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V. — De Naples à Salerne. Salerne

Ch. de fer (dép. de la gare centrale), 54 k. en 1 h. 35 par les directs. La voie longe d'abord le golfe de Naples, puis traverse à la base le large isthme de la presqu'île de Sorrente et descend en vue du golfe de Salerne.

- Parcoiirs très beau spécialement jusqu'à Pompéi et de Cava à Salerne. Jusqu'à Cava, coups d'œil intéressaîits des deux côtés; après Cava se lilacer à df. - Jusqu'à Torre del Greco, les localités sont desservies aussi par des trams électriques, p. 337, et en partie par la ligne de ch. de fer de Naples à Saruo, p. 340, jusqu'à Valle di Pompéi. De là à Salerne, autre ligne de tram électr., p. 340. Ces divers moyens de transport pernietteut de fractionner le voyage, de faire une visite rapide de nombreuses localités intermédiaires et de varier le retour. Cependant les trams, à caase du mauvais état du pavage des routes et de la poussière, sont peu agréables, surtout à certaines heures du jour, où ils sont bondés.

À g., la colline de Poggioreale avec le Cimetière; à dr., l'immense bâtiment rouge des Granili, p. 285. Ensuite à g., la plaine, puis le Vésuve, qui domine longtemps le panorama. La suite des établissements industriels et des lieux habités est presque ininterrompue; de temps en temps, vue du golfe.

- 5 k. S. Giovanni a Tedûccio, p. 338. À dr., le golfe de toute beauté; d'un côté, Naples, le Pausilippe et fschia; de l'autre, Capri et la péninsule de Sorrente. -8 k. Pôrtici, p. 338, dont la station dessert aussi Résina, p. 338. À dr., le petit port de Pôrtici; à g,, la vue s'élargit sur le Vésuve, au pied duquel il y a une végétation luxuriante et une foule de centres habités très rapprochés. On passe dans une tranchée creusée dans la lave de 1794. - 12 k. Torre del Greco, p. 339, qu'on traverse en partie. Tout près à g., le Vésuve, sur le cône duquel on voit très distinctement les sillons radiaires. La campagne, dont la terre noire est d'une extrême fertilité, est très peuplée ; maisonnettes au type oriental; pins, palmiers, figuiers d'Inde. À 2 k. env., sur le cône d'un volcan préhistorique (185 m.), le couvent de Camâldoli délia Torre. On tra-

334 7?. 5; carte, p. 340. ENVIRONS Tarre Anminziata.

verse la lave de 1767, puis des plantations d'orangers et des potagers. On approche de la côte de Sorrente; dans le grand arc de celle-ci, Castellammare di Stâbia, et au loin, s'élevant sur la mer, Sorrente.

20 k. Torre Annunziata, ville de 31.689 hab., élevée en 1319 autour d'une chapelle de l'Annonciation (l'Annunziata, en italien), est à présent le centre de l'industrie des pâtes alimentaires. Il y a aussi des fabriques d'armes.

Hôtels: d'Itâlia, via del Pozzo, ' 3 L. 60 et 5 L.; a Valle di Pompéi,

16 lits; Orientale, pi. C. Battisti, 10 4 L. 50 et. 9 L.; de la gare centrale

lits. Plusieurs petits restaurants re- à Pompéi, 4 L. 50 et 6 L.; à Valle

commandés pour la cuisine. I di Pompéi 6 et 7 L.

Voitures: la course en ville, 1 , Bains de mer: Établissement Mi-

L. 50 1e jour, 2 L. la nuit; service ramar; Baffaele et Cie. à l'heure, !'« h. 3 L. 80 le jour, 5 Bains thermaux: Établissement

L. la nuit; chaque h. suivante, 3 Nunziante. L. et 4 L. 50; de la ville à Pompéi,

De la gare, tout droit jusqu'à la via del Popolo, où l'on prend à dr., puis à g., par le corso Garibaldi on sort de la ville et l'on arrive au Cimetière. Tournant à dr. après quelques pas, on est à la coulée de lave de 1906, éloignée de 10 m. à peine du mur du cimetière.

On laisse à g. la ville, et à dr. le port; la voie s'éloigne de la mer. - 22 k. Torre Annunziata Centrale; embranch. pour Ottaiano-Cancello et Castellammare-Gragnano, p. 367. On s'engage dans la large et fertile vallée du Sarno. À g. apparaît une petite colline plate formée des lapilli des fouilles de Pompéi. -21k. Pompéi, p. 343; à dr., les Monts Lattari. Le Vésuve a changé d'aspect, la crête du Somma émergeant à dr.

