DE MESSINE A PALERME
Ch. de fer, 232 k. en 6-7 h.; prix: I" cl. 106 L. 85; IP cl. 71 L. 80; IIP cl. 42 L. 15. Les trains directs de Naples ou de Métaponte, à leur arrivée à Messine, après avoir passé le détroit sur le ferry-boat, partent de la Station Messina Porto et gagnent la Station Messina Centrale, puis après un arrêt un peu long continuent pour Palerme ou pour Catane et Syracuse. Voitures directes Ilome-Palerme. - La voie traverse aussitôt les Mts Peloritani, atteint la côte N. de l'île et la suit presque toujours au milieu de vignobles et d'une opulente végétation d'orangers, de citronniers, d'oliviers, d'amandiers, de géraniums et de lauriers-roses. Tout le trajet est d'un grand intérêt. Nombreux tunnels et ponts sur les cours d'eau temporaires. Se placer à dr.
Messine, p. 440. La voie se dirige au S. (vue des installations du ch. de fer et du Détroit; à dr. le cimetière) puis, tourne vers le N. et le N.-O. en montant sur les pentes des Mts Peloritani; après cinq tunnels, entre lesquels on a de belles échappées de vue, on traverse la montagne en passant par la galleria Peloritana, tunnel de 5.445 m. On en sort sur le versant de la mer Tyrrhénienne et l'on descend vers la mer, où se dessine la presqu'île de Milazzo et, au delà, l'île Vulcano et les îles Lipari; au loin, le cône du Strômboli. - 25 k. Venético-Spadafora; c'est dans la mer voisine, dans laquelle s'avance la presqu'île de Milazzo, qu'eut lieu la bataille navale de Naulochos entre la flotte de Pompée et d'Agrippa, qui en sortit vainqueur. - 36 k. Milazzo (hôt.: Duilio, dans une magnifique situation sur le promontoire de Milazzo, 25 lits; Moderno Milazzo, 30 lits; Stella d'Itâlia, 30 hts, tous mod.), 9.196 hab., dans
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la partie la plus resserrée d'une petite péninsule, à 3 k. env. au N. de la gare.
C'est l'ancienne Mylœ, fondée par les Grecs de Zancle (Messine), en 716 av. J.-C. - Duilius y défit sur mer les Carthaginois, en 260 av. J.-C; Garibaldi, le 20 juillet 1860, y remporta une victoire décisive sur les Bourbons. - Château agrandi sous Charles-Quint, restauré au XVIP s., ayant im donjon intéressant du XIIP s., un portail ogival et une grande salle. ♦Splendide panorama. Belle excursion à l'extrémité de la presqu'île, en voiture, ou en barque, en en faisant le tour (11 k.).
Milazzo est le point d'embarquement habituel pour les îles Liparl ou Ues Éoîienms, ainsi appelées du nom de l'île principale et du nom d'Éole, I)ersonnage mythologique. La visite en est très intéressante, mais manque de confort et n'est possible par conséquent que pour les touristes peu exigeants.
C'est un archipel formé de 7 îles principales (8 en y comprenant Û«tica qui n'appartient que géologiquement à ce groupe). Les 3 plus grandes, Lipari, Salina et Vulcano, très rapprochées, forment un groupe, puis viennent .-^licudi et Filicudi, à l'O., et, au N.-E., Panaria et Strômboli.
