le trésor de Lorelte, qu'un ^rand nombre de souTerains ont contnbué à enrichir. Le pape Pie VI le dépouilla pour payer aux Français la somme convenue par le traité de Tolentino de 1797. Cette ^ix ayant été de courte durée, les Français prirent Lorelte en 1798 et transportèrent en France la statue delà Vierge, oui fut mise au cabinet des médailles de la Bibliothèque, au-dessus d'une momie. Elle fut rendue plus tard, les dons, les ex-voto réunis dans le trésor, forment un assemblage divers et parfois bizarre; Jules II, à son passage, consacra un boulet dont il fut préservé au siège de la Hirandole, place défendue par un Trivulce contre le pape septuagénaire, qui montait sur la brèche l'épée à la main. Le roi de Saxe , en 1820, y laissa son habit, sa veste et sa culotte couleur de chair. Juste Lipsc y avait consacré sa plume, offrande moins humble mais plus digne.

En face de l'église de la Madone de Lorelte est une place décorée de portiques et d'une fontaine dont le bassm est en marbre avec des ornements de bronze. — Sur celte place est le :

PiLAzzo Apostolico. — Cc beau palais a été dessiné par Bramante. On y voit quelques bonnes peintures : Titien, la Femme adultère ; Annibal Carrache^ Nativité de la Vierge; Simon Vouet, Cène; leGuerchin, Déposition ; le 5cAidow, Sainte Glaire; etc.

La Pharmacie — possède une précieuse tollootion de plus de 300 vases de hleqce, peints a'après les dessins de i^^r fhf^l» ae MicM^Ange, de Mes Rq- ^n (sujets tirés de la Bible, de la my- Mide ot de rbiitoire), III ont été «Méi ptr Oraano FmUma (Lansi) et

Batt. Franco, Ils furent donnés par Fr. Maria II, duc d'Urbin.

. En sortant de Lorette pour aller à Foligno, on laisse derrière soi TAdri»tique ; on aperçoit à quelque distance l'aqueduc construit par Paul Y pour alimenter les fontaines de la ville.

Après avoir franchi quelques mamelons, on arrive à :

Recanati, — 5,000 hab. ; petite Y.

située sur une crête longue et étroite, d'où l'on a une belle vue. — Eglises gothiques. Grande rue, traversée par la route postale ; elle offre quelques palais remarquables.

Entre Recanati et Macerata, la campagne est d'une admirable fertilité.

On passe à Sambuchetto ; on remonte pendant quelque temps la vallée de la Potenza, puis, quittant la roule directe qui continue à la suivre jusqu'à San Severino (K. plus bas), on en prend une à ç., qui monte vers Macerata ; au pied de la colline elle longe les ruines d'Helvia Ricina, ville et amphithéâtre bâtis par Septime Sévère.

Haoerato*,— 16,000 hab. Située sur une hauteur qui sépare la vallée de la Potenza de celle arrosée par le Chienti. Yue sur l'Adriatique et sur les Apennins. La ville est assez bien bâtie. — La cathédrale possède une Madone attribuée au Pérugin, A San Giovanni, on voit une Assomption de Lanfranc, — Théâtre, bel édfifice situé sur la grande place. — Le palais Compagnoni renferme une bibliothèque, un cabinet d'antiquités et d'inscriptions et des fragments provenant dUelvia Ricina. — Université. — Bibliothèque de 30,000 volumes.

La contrée (tes Marches qu'on tra>r verse ici est des plus fertiles ; elle es( fondée > comme une gr^inde pju'tie àe^ Apennins , d'argiles feuilleiées prq-r fondement déiïQiipées par denombr^W^ cours d'eau,

Tolentino ^ •*- 4,000 hab., bâUo itir une petite émmenoe, à la rive "

lU

ROUTE 28. — d'aNCÔNE a FOLICNO. — EXCUaSIONS.

duGhienti. — La cathédrale, dédiée à San Nicolô di Tolentino, a, entre autres peintures, des fresques (restaurées) des frères da. San Severino ( V.

R. 22, p. 103). Sur le flanc de la cathédrale, servant de passage à la sacristie, est une pièce carrée et voûtée, dont les murs et la voûte sont couverts de fresques.

Le nom de Tolentino rappelle le traité célèbre du 19 février 1797, par lequel le pape cédait à la France Avignon, Bologne, Ferrare, Ancône, la Romagnc, payait 50 millions et livrait des objets dart précieux. — Près de Tolentino, ou passe sur le théâtre d'un des derniers combats (2 et 3 mai 1815) livrés par Murât aux Autrichiens; il y fut battu makré ses efforts de bravoure et ses habiles dispositions pour réparer les fautes de ses . lieutenants, et suppléer à la faiblesse de ses troupes.

N. B. — De Tolentino à FoUgno il y a une très-rude journée pour les chevaux si l'on faK la ruule en voiturin.

Sscursloiis.

On peut aller de Tolentino par une route montagneuse [9kil.) à San Severlno, 4,000 nab., petite ville industrielle, située sur la Potenza. Elle a une grande place entourée de porti(|ues. La vieille ville [Castellq] et la vieille cathédrale sont sur la hauteur. Les églises contiennent quelques peintures intéressantes : la vieille cathédrale, un retable de iVfcolà da Foligno. La nouvelle (dans le ùorço), une charmante Madone du PinturicchiOf dans la sacristie; San.Lorenzo, une Nativité de Loremo da San Severino. — Mines de charbon de terre dans le voisinage.

De San Séverine à Camerino (15 kil., dilig. toub les jours, 1 fr.).

Camerino* {ùncicn Camerinum), 5,000 h^b., situé sur une colline et entouré de montagnes, la Cathédrale occupe l'emplacement d'un temple de Jupiter. Statue en bronze de Sixte- Quint (1587).

" De 8ftn Severlno à Matelica.

; ,,}8i on eontipue à remonter la vallée de ja P/)tenza jusqu'à Castel-Baimondo, et

de là, si on prend la route qui va au N.- 0., on peut gagner la petite ville de Matelica (environ 20 kil. de Fabriano), 4,000 hab. L'église San Francesco a des peûitures remarquables : Madone, et Saints, de Marco di Melozzo da Forli, un autre beau tableau (ancone) est d'Eusebio de Pérouse (1512). [Une belle peinture de Crivelli, Madone et Saints, a été transportée en Angleterre.]

Après Tolentino, la route, continuant à^ remonter le long du Ghienti, dans une riche contrée, s'engage de plus en plus dans les Apennins, aux sommets couverts de neige jusqu'au commencement de Tété. — ËUe passe à Bel forte, pittoresquement assis audessous d'un vieux château fort, au confluent d'une rivière sur laquelle a élé jeté un beau pont d'une seule arche.

Yalcimara, — village situé dans une vallée couverte de superbes chênes.

Au delà de Yalcimara, le paysage devient plus âpre et moins fertile. La route suit toujours le Ghienti. On continue à monter jusqu'au passage étroit de Serravalle.

A Ponte délia Trave , — qu'on trouve entre Yalcimara et Serravalle, on laisse à peu de distance sur la dr. la petite ville de Camerino, antique Camerinum (V. ci-conlre). — La Muccia *. Le chemin entre la Muccia et Foligno demande 6 h. en voiture.

Serravalle, — petite ville qui sépare la Marche d' Ancône de l'Ombrie, resserrée entre deux montagnes distantes l'une de l'autre d'un peu plus de 300 met., et commandée par les ruines d'un château fort du moyen âge, sur lequel vient s appuyer un mur

3ui coupe le défilé, comme cela a lieu u côté de Foligno.

On traverse une espèce de bassin dont le centre est occupé par un étang marécageux, et où commence la vallée du Ghienti. Puis, la route, gravissant la montagne, atteint le col de l'Apennin, dont les sommets déserts sont tristes et monotones. Le village

RODTE 39. — BOMB.

de Colfiorito donne son nom au passage (Passo di Colfiorito), altitude environ 841 met.; le chemin est creusé dans le rocher. Ce {(kssage élevé est quelquefois impraticable pendant Thi- Ter, à cause de la neige. On descend ensuite à :

Ca$e Nttove, — hameau situé dans un terrain stérile. La route étroite descend sur Foligno par une pente assez rapide; la gorge boisée qu'elle traverse est coupée par un mur en ruine qui devait autrefois fermer- la

défilé. — A la descente de TApennin on découvre une ti-ès-belle vue sur le fertile et beau bassin où est assis Foligno.

Foligno — (F. p. 80).

De Foligno à Pérome ou à Rome (R. 13 ou 14).

N. B. Après avoir successivement décrit toute* les grandes voies de cominunicatioii qui, de 4iver6 points, se dirigent vers Aome, noQS allons aborder maintenant la descrip» tion de la capitale de ^Italie.

ROME

Quelle ^émotion profonde on éprouve en entrant dans Rome, la ville la plus illustre du monde, le siège antiopie de la {Jus grandiose domination qui ait paru sur la terre, < où tous les peuples ont passé, où tontes les gloires sont venues, où toutes les imaginations cultivées ont fait au moins de loin un pèlerinage. » C'est tout un passé de souvenirs historiques, de réminiscences classiques, qui dispose Tàme à une respectueuse contemplation. Pour bien voir ici, il faut savoir. Quelle étude attrayante que celle des annales romaines faite sur les lieux ! — Les ouvrages publiés sur ce sujet en diverses langues forment une bibliothèque considérable. On en trouve ime indication étendue dans le chapitre 1*' du voliune d'isid. Uemans : Historic and Monu-' mental Rome (London, 1874). Nous reconunandons particulièrement aux voyageurs français Touvrage d'Ampère : Histoire romaine à Rome (4 v. 8*) ; travail que noiis aiurons souvent l'occasion de citer.

La description des momunents et des ruines de Rome, qui va suivre, sera accompagnée de l'indication des faits historiques, qui s'y rapportent, Avant d'aborder cette étude détaillée, il est peut-être utile de présenter, dans une rapide esquisse, la série des principaux événements de l'histoire romaine dans leur ordre chronologique.

Avant J,-C. — L'année 753 est adoptée comme étant la date de la fondation (le Rome, ou plutôt de la réunion, du groupement autour d'un centre commao, des divers villages fortifiés établis sur les collines boisées de celte partie du Latium. Le roman mythique des commencements de Rome reste des plus obscurs, malgré les efforts de la critique moderne. C'est autour du mont WUlin que Romulus traça la première enceinte carrée, Boma quadrala [V. plus loin U description du Mont Palatih). C'est au roi Servius Tullius que serait

dû raccroissement de Rome. 11 y comprit le Quirinal, le Viminid et ^*Esquilin. Le Cœlius et l'Aventin, la montagne du Peuple, avaient été précédemment enfermés dans la Tille. Cette enceinte ne fut plus agrandie jusqu'au règne d'Auguste. — 509 Les Tarquins sont bannis de Rome (à la même époque les Pisistratides sont chasses d'Athènes). — Établissement de la République à Rome, — 494 Première retraite du peuple sur le mont Sacré. Création des Tribuns. — 390 Prise et destruction de Rome par les Gaulois, qui s'obstinent pendant 7 mois à assiéger vainement le Capitole. — 312 Commencement des travaux de la voie Appienne. — 216 Annibal sous les murs de Rome. — 201 Fin de la 2'^ guerre punique. — Après la conquête de la Sicile et de la Grèce, les chefs-d'ceuvre des arts transportés à Rome y inspirent le dédain de la simplicité antique et y développent le goût du luxe. — 154 Premier théâtre construit à Rome. — 121 Mort de Caïus Gracchus. — Environ quarante ans après, 200 sénateurs et 150,000 citoyens périssent, victimes des fureurs de Marius et de Sylla. — 60 Scaurus, pour des jeux passagers, fait construire un vaste théâtre soutenu par 360 colonnes et orné de 3,000 statues d'airain. — 52 Les partisans de Clodius en voulant brûler son corps au Forum, allument un incendie qui consume la Curia Hostilia et la basilique Porcia. — 49 César passe le Rubicon et entre dans Rome. — 44 11 est assassiné. — 29 Octave-Auguste, empereur. 11 divise la ville de Rome agrandie en 14 régions. Elle est encore aujourd'hui divisée en 14 rioni.

Après J.-C, — ïncendiefde Rome sous Néron. — '• 48 Dénombrement à Rome : 1,544,000 citoyens. — 80 Incendie à Rome qui atteint le Panthéon. — Titus fait bâtir des Therme». — 188 Incendie du Capitole. — 247 Théâtre de Pompée réduit en cendres par un incendie. — 271 Agrandissement de l'enceinte par Aurélien. — 313 Constantin rentre triomphalement à Rome. Quelques années après, le sénat et le peuple romain (S. P. Q. R.) lui élèvent l'arc de triomphe qui a été conservé [V. Antiquités). L'inscription dit qu'il a vengé la république de la tyrannie (de Haxence] par l'inspiration de la divinité, instinclu divinitatis, terme de vague transaction entre le paganisme et le christianisme, répandu déjà depuis trois siècles à Rome et dont les monuments primitifs, enfouis dans les catacombes, ont été exhumés et interprétés par la critique moderne. Ce sont tes Annales de la papauté qui vont succéder, à Rome, à celles de la république antique. — 530 Constantin établit le siège de l'empire à Byzance. — 364 Rome capitale de VEmpvre d'Occident. — Après 382, les rentes et les frais publics du culte païen furent supprimés ; mais les Temples restèrent encore ouverts. L'interdiction absolue ne fut mise à exécution qu'en 395; — 410, Rome saccagée par Alaric, roidesYisigoths;

— 455, par Genséric, roi des Vandales ; — 472 Prise et pillée par Ricimer, roi des Goths ; les esclaves et k populace déchaînés mêlent leurs vengeances à la rage des vainqueurs. — 476 Rome saccagée par Odoacre, roi des Hérules. Ravenne devient le siège de l'Empire en Italie. — 536 Entrée de Bélisaire, général de Justinien.

— 537 Vitigès, roi des Ostrogoths, assiège Bélisaire ; )a famine et h peste étendent leurs ravages sur les deux ann^^ — 546-49 Rome prise et démantelée par Totila, roi des Ostrogoths; — 553 Occupée par Narsès, générai de Justinien. — 568 Institution du duphé de Rome, qifi s'éteqdmt entre Os^i?, Orfe e( l'embouchure do U MHrt«, -^ Ô78 W l<Prob«r4s dév^t§nt le territQife, «« 503 Rome «s-

siéfée par Agilulf, qui ravage les environs ; — 663 Dépouillée par Constantin II.

• 715 Grégoire II en restaure les murs. — 800 Gharlemagne couronné empereur.

— 846 Environs de Rome saccagés par les Sarrasins qui pillent les basiliques de Siiiït-Pierre et de SainUPaul-hors-les-Murs. — 852 Enceinte construite par I*on IV, sur les pentes et au pied du Vatican. — 996 Crescentius, noble romain, lére et tente le rétablissement de la République; l'empereur d'Allemagne marche contre loi au secours de la papauté. — 1084 Rome prise par Henri IV ; Grégoire YII, assiégé dans le chftteau Saint-Ange, est délivré par Robert Guiscard, duc de Fouille, dont les troupes saccagent la ville et détruisent par Tincendic toute la région entre le Capitole et le Latran. — 1146 Arnaldo di Brescia, disciple d'Abeilard, affligé des richesses et dos vices de l'Église, veut la régénérer ; DOttTelie tentative d'établir la République. — 1505 Clément V transfère le siège pontifical à Avignon. — 1347 Cola di Rienzo (Nicolas Rienzi) rétablit à Rome Iweienne République, sous le nom de bon État; — 1375 Grégoire XI rétablit le «ége pontiticai « Rome. — 1494 Entrée de Charles VI II, roi de France. — Jusqu'au temps de Jules II, les habitations des cardinaux sont des châteaux forts. — 1506 Jules II fonde la basilique de Saint-Pierre. — 1527 Soc de Rome par le coonétable de Bourbon ; le jour de l'entrée, 4,000 victimes, soldats et citoyens fureot massacrés de sang-froid. Le pillage dura deux mois. — L'énergique Sixte V ^1585-1590] réprime le brigandage et l'état de barbarie entretenus dans Rome par les luttes années de la noblesse. — 1590-91 Peste. — 1598 Inondation du Tibre.

— 1643 Enceinte établie par Urbain VIIÏ sur le Janiculc. — 1703 Tremblement de terre el débordement du Tibre. — 1 798 Rome occupée par les Français ; — 1799, par les Napolitains; — 1809, réunie à l'empire français; — Pic VII conduit en France. — 1814 Retour de Pie VII. — 1848 En mars, sous Tinfluence de la révolution de la France, le pape Pie IX introduit dans les Étals romains le gouTeroenient constitutionnel ; le ministre Rossi, qui espère contenir le radicalisme, est assassiné le 15 novembre; le 24, le pape quitte la capitale sous un déguisement et se retire à Gaëtc; le 11 décembre, les Chambres nomment une commission de régence {giunta govemcUiva), composée de trois membres ; le 28, la giunta prmooee la dissolution du Parlement et convoque une Constituante pour le 5 fc- ^er 1849 ; le 9 février, la Constituante décrite que la papauté est déchue du fouTernement de l'État romain et que cet État se constitue en République ; le 12 Krrier, gouvernement provisoire composé de trois membres ; le 29 mars, il («it pbce an triumvirat de MM. Mazzini, Armellini et Safli, qui résigne ses fonctions le l^ juillet; au mois de juillet, les portes romaines de Saint-Paul, Portese et Saint-Pancrace sont ouvertesaux troupes françaises, qui occupent Rome. — Malgré iMaellicilatioDS du gouTernoment de la France, le pape ne rentre à Rome que le 12iTrill850. — 1856 Révolte, en Sicile, du baron Bentivegna, redemandant la ^titution de 1812. Il est vaincu et exécuté avec plusieurs de ses compagnons. ^ 1860 Garibaldi, parti de Gènes avec 1,062 volontaires italiens, aborde à Marsala (11 uti); bientôt il entre à Païenne, â Messine; il traverse l'Italie sans rencontrer d'obrtades. Le 27 s^tembre, presque sans escorte, il fait son entrée à Naples. — Le Iiwvemement papal soulève les sympathies des peuples catholiques; on recueille

* )oo «de le dernier de SavU-Pierre, — 11 repoutsse les propositions de médiation

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