25 k. Valle di Pompéi (hôt.: del Santuario, 20 ch., vis-à-vis du Sanctuaire; Fonte Salutare, 27 lits, tous les deux modestes), gros bourg autour du Sanctuaire de la Vierge de Pompéi, où se rendent chaque année des milliers de pèlerins.

De la gare, en 5 min., on est au Sanctuaire de S. Maria del Rosario, dont la fondation est due à l'initiative de M. Bartolo Longo. Il a une façade élégante de 1893 et un nouvel et imposant campanile avec 16 cloches; la coupole a un revêtement polychrom?. - Intérieur à une nef, à la décoration riche et de bon goût. Aux parois, des innombrables ex-voto; les autels latéraux ont des tableaux, presque tous de Laverini. Au maîtreautel, la Vierge du Rosaire, vieux tableau restauré, très connu, orné d'un cadre très riche et de pierres précieuses. Orgue instrumental polyphonique par Inzino d^ Crema. - Dans la bourgade, un Observatoire météorologique et vulcanologique, un Orphelinat, un Établissement de bains, etc.

On voit un instant à g. la façade du Sanctuaire, avec sa façade polychrome. On traverse le fleuve Sarno. - 27 k. Scafati, avec de nombreux établissements industriels, spécialement de conserves alimentaires. À g., villa avec de beaux pins. - 31 k. Angri, centre industriel et commercial de quelque

Cava dei Tirreni.

DE NAPLES

/?. 5; carte, p. 366. 335

importance; cliàteau et parc, maintenant palais municipal et jardin public. On traverse des vergers plantés d'orangers et de citronniers. - 35 k. Pagani (rest. Quisisana), autre centre industriel.

De la gare on va à la rue principale, puis on tourne à dr. à l'église S. Michèle, où est la tombe de St Alphonse de Liguori (1696-1787), auteur de la « Theologia Moralis ».

À g,, un contrefort de collines, avec les ruines du Castello in Parco. - 37 k. ÏVocera Inferiore ou dei Pagani, centre agricole et industriel important.

C'est l'ancienne Nuceria Alfaterna, détruite en 216 av. J.-C. par Annibal, et lieu de naissance du peintre Franccsco Soliniena. À noter, une Caserne, par Vanvitelli. Jolie promenade au Castello in Parco (belle vue) dont l'histoire se rattache à celle de la famille d'Anjou. - Autobus (en été) pour Tranionti et Amalfl.

À g., les ruines du château de Rocca Piemonte. - 40 k. \ocera Superiore.

À 8 min., le village de S. Maria Maggiore avec l'église du même nom et un ^Baptistère, qui est peut-être un temple païen transformé; Tint, rappelle S. Stefano Rotondo de Rome, p. 162. La coupole double repose sur 32 colonnes monolithes; au milieu, un grand bassin servant de fonts baptismaux.

En arrière, dernière vue sur le Vésuve; on monte une forte rampe. Au N.-E., le Mt Castello, avec les ruines d'un château.

45 k. Cava dei Tirreni, à 200 m., 8.691 hab., entourée de hauteurs boisées, dans une vallée ombragée, aux riches plantations d'arbres fruitiers, est une petite ville proprette aux alentours charmants, fréquentée comme séjour de printemps et d'automne. Les Napolitains, qui y ont construit de nombreuses villas, en font aussi leur séjour d'été.

HOtels: *de Londres, via Mazzini, au N.-O. de la gare, halte du tram électr., 50 ch., très fréquenté en été; Moderno, corso Umberto 1°, 30 lits; Penf,ion Savôia, 8 lits, corso Umberto 1°. - Il y a aussi des appartrf^ments et chambres meublés.

Trams électr.: pour Valledi Pompéi, et pour Vietri-Salerne, p. 340.