La traversée se fait par les petits bateaux de la Società Sicilicma di Navigazione: dép. de Milazzo t. 1. j. à 8 h. du matin, arrivée à Lîpari à 10 h. 15, à Canneto à 11 h., à Salina à 11 h. 50, retour à Lipari à 14 h. 45, arrivée à Milazzo à 17 h. 20. Prix de Milazzo à Lipari, 22 milles, I" cl. 10 L. 55, III« cl. 4 L. 10, aller et ret. 18 L. 55 et 7 L. 20; embarquement et débarquement à MOazzo, 1 L., à Lipari, 1 L. Siu* les bateaux on trouve im modeste service de restaurant. - Il y a aussi un ser\àce chaque semaine, qm part de Messine le mercredi à midi, arrive à Lipari à 16 h. 45, poursuit pour Canneto, Salina, Panaria et Strômboli (à 8 h. 10 du matin le jeudi) et retourne à Messine à 19 h. 45 le Imidi. Prix de Messine à Lipari, I'» cl. 19 L. 20, III« cl. 7 L. 25, aller et ret. 34 L. 40 et 13 L. 10; de Messine à Strômboli, I" cl. 34 L. 80, IlJe cl. 13 L., aller et rst. 62 L. 10 et 20 L. 60. - De Lipari à Strômboli, bateaux de l'armateur Francesco La Cava, dép. tous les limcUs à 7 h. du matin, arrivée à Strômboli à 10 h. 30, retour à Lipari à 13 h. 50. Prix de Lipari à Strômboli, P« cl. 11 L. 25, II« cl. 4 L. 35. De Lipari à Vulcano, 2 dép. par sem. le lundi et le vendredi vers 15 h., retour à Lipari à 16 h. 25. Prix de Lipari à Vulcano, P* cl. 4 L. 05, IP cl. 1 L. 65. De Lipari à Alicudi et Filicudi, 2 dép. par sem. le mardi et le dimanche à 7 h.; à Alicudi, I" cl. 19 L. 20, IP cl. 7 L. 35.
La visitée du groupe entier de ces îles est des plus intéressantes, à cause de la nature essentiellement volcanique du sol et des traces récentes ou actuelles de volcanisme, qu'on y trouve. Lipari a des cônes et des cratères bien formés; Vulcano, il y a peu de t-emps, était en éruption, Strômboli l'est toujours. Une des choses les plas attrayantes, dans cette visite, c'est le tour des îles en barque. Dans l'île Lfparl, (hôt. Centrale et d'autres petites aub.), 12.703 hab., ce qu'il y a de particulièrement intéressant, ce sont les excursions aiix sources thermales de S. Calogero, au Mt S. Angelo, 504 m., volcan stratifié, (*panorama), aux carrières de pieri'e ponce, et à deux coulées d'obsidiane ou verre des volcans, la chose la plus surprenante de l'île. Dans l'île Vulcano, on visite le Vulcaneïlo, bel exemple de petit cône \o\cs.m(\\ie,\Q Faraglione délia, FahbrïM, où il y avait des carrières d'alim, la grotte appelée VÂcqua Bollente O'eau bouillante), VAcqua del Bagno (eau du bain), il pia)io délie grandi fumarole, plaine des grandes fumerolles (qui sont plus ou moins actives), et le point culminant de l'Ue constitué par le grand cratère de Vulcano, dans lequel on descend sans la moindre difficulté.
Entre Lipari et VuIcauo, se diesse la *Pi^tralunga, obélisque de ba,si!te haut de 72 m. sur la mer. La pointe S. de Lipari et la côte N.-O. de Vulcano présentent des *récifs basaltiques grandioses où l'on peut faire en barque une excur?ion très intéressante. Dans l'île Salifia, 1.175 hab., on gravît aussi les hauteurs jusqu'à la cime. L'île Strômboli, 2.162 hab., est la plus
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célèbre du groupe pour son activité volcanique. Elle est formée d'un cône unique, d'une hauteur de 750 m. Ascension recommandée mais fatigante. I^s petits paroxismes de l'activité se manifestant d'une façon normale à chaque heure ou toutes les 2 heures. Si l'on arrive un jour d'éruption violente, le spectacle de la chute de matières volcaniques dans la mer, à la Sciara dd Fuoco (dixns ce cas, il est dangereux de monter au cratère; c'est pourquoi on va en b.irque) est inoubliable. Dans le voisinage, se trouve Strambolicchio, magnifique écueil basaltique escarpé, dans lequel est creasé un escalier que l'on grimpe; du haut, *panorama des îles et de la Calabre. Souvent, pendant la traversée, on voit les poissons volants s'élever par centaines de la mer devant le petit bateau à vapeur; de ciu-ieux coiu-ants, très violents, se forment en certains points autour du Strorabolfcchio, où les filets im.nergés et ancré-s prennent sous leur poussée une obliquité qui atteint jusqu'à 45°.
Aussitôt hors de la station, vue sur la ville, sur les îles Lîpari et la courbe du golfe de Patti. - 45 k. Barcellona (hôt. Centrale, très mod.), 15.896 hab., au milieu de magnifiques vignobles et de bois d'orangers et de citronniers, à la limite des pays atteints par le tremblement de terre de 1908.
Autobus, lO k.. 3 dép. par J., pour Castroraaie, (aub. Artemlsîa, 10 lits), h 'iOi m. Dans la Chiesa Madré, belle chaire; à S. Maria deuli Angfli et à S. Marina, 2 polyptyques de Polidoro da Caravâggio; à S. Nirola, \m beau polyptyque; à S. Caterina, à S. Agata, à .b'. Maria di Oesû, œuvres des Gagini. Panori-ma splendide.
53 k. Castroreale-Novara-Fûrnari, d'où une très belle route carross. (19 k. 4; autobus 2 dép. par j., en 1 h. 30, 7 L. 20) mène à Novara di Sicilia, 675 m., l'ancienne Noœ, et, de là, à la Rocca Novara, 1.340 m. On voit se dessiner non loin le Gap Tindari, surmonté d'un Sanctuaire. - 61 k. Oliveri- Tindari.
Excursion d'environ 1 h. au Cap Tindari et au Sanctuaire, à 279 m., d'où l'on jouit du *panora!na superbe de la mer, des Mts Peloritani et de la cime de l'Etna. De là, en quelques min., on est aux raines de Tundaris, ville fondée en 396 av. J.-C. par Denys I"', détruite à une époqus inconnue. Restes importants d'un théâtre grec, refait ensuite, de murailles et d'un édifice romain, appelé Ginnuaio.
Par 2 tunnels, dont le premier a plus de 2 k. de long, on traverse le Cap Tindari; les îles Éoliennes sont bien visibles; Vulcano est à 25 k. - 70 k. Station de Palti. La petite ville est dans une belle situation, sur la hauteur à g. Par un long tunnel, on traverse le cap Calavà, aux très beaux rochers granitiques escarpés, et, plus loin, le Cap d'Orlando, sur lequel sont construits un Sanctuaire et un sémaphore. - Naso-Capo d'Orlando. Sur mer, dans le voisinage, le 4 juillet 1299, Frédéric II d'Aragon fut vaincu par Ruggero di Lauria. De temps à autre, on traverse de caractéristiques fiumare, torrents au lit très large, plein de gravier, plat, ordinairement à sec et en relief sur la campagne environnante. Ces cours d'eau descendent très rapides et encaissés
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dans les vallées voisines, entraînant durant leurs courtes crues beaucoup de matériaux d'alluvion. Plus en avant, se dessine àl'O. la pointe de Cefalù. - 134 k. S. Siefano di Camastra.
*E0UTE CARROSSABLE du pi US grand intérêt à travers les Mts Caronie, jusqu'à Xicosia. AuiOBUS (60 k., 1 dép. par j., I" cl. 17 L. 35, II« cl. 15 L. 80) qui continue jusiiu'à la gare de Leonforte (34 k., 2 dép. par j., 15 L. 95 et 13 L. 85). ^Panoramas superbes et très variés. On passe le Col del Contralto, 1.015 m., d'où l'on voit l'Etna, puis la route continue à une grande ait. pour descendre ensuite h Xicosia.
19 k. Mistretta (iiôt. Primacera), à 950 m., 12.072 hab., l'ancien Amestmtw, très pittoresque. Au flanc de l'église, portail de 1493, peut-être par Giorgio da Milano. - 48 k. 3 NIcosia (hôt.: Progressa, 18 lits; Centrale), à 710 m. , 14.633 hab., cité à l'aspect extraordinairement pittoresque. Au moyen âge, Xicosia fut une ville fort important*. La Cathédrale S. Xiccold a un magnifique portail, de la fin du XI V^ s. et im grandiose campanile, qui est, dans sa partie inférieure, ime tour du XIIP s. À l'intérieiu", fresques modernes, belles stalle^, par Stefano et Giovanni Battista Li Volsi, du XVIP p., un Martyre de St Sébastien, attribué à Salvatore E.osa et un St Barthélémy, par l'Espagnolet. À l'égl'se du Carminé, Annonciation, par Ant-onello Gagini; à 5. Francesco et à S. Benedetto, portails du XV* s.; à S. Maria Maggiore, la Cène, de 1512 et autres œu\Tes d'Antonello Gagini; à S. Michèle, statue, par le mêuie. De là, intéressante exciirsion (autobus) à travers les Mt" Madonie, jusqu'à Términi, p. 449.
Au loin, toujours plus visible, le beau rocher calcaire qui cache Cefalù. On passe de nombreux tunnels; le dernier débouche à (165 k.) Cefalù (hôt. Itâlia Centrale, mod.), 13.200 hab., petite ville de marins et de pêcheurs, qui se vante de posséder une des plus belles églises normandes de la Sicile.
On peut se borner à la visite de la Cathédrale. Cefalù peut se visiter aussi en une demi-journée en partant de Palerme. - Cephalœdium (tête), ainsi nommée à cause de la forme du rocher qui la domine, et fondée à sa base dès l'antiquité, fut ime place forte des Himériens, se soumit a\ix Romains en 254 av. J.-C, aux Sarrasins en 858 ap. J.-C, et aux Xormands en 1129.
De la gare en prenant à dr., puis à g. par le Viale Margherita, la via XX Seiiembre et le corso Ruggero, on arrive à la Cathédrale, superbe temple commencé par le roi Roger en 1131. La façade originale, œu^Te de Giovanni Panettera, de 1240, flanquée de deux tours puissantes, est décorée d'une double rangée de petits arcs reposant sur des colonnettes, et précédée d'un portique refait par Ambrogio da Como (XV* s.). Le flanc dr. est'? très beau, ainsi que le transept et les trois absides, dominées par le formidable rocher qui sert de fond au temple.
♦ISTÉRFEUR solennel, de 74 m. de long, à croix latine, à 3 nefs, séparées par 16 colonnes aux chapiteaux romains et byzantins, soutenant des arcs en ogive siu^élevés. l'iafond de la nef du milieu à charpente découverte et orné de pointures de 1263. Dans la nef latérale dr., fonts baptismauv, avec 4 lions, du XIP s. Delà nef du niilieu, sous xm grand arc supporté par 2 énormes colonnes, on monte au transept; en haut, se trouve une
Têrmini îmereae. 1 PALERME li. 11. 449
galerie; puis, par 5 marches, on parvient au chœur (à dr., la chaise épiscopale et à g., la chaise royale en marbre, décorées de mosaïques; entre elles, pavement également en mosaïque) dont une partie, ainsi nue l'abside, est revêtue de *MOSAïQUES de 1148, les plus anciennes et les plus parfaites de la Sicile. Sous la ligiu-e colossale du Christ bénissant, la Vierge, archanges, apôtres, patriarches, prophètes et sai)its, sur plusieurs rangs. Pans la chap. à g. de la chap. principale, un monument, par Antonello Gagini, de 1533. - Par une porte à g., descendre au joli Cloître ogival, aux colonnes géminées, d'où l'on jouit d'une vue pittoresque de l'église et du rocher.
La via Mandralisca, en face de la Cathédrale, mène au Musée Mandralisca (s'adresser au concierge du Lycée): * portrait d'un inconnu, par Antonello da Messina; anciennes monnaies siciliennes, etc. - T'n 1 h. env. on monte au sommet du rocher, à 263 m., *panorama merveilleux; restes d'un Château féodal, murs du moyen âge, une citerne, probablement arabe, et im édifice naégalithique, appelé Temvle de Diane.
On continue, jouissant d'une belle vue en arrière sur la ville. En avant, se dessine le Cap Zafïarano. Plus loin, on traverse le fleuve Grande ou Imera Settentrionale. - 185 k. Bonjomello; à peu de distance, les quelques ruines d'Himère, ville fondée en 648 av. .J.-C. par une colonie zancléenne, patrie de Stésichore, détruite en 409, par Annibal, neveu d'Amilcâr. C'est là que les Carthaginois furent battus par Gélon, tyran de Syracuse. - 189 k. Station de Fiume Torto, EMBRANCHEMENT pour Girgeuti, p. 487, et Catane, p. 501. À g., domine le sommet élevé du Mt S. Calôgero. - 195 k. Términi Imerese, (Grand-Hôtel délie Terme, relié à l'Établissement des Termes, 90 lits, bon; Hôt. Sole; renseignements, Società Pro Términi), 22.000 hab., petite ville très animée,, toute blanche, à l'aspect oriental, s'étageant sur le penchant d'une colline, et divisée en ville basse et ville haute. Le macaroni de l'endroit est une spécialité renommée dans toute la Sicile. C'est aussi une station hydrothérapique importante (eaux chlorurées sodiques radioactives à 42-43° C, vantées par Pindare; établiss. de thermes municipaux annexes du Grand-Hôtel) et un lieu de villégiature.
C'est Thermœ Imerenses, d'origine mythique; elle fut soumise par les Carthaginois en 307 av. J.-C, puis par Agathocle, un de ses citoyens, le plus féroce tyran de Syracuse. Après la conquête romaine, elle eut une période florissante.
De la gare, à dr., s'engager par le corso Umberto e Margherita; prendre ensuite la via dei Tribunali, qui, par une longue montée, aboutit à la via del Monte, où à dr., au N» 32, est S. Maria délia Misericordia, contenant un ♦triptyque attribué à Gaspare da Pésaro, de 1453. En continuant on arrive à la piazza del Duomo, où se trouvent un monument Giuseppe La Masa et le Dôme, du XVII« s., avec façade moderne par Ernesto Armô.
Au flanc dr., un beau fragment de corniche romaine. - Intéeieur vaste et très clair: 2* chap. à dr., la Vierge du Bon Secours, par Ciorgio da Mi-
450 n. 11. DE MESSINE À PALERME Términi Imerese.
lauo, de 1487; 4* chap. à dr., la Madonna del Ponte, par Ignazio Marabitti, du XVITT^ s.; chap. à g. de la chap. principale, bas-relief de Marabitti et de Siragusa; o« chap. à g., croix peinte sur les deux faces, œuvre archaisante de P. Ruzzolone (1484).
Par la via Cavalieri, en face du Dôme, on descend au Musée Municipal (sonner à la porte; pourboire au gardien).
Au rez-de-chaussée, marbres du moyen âge. inscriptions romaines, grec(]ues et arabes; auti'iuités d'fftAn^/'e et ie Therirue. Au 1" étage: collection de monnaies, vases d'Himère, tableaux d'artistes du pays.
Au N.-E. du Dôme, le *Belvédère, esplanade, d'où l'on a une vue magnifique de la ville et de la côte. Par le Viale Enrico lannelli, on se rend à l'église 5. Caierina, ornée de fresques grossières, relatives à la vie de la Sainte, attribuées aux Grafïeo, Thermitains(XY^-XVI« s.). Tout près, se trouve la Villa Palmeri, jardin public, au milieu duquel se voient des restes d'une curie romaine. Le long de la via dell'Anfiteatro toute proche et dans le monastère de St-Marc, (entrée via Garibaldi, 10) restes d'un Amphithéâtre romain.
Reprenant le train, on voit se dessiner au N.-O. la masse superbe du Mt Catalfano, 374 m., dont un prolongement, le Zaffarano, ferme à l'E. le golfe de Palerme. En passant près de Trabia, on remarque à dr. un beau château, sur le bord de la mer. Plus en avant, le long de la côte, au mois de mai, on peut voir plusieurs thonnaires; à g., à 1 k. 5 de la Station d' Altavilla, sur un relief de la montagne, la Chiesazza, très ancienne fondation (1077) de Robert Guiscard. - 216 k. S. Flâvia-Solunto (pour les ruines de Solunte, p. 474). La voie quitte la côte, pour passer au S. du Mt Catalfano. On entre dans une plaine très fertile, toute couverte de plantations d'orangers et de citronniers, qui s'élargit ensuite dans la Conca d'Oro. C'est un des lieux de villégiature des Palermitains, dont on voit les nombreuses villas entourées de jardins. - 219 k. Bagheria, p. 474. On est en vue du golfe de Palerme; en face, le Mt Pellegrino; à dr. et à g., les plantations d'orangers et de citronniers de la Conca d'Oro. A g., aqueduc du moyen âