Naples
Distribution du temps. Pour bien visiter Naples, quatre jours sont indispensables. Étant donné l'étendue de la ville, nous avons cru devoir en diviser la description par itinéraires groupant topographiquement les choses principales; mais ces itinéraires ne peuvent être suivis que partiellement, à cause des horaires des visites. Pour le Musée de Naples, on devra le visiter en deux fois, au moins, vu son étendue. D'ailleurs, pratiquement la visite de la ville et celle des environs alternent toujours. SI l'on dispose d'un tenips limité, il faudra se rappeler qu'il est bon de ne pas le perdre en des détails secondaires: la physionomie de la ville, sa vie, le paysage, le Musée National, et quelques-imes des églises principales: voilà ce qui offre le plus d'intérêt. Si l'on n'a que deux joiu*s, on se bornera aux choses principales: *Castel Nuovo, *Porta Capuana, Dôme, *Monte Olivcto, ♦S. Chiara, S. Domenico Maggiore, Chap. S. Scvero, S. Filippo Neri, S. Paolo Maggiore, *Museo Nazionale, Villa Nazionale, * Aquarium, Pal. Reale, Museo di S. Martino, Pal. di Capodimonte. On fera un large usage des petites voitures si caractéristiques, soit pour gagner du temps, soit parce que dans le dédale des ruelles, il n'est pas facile de retrouver l'entrée d'un grand nombre d'églises même importantes. Les cochers conduisent l'étranger avec une grande habileté au monument ou à l'église dont il leur donne le nom.
Le Bureau de Voyaoes^ et Touriaine de l'E.N.I.T., via Chiatamone, 5, a organisé, ainsi que pour la visite des environs de Naples, un service pour la visite de la ville en 1 journée, en A-oituro à chevaux, ou en automobile, avec guide. S'informer des prix et des conditions, au bureau même.
Naples, 757.251 hab., la ville la plus peuplée d'Italie, le plus grand port après Gênes, le plus important centre commercial et intellectuel du S. de la Péninsule, s' élève dans l'arc en croissant d'un des golfes les plus beaux du monde. Appuyée à l'O. et au N. contre les dernières ramifications des Champs Phlégréens, sur le versant desquelles elle est disposée en éventail, elle s'étend à l'E. dans la plaine très fertile de la Gampanie, en vue du Vésuve « sa terreur et son orgueil >>. C'est une ville bruyante et gaie, insouciante et ardente, l'une des plus séduisantes du globe. Bien qu'à Naples abondent les œuvres du XIIP s. et de la Renaissance, ainsi que celles d'un art exubérant du XVII« s., on ne peut la comparer dans son ensemble, au point de vue de la richesse artistique et de la construction architectonique, à quelques autres du centre ou du nord de l'Italie. Mais si l'on pense aux trésors à nul autre pareils qu'Herculanum et Pompé! ont fournis au Musée National, à la beauté de la position et aux caractéristiques de la vie napolitaine, on trouvera qu'il y a là une large compensation.
Arrivée par chemin de fer: Gare j deux salles (dans la deuxiènie a lieu Centrale (PI. II 27), à l'extrémité ! la visite de l'octroi) qui donnent E. de la ville. En arrivant la sor- \ sous un porche et l'on sort sut la tie est à g. et au S.; on traverse i pi. Garibaldi, où se trouvent les om-
27i B. i; plan, p. 272.
XAPLES
Rense igneinenis.
nibus et autobus des hôt-els, les auto-taxi=, et les voitures publiques.
- Dépôt des bagage-^, dans la 1" salle à g. - Transport des bagages du train à la voit., chaque pièce (parapluies et réticules non compris) 50 c, minimum, 1 L.; malles, 1 L. 20 chacunp. - Télégraphe, dans le côté g., Albergo Diurno Igea (bains, salon de toilette, coiffeur, téléphone, salle d'écriture, dépôt de bagages, etc.) dans le côté g., à côté du bureau du télégraphe. - Vente de billets, aux guichets de la grande salle d'entrée; on les vend aussi aux Agences de Voyages, p. 270. - Départs, entrée du côté X. du bâtiment de la gare.
- Expédition de bagages, côté X. - Bon buffet.
GakeTorretta(P1.III 4), à l'extrémité 0. de la ville dans le quartier de Torretta, et desservant la « direttissima »; est maintenant en construction (1924); on pourra y descendre en arrivant de Rome.
Gare de la piazza Carlo III (PI. I 23) desservant 1-^ ligne pour Capoue-Piedimonte d'Alife.
Gare de la Circum:vesuviaxa (PI. II 26), desservant les lignes pour Ottaiano-Samo et Pompéi-Samo, sur le corso Garibaldi à peu de ! distance de la gare centrale. \
Gare Montesaxto (P1. II 14), pour la ligne de Pouzzoles-Torre- i gâveta. I
Arrivée par mer: les vapeurs (ex- ' cepté les bateaux de la navigation du Golfe) accostent généralement à ' rimmacolatella Xuova (PI. II 22); quelques autres, de très grandes dimensions et qui ne s'arrêtent que quelques heures, accostent au Molo S. Vincenzo, et les passagers descendent alors à l' Immacolatella Vecchia. - Embarquement: des quais de Porta Massa, Molo Pisacane, Molo S. Gennaro, Villa del Popolo, ImmacolatA Vecchia aux vapeurs à l'ancre dans les t calate »
voisines, 1 L. par pers. sans bagage; avec bagage à main, 1 L. 25 par pers.; avec bagage jasqu'à 100 kg.,
1 L. 50; des quais susdits aux vapeurs à l'ancre en rade, au Molo S. Vincenzo, ou à la Darsena Bacini,
2 L. 50 par pers. de 1'^ ou 2« classe avec bagage à main ou jusqu'à 100 kg.; 1 L. 50 par pers. de 3« ; classe; des quais susdits à la Diga i
Rettilinea et au Bacino Vitt. Eman., bat-eau à 2 rameurs, 2 L. 50, à 4 rameiirs, 5 L. par pers. avec bagages. Ce tarif doit être augmenté de 30"/,. - DÉBARQUEMENT: même tarif. - Embarquement et débarquement des bateaux des services du Golfe, p. 371. Agences de navigation, p. 279.
Hôtels: Près de la Gare Centrale: CavouriVl. II, 27 u), pi. Garibaldi, 32, à la gare, côté départs, 120 lits, passable.
Dans la ville haute: *Bertolini's Palace (PI. II et III, 10 a), corso Vitt. Em. 165, de tout premier ordre, 150 lits, jardin, vue incomparable sur le Golfe, le Vésuve et la \ille; * Parker's (PI. III, 7 b), corso Vitt. Eman. 135, de premier ordre, eau courante ch:iude et froide dans toutes ch., 150 lit-s, situation et vue magnifiques; *Britannique (Fl.Iïl, 7 c), également sur le corso Vitt. Eman., 133, 80 lits, de premier ordre, \'uc magnifique.
Dans la ville basse et près DE LA mer: *Excelsior (PI. III, 17 d), via Partcnope 24, près de l'embarcadère pour Capri et Sorrent^, de tout premier ordre, avec deux façades donnant sur la mer, vue splendide sur le Golfe et sur le Vésuve; ^Grand-HôtelCPl III, 8e),pl. Principe diXapoli,aubout O. delaVillaXazionale et au bord de la mer, vue sur le Golfe et sur le Vésuve, de tout premier ordre, 250 lits; *du Vésuve (PI. III, 17 f), via Partenope, 22, en face du Castello dell'Ovo, de premier ordre, vue sur le Golfe, 200 lits; *Boyal des Étrangers (PI. III, 14 g), via Partenope, 14, même situation que le précédent, de premier ordre, 150 lits; * Santa Lucia (PI. III, 17 h), \-la Partenope, 23, vue du Golfe, de premier ordre, 150 lits; *Continental(?\.
III, 14-17 i). \\-à Partenope, 20, 80 lits; Regitia Vittoria (PI. III, 14 v), via Partenope, 6, 45 lit-s ; Métropole et de la VilleiVl. III, 14k) via Chiat^mone 59, 80 lits; ces trois derniers de premier ordre, mais moins luxueux; de Russie (PI. III, 16-17 j), via S. Lucia, 34, 80 lits, meublé; Riviera (PI. III, 8 m) , riviera di Cliiaia, 127, vis-à? vis de la Villa Comunale, 80 lits, ces deux derniers de 2* ordre et poui touristes moins exigeants.
En ville: *de Londres (PI. II, Ift n), pi. Municipio, 59-65, en face du ilaschio Angiolûo, de premier ordre.
Renseignements.
NAPLES
R. 4; plan, p. 2T2. 275
180 \\\.^\UotlaetOenlve{Ç\. II, IGo), pi. Médina, 76, 100 lits; Fatria (PI.
II, 16-19 p) via Gugl. Saufelice; de Naples (PI. II, 20 q) corso Umberto I", 55, 60 lits; ces trois derniers de 2'' ordre, bien situés pour voyageurs de passage, fréquentés par les couiinerçants; Torino, via A. Depretis, 123, 701its;roigdo,(Pl.II, 16t) via Iloma, 352; Grande-Bretwjne, via A. Depretis, 68, 75 lits; ces trois derniers simples et pour tourist-es moins exigeants.
Pensions: Pinlo Storey, pi. Amedeo, IS-i, 60 lits; Reiiina, pi. Sannazzaro, 200, 45 lits; Française Maurice, via Partenope, 3, -40 lits; Washington House, parco Marglierita, 150, 50 lits, chauff. central, jardin; Terzi, parco Marglierita, 23, 24 lits; Poli, parco Margherita, 157; Margherita, via E.Alvino, 9, au Vômero.
Restaurants: Esposito (ex-Gambrinus), pi. ïrioste e Trento, dans le Palais de la Préfecture; Rinascente, via B-oma, 343, siu' une terrasse audessus des 3Iagasins La Kinascente, ascenseurs; Espo-nto ex-Targiani, plus counu sous son vieux nom, via E. Pes- ^in.\; Giardini reali, via Vitt. Eman.
III, de 2« ordre; da Angelo, pi. S.
Tomaso d'Aquino, succursale en été sur la colline de Villanova, bonne cuisine napolitaine; Astarita, Borgo Marinaro au Castollo dell'Ovo, cuisine napolitaine; Cavour, pi. Garibaldi près de la gare centrale. Plus simples et bon marché: Bella Nâpoli, pi. Garibaldi, cuisine napolitaine; Tripoli, pi. Plebiscito; Fiorentini, via Roma, 140; Frascati, via Roma, 143.
Au VOMBRO: Reiizo e Lucia; S. Martino; S. Ehno, tous les trois près du Museo S. Martino.
Charcuteries avec restaurants (pour touristes moins exigeants): Ambrosini,vïsi Guglielmo Sanfelice, 39; I Gatti, via Roma, 244. j
Laiteries avec restaurants (pour | touristes moins exigeants): Starace, pi. Municipio; Salomone, via A. Depretis; Romana, corso Umberto, 28 et 170 et calata S. Anna dei Lombardi. i
Cafés: Esposito (ex-Gambrinus), pi. Trieste e Trento; Nationale, dans la villa du même nom; d'Itâlia, via Roma, 316; Romano, Galleria Umberto 1°; Foatana, sur la riviera di Chiaia; Cavour; Fer no, tous les deux sur la pi. Garibaldi, près de la gare | centrale. I
Brasseries: Itâlia, Galleria Umberto I"; Birrerie Meridionali, via Nuova di Capodimonte, ouv. seulement en été.
Pâtisseries: CafUsch, via Roma en face de la Galleria Umberto; Van Bol, pi. Plebiscito et pi. délia Borsa ; Di Santo, Galleria Umberto 1°; Fiorentina, via Guglielmo Sanfelice, 35-37.
Voitures publiques (tarif municipal, taximètre): les premiers 600 m. ou 8 min. d'arrêt, à 1 chev., 1 L. 20; à 2 chev., 1 L. 70; à 2 cliev. et 4 places, 2 L. 10; chaque 300 m.
suivants, ou 4 min. d'arrêt, 20 c.
- Suppléments: chaque service de 7 à 23 h., 20 c; et de 23 à 7 h., 40 c; pour chaque service avec départ de la gare centrale de 20 h.
à l'arrivée du premier train de Rome, 1 L.; de la Villa Patrizi à l'Ascenseur du Vômero, 1 L.; à la via Paradisiello, 2 L.; à Torre Ranieri et à Casale, 3 L.; à Capo di Posillipo, 4 L.; à i'Arenella Monte Donzelli, 1 L.; à la Cappella dei Cangiani, 3 L.; à Camâldoli, 6 L.; du Canapé à la Pigna et à Sgambati, 1 L, 50; à fi. Giacomo dei Capri, 2 L. - Bagages: malles ou colis de poids non supérieur à 50 lig., 50 c; valise de poids non supérieur à 15 kg., 20 c.
Auto-taxis à 4 places ou plus (tarif municipal): les premiers 1000 m. ou 8 min. d'arrêt, 2 L.; chaque 500 m. suivants ou 4 min. d'arrêt, 1 L. La nuit (de 23 à 7 h,), tarif doublé. - Suppléments: premier déclenchement, 1 L.; cliaque pers. en plus de trois, 2 L.; service de l'intérieur de la gare de 23 à 7 h., 2 L.
- Bagages: chaque colis de 50X70 cm., 1 L.; 2 L., si ces dimensions sont dépassées; pour 1 chien, 1 L.
- Pom- le retour à vide: de la Rotonda de Pausilippe et au delà du Vômero, d'Antignano, de Capodimonte, Fuorigrotta, Pontirossi, Poggioreale, via S. Maria dei Pianto, porte supérieure du Cimetière, des Grauili, Largo Ente Volturno, 4 L.
- Passé 5 k. de l'enceinte de l'octroi, faire prix. - II y a aussi des autotaxis rouges avec une bande jaune, plus petits, jusqu'à 3 pers.: de 6 h.
du matin à 1 h. après minuit, les premiers 1.000 m. ou 8 min.
d'arrêt, 2 L.; chaque 300 m. suivants ou 4 min. d'arrêt, 1 L.; de
276 R. 4; plan, p. 272.
NAPLES
Eeii-se igmynents.
1 h. après minuit à 6 h. du matin, en ville, et à tout-e h. du jour hors de l'enceinte de l'octroi, dans un rayon de 5 k., tarif doublé.
SIde-cars: les premiers 1.500 m.
ou 12 min. d'arrêt, 2 L.; chaque 500 m. suivants ou i min. d'arrêt, 1 L.
Trams électriques: 27 lig>t;s MTNICIPALES: prix 50 c.,le dimanche et les joiu-3 de fête, 70 c; nombreuses haltes facultatives (fermata), et arrêts obligatoires. Point-s de croisement principaux; Piazza Trieste e Trento (PI. III 16), piazza. del Munie. (PI. n 16-19), piazza Dante (PI. Il 17), piazza Garibaldi (PI. n 24-27). - 1) piazza Oberdan (PI. II 17) -Poste-piazza del 3Iunic. piazza Trieste e Trento-Strada S. Lucia-via Chiatamone-riviera di Chiaia- Mergellina-Palazzo Donn'Anna- Fi77« Cappella, tout-os les 1-3 min.: - 2) piazza Oberd a n-itinéraire comme le n° 1, puis plus loin jusqu'au Ca])o Posillipo, toutes les 13 min.; - 3) via Merjellina-Torvett~'i-ino.zz& Trieste e Trento-corso Umberto-piazza Garibaldi (gare centrale)-pia?2a Carlo III (Pl.I 23), toutes les 5 min.;- 4-6 largo Torretta-piuzzà Triest-e e Trento-Marina-pja.22a Garibaldi (gare centrale)-piazza Bellini-corso Vittorio Bmàn.-Torretfa, prix 50 c, chaque zone en plus, 25 c. en plus, le circuit complet, 1 L. 50, toutes les 11 min.; -6-4 même parcours que le précédent, mais en sens inverse, toutes les 11 min.; - 5) rione Amedeo (PI. m 7)-via Morelli-piazza Tricst-e e Trento-corso Umberto-piazza Garibaldi (gare centicsLle)-piazz<i Tribunali, toutes les 13 min.; - 7 noir) piazza Z)oni«-Musée-largo Antignanopiazza Vanvitelli-5ff/î Martine (Pi.
11^13), toutes les 20 min.;- 7 roM^g) même itinéraire, mais seulement jusqu'à la piazza Yanvitelli, toutes les 9 min.; - 8) piazza Trieste e Trerito-coTso Umberto-piazza GarihAldi-piazza Principe Umberto, toutes les 15 min.; - 9) piazza Dantepiazza Museo-S. Eframo-via Coni-&\onQ-lnrgo Arenella (PI. n 9), toutes les 9 min.; - 10) piazza Trieste e TreHio-piazza Municipio-c^jrso Umberto -via Duomo - via Vergini -via Sânith-FontanMe (PI. I 15), toutes le^ 8 min.; - 11) piazza Dante-via Pe5sina-\ia Cont« di K,uvo-piazza
' Cavour-via Poria-via Eossaroll-piazza Garibaldi- ôran (7 i toutes les 17 j min.; - 12) piazza Montcianto (PI. II I 14), via iloma-Posta-piazza G. Bo- A-io-corso Umberto I°-piazza Garibaldi-Fasio, tout^es les 5 min.; - 13) piazza Trie-ste e Trento-piazza, ' 3Iunicipio-Posta- piazza Dante ^ via Pessina-piazza Cavoiu'-via Foriapiazza Carlo Ilï-i-ia Mazzocchi, toutes les 15 nain.; - 14) piazza Dantevia Pessina- piazza (Tavour-piazza Carlo III- fia Ponti Rossi, toutes les 9 min.; - 15) largo Doan'Anna- Torretta-piazza Trieste e Trento- Posta-piazza Dante, toutes les 15 min.; - 16) via Municipio-'^iidiZza. Bovio-corso Umberto-piazza Garibaldi-piazza Xazionale (Vasto)-Po9qioreale (cimetière), toutes les 8 min.; , - 17) Ponte Sa.nità m.l 18)-via Foria- : via EossaroU (gare centrale)-MarlneIIa-\-ia Ponte Maddalena-(îm?n7i toutes les 17 min.: - 18) piazza ' Vittoria (PI. III 14), via Chiatamone-piazza Trieste e Trento-piazza 3Iunicipio-Po3ta- piazza Dante - via , Pessina (salit^ Museo)--\'ia S. Teresa j degli ):^c&\zï-Capodimoi\i,e (Totido), I toutes les 6 min.; - 19) piazza Mon- I tesanto-via, Roma-Posta-piazza Mu- [ nicipio-rion« J./??^<Z^o(Pl.III 7), toutes ! les 13 min.; - 20) piazza Martiri- : piazza Amedeo-corso Vittorio Eraan.
j via Tasso, toutes les 15 min.; - 21) i Largo MontesantoCP}. Il 14)-v. Romaj Posta-via G. Sanfelice-piazza Bovio- ' corso Umberto-piazza Garibaldi (gai re centTâ.le)-Tribunali (via CoUetta), ! toutes les 13 min.; - 22) piazza Trie- \ ste e Trento-pmzza, Municipio-via j Xuova Marina-piazza Xicola Amore- ; via Duomo-via Foria-piazza Carj lo Ill-i'iœ Veterinaria, toutes les 13 j min.; - 23) piazza Trieste e Trenio- I piazza Vittoria-largo Torretta - vil- ; laggio Fuorigrotta-Aguano-Pi^5t/"î, I toutes les 13 min.; - 24) via Municipio-\ia. Xuova Marina -Porta del Carmlne-via Marinella-piazza Duca degli Abruzzi-(?/-a/H7î, toutes les 15 min.; - 25) corso Vittorio Eman. (stazione ferrovia Cumana)-parco Margherîta -piazza Trieste e Trento-corso Umberto-piazza Garibaldi (gare c^ntiàley-Tribiinali, toutes les 15 min.
- La nuit, correspondance avec les directs provenant de Rome, for/ctionnent trois lignes de trams:
1) Qare Centrale-\ià. Icoiia-Vomero^
Renseignemeiits.
NAPLES
R. 4; plan, p. 272. 277
- 2) Gare Centrale-pkizza Trioste e Trento-PosUlipo (Villa Cappella); - 3) Gare Centrale-iàuzza. Dante-corso Vittorio lùmAii.-Torretta.
Lignes suburbaines: 51) Porta Capuana (PI. II 2 l)-Pog?iorealc-PMrgatorio, toutes les 27 nùn., 1" cl.
1 L.; 2« cl. 90 c; - 52) piazza Vittoria (PI. in 14)-largo Torretta-Pilastri-Agiiano-Bagnoli-Poz2«o^i, toutes les 22 min., 1 L. 45 et 1 L. 40; - 53) piazza Fifioria-Torretta-Pilastri- Agoano- Bagnoli, toutes les 22 min., 1 L. 10 et 1 L.; - 54) piazza Museopiazza Cavoiir-corso Garibaldi-via Marinella-S. Enismo-S. Giovanni a Tedûccio-Pôrtici (piazza S. Ciro), toutes les 9 rain., 1 L. 10 et 1 L.; - 55) via Verdi-S. Giovanni a Tedûccio-Pôrtici-Ilesina (Scavi di Ercolsiiio)-Torre del Greco, toutes les 10 min., 1 L. 80 et 1 L, 70; - 56) via Verdi-S. Giovanni a Tedûccio-Barra- S. Giorgio a Creniano, toutes les 26 min., 1 Lv 40 et 1 L. 30; - 57) via Verdi-fi. Erasmo-S. Giovanni a Tediiccio-P6rtici-Bellavista-PM.7Zia/io - (ch. de fer Cook po)ir le Vésuve) Trentola, toutes les 25 min., 1 L. 90 et 1 L. 40; - 58) via Ferdi-Barra- Poiiticelli, toutes les 25 min., 1 L. 40 et 1 L. 30. Les jours de fête les prix sont augmentés de 20 c.
pour chaque lire ou fraction de lire.
- Service d'été de la piazza Trieste e Trento pour les ïhormes d'Agnano, p. 321.
Tramways de la province (dép.
de Porta Capiuirm): pour Capodichino - Secondigliano - Giugliano - S. AntiQio--(iye/*.sa, chaque domi-h., 1" cl., 2 L. 85; 2« cl., 1 L. 90; 3^ cl. 1 L. 35; pour Capodichino-Casôria- Afrâgola-Catra>io, chaque demi-h., 1" cl., 2 L. 45;; 2« cl., 1 L. 70; 3= cl., 1 L. 25; pour Capodiohino- Villa Elisabetta - Arzano - Frattanutggiore, chaque demi-h., 1" cl., 2 L. 45; 2* cl. 1 L. 70; 3« cl., 95 c; pour Aversa- Casal di Principe, toutes les 40 min.; 1" cl., 4 L. 40; 2» cl., 3 L. 20; 3* cl., 2 L. .30. Aux prix indiqués ci-de5sus, il faut ajouter 25 c; les jours de fête 20 c. on plus pour chaque lire ou fraction de lire.
Chemins de fer secondaires: Ferrovia Circumvesuviana (ch, de fer de ceinture du Vésuve), dép. de la gare, corso Garibaldi (PI. II 26), V, p. 285; pour Nola-Baiano (dép. via
Casanova), 38 k. en 2 h., 2» d., 11 L. 40; 3« cl., G L. 40; les jours de fête supplément de 20%; pour PieOinionte d'Alife (dép. de la pi. Carlo III), 78 k. en 3 h. 20, 1" cl., 2.1 L. 65; 2» cl., 12 L. 25; les jours de fête, supplément de 5 L.; Ferrovia Cumana pour Pozzuoli-Torregâvet;r, V. p. 319.
Funiculaires: de Montesanto au Vômero avec lialte au corso Vittorio Eman., dép. toutes les 10-15 min., parcours entier l''^ cl. 55 c, 2® cl.
45 à la montée, à la descente 5 c.
eu moins; de ChiôAa, au Vômero avec halte au corso Vittorio Eman., dép.
du Parco Margherita, toutes les 10- 15 min., mêmes prix que le précédent.
Ascenseurs: de via Chiaia au ponte tU Chiaia(Pl. III 13), montée 15 c, descente 10 c; de via délia Sanità au ponte délia Sanità, uiêmes prix; du Pamilippe: du milieu delaGrotta Nuova de Posillipo à la Strada Patrizi, montée 30 c, descente 25 c, aller et rot. 40 c.
Autobus: 1) piazza Triede « Trento-\in lloma-piazza Dante- via E. l'esiiinix-3îuseo, 50 c, jourg do fête 70 c; 2) rione Amedeo-y\?i dei Mille-via C'hiaia-via moma-largo Carità, 50 c, joîirs de fête 70 c; 3) Capo Posillipo- S. Str-àto - Vômero,
1 L. 45, jours de fête 1 L. 65; 4) Mu- .seo-piazza Cavour-via Foria-via Duomo-Gare Centrale, 50 c, jours de fête 70 c; ligne A) iVapZ^î- (Torretta)- Soccavo-Pianura, 5 dép. par j., 50 min., 2 L. 70; service d'été pour Agnano, dép. de la pi. Trieste e Trento, toutes les 45 min., de 7 h. 30 à midi, 7 L. 50.
Barques: potir promenades dans le Golfe, avec un rameur, pour la 1" h. 5 L., chaque h. suivante
2 L. 50; faire prix d'avance. Barques pour embarquement et débarquement, p. 274.
Alberghl diurni: (bains, cabinets d'aisance-s et de toilette, coiffeur, dépôt de bagages, etc.): Igea, dans la gare centrale; Termina!^, via Libert.à, au rez-de-chaussée de l'hôtel du même nom, côté arrivée de la gare centrale; Cobianchi, piazza Trieste e Trento; l'Alba, galleria Umberto 1°.
Bains: Bains chauds: Chiatamone, via Chiatamone (piscine sur les sourcea ferrugineuses, bains turcs,.
278 li. i; plan, p. 27'~
:naples
Reiiseigneinents.
hydrothérapie); S. Marco, cahita S.
Marco, -i: Gauthier, vice Bellf'donne a Chiaia, 9; Guariglia, via Bellini, 45. - Baixs de mer souvent avec restaurant en général ouvert seulement en été: Eldorado-Lucia, au Castel deirOvo; Lido, via Caracciolo; Savôia, via Xazario Sauro; Donn'Anna, largo Donn'Anna, et beaucoup d'autres.
Commissionnaires: The Express, via S. Brigida, l-l-lô; nombreuses succursales: piazza X. Amore, 6 bis; via Depretis, VI; piazza Garibaldi, etc.; de -10 c. à 2 L. la commission, selon la longueur du parcom-s et le poids à porter.
Postes et Télégraplie: Bureau central (PI. Il 17) au Palais Gravina, p. 290, via Diaz, 3. - Succursales (toutes avec télégraphe): Galleria Umberto 1°; Galieria Principe di Nâpoli; Staz. Marittima (PI. 112:3); via Borna, 366; via Mergellina, 171; corso L^mberto 1°, 142; piazza Garibaldi (gare centrale), 43-44; riviera di Chiaia, 251; piazza Vanvitelli, 9 (Vomero); Galleria Vittoria; et beaucoup d'autres avec ou sans télégraphe.
Consulats: Argentine, parce Margherita, 5; Belgique, via Principe Amedeo, 17; Bolivie, via Egiziaca a Pizzofalcone; Brésil, via A. Depretis, 88; Chili, via Borna, 418; Chine, via Giov. Xicotera, 38; Danemark, pi.
Giov. Bovio, 3:3; Espagne, via Marchese Campodisola, 16; États-Unis d'Amérique, via Cuma a S. Lucia; France, via Principe Amedeo, 36; Gramle-Breta-gne, via dei Mille, 40; Grèce, via Caracciolo, 11; Japon, via Nilo, 2; Mexique, salita Museo, 90; Norvège, Molo Piccolo, 6; Pays-Bas, via Depretis, 62; Pérou, via Tarsia, 64; Portugal, piazzale Porta di Massa; Rounmnie, via Cappella Vecchia, 11; Russie, rione Sirignano, 10; S. Domingo, corso Vitt. Eman., 140; Suède, pi. Borsa, 14; Suisse, via Médina, 5; Uruguay, Viale Elena, 11; Venezuela, via Giuseppe Pica, 48; Yougoslavie, via Vittoria Colonna,14.
Cultes divers: Église Évangétique, via S. Tomaso d'Aquino; Eglise Vaudoise, via S. Anna di Palazzo; Église Anglicane, via S. Pasquiile a Chiaia; Église Protestante Italienne, via Duomo; Église Protestante Française, yi-A CatIo Poerio;
Église Écossaise, xia, S. Maria Cappella Vecchia.
Associations: Club Alpin (Section de Xaples), piazza Dante, 93; Club Escursionisti Xapoletani, via Chiaia, 216; Automobile Club di Xâpoli, galleria Vittoria; Aero Club, via Vittoria, 3; Canottieri Itâlia; Canottieri Savôia; Canottieri Nàpoli, tous les trois à S. Lucia Xuova; Canottieri Stabile, au Pausilipi)e, villa Quercia; Circolo délia Vêla, borgo Marinaro au Castel deU'Ovo; Lawntennis Sa poli, villa Comunale; Lawn-tennis Partenope, via L. Sanfelice, 3.
Bureaux publics: Municipio (PI.
n 16), piazza Municipio; Pré/eciure, piazza Plebiscito; Questura (Préfecture de Police), piazza Municipio, 17; Bourse (PI. II 19), piazza G. Bovio; Chambre de Commerce, via S. Aspreno; Chambre de Commerce Française, piazza S. Maria degli Angeli a Pizzofalcone, 11; Chambre de Commerce Anglaise, via Depretis, 31; Chambre de Commerce Américaine, via Xuova Marina, 14.
Théâtres: *San Carlo (PI. III 16), contigu au Palais Royal, ouvert de déc. à avril, opéras et ballets; Bel- Uni (PI. II 18), via Bellini, entrée via Conte di Ruvo, opéras et ballet; Mercadante{\?ii\.i?, Fondo;V\.ll 16-19) piazza Municipio, opéras et comédies; SannazaroiVl.llI 13), v. Chiaia, drames et comédies; Fiorentini (PI. II 16), rue du même nom, drames eb comédies; Politeama Giacosa (PI. m 13), V. Monte di Dio, théâtre et cirque ; Suovo (PI. II 16), vico lungo del Teatro Xuovo, rue latérale de la via Eoma; Rossiiii, vico S. Domenico Soriano; S. Ferdinando (PI. I 24), %ia Ponte Xuovo; Fenice, via Verdi, 19; Trianon, via P. CoUetta; dans les cinq derniers, pièces populaires très souvent en dialecte, variétés, cinéma.
Spectacles divers: Salone Matgherita, galleria Umberto 1°, drames « guignol >'; Eden, via G. Sanfelice, 15; Umberto 1°, %'ia Maio di Porto, 35; Miramar, via S. Lucia; Eldorado, borgo marinaro près du Castel delrOvo; les deux derniers ouverts seulement en été.
Cinémas: Margheritei, Vittoria, S. Brigida, les trois dans la galleria Umberto 1°; Itâlia, via G. Filan-
lien'ieiynements.
NAPLES
7?. 4; plan, p. 272. 279
gcri, 42; Modernissinw, via Cistema (teiroiio; S. Lucia, via S. Lucia; Maximum, Viale Elciia.
Agences Maritimes: Navigazione (tenerale Italiana, via Deprctis, 14; Lloyd Sabaudo, via Matteo Schilizzi, 1-5; Soc. Sic'dia, via Salvatore Fusco, 5; Soc. Servizi Marittimi, via Depretis, 33; Navigazione Ferravie dello Stato J. P. Spanier (ligne pour Païenne), Marina Niiova, 117-18; TranmÛantica Ituliaiia, via G. Sanfelice, 8; Marittima Italiana, via Deprctis, 90-92; Sicula Americana, via Deprctis, 130; Messageries Maritimes, oalata S.Marco, 4; Cosidich, via Matteo Scliiîizzi, 8; Fabre Line, via A. Depretis, 31; White Star Line, pi. Bovio, 21; Anchor et Cunard Line, via G. Sanfelice, 55-63; Soc. Itâlia, \i<i Depretis.
Agences de voyages: Bureau de voyage-'t et tourisme de l'E.N.I.T., via Chiatamone, 5; Bureau de renseignemenis de. l'E. N. I. T., molo Pisacane au Port (vente de billets des ch. de fer, des lignes de navigation des ch. de fer de l'État, renseignements, vente de cartes et de publications du T. CI., bureau-succursale du T.C.I.); Thos. Cook and Son, galleria Vittoria; Compagnie des Wagons-lits, pi. Martiri; Navigazione Générale Italiana, via A. Depretis, 14; American Express Co., pi. Martiri; L. Castiijlia, via S. Carlo, 15; S. Elefante et C, pi. du Municipio, et pi. S. Ferdinando, kiosque central; Banco di Rorrm, via Eonia,
Articles napolitains: Des magasins d'antiquités, de reproductions de bronzes et de statues en marbre antiques, de statuettes en terre cuite, de majoliques, de coraux, d'ouvrages en prétendue lave et en écaille, ainsi que de livres anciens, de photographies, de peintures, d'estampes, sont dispersés un peu partout dans la ville. Il serait impossible d'en donner une liste détaillée. Du reste, le touriste n'aura pas de difficulté à trouver l'objet qu'il cherche. C'est aux environs du Musée et particulièrement dans la Galleria Principe di Xâpoli que se trouvent générale-
ment les magasins de reproductions d'œuvres d'art antiques. Poiu" les objets en lave, en corail et en écaille, on trouvera de très nombreuses bouti(iucs dans la via S. Lucin, Chiatamoue, Calabritto, Galleria Vittoria, piazza dei Martiri et rues avoisinantes; on trouve des antiquités aussi sur la riviera di Chiaia et sur la piazza dci Martiri.
Fêtes religieuses et populaires :
Bien qu'elles ;'.lent perdu de leur importance de jadis, ces fêtes offrent encore des spectacles curieux et caractéristiques. Les jêtes de St Janvier avec la cérémonie de la liquéfaction du sang du Saint, p. 288,
- la fête de St Antoine Abbé (17 janvier), comme d'ailleurs les principales fêtes chrétiennes, appellent toujours une foide cmleuse à observer. - Il peut être aiLssi intéressant d'assister, le lundi de la Pentecôte, au retour des p-zlerins napolitains du saïuituaire de Monte Vérgine, près d'Avellino; se rendre après 5 h. de l'après-midi dans les rues près du port. À remarquer, bs harnachements des chevaux et les costumes des groupes , portant chacun des vêtements de la même couleur et de la même façon. - Le jeudi et le vendredi saints, il y a une foule énorme dans la via Roma et la circulation des voitures y est interdite. C'est le Struscio (frou-frou des robes de soie qu'on y porte); les vitrines étalent les nouveaiités de la saison. - La fête de Piedigrotta (la nuit du 7 au 8 septembre à la Grotta Nuova) était à l'origine la célébration de la victoire de Charles III sur les Autrichiens à Velletri en 1744; maintenant c'est une fête populaire où l'on chante les nouvelles chansons, que les chansonniers préparent pour cette occasion.
- Du printemi)S à l'autonme se succèdent les fêtes des rioni (faubourgs) donnant lieu à des processions, feux d'artifice, jeux populaires. Elles commencent le soir du samedi et finissent la nuit du dimanche, où des sociétés de musique et parfois des artistes se produisent sur des estrades d'occasion.
Topographie. - La ville jasqu'en 1860, année où elle fut réunie h l'Italie, était un ensemble de rues étroites, en grande partie humides et sales, avec d'amas compaofs de maisons antihygiéniques, où s'entassait une po-
280 R. 4; plan, p. 272. NAPlES Nuti-ie historique.
pulation des phis denses, dont les tristes conditions d'existence se révélèrent d'une façon tragique pendant l'épidémie de choléra de 1884. Ce fut alors que reçut la première impulsion l'œuvre d'assainissement pour laquelle l'Etat fit des lois spéciales et accorda de larges moyens: cette œuvre se poursuit encore aujourd'hui et grâce à elle, si d'une part, Naples a perdu quelque chose du pittoresque de ses mœurs qui n'étaient pas toujours civiles, elle a, d'autre part, gagné au triple point de %'ue de l'esthétique, de l'hygiène et de l'éducation publique. On opéra de grands travaux de démolition, on créa de nouvelles rues et aux vieilles maisons on substitua des habit^ations salubres; au moyen d'une œuvre grandiose l'eau du Serino fut captée en quantité suffisante pour la ville et les environs (jasqu'à Pouzzoles et à Bâcoli et à Torre Annunziata) et des quartiers entiers, de nouveaux et élégants quartiers et des quartiers industriels f'orent bâtis. -La partie centTr'le de la ville est formée par im quadrilatère ayant aux sommets la Stazione Centrale, l'Albergo dei Poveri, le Museo Xazionaie, la piazza Trieste e Trento, limité, sur deux côtés, par les artères principales: la via Roma et le corso Umberto 1°. À l'E. de ce quadrilatère, sont les quartiers industriels qui s'étendent vers San Giovanni a Tedùccio; au 'S.-O., les quartiers hauts avec l'Observatoire astronomique et Capodimonte; à ro., la colline de Sant'Elmo, avec la Chartreuse de San Maitino et le quartier du Vomero; aii S.-O-, Pizzofalcone et la partie la plus moderne de la ^-ille: le quartier de Santa Lucia, le quartier Amedeo et, plus loin, Mergellina et Pauiilippe; au S.-E., le quartier du port.
Le centre de la vie napolit-aine, par lequel passent les principales lignes des tramways, est la piazza Trieste e ïrento, ex piazza S. Ferdinando, que les Napolitains apix-llent encore ainsi par habitude.
Les églises, très fastueuses à l'intérieur, ont d'ordinaire des façades modestes. La ville dans son ensemble a peu d'œiuTes monumentales et manque de physionomie architectiirale. Les édifices sont généralement en tuf; le pavage des rues est en lave.
Aspect de la ville et caractère du peuple. - L'étranger qui sort de la gare du chemin de fer est frûpiié par le bruit confus et assourdissant de la \'ille en mouvement et par les milliers de voix par lesquelles se manifeste sa vie, où tout est modulation et chant. Combien musical est aussi le dialecte, extrêmement vocalisé et aspiré, pittoresque, hyperbolique, riche d' images et accompagné d' une mimique des plus vives! Ce tohu-bohu de voitures et de voix humaines, et le mouvement incessant, unis à la vive luiuière et aux couletu-s de la mer et de la végétation, excitent puissamment l'imagination. Une trop grande partie de la population vit encore dans des ruelles sombres, sous des portiques humides. Mais l'étranger qui se mêle à la vie du peuple, pour en étudier avec sympathie le caractère. décou^Tira tous les dons de bonté, d'amabilité et d'intelligence du Napolitain, de cet être patient, sentimental et optimiste, auquel, avec trop de légèreté, on reproche l'ignorance, la misère, l'oisiveté et la superstition qui sont à imputer en majeure partie à la politique néfaste de gouvernements abjects. Le progrès de la vie civile est rapide et notable, mais il faudra encore bien des années pom- que l'évolution soit complète. L'étranger devra tenir compte de cela et se défier des offres qui, à chaque pas, lui seront faites dans la rue ou ailleurs et qui fort souvent n'ont d'autre but que d'obtenir des pourboires parfaitement inutiles.
Notice historique Des navigateurs de Ehodes, au IX^ s. av. 3.-C.
fondèrent Paithénope, que les Cumains conquirent. Au AI* s., grâce à l'œuvre de nouveaux immigrés venus de Cumes, à côté de la vieille ville (Pal^poUs) surgit Néapolis (nouvelle ville), qui s'accrut vers 459, d'ime population de colons: Chalcidiens. Pithécusains et Athéniens. Au commencement du TV« s., les deux \illes furent conquises par les Samnites, mais elles gardèrent leurs mœurs helléniques. En 326, après tm siège de 3 ans, elles furent assujetties par les Eomains. C'est depuis lors que l'on parle d'une ville unique qui, devenue ensuite municipe et colonie romaine, n'en resta pas moins grecque de mœurs et maintint même l'tisage officiel
Notice hidorique. NAPLES R. 4; plan, p. 272. 281
de la langue grecque, jusqu'à l'époque de Constantin. Elle fut la cité savante, où la jeunesse romaine se rendait pour cultiver la rhétorique, la poésie et la musique, et ses environs se peuplèrent de villas, séjour favori des riches romains; parmi ces villas, grandes et splendides, il y avait celle de Lucullus, sur la hauteur de Pizzofalcone, et le Pamilypum de Védius Pollion. Virgile vécut ses dernières années à Naples et y composa les Géorgiques et l'Enéide; Auguste et Silius Italicus y séjournèrent souvent. Dévastée par Alaric en 410 et par les Vandales en 456, prise et saccagée par Bélisaire en 536, puis par Totila en 543, Naples redevint byzantine en 555, mais de 568 à 1130 elle obtint son indépendance et fut gouvernée par des ducs. En 1130, le Normand Roger I«' s'empara de la ville qui, en 1194, passa sous la domination des Hohenstaufen. Frédéric II, qui y fonda l'Université (1224), y fixa fréquemment sa demeure. Après les vicissitudes bien connues des successeurs de ce dernier, Charles I"""" d'Anjou entrait en conquérant et roi (mars 1266) à Naples, où il transféra la résidence rovale qui jusqu'alors avait été à Palerme. Il eut pour successeurs Charles II (1285-1309) et Robert le Sage (1309-43), mécène des arts. Vint ensuite le règne aventureux de Jeanne P^, attristé et suivi par des événements tragiques, jusqu'au jomr où le dernier de ses successeiirs, Robert le Bon, fut chassé en 1442 par Alphonse I" d'Aragon, qui réunit de nouveau so\is son pouvoir la Sicile et Naplos. Ferdinand I" lui succéda et réassit à vaincre les barons, conjurés contre lui. L'occupation de Charles VIII (1495), descendu en Italie pour revendiquer les droits de !a maison d'Anjou, fut de courte dvu-ée; puis la France et l'Espagne se disputèrent la possession de Naples, qui, après quatre victoires de Gonzalve de Cordoue, le Grand Capitaine, resta aux Espagnols (1504). Ceux-ci y dominèrent, presque toujoiu-s par l'entremise de vice-rois (le plus célèbre, D. Pedro de Tolède, qui a bien mérité de la cité; les taxes onéreuses amenèrent la fameuse insiurection de Masaniello et l'éphémère république parthénopéenne) jusqu'en 1707, lorsque, à la suite de la guerre de succession d'Espagne, la ville passa à la Maison d'Autriche, qiii, elle aussi, gouverna par le moyen de vice-rois. Mais, en 1734, l'Infant Charles de Boiu-bon d'Espagne profitant de la guerre entre l'Autriche et l'Espagne; pour la succession au trône de Pologne, occupa Naples et instaura la dynastie des Bourbons, qui fut consolidée après la victoire remportée par le roi à Velletri contre les Autrichiens. En 1799, devant l'invasion française, les Bourbons s'enfuirent à Palerme, et à Naples s'établirent d'abord la République Parthénopéenne, puis en 1806, le règne de Joseph-Napoléon Bonaparte et, en 1808, le règne de Joachim Murât, l'un, frère et l'autre, beau-frère de Napoléon I". La conduite irrésolue de Murât, en 1814-1815, caasa sa ruine. Ce fut le retour des Bourbons, dont le gouvernement fut défini par Gladstone: «la négation de Dieu» et cessa quand, le 7 septembre 1860, Garibaldi entra dans la ville, à son retour de l'expédition de Sicile.
Notice historico-artistique. — La Peinture, à Naples, débute par les œuvres de Giotto, qui sont perdues, et par celles de Pietro Cavallini, dont quelques-une- sont restées. C'est en 1400 qu'y pénètrent divers courants artistiques: catalan, flamand, français, ombrien, florentin et même bolonais et padouan, qui fécondent l'œuvre d'une école locale, encore mal connue. On Voit ensuite émerger Antonio Solario Vénitien, avec le grand cycle de peinture du cloître du Platano, p. 293; Andréa Sabatini de Salerne, le Caravage, Gianfr. Penni et Leonardo da Pistôia y répandent les formes raphaélesques. Au comniencement du XV1I'= s., ceux qui dominent sont: Michelangelo da Caravàggio, le Dominiquin, le chevalier d'Arpino et Ribera. Vient ensuite le triomphe du style barotiue, où Naples retrouve l'expression la plus complète de son âme. Tout se renouvelle sous l'habillement baroque et tout se couvre des fastueuses coinpositions pictm-ales de Belisario Corenzio, Cesare Fracanzano, Bemardo Cavallino, Massimo Stanzioni, Paolo Finoglio, Francesco Guarino, Pacecco, Andréa Vaccaro, Paolo Porpora, G. B. Caracciolo, Aniello Falcone et Dom. Gargiulo, napolitains de naissance ou d'élection. Ceux qui émergent ensuite sont: Salvator Roaa,
282 R. 4; plan, p. 272. XAPLE3 le Retti/ilo.
Mattia Preti et spécialement Luca Giordauo, suivi de Francesco Solimena, qui domine sur l'école napolitaine du XVIII^ s. et autom* duquel se pressent Francesco De ^Mura, Sebastiano Couca, Domcnico Vaccaro, Giuseppe Bonito, Giacomo Diana et Francesco Celebrano. Au XIX^ s. Xaplea donne à l'art italien les noms de Domenico Morelli, Filippo Palizzi, Altamura, Miola, Dalbono, Migliaro, Campriani, etc. — Architecture. Dans les églises de la période des princes de la maison d'Anjou apparaît évidemment le caractère français; au XV^s., c'est l'art toscan qui prévaut; mais l'art \Tâiment napolitain surgit avec le style baroque, dans lequel excella Cosimo Fansago (XVIP s.)- Également au XVIIP s., l'architecture trouva des artistes de valeur, et un surtout en Luigi Vanvitelli, auteur d'œu\Tes grandioses. — La Sculpture domina spécialement dans les sépulcres, où se manifeste l'art toscan au XIV^ s. (Giov. et Puccio, Florentins et Tino di Camaino, de Sienne) et au XV^ s. (Donatello, Michelozzo, Andréa da Firenze, les da Maiano et Antonio Rossellino; puis Baboccio da Piperno, Francesco Laïuana de Zara et Guido Mazzoni de jlodène). À la fin du XV^ s. et au début du XVP travaillait un très fin décorateur, Tomaso Z^falvito. Au XVP s., ceux qui se distinguent entre tous sont: Girolamo Santacroee et Giovanni da Xola, avec leurs élèves, Gian-Domenico D'Auria et Anuibale Caccavello; et plus tard, Michelangelo Xaccherini et Pietro Bernini. Puis viennent les œu\Tes de Cosimo Fansago, celles des disciples de Lorenzo Bernini et des techniciens fort habiles de la chapelle de San Severir.o, p. 293.
De la gare au centre et à la Riviera di Chiaia.
La gare est actuellement à l'E. de la ville dans un quartier populaire entre le port et la Porta Capuana. Le centre et les hôtels en sont éloignés d'env. 1 k. 5 et 2 k. respectivement; on ne saurait donc se passer d'une voit., p. 275, d'un autotaxi, p. 275, ou d'un tram (X'^^ 3 et 5 pour la piazza Trieste e Trento, p. 276); V. aussi: arrivée, p. 273.
On sort sur la pzarra Garibaldi(P]. II, 24-27) toujours animée par le pittoresque va-et-vient du peuple et des véhicules les plus divers, et le tapage que font les conducteurs et les vendeurs. On y remarque le beau monument Garibaldi par Cesare Zocchi (1904).
Prendre vers le S.-O. le corso Umberto 1°, vulgairement appelé le Rettifïlo (1888-1894), long de 1300 m., dont le percement a beaucoup contribué à l'assainissement de la ville. Cette voie rectiligne coupe par le milieu les quartiers les plus insalubres de Xaples; une partie pittoresque en est restée au S. du corso L^mberto, entre celui-ci et le Port.
On croise la piazza Nicola Amore avec le monument de ce dernier par Francesco Jerace. En continuant par le corso Umberto 1°, on voit à dr. la majestueuse façade de l'Université (PI. II 20) par P. P. Quaglia(1908). Au fronton, johe sculpture de Jerace; le palais renferme d'intéressantes collections scientifiques et une bibliothèque riche de 350.000 volumes. Tout de suite après, à g., l'église S. Pietro Martire, qui renferme d'intéressantes peintures; entre autres, dans la
la Qalleria Umberto 1°. NAPLES R. 4; plan p. 272. 283
l'« chap. à dr., un tableau attribué à Silvestro Buono et, dans la 3*^ chap. à g., St Vincent Ferrier, peinture sur bois d'un réalisme ingénu, attribué auj. à un artiste napolitain sous l'influence de Van Eyck. On remarque ensuite la statue de Rugge.ro Bonghi (1825-1895), érudit et homme d'État.
Le corso finit à la piazza Giovanni Bovio (PI. II 19), jadis délia Borsa, au centre de laquelle est une gracieuse fontaine du XV 11^ s.; au X. est le Palais de la Bourse. On continue par la via Agostino Depretis et l'on débouche sur la piazza del Municipio (PI. II 16-19) longue et plantée d'arbres. Le côté N.-O. de la place est formé par le Palazzo del Municipio (PI. II 16), ex-Palais des Ministres de l'ancien royaume des Deux-Siciles, grande et simple construction de Luigi et Stefano Gasse (1819-1825). Au milieu de la place, l'élégant monument de Victor- Emmanuel II, par Eutilio Franceschi.
On traverse la place, et, laissant à g. le Castel Xuovo, p. 284, on s'engage dans la via Vittorio Emcuiuele III, ex San Carlo. À g., le jardin du Palais Royal; à l'entrée, deux beaux groupes de dresseurs de chevaux, par le baron Clodt de Péteriibourg, don du Gzar Xicolas I". Plus loin, toujours à g., le vaste Teatro San Carlo (PI. III 16), construit en 1737 sur les plans de Giovanni Antonio Medrano, au puissant atrium et à l'élégante loggia par Antonio Xicolini. À dr., la façade principale de la (inllcria Umberto 1° (PI. III 16), par Ernesto di Mauro (1887-1890), vaste, élégante, lumineuse, en forme de croix (146 m. 80 de long) avec de riches magasins et cafés.
On rejoint la piazza Triesle e Trento, jadis S. Ferdinando (PI. III 16), toujours très animée, où débouchent du X. la via Roma (via Toledo) et de l'O. la via Chiaia. Par le côté S. on débouche sur la piazza Plebiscito, p. 298, ayant à l'E. le Palais Royal et à l'O. l'église S. Francesco di Pâola, et par la via Cesario Console on atteint la via S. Lucia, puis la via Nazario Saura continuée par la via Partenope, large quai où s'élèvent la plupart des bons hôtels de la ville.
Une ligne de ch. de fer directe entre Home et Naphis, la « direttis- .<>irna» est en cours de construction (1924). Quand les travaux auront été achevés on pourra descendre à la gare Torretta (PI. III 5), d'oii par la via Piedigrotta, la Riviera di Ghiâia, via G. Poerio, via Chiaia à la piazza Trieste e Trento, ou par la \ia Caracciolo aux hôtels de S. Lucia.
I. - De la Place Trieste c Trente (S. Ferdinando) au Port. Les quartiers de l'Est.
De la piazza Trieste e Trento (ex-S. Ferdinando), on s'engage vers le X.-E. dans la via Vittorio Emanuele III (ex-S. Carlo), V. ci-dessus, et l'on débouche sur la piazza del Mu-
284 R. 4; plan, p. 272. NAPLES le Castel Suoto.
nicipio, p. 283. On passe devant le Palazzo del Municipio, p. 283, à dr. duquel est l'entrée de l'église S. Giacomo degli Spagnuoli (1540).
Dan3 l'atriura, deux monuments de Xaccherini (XVP 3.). - -1= chap. à dr., Epiphanie, d'Andréa del Sarto; dans l'absid?, imposant *tombeau de Don Pedro de Tolède, fondateur de l'église, par Giovanni Merliano da Xola, exécuté avant la mort du commettant (à noter spécialement les 3 bas-reliefs et les statues de Don Pedro et de sa femme).
On descend la piazza del Municipio, et l'on monte à dr. au Castel Xuovo (PL III 16), on Maschio Angioino que Charles d'Anjou fit construire par les Français Pierre de Chaul et Pierre d'Agincourt (1279-1283), renouvelé et agrandi par Alphonse P' d'Aragon (milieu du XV^ s.). Don Pedro de Tolède (1546) et Charles III (1735), Il fut la résidence des rois de la famille d'Anjou et de la famille d'Aragon, ainsi que des vice-rois espagnols. Travaux de restauration récents, encore inachevés.
La vieille enceiut-e a été récemment démolie, livrant à la vue l'imposante façade. L'entrée est un merveilleux *Arc de Triomphe, eiitre deux tours cylindriques noires superbes, une des gloires de la Eenaissance italienne. Il fut construit en souvenir de l'entrée d'Alphonse 1" à Naples (2 juin 1442), peut-être, par lYancesco Laurana, achevé par Pietro di Martine (1455-1458); selon Bernich il serait rœa%Te de Léon lîattista Albert!. La décoration fut exécutée par une foule de sculpteurs. Le grand bas-relief représente le triomphe d'AlpJion-se. - De l'arc, on passe dans une cour intérieure carrée et dans l'église de S. Barbara (1470) à la façade aiLstère et au très élégant portail Renaissance, par Giuliano da Maiano (1471); Vierge et Anjes, an même, dans la lunette; au-dessus, Vierge, par Francesco Laurana). À I'Intérieitr, fresques de Luca Giordano dans la voûte, et, à g. du maître-aut^el, joli ciboire de Jacopo della Pila, de Milan. Par une porte, au N., on passe à un très bel escalier en colimaçon, de 147 marches. X dr. du chœur est l'entrée de la Sacristie, renfermant une Pietà attribuée à l'Espagnolet, et l'on monte au 1" étage à une chap. qui fut la chambre habitée par St François de Piule; du i)etit balcon, vue sur le Vésuve et le port. À g. de l'église, un balcon et un escalier original conduisent à une grande salle dit-e des Baroni, ayant une voûte très haute, abîmée par l'incendie de 1919.
En continuant vers l'E., à dr., on arrive à l'entrée de Vex-Arsenale di Marina et du Porto Beverello (PI. III 16-19), jadis port militaire, où accostent les bateaux de la Compagnia Napoletana di Navigazione, exploitant les lignes du Golfe et des Iles Parthénopéennes. Puis on atteint le large Molo Angioino (1302), d'où l'on a une belle vue rétrospective sur la viile, dominée par le Castel S. Elmo. Ici commence le Port marchand, avec la Douane et le Phare (fin du XV« s., restauré en 1843; du sommet, *panorama; pourboire); et avec le môle di S. Gennaro (PI. II-III 19), entrepôt franc. En retournant en arrière, à dr, par la via del Pi' liero (où, à g., débouchent des ruelles populaires caractéristiques), on passe entre le Porto piccolo (PI. II 19) à g. (reste du
s. Maria del Carminé. NAPLES R. 4; plan, p. 272. 285
port de la ville ancienne), pour les petites embarcations, et le môle délia Immacolatella Vecchia. Plus loin, la strada Nuova, rue très animée, avec la Station électrique, V Établissement frigorifique et le môle délia Immacolatella Nuova (Capitainerie du Port; c'est de là que partent les transatlantiques), les Bureaux de la Navigazione Genercde Itcdiana, les Silos et le môle Oriental. Au delà, par la strada délia Marinella, les bassins de carénage, le ponte délia Maddalena, sur le Sebeto et les Granili. C'est un immense bâtiment rouge d'une longueur d'environ 600 m., par Ferdinando Fuga (1779), maintenant transformé en caserne.
La plupart des touristes se borneront à aller (en laissant à dr. la Villa-jardin del Popolo) jusqu'au N. du môle Oriental (V. ci-dessus) où est le Castei del Carminé (château du Carmel; 1382) plusieurs fois reconstruit et maintenant presque tout démantelé. De là, par la Porta del Carminé, on va à S. Maria del Carminé, refaite en 1769, très fréquentée par le peuple, et flanquée d'une élégante tour très haute, de fra' Nuvolo.
Intérieur revêtu de marqueteries de marbre, et riche plafond. À g., belle statue de Conradin de Souabe, de Thorwaldsen (1847). - X l'O. de l'église, la piazza del Mercato, centre bruyant de vie populaire. C'est là que le 20 octobre 1268 furent décapités Conradin de Souabe et Frédéric de Bade, duc d'Autriche et son parent, par ordre de Charles I^"" d'Anjou; et c'est L\ que le 7 juillet 1647, éclata la révolution dirigée par Masaniello. .Au N. de la place, S. Croce al Mercato, église à l'intérieur de laquelle est une colonne de porphyre provenant d'une chapelle érigée sur le lieu du supplice de Conradin. — Vers l'O., dans la via S. Eligio, l'église de 5. Eligio, avec un beau portail ogival; plus loin, l'église de S. Giovanni a mare, avec un portail gothique et intérieur gothique caractéristique.
Suivre, à g. du Carminé, la rue du même nom qui conduit au corso Garibaldi, en tournant à g.; à dr., se trouve la gare du ch. de fer de ceinture du Vésuve, et plus loin, sur le corso, à g., la Porta Nolcuia, entre deux basses tours cylindriques. On parvient à la vaste piazza Garibaldi, p. 282, toujours animée d'un mouvement confus et pittoresque, en face et autour de la Gare Centrale, qui forme un de ses côtés.
Prendre vers le S.-O. le corso Umberto 7° ou Rettifilo, p. 282. Arrivé à l'église de San Pietro ad Aram, à dr., on passe devant l'église même et Ton tourne dans la strada dell'Annunziata, pour aller à la Santissima Annunziata (PI. II 24), église refaite par Luigi Vanvitelli (1757-1782).
Intérieur majestueux par ses belles colonnes corinthiennes et par sa coupole élancée. Au pied du maître-autel, pierre ffépulcrale de la reine Jeanne II (m. en 1435). En passant par la 4* arcade à dr., on va à la Sacristie qui renferme de très belles armoires sculptées par (liovanni di Nola et des fresques de Corenzio, qui peignit aussi la chap. du Trésor; la sacristie et cette dernière sont des restes d'une église de 1343.
286 B. i; plan, p. 272. XAPLES S. Giovanni a Carbonara.
En retournant sur ses pas jusqu'à la piazza Garibaldi, par la via A. Poerio, on gagne au N. la piazza dei Tribunali, où à g. se trouve le Castel Capuano (PL II 24) ou La Vicaria, château commencé par Guillaume I" et achevé par Frédéric II (1231) sur dessin de Puccio, résidence des rois Souabes, puis souvent celle des princes de la maison d'Anjou et depuis 1540, siège des Tribunaux. À dr., la *Porta Capuana (PI. II 24), la plus belle de la Renaissance, fermée entre deux puissantes tours du temps des princes d'Anjou, et décorée à l'extérieur par Giuliano da Maiano (1485), avec une grande finesse et élégance.
C'est un centre de marché, où la vie du peuple déploie tout son bruyant enjouement. Le toiu'iste y passera volontiers une deiTÙ-heure, surtout au moment du marché. - Si l'on a le temp?, avec les trams X°* 16, 21 ou 51, en quelques minutes on va au Camposanto nuovo, le nouveau cimetière pittoresque, sur la colline de Poggioreale (très belle vue). À remarquer les caveaux dont la plupart appartiennent à des confréries et qui ont une crypte inférieure où se fout les inhumations; im an et demi après, les corps momifiés par la natiu-e du sol, peuvent être définitivement ensevelis à l'étage de l'édioule. hors de terre. Parmi les hommes illustres, qui y sont ensevelis, il y a Franccsco De Sanctis. les frères Cairoli, Carlo Pisacane, Mercadant^, Nicola Zingarelli et Giovanni Bo^'io.
Au X. de la piazza dei Tribunali, S. Caterina a Formello, élégante église Renaissance. À l'extrémité de la via S. Giovanni a Carbonara, à dr., long escalier qui monte vers le portail ogival (attribué à Baboccio) de S. Monica (à l'intérieur, sépulcre, d'Andréa da Firenze, 1432) ; puis à g., on entre (par le flanc g.) à S. Giovanni a Carbonara (PL I 21), église de 1343, agrandie par le roi Ladislas (début du XV« s.), encore dans les formes gothiques.
IXTÉRIEUR à ime nef, avec d'importantes sculptures de la Renaissance. Derrière le maître-autel, le magnifique *monumeat du roi Ladislas fm. en 1414), d'Andréa da Firenze; à flèches et à arcs gothiques trilobés, il est soutenu par 4 statues colossales de Vertus: on y voit les statues de Ladislas et de Jeanne entre deux Vertus, le sarcophage avec le roi gisant (mort excommunié) béni par un évêque accompagné de 2 diacres, la statue équestre du roi et une foule de statues plus petites. - Derrière l'abside, dans la chap. dei Sole (1427; fermée; pourboire au sacristain) le tombeau in-Achexé de. Ser Gianni Caracciolo, sénéchal de Jeanne II, poignardé au Château Capuano (1432). Ce tombeau est aussi l'œuvre d'Andréa da Firenze. Aux parois, fresques de Leonardo di Besozzo. Milanais et de Perrinetto de Bénévent (XV« s.). Pavement de 1440. - À g. de la chapelle principale, la belle et élégante cfuxp. Caracciolo di Vico, revêtue de marbres, par Giovanni da Xola et ses élèves (1516-1517), avec deux tombeaux et des statues. - Dans la paroi g. de l'église, belle Vierge avec l'Enfant Jésus, de Xaccherini (1571). puis le très riche *monurnent des Mirabello, ressemblant à une chapelle Renaissance, du XV* s., avec de nombreuses statues. Dans le mur du fond, d'autres œuvre=; de la Renaissance. Dans la sacristie (chap. Somma), monument Scipione Antonio Somma (m. en 1553).
En continuant par la via Cirillo, on débouche dans la via Diaz (ex via Foria); on passe devant l'église elliptique de
U Dè)M. NAPLES n. 4; plan, p. 272. 287
S. Carlo all'Arena, et, tournant à dr., on arrive au vaste Jardin Botanique, Orto Botanico, ouvert de 10 h. à midi et de 14 à 18 h., renfermant beaucoup de plantes exotiques, mais négligé. Au delà, le colossal Hôtel des Pauvres, Albergo dei Poveri ou Reclusorio (PI. I 23), érigé par Ferdinando Fuga (1751). - On retourne en arrière dans la via Diaz, jusqu'à ce que l'on parvienne à la sf racla del Duomo (belle rue qui prend successivement difïérents noms); elle descend en ligne droite en offrant une vue charmante de la colline de Capodimonte jusqu'à la Capitainerie du Port, p. 285. Avant d'arriver au Dôme, dévier à g., vers le largo Donna Regina, place sur laquelle se trouve S. Maria Donna Regina (PI. II 21), église bâtie par Giovanni Battista Guarini (1620).
Intérieur très riche. Derrière le maître-autel, peinture sur bois par Giovanni Filippo Criscuolo; sur les côtés, deux tableaux de Luca Giordano. Par une petite porte de l'abside (s'adresser au sacristain) on entre dans une chapelle dite le Comunichino, où est le Hombeau de la reine Marie de Hongrie, œuvre magnifique de Tino di Camaino et Gagliardo Primario (1325-1326). Le sacristain fait voir le grand chœur orné de fresques de Solimena et le petit chœur, peint par Giordano. - Dans le vico Donna Regina, à dr. de l'église, au N° 25, est l'entrée du Museo Civico Pitture Donna Regina (frapper fort; pourboire); c'est une belle chapelle gothique, restes de l'ancienne église fondée par la reine Marie. Beau plafond de bois, du XVP s. Aux parois, *fresques très importantes, fort détériorées: Passion du Christ, Légendes de Ste Elisabeth, de Ste Catherine, de Ste Agnès et Jugement universel, attribuées à Pietro Cavallini et ses élèves (1320-1340).
Reprenant la strada del Duomo, on est vite au Dôme ou Cathédrale S. Gennaro (St- Janvier; PI. II, 21) commencé en style gothique par Charles I" d'Anjou en 1272, achevé par Robert en 1314, refait au XV« s., après le tremblement de terre de 1456, et remanié ensuite. La façade, en grande partie moderne (1877-1905) a été exécutée d'après Enrico Alvino. Le portail principal est ancien; c'est une belle œuvre de Baboccio (1407).
Intérieur (environ 100 m. de long) à croix latine, à trois nefs séparées par 16 piliers unis par des arcs en ogive. Les piliers incorporent 110 colonnes antiques. La nef du n^ilieu, harmonieu.se et élégante, et le transept ont de très riches plafonds: dans le haut des parois latérales, 46 Saints, de Giordano et de Solimena. Au-dessus du portail du milieu, de g. à dr.: tombeaux de Charles I" d'Anjou (m. 1385), de Clémence de Habsbourg et de Charles Martel (m. 1296), érigés en 1599.
*Chap. de St Janvier ou del Tef^oro (du trésor), 3« à dr., élevée de 160S à 1637, pour accomplir un vœu fait pendant la peste do 1526 à 1529. Une grille énornie et magnifique de style baroqiie, en bronze doré, dessin de Fansago, ferme la chapelle. L'intérieur lumineux et revêtu de marbres, renferme 7 autels, 42 colonnes de brocatelle et 19 statues de Saints en bronze, dont 13 de Giuliano Finelli. 4 d'entre les autels ont des peintures du Dominiquin, qui commença aussi les fresques des lunettes, des panaches de la coupole, ainsi que de la coupole {Apothéose du Saint; 1629 et 1636-1641), mais dut céder aux menaces de E-ibera et
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de Coreuzio et abandonner le travail que Lanfranco acheva. Devant l'autel principal, balustrade de Fansago avec de petites portes d'Onofrio d'.AJessio. Le devant d'autel en argent, de Solimena, est un magnifique ouvrage d'orfèATerie. Dans le tabernacle, par derrière, on conserve le cTiei de St Janvier (St Janvier, évêque de Bénévent, mourut martjT, à Pouzzoles, le 19 septembre 305), dans un buste d'argent doré (1305), et, dans deux ampoules, le sang qui selon la tradition se liquéfia entre les mains de révêque St Sévère, lors de la traaslation du corps du Saint, de Pouzzoles à Xuples, du temps de Constantin. Depuis cette époque, la liquéfaction se répète chaque année, le 1" samedi de mai. à S. Chiara, et le 19 septembre et le 16 décembre, au Dôiue. La rapidité plus ou moins grande de la liquéfaction ou son défaut, sont considérés par le peuple comme signes de bons ou de mauvais événements. - On peut assister à la cérémonie, qui appelle toujours une foule énorme, en s'assuxant auprès du sacristain une bonne place près de l'autel. - Derrière la chapelle, la SacriMie: tableaux de Giordano et de Stanzioni, bustes de saints patrons, statues en argent, im calice en or et riches ornements sacrés.
5^ chap. à dr.: tombeau du cardinal Carbone (m. 1405), sous un baldaquin gothique, attribué à Baboccio, mais peut- être d'im artiste d'école florentine. - Au-dessus de l'entrée latérale: Patrons de Xaples, tableau de Vasari. Sous le dernier arc, belle chaire, par Annibale Caccavello. - 2® chap. à dr. de la principale (chap. Minutolo; rarement ouverte), en style gothique; très beau tombeau attribué à Baboccio (1402-1405), autres tombeaux, par Tino di Camaino, im triptj-que de Taddeo di Bartolo, fresques du XIV^ s. très retouchées, portraits des Minutolo et pavement ancien en majolique. - l''^ chap. (chap. Tocco): également gothique, fresques attribuées à Pippo Tesauro, Napolitain (1212). repeintes en 1750.
Dans la voûte de l'abside, belle Adoration des Anges, par le Dominiquin. - La *Crypte ou Confession d-e St Janvier (TeuîenuAnt le corps du Saint) ou Chap. CaA7 /a (s'adresser au sacristain; pourboire; on y entre par deux belles portes de bronze) est peut-être la plus élégante création de la Renaissance à Xaplcs; c'est l'œu^Te de Tommaso Malvito da Como (1497-1508). Noter la finesse de la décoration, les carreaux du plafond et la statue du cardinal Oliviero Carafa, fondateur de la chapelle.
Bras a. du transept, de dr. à g., tombeau d'Innocent IV (le pape ennemi de Frédéric II; sur l'inscription: stravit ini?7iicum Christi, cohibrum Federicum), de l'école des Cosmas (1315), mais refait en partie; sépulcre d'André de Hongrie, que sa femme, Jeanne P« de Naples, fit étrangler, et tombeau d'Innocent XII.
Nef latéeaie a. Au-dessus de l'entrée latérale, David, de Vasari; sous le dernier arc, beau baldaquin gothique (milieu du XIY* s.); 4* chap. à g., Assomption, provenant de l'atelier du Pérugin. - Ensuite, deux monuments et l'entrée de *S. Restituta, église du IV« s., sur l'emplacerûent d'un temple d'Apollon; refaite en style gothique au XIV* s., puis gâtée par de malheureuses restaurations au XVIÏ* s. Elle est à 3 nefs, avec 27 colonnes antiques, qui proviennent peut-être du temple d'Apollon. Au plafond de la nef du milieu. Arrivée de Ste Restitute à îschia, par Luca Giordano. Au fond de la nef de dr., entrée du Baptistère, de la fin du V* s., sur plan carré avec petite coupole; c'est l'exemple le plus ancien en Italie de ce genre de construction. On y observe des restes de mosaïques romaines du V^ s. La table du maître-autel est soutenue par 2 griffons antiques; dans l'abside, peinture sur bois de Silvestro Buono (1500); dans la 6* chap. à g. (chap. del Principio), mosîiïque célèbre, de style italo-byzantin, par <^ Lellus » (1322); dans la 5^ et la 7« chap., deux fragments en marbre d'antiques ambons. — 2« chap. à g., (de la cathédrale) Incrédulité de St Thomas, par Marco Pino de Sienne (1573) et, sur le devant d'autel, Descente de Croix, par Giovanni da Xola; sous le 2* arc, bassin des fonts baptismaux, en basalte vert, avec masques bachiques et thyrses, jadis dans le Baptistère de Ste-Restitute.
Musée Filangieri. NAPLES R. 4; vlan, p. 272. 289
Reprendre la strada del Duomo et tourner aussitôt à g. dans la strada dei Tribunali, rue étroite, très longue et très animée, d'où l'on aperçoit le flanc dr. du Dôme, avec son puissant transept (on voit le monument de St Janvier, par Fansago, 1660; à dr., l'église del Monte délia Miscricordia, avec un portique superbe et, à l'intérieur, bons tableaux d'artistes du XVII* s.). De retour dans la strada del Duomo, à g., S. Giorgio Maggiore (restes d'une abside du V« s.); à dr., le magnifique *Paiazzo Cuomo, sévère et élégant, probablement érigé par des artistes florentins et peut-être par Giuliano da Sangallo (1464-1488), démoli et refait d'une manière parfaite 20 m. plus en arrière, lorsqu'en 1882, on élargit la rue. C'est le siège du Museo Civico Filangieri (PL II 20). Visite, mardi et samedi de 9 à 15 h.; 'entrée gratuite; fermé du 15 juin au 15 sept.; catalogue, 4 L.
Salle du rez-de-chaussée: obiets provenant de fouilles romaines; collection d'armes; tombeau de Nicola d'Alagni, par Jacopo Délia Pila; tête très vivante de l'abbé Ferdinartdo OalUano, attribuée à Sannaartino; buste, de Ferdinand IV, par Canova et Calî; deux bustes, par Francesco Jerace. - Étage: autres armes, énaaux et ciu-iosités. Tableaux: 1466, la Vierge, par Giulio Campi; 1438, Descente de Croix, attribuée à Bonifacio; 1469, Paysage, attribué à Jean Van Eyck; 1431, La sur-prise, par Fragonard; 1489, 1470, la *Vierge, Ste Praxède, par Bernardino Luini; 1440, 1455, Ste Marie l' Égyptienne, Tête de St Jean, par Ribera; s. n., esquisse (portrait de la fille du peintre), par le même; 1498, *portrait de Gaetano Filangieri (1752-1788), par Domenico Morelli (1885); deux ébauches de Giordano; J446, Crucijîment, par Antoine Van Dyck; verreries de Miu-ano; vases grecs; majoliques.
En descendant encore, on débouche sur la piazza Nicola Amore, p. 282. On s'engage à g. dans le corso Umberto I«> ou Rettifîlo et tournant dans la via S. Agostino, troisième rue à g., on va à S. Agostino, église grandiose; dans le cloître, une belle salle capitulaire gothique du XIV^ s. On revient au Rettifîlo, que l'on suit vers le S.-O., en traversant la piazza Nicola Amore, et la piazza Giovanni Bovio, p. 283, et, par la via Agostino Depretis, on retourne sur la piazza Municipio.
H. — Les vieux quartiers du Centre.
De la piazza Trieste e Trento (S. Ferdinando), retourner par la via Vittorio Emanueîe III (ex S. Carlo) sur la piazza Municipio, p. 283, la traverser et continuer par la strada Médina, prolongement de la via Vittorio Emanueîe III; à g., au N" 49 B, par un portail ogival, on entre dans l'église de V Incoronata, agrandie en 1352 par Jeanne P% en souvenir de son couroniiem.ent.
L'Intérieur (rarement ouvert), sombre et mystérieux, à 2 nefs, a encore sa première ossature gothique. Au-dessus de l'orgue, les 7 Sacre-
290 R. d; pian, p. 272. NAPLES S. Maria la Nuova,
ments et Je Triomphe de l'Église, fresques remarquables, autrefois attribuées, par erreur, à Giotto. Au fond de la nef latérale g., autres fresques très détériorées.
Plus avant se trouve la statue du compositeur Mercadante (1795-1870); on continue par la via S. Giuseppe et à dr., par la strada S. Maria la Xuova, jusqu'à l'église S. Maria la \uova (PI. II 16), refaite par Agnolo Franco (1525) et remaniée, à l'élégante façade Renaissance.
IN^TÉRIEUR à Une nef et riche plafond. Dans les pendentifs et dans la coupole, fresques de Corenzio. Aux piliers qiii séparent les chapelles, jolis petits autels. Dans le mur du transept dr., à l'entrée du chœur, Ecce Homo, par Giovanni da Nola. Dans le transept dr. (chap. du Crucifix), très beau Crucifix en bois, par le même artàste. Près de l'entrée à g., chap. de S. Giacomo délia Marca (en restauration en 1924).
Continuer vers l'E. par wne rue tortueuse; sur la piazzetta Monticdli, au X° 24. restes du Palazzo Penaa, attribué à Baboccio (1406); plus loin, l'église S. Giovanni dei Pappacoda, avec un portail des plus ornés, inspiré par celui du Dôme, p. 287, et joli campanile gothique, et, à côté, l'église de 5. Giovanni Maggiore, bâtie sur l'emplacement d'im temple païen et qui renferme à l'intérieur im Baptême de Jé-siis fort beau, par Giovanni da Xola, des restes d'un sarcophage antique et d'un pluteum et 2 colonnes antiques corinthiennes.
On reprend la via S. Giuseppe pour aboutir à la piazza Monteoliveto, où il y a une pittoresque fontaine, de style baroque. À dr., le Palazzo Gravina (Postes et Télégraphe; PI. II 17), palais aux pures formes toscanes, parmi les plus beaux de la Renaissance qui soient à Xaples, par Gabriele d'Agnolo et Giovanni Francesco di Palma il Mormano (1513- 1549), enlaidi en 1<S39 par l'adjonction d'un étage. À g. par une rampe, la salita di Monteoliveto, on parvient à *Aïonte Oliveto ou S. Anna dei Lombardi (PI. II 16-17), église commencée en 1411, la plus intéressante de Xaples par le nombre et la beauté de ses sculptures de la Renaissance.
Sous le porche, les monuments de. l'architecte Domenico Fontana (1627), et de Joseph Trivulce et une très belle porte en bois probablement de fra'Giovanni da Verona. - Intérieur à une nef. À dr. et h g. de la porte d'entrée très beaux *autels de marbre, celui de dr.. par Giovanni da Xola; celui de g., par Girolamo Santacroce; au-dessus, orgue colossal, de style baroque. Chapelles de dr.: l" chap., Annonciation et autres sculptures d'une grâce exquise, par Benedetto da :Maiano (1489) et tombeau de Marino Curiale (1490). 3« chap., sculptm-es de Santacroce. Après la 5^ chap., passage donnant accès à la cliap. du St-Sépulcre: une *Pietà, groupe de 8 personnages en terre cuite, d'un réalisme puissant, par Guido Mazzonl (1492; ce seraient des portraits de contemporains de l'artiste) et ime Mise au tombemi. bas-relief attribué à Santacroce. En sortant par le corridor, à dr., on va à la Vieille Sacristie ou Cappella délia Congregazione di S. Carlo (s'adresser au sacristain): fresques de Vasari et magnifiques stalles marquetées, par fra Giovanni da Verona. Abside, belles stalles du XVI^ s. et dans la paroi du fond: tombeaux d' Alphonse II et de Guerello Origlia, par Giovanni da Xola. Chapelles de G.: 6« chap., décoration de la fin du XV* s. et fresques repeintes, par un élève de Piero délia Francesca; 6* chap., St Jean-Baptiste, par Giovanni da Xola; 2* chap., beau tableau
s. Chiara. NAPLES R. 4; pian, j>. 272. 291
de Santafede; 1" chap., un Crucifiement, sculpture de Glulio Mazzoni de Plaisance (vers 1550), peinture sur bois de Riccardo Quartararo (vers 1492); à l'autel, Crèche, œuvre charmante, d'une extrême finesse, d'Antonio Bossellino (vers 1475); beau monument de Marie d'Aragon (m. 1470), par \c même, mais achevé par Benedetto da Maiano, et Annonciation, fresque d'un élève de Piero délia Francesca.
De retour à la fontaine, continuer par la via Battisii pour aboutir à la piazza Oberdan, où s'élève la haute guglia délia Concczione, élégante colonne de style baroque (1747-1750), dessin de Giuseppe Gennino, curieux et typique monument napolitain, qui a son pendant dans la guglia de S. Domenico, p. 292. Sur la même place est l'église du Gesù Nuovo, dont la façade à bossages est l'ancienne façade du palais de Roberto Sanseverino (œuvre de Novello da San Lucano, 1470), à laquelle fut ajouté un portail orné de très fines sculptures du XVI* s. Riche et vaste intérieur à croix grecque; au-dessus du portail du milieu, fresques de Solimena; les Évangélistes de la coupole sont de Lanfranco; magnifique maître-autel. - Suivre la strada Trinità Maggiore; aussitôt à dr., l'austère et noble façade ogivale de *S. Chiara (PI. II 17>, église construite en style gothique (XIV« s.) et complètement refaite à l'intérieur en style baroque par Del Gaizo (1742-1757). Par sa magnificence, elle est peut-être la plus importante de la ville. Observer la splendide grille moderne de E. Bernich dans la façade, et le flanc g., puissant et caractéristique.
♦Intérieue à une nef, très vaste (long de 82 m., large de 28 m. 30 et haut de 45 m. 70) et très clair, semblable à une superbe salle. X la balustrade de l'orgue, 11 charmants bas-reliefs en marbre sur fond noir, représentant la vis de Ste CatJierim, par Giovanni et Puccio, Florentins. À la voûte, grandes peintures de Sebastiano Conca, Giuseppe Bonito, et Francesco de Miua. Dans les 3 premières chap. de dr., tombeaux du XIV* s. et dans la 3*, Madone de la Pietà, attribuée à Glotto (1327). À dr. de la chap. principale, le tombeau de Marie d^- Valois (m. 1331), par Tino di Camaino. Derrière le maître-autel, au milieu, le colossal *m/)nument de Robert le Sage (m. 1343), haut de 13 m., œuvre de Giovanni et Puccio, Florentins. Le monument est soutenu par des colonnes avec des statues représentant 6 Vertus et se compose de bas en haut: d'un sarcophage ayant à la partie antérieure le roi sur le trône entre divers personnages et au-dessus la statue couchée du roi, devant laquelle 2 anges soulèvent un rideau; d'une niche avec la figure pleine de dignité du roi sur le trône, et, aux côtés, des fresques de l'école de Giotto; dans le haut, la Vierç/e entre des SairUf; le tout, sous un grand baldaquin, soutenu par des colonnes aux nombreuses statues. L'inscription: « Cemite Robertum regem virtute refertum », est, croit-on. de Pétrarque. Des deux côtés, les tombeaux, de style ogival, de Charles l'Illustre (m. 1328), par Tino di Canuiino, et de Marie, sa fille. À g. du maître-autel, tombeau gothique d'Agnès et Clémence, attribué à Baboccio, tombe.au de deux enfants et monument funéraire de Pauline Ranieri, qui soigna Giacomo Leopardi avec dévoûment; il est orné d'ime belle statue par Solari. - Entre la 7« et la 6« chap. à g., une chaire, avec bas-reliefs du XIV® s.; dans le passage conduisant à la porte latérale, joli tombeau d'Antonia Gandino, par Giovanni da Nola; dans les 5», 2* et 1^* chap., sépulcres du XI V« s.
292 R. 4; plan, p. 272. KAPLES 6'. Domenko Mi
Après avoir repris la rue que l'on a quittée (à dr., le robuste Campanile de S. Chiara, achevé seulement en 1647), on atteint la piazza S. Domenico Maggiore, où Ton remarquera des palais du XVI* s., la guglia (obélisque de style baroque) de St Dominique, grand et curieux monument du genre de la guglia délia Concezione, p. 291, et l'abside de 8. Domenico Maggiore (PI. Il 20), église gothique de Charles 11(1289) très remaniée.
IS^TÈRIEUR (76 m. de long; monter un escalier çluî traverse une chapelle au-dessous de l'abside et conduit dans le transept gothique), à croix latine à 3 nefs. Se rendre à la porte d'entrée principale. À dr. de celle-ci, la chap. Saluzzo, formée de 4 arcades Renaissance, dont les pilastres portent de beaux ornements en relief, monument de Galeotto Carafa et 4 Prophètes, par Bramantino (1411). *7« chap. de dr. (chap. du Crucifix), à l'autel principal, le petit Crucifix peint (voilé) qui aurait parlé à St Thomas d'Aiiuin (celui-ci vécut au Couvent voisin et enseigna à l'Université). Sur les côtés, deux tableaux d'un imitateur des Flamands; décorations et tombeaux des XV« et XVI« s. De la 8* chap. de dr., on passe à la Sacristie: au plafond, fresque éclatante de lumière, par Solimena, et au-dessus des armoires, 45 cercueils contenant les restes de 10 princes d'Aragon et de 35 personnages illustres (parmi ceux-ci: le marquis de Piscara et sa femme, Vittoria Colonna). Dans le Bras dr. du transept: le beau tombeau de Gale^zzo Pandono (1514), attribué à Giovanni da Nola, et, dans les chapelles voisines, autres tombeaux et une peinture sur bois attribuée à Agnolo Franco. - Chap. principale: autel à marqueteries de marbre, par Fansago, comme les chaires de iiiarbre des pilastres. En face de la chaire de g., le candélabre pascal, soutenu par 9 figures, du XIV* s. - Bras g. du transept: 2* chap., tombeau Spin-elll, par Santacroce; 3* chap., St Dominique, par un peintre napolitain du XV* s. - Xef latér.aie g.: 8* chap., bel autel, par Giovanni da Xola, et mausolée du poète Jean-Baptiste Marini; 7* chap.. tableau de Leonardo da Pistôia et 2 tombeaux des Tomacdli; 4* chap., St Jean-Baptiste, par Giovanni da Xola et 2 tombeaux des Rota, par Domenico d'Auria; 1-* chap., un tableau de Giordano et un autre d'école hollandaise; un troisième attribué à Andréa da Salemo.
À l'E. de l'église, dans le vico S. Severo, 19, la Chap. S. Severo (1530), décorée vers le milieu du XVIII* s., chap. sépulcrale des princes de Sangro. Elle produit l'effet le plus saisissant, à cause de ses fresques, de ses marbres de couleur et de ses sculptures: c'est le chef-d'œu^Te du XVIII* s. ŒmTes particulièrement remarquables: la statue de la Pudeur ou de la Sincérité, complètement voilée, par Antonio Corradini, le Désabusement, par Francesco Queirolo (d'une habileté technique prodigieuse) et le *Christ mort, de Giuseppe Sanmartino, statue merveilleuse de vérité et de finesse.
En continuant à l'E. de la place, on trouve tout de suite à dr. la petite église de S. Angelo a Nilo, avec un portail Renaissance, d'une élégance exquise: à l'intérieur: le "^tombeau du cardinal Brancaccio (m. 1427), par Donatello et ses élèves. On poursuit son chemin par la strada S. Biagio dei Librai, rue longue, étroite et très animée, caractérisée par un grand nombre de petites hbrairies; à g., la belle statue antique du A'z7, puis, à dr., au X° 121, le Palazzo Santangelo, très beau palais, aux formes toscanes Renaissance. Tourner à dr. par le vico S. Severino, pour aboutir à l'église des Santi Severino e Sosio (PI. II 20), refaite de 1494 à 1537 et décorée au commencement du XVII* s.
5s. Severhio e Susio. NAPLES lî. 4; vlan, p. 272. 293
Intérieur: grandes fresques de Corenzio, restaurées; 4* chap. de dr., beau polyptyque d'un peintre napolitain du XV^ s., élève des Catalani. Dans le passage (lui mène à la Sacristie, le joli Hombeau d' Andréa Bonifacio, par Giovanni da Nola ot reltii de Giovanni Battista Cicaro, par le même, avec inscriptions dictées par Sannazaro. Belles œu\Tes: la porte et les armoires de la Sacristie. - Chap. Sanseverino (à dr. de la chap. principale): les 3 tombeaux des frères Sanseverino (empoisonnés en un seul jour par leur oncle), par Giovanni da Nola. - Dans I'Abside, nvignifiques *stalles, par Bartolomeo Chiarini et Benvenuto Torelli (1560-1575); 2« chap. de g., beau polyptyiiue d'Andi'ea da Salcrno.
Du « vico » on passe, au N" 44, à la visite des 4 cloîtres du Couvent. Dans le 3^ (fermé; s'adresser au portier), le cloître du Platane (chiostro del Platano, ainsi appelé à cause d'un platane, (lue l'on dit planté par St Benoît): 20 fresques représentant la *Vie de St Benoît, cycle très important de peintures qui, paraît-il, doivent être vraiment attribuées à Antonio Solario, dit le Zingaro (vers 1495 ou au début du XVP s.) et à ses élèves. Les fresques du maître seraient les N°- 1, 2 et 3 et une partie des N"* 9, 15 et 18. Du 4^ cloître, on passe dans le Couvent, qui est à présent le siège des Archives de V État; celles-ci sont très riches et comprennent environ 50.000 parchemins; dans la salle Va viMs ^nxvAa: Midtiplicationd.es pains, par Corenzio (117 personnages) et dans une autre: Paraboles de Jésus, par le même.
Reprendre la strada S. Biagio, gagner la strada del Duomo et la remonter à g., jusqu'à la strada dei Tribunali, où l'on tournera à g. En quelques pas on est à S. Filippo Neri ou Girolomini (PI. II 21), église construite par Dionigio di Bartolomeo (1592-1619) et dont la façade disgracieuse est de Fuga.
♦Intérieur très riche et de bon goût, à 3 nefs séparées par 12 colonnes monolithes de granit. Près de la dernière colonne, à g., pierre tombale de Jean-Baptiste Vico, le créateur de la philosophie de l'histoire. Magnifique plafond dans la nef du milieu. Au-dessus du grand portail, le Christ chasse les profanateurs du Temple, fresque célèbre de Giordano. Dans l'abside, la Vierge et des Saints, par Giovanni Bernardino, Sicilien; sur les côtés, deux tableaiux de Corenzio. À g., riclie chap. de St Philippe de Néri avec un tableau représentant !e Saint, par Sassoferrato, et fresques de Solimena. Par une petite porte de cette chapelle, on entre dans la Sacri.stie et l'on va dans une quadreria, galerie de tableaux où il y a quelques bonnes peintm-es (catalogue à la disposition des visiteurs).
On reprend la strada dei Tribunali, en se dirigeant vers l'O., pour aller à S. Paolo Alaggiore (PI. II 21), église en haut d'une rampe à dr. Elle fut construite par Francesco Grimaldi (1590) sur l'emplacement d'un temple des Dioscures, dont elle avait conservé le pronaos hexastyle. Celui-ci fut abattu en 1688 par un tremblement de terre, qui ne laissa debout que 2 colonnes.
♦Intérieur en partie à marqueteries de marbre, vaste et somptueux, orné de fresques du XVIII« s. 3* chap. de g., la Vierge et St Pierre et St Paul, tableau du XV* s. - En prenant; à dr. une rue étroite, le vicolo Cinquesanti, on monte jusqu'à la strada delV Aniicaglia, où l'on voit, à g.. deux arcades de l'Amphithéâtre où Néron chanta.
Presque en face de l'église S. Paolo, est située l'église S. Lorenzo (PI. II 21), grandiose construction gothique que l'on doit à Charles I" d'Anjou.
2â4 R. à; plan, p. 272. NAPLES la via Rorna.
♦iNTÉRiEm monumental à une nef, refaite au XVII* s., avec transept et abside gothiques, et déambulatoire. D est en restauration : nous rappelons les principales œuvres d'art qui s'y trouvent maintenant. À dr. de l'entrée, le tombeau d'Aîdomoresco, par Baboccio (1412); 4* chap. de dr., bel autel Renaissance; 7® chap. de dr., St Louis de Toulouse couronne son frère Ro' bert d'Anjou, tableau signé de Simone Martini. Chap. du transept dr.: St François, tableau attribué à un élève du Catalan Jacomart Baço. Dans l'abside, tombeaux de Catherine d'Autriche et de Marie de Durazzo. Dans la V^ chap. du déambulatoire, élégant tombeau Borelli. Chap. du transept g., St Antoine, peut-être de la même main que le St François.
En continuant par la strada dei Tribunali, à dr., sur la piazzetta Pietrasanta, le tombeau de Pontano, exemple de l'élégante architecture toscane Renaissance; plus loin, la Porta Alba, et, à g., l'église de S. Pietro a Maiella (commencement du XIV« s.) et dans le cloître de celle-ci, le Conservatoire de Musique, le plus ancien du monde, fondé par Alexandre Scarlatti (1637). - Par le vico d'en face, on débouche sur un largo, où est le joli monument de Vincent Bellini, qui étudia au Conservatoire. Vers le N., dans la via S. Maria di Costantinôpoli, à g., se trouve la grandiose façade de l'église S. Giovanni Battista; en face, l'église S. Maria délia Sapienza: grand porche et riche intérieur; puis, à g., à l'angle de la via Diaz, S. Maria di Costantinôpoli (PI. II 18), avec un riche plafond.