Voitures: à l'hôt. Victoria, S. Vito, Pianesi, Cappuccini, Tolomei, Trivio Passetto, voit, à 2 pi. 1 L. 50; aller et ret. 2 L. 50; voit, à 4 pi., 2 L. 50 et 3 L. 50; à Corpo di Cava

et à l'Abbaye, voit, à 2 pi. 8 L., aller et ret. 12 L., voit, à 4 pi. 12 et 16 L. - Promenades: de Cava à S. Pietro, à Rotolo et ret., voit, à 2 pi. 8 L., à 4 pi. 12 L.; de Cava à S. Pietro, Rôtolo, Santi Quaranta, Arcara, Anime dei Purgatorio, et ret. 10 et 14 L.; de Cava à S. Arcangelo, ïrinità, S. Cesareo, Castagneto, et ret., 12 et 17 L. - Supplément temporaire de 30% sur les prix ci-dessus.

Taxe de séjour: 10% sur le prix net du logement.

Cava était jadis une importante place commerciale de la région napolitaine. - De la gare se rendre au corso Umberto lo, longue rue à arcades, d'où le nom de « petite Bologne » donné parfois à Cava. En tournant à g. on va au

336 B. ô; carte, p. 366. ENVIRONS Abbaye de la Cuva.

Dôme, église moderne. - Gava est un point de départ commode pour la visite de Pompéi, Amalfi et sa côte, et Pœstum,

Excursion (45 uiin. à pied) à lAbbaye de la Trinità délia Cava. En prenant à dr. du Dô;ne, on va à la Villa Pubblica ou Jardin Public; on tourne à g., et l'on est au \àllage de S. Arcangelo. Là on descend à g. pour passer un torrent, puis on remonte. Peu après, en tournant à dr., on décou\Te le panorama de la vallée; on arrive ensuite à la petite église de Pietrasanta, du XVIII® s., et en vue du village de Corpo di Caca, V. ci-dessous. À la bifurcation, on prend à g., on passe près d'un monument d'Urbain II et l'on arrive à la célèbre '''Abbaye, en im site romantique, sous im rocher et sur le bord du torrent Bonea. L'église fondée en 1025 par St Alfériiis a été refaite, avec la façade, eu 1796. Dans l'atrium, 3 sarcophages antiques. L'Intérieur est à trois nefs; celle du milieu conserve le très bel *ambon des Cosmas et im beau candélabre, provenant l'un et l'autre de l'ancienne église. Au maître-autel, baldaquin imitant celui de St-Clément à Home, p. 122. Au commencement de la nef latérale g., marbre orné d'une croix et de symboles, béni par Urbain II, lors de la consécration de l'église (1092). - Par la porte à g. de la façade de l'église on entre au Couvent (t. 1. j. de 9 h. du matin à 5 h. de l'après-midi). La Salle Capitulaire a des sièges sculptés et marquetés, peut-être sur dessin d'Andréa da Salerno. Le *Cl'yître, du XIP s., avec des sarcophages et des mosaïques, a beaucoup de caractère. À côté, l'ancienne Salle Capitidaire ogivale. On descend dans une sombre crypte: tombeaux de diverses époques, fresques du XlVe s., im Ju'jeraent Universel, attribué à Andréa da Salerno, une pien-e tombale de l'antipape Théodose, mort ici en 1102. Il y a aussi ime Pinacothèque vç\\ intéressante (une Edigieme, école flamande; deux Saiïit^, par Mattia Preti; une ébauche de Solimena; deux tableaux d'Andréa da Salerno, etc.), une Bibliothèque contenant env. 600 incunables précieux, et des * Archives, très importantes pour l'histoire de l'Italie du Sud.

En retournant à la bifurcation, V. ci-dessus, et en tournant à g. on va à Corpo di Cava (hôt.: Scapolatiello, avec jardin, 25 lits: Pietrasariia, 14 lits), à 400 m. d'alt., lieu de villégiature des plus agréables.

On voit apparaître le golfe de Salerne. - 49 k. Vietri sul Mare (voit. publ. pour la Marina, à 1 chev. 5 L., à 2 cliev., 7 L. 50), situé au milieu d'une riche végétation.

Autobus pour Maiori et Amalfi, 3 dép. par j., 7 L. 30; jusqu'à Maiori, 5 L. 75. TRAil pour Salerne et pour Cava, p. 340.

À dr. se profile la superbe côte d'Ainaltî. 5 tunnels, entre cité lesquels on jouit de la vue de Salerne et du golfe.

54 k. SALERNE, 34.125 hab., dans un endroit des plus riants, au fond du golfe du même nom (le golfe de Posidônia des Grecs, le Pcestaims sinus des Romains), est une ville aux rues étroites dans la partie ancienne, et pleine de vivadans la partie moderne le long de la mer.

Hôtels: Diana, corso Garibaldi, ' Trams électriques: la course de 50 ch.; d'Angleterre, corso Garibaldi, la gare à la \ille et à 1 mt. de la 34, 30 ch.; Savôia, corso Vitt. Eman., ville, 40 c; pour Valle di Pompéï, 6, 22 ch.; Campânia, 15 ch.; Borna, ' p. 340. corso Garibaldi, 8. | Poste, Télégraphe et Téléphone:

Restaurants: 5. Lucia, corso Ga- corso Garibaldi. ribaldi, bon; Itâlia-, S. Teresa. Bains de mer: la plage est en

Voitures publiques: la course en pente douce et a un sable très fin. ville, 3 L., la nuit, 4 L.

Saierne. DE NAPLES R. 5; carte, p. 366. 337

Salenitnn (ainsi appelé parce que placé entre le salum, la mer, et l'Irnus, petit fleuve h l'E.) fut une colonie romaine à partir de 19 1 av. J.-C, importante sous l'Empire; principauté de 851 à 1269, puis fief qui appartint à diverses familles. Saierne fut célèbre par son école de médecine, la plus fameuse d'Eiu-oiJo. C'est la patrie d'Andréa Sabbatini, dit Andréa da Salerno. - Pour la visite de la ville, 2 h. sont suffisantes; on peut se borner à la visite du Dôme.

De la gare on sort sur la place (beau monument aux soldats nwrts pendant la grande guerre, se. Ghiaromonte, 1923), d'où part le tram électr.; en suivant la ligne on atteint le long corso Garibaldi, longeant la mer. On y rencontre le monument des Martyrs politiques, puis le nouveau Palais de la Banque d'Italie; ensuite le Jardin public avec les monuments de Carlo Pisacane et de Giovanni Xicotera, et enfin le Théâtre. Rebrousser chemin jusqu'au Palais de la Préfecture et, par la rue à g. de celui-ci (à dr. S. Agostino; à g., S. Giorgio, églises ayant des tableaux de Sabbatini) se rendre au Dôme, de 845, refait par Robert Guiscard en 1076. Imposant campanile aux colonnes antiques.

Par deux rampes d'escaliers on nionte à un beau portail roman et Ton entre dans un atrium quadrilatère entouré de 28 colonnes provenant de Pfestum. Tout autour, 14 sarcophages antiques. Des trois portails de la façade, celui d)i milieu a une belle décoration de 1077 et une porte de bronze (croix et figures niellées) faitj à Constantinople et donnée à l'église en 1099. - INTÉRIEUR à trois nefs, en forme de croix égyptieime et à trois absides. Dans la nef du milieu, deux magnifiques '''ambons, des Cosmas (1175) et candélabre pascal. Au bout de la nef latérale g., tombeau de Marguerite d'Anjou, par Bîxboccio da Piperno (1412) et monument de l'évêque Nicolan PisciceUi, par Jacopo Délia Pila (1471). CHŒUR, pavement en mosaïque. Par une porte à g., on entre dans la Sacristie, où il y a un paliotto orné de 54 bas-reliefs, le plus grand travail en ivoire du XII* s. Beau maître-autel, en grande partie orné de mosaïques. Dans l'abside de g., Pietà, par Sabbatini; dans l'abside de dr., dont la voûte est ornée ie mosaïques, tombeau de G-régoire VII, érigé par Kobert Guiscard, restauré en 1578, embelli par Pie IX. À g. de l'abside de dr., tombeau du cardinal Carafa, orné d'un bas-relief (Enlèvement de Proserpine) provenant de Psestura. Au fond de la nef g., pierres tombales remarquables, 2 sarcophages antiques, deux arcs ornés de mosaïques. Par une petite porte (bas-relief antique), on descend dans la Crypte, où est le corps de St Mathieu.

Si on a le temps, monter jusqu'aux ruines du Castello, 275 m., château fort des princes lombards; *panorama.

Tram électr. Naples-Torrb del Greco, 13 k. 5, toujours sur la route. N° 55, dép. de via Verdi (Teatro Fenice) près de la piazza del Municipio, toutes les 10 min., 1 L. 70; jusqu'à Pôrtici N° 54, 9 k. 5, dép. du Museo toutes les 8 min., 1 L., aussi sur la route pou.ssiéreuse. Vue très bornée, à caiLse des habitations qui flanquent le chemin, presque sur tout le parcours; lignes toujours très ïréquentées.

De la via Verdi on descend en longueur la piazza del Municipio; on continue par la via Piliero, la via Marina et la via Marinella. On traverse le Sebeto, pauvre fleuve presque

338 B. 5; carte, p. 340. ENVIEO^S Herculanum.

toujours à sec, sur le ponte délia Maddalena, on côtoie les Granili, p. 285, et l'on continue dans le faubourg interminable, traversant ensuite S. Giovanni a Tedûccio et Pietrarsa, deux centres industriels. -9 k. Pôrtici (hôt. Bellavista, 30 lits), centre de 21.299 hab., avec un petit port. La route traverse la cour octogonale du Palais Royal.

Commencé en 1738 sur dessins d'Antonio Canevari, ce palais accueillit les objets provenant des fouilles d'Herculanum; il fut agrandi et restauré; en 1849-50 Pie IX y demeura. Actuellement ime partie de l'édifice est le siège d'une École d'Agriculture.

10 k. Résina, 19.875 hab., a été construite au moyen âge sur le torrent de boue, qui en 79 ap. J.-C. ensevelit Herculanum. Le tram s'arrête corso Ercolano, devant les fouilles, * Scavi di Ercolano ».

Herculanum ou Hérakleia en grec, fondé selon le mythe i">ar Hercule, qui y était adoré, fut im centre osque d'abord, puis étrusque, puis sanmite. Titus Didius, légat de Sylla, prit Herculanum en 89 av. J.-C. et peut-être une colonie de vétérans y fut-elle établie. Ce fut une ville aristocratique et non commerçante comme Pompéi. Placée sur une hauteur, près de la mer, dans un site riant, elle fut entourée de \illas appartenant à de riches Romains. Endommagée par le tremblement de terre de 63 ap. J.-C, elle était en voie de restauration depuis l'an 76, grâce à Vespasien, quand la catastrophe de l'an 79, p. 3J:5, la fit disparaître sous un torrent de boue. Les éruptions postérieures élevèrent le niveau de la couche volcanique à iine hauteur de 12 à 30 m. Bien que dans la suite Résina ait été bâtis à cet endroit, le souvenir de la ville ensevelie ne s'est jamais perdu. En 1719, Emmanuel de Lorraine, j^rince d'Elbeuf et général de cavalerie du royaume de Xaples, commença des fouilles et eut le bonheur d'arriver, par un puits que l'on voit encore, derrière la scène du théâtre, faisant butin de statues et de marbres. Charles III de Bourbon reprit en 1738 les recherches qui durèrent jusqu'en 1765, avec des %icissitudes diverses et sans un programme défini. Ou explora alors le Théâtre, la palestre, le Forum et 5 temples qui furent tous recouverts, sauf le Théâtre. En 1750- 51, on trouva aussi la nécropole romaine au S.-E. d'Herculanum et de 1750 à 1765, on y explora une villa subiubaine ayant appartenu à un intellectuel des derniers temps de la république; celui-ci y avait réuni, comme dans tm musée, des œu%Tes d'art grec importantes et y avait donné l'hospitalité au philosophe Philodème de Gadara, qui y transporta sa bibliothèque. Ce fut en effet cette villa qui fournit une admirable collection de marbres et spécialement de bronzes au Musée de Xaples, p. 299, et la précieuse bibliothèque des papjTUs, p. 299.

En 1755, fut fondée l'Académie Royale d'Herculanum, qui a bien mérité des études archéologiques et qui de 1757 à 1792 publia 8 volumes sur les peintur.^s miu-ales et les bronzes et en 1797 un volume (œu^Te de C. Rosini) sur les pap\Tus. Aprè^ quelques autres recherches, c'est en 1828 que recommencèrent les fouilles des malsons des particuliers; po^lrsui^ie3 avec certaines interruptions jusqu'en 1855, elles furent reprises par Fiorelli (1869-1875 - nouvelles fouillées). Bien qu'on ne sache pas parfaitement quelle était l'étendue de la ville, il est certain qu'elle avait un périmètre restreint et que son plan était fort régulier. De la partie explorée, sans parler des nouvelles fouilles, le Théâtre est l'unique endroit accessible aujourd'hui, bien qu'il soit couvert par les maisons; le pavement de l'orchestre se trouve en effet à 26 m. 60 au-dessous du niveau du chemin parcouru par le tram.

Hercuhnium.

DE NAPLES

R. 5; carte, p. 340. 339

•Théâtre. On entre par la porte où est l'inscription: Scavi di Ercolano (entrée de 10 h. à midi et de 14 à 16 h., 4 L.; le dimanche, entrée gratuite). - On descend par im escalier sombre de plus de 100 marches, creusé dans le tuf et, par des corridors compliqués et à la lueur des bougies, on voit divers endroits du théâtre, mais d'une manière insuffisante pour se faire une idée de sa forme et de ses dimensions. Seul, l'orchestre est plus visible parce qu'il est éclairé par le puits dont il a déjà été fait mention. La cavea a, dans le bas, 4 gradins pour les personnages de marque, puis 19 rangées de sièges divisées par 7 escaliers en 6 secteurs (cunei); au-dessus, 3 autres rangées de sièges et un portique en marbre, au milieu duiiuel est un i^etit temple. I^e théâtre poiivait contenir au plus 3.000 spectateurs. La scène était décorée de 12 colonnes corinthiennes. La construction est du temps d'Auguste et, en partie, postérieure au tremblement de terre. Les inscriptions qui ont été trouvées nous apprennent que l'architecte fut Numitius flls de Publius et le fondateur, L, Annius Mammianus Rufus.

X 4 min. à l'O., les Scavi Nuovi, aire peu étendue où les fouilles ont eu lieu au XIX* s., à 13 m. env. au-dessous du niveau de la route. On y voit les thermes, qui se composent de la palestre, entourée de colonnes en briques, revêtues de stuc et, du côté N., des locaux affectés aux bains: le caldarium (ou le tepidarium?), Vapodyterium et le frigidarium, qui n'a pas encore été mis à découvert par les fouilles. Le reste est formé de maisons particulières, dont la disposition rappelle celles de Pompéi. La plus importante est celle que l'on api^elle la Maison d'Argus, qui a un grand jardin, entouré sur trois côtés d'un portique, une série de chambres ornées de peintures et un second péristyle.

La route devient plus agréable; on arrive sur le Miglio d'Oro (mille d'or), portion de route spacieuse, magnifique, flanquée de villas (entre autres, le Palais délia Favorita) et de jardins. On entre à Torre del Greco, atteignant la piazza del Popolo (monument de Garibaldi; École Royale de taille du corail) et l'on descend sur la place principale où est l'église S. Croce.

13 k. 5 Terre del Grèce, ville de 33.915 hab., presque entièrement moderne, est, après Naples, la ville la plus peuplée de la province.

Voitures publiques:

faire prix.

pas de tarif;

Hôtels: Grand-Hôtel S. Teresa, 50 ch., hydrothérapie, jardin, chauffage central; Suisse et Belvédère, 15 ch., jardin, chauff. central.

Elle tire son origine de Turris Octavia, la partie la plus belle d'Herculanum; un ermite grec qui y habita au XIV* s. lui donna son nom actuel. Ce fut du commencement du XV« au XVIIP s. un fief des Caracciolo. En souvenir de sa délivrance (1699) de cette seigneurie, on célèbre encore la fête des Quattro Altari, 8 j. ap. la Fête-Dieu.

Détruite plasieurs fois par le Vésuve, elle se releva toujours. Industrie d'ouvrages en corail. On peut visiter l'école royale, V. ci-dessus, et acheter des objets dans l'exposition à Tint, de l'école même. - L'église iS. Croce est une élégante construction néo-classique de la fin du XVIII» s., superposée à l'ancienne église du XVI* s., détruite par la coulée de lave de 1794, qui respecta, en le submergeant, le campanile baroque. En descendant vers la mer et sur la dr., le Municipio, ancien château fort. Entre celui-ci et le golfe, la ville maritime et la gare des ch. de fer de l'État.

340 R. 5; carte, ci-contre. ENVIRONS Sarno.

Ch. de fer Napies-P03IPÉI (ch. de fer de ceinture du Vésuve), 44 k. en 2 h. 25. Départ de la gare de la Circumvesu^iana, corso Garibaldi; jusqu'à Sarno 5 coiurses par j., dont xme directe, P* cl., 8 L. 90, III* cl.,

5 L. 40; jvisqu'à Pompéi plus de 20 courses par j., dont 2 directes, I" cl.,

6 L. 15, IIP cl., 3 L. 60. La traction est électr. jusqu'à Valle di Pompéi, ensuite traction à vapeur . La voie est plus à l'intérieur et plus élevée que celles du ch. de fer de l'État Naples-Salerne et du tram Naples-Torre del Greco; ce parcours est très varié et attrayant.

4 k. S. Giovann ia Tedùccio, p. 338. -5 k. Barra; à g. se détache !a ligne pour Ottaiano, V. ci-dessous - 8 k. S. Giorgio a Cremano, reconstruit après 1631; WLG magniiique à g. sur le Vésuve. -9 k. Bellavista; on traverse le parc du château de Pôrtici, à la végétation splendide. - 10 k. Pugliano, d'où se détache le ch. de fer du Vésuve, continué par le funiculaire, V. ci-dessous. D'ici, l'on peut aussi commencer la ^'isite d'Herculanum, p. 338. On traverse la coulée de lave de 1631. - 13 k. Torre del Greco, p. 339; beau panorama du Vésuve et du couvent de Camaldoli délia Torre, p. 333. On traverse d'autres coulées de lave. - 21 k. Torre Annunziata, p. 334. La voie passe tout près d\i Cimetière de Torre Annunziata et décrit xme courbe vers le N.-E., en partie sur la coulée de lave de 1906. - 23 k. Boscotrecase, p. 341. - 24 k. BoHCoreale, où fut découverte en 1907 une \-illa ronmine; on la visite avec l'autorisation du propriétaire, M. De Prisco. En 1895 on y avait déjà trouvé 97 objets en argent, à présent au Lou\Te. En 1900 on y décou\Tit une autre \'illa avec 70 fresques, dont quelques-unes sont exposées au Musée National à Naples. La voie descend vers le S.-E. - 26 k. Pompéi Scaii, p. 344, d'où l'on entre aux fouilles de Pompéi par la Porta Nolana. - 27 k. Valle di Pompci, p. 334. - 29 k. Scafati, p. 334. La voie se dirige vers le N. à (35 k.) Poggior,iarino, où la voie rejoint la ligne d'Ottaiano. - 44 k. Sarno (hôt.: Centrale; Stella, modestes), à 35 m., 11.102 hab., centre important avec des usines de tissage de coton et les ruines d'vm château. Devant le Municipio, statue de Mariano Ahigneate, un des 13 chevaliers de Barletta, p. 405. - Si l'on veut faire le tour complet du ch. de fer de ceinture du Vésuve, on retoiune à Poggiomarino et l'on continue par S. Giu>:eppe Vesuviano et Ottaiano (localité endommagée par l'éruption de 1906, d'où l'on fait le pli;s facilement l'ascension du Mt Somma), S. Anastasia et Barra; de Poggiomarino à Naples, 31 k.; 3 dép. par j.; d'Ottaiano à Naples, 8 dép. par j.

Tram électr. Valle di Pompéi-Salerne, 30 k. toujours suj- la route, dép. prè.ï du Sanctuaire toutes les 30 min. de Valle à Saleme, toutes les 15 min. sur le parcours Pagani-Saleme. Prix: de Valle à Saleme, I'^ cl., 5 L. 20, IP cl., 4 L. 15; de Cava (gare ch. de fer) à Saleme, P« cl., 1 L. 90, II* cl., 1 L. 40. Sur une partie du parcours le paysage est celui dont on jouit du ch. de fer, p. 336. -2 k. Scafati; on traverse (7 k.) Angri et l'on continue en longeant le pied des Mts Lattari. On passe devant l'église S. Michèle de (10 k.) Pagani, p. 335; on traverse Nocera Inferiore. - 15 k. Pucciano; à g., le \illage de S. Maria Maggiore, p. 335. La vallée se resserre; on tourne à l'E. de Cava. - 21 k. Cava (gare ch. de fer); on traverse une partie de la petite \Tlle; campagne très peuplée. - 26 k. Vietri, p. 336, que l'on traverse. À g. en haut, les grands \iaducs du ch. de fer; très belle vue sur Saleme. - 28 k. Salerno Dazio (octroi): on parcourt le long corso Garibaldi, p. 337. - 30 k. Saleme (gare du ch. de fer), p. 337.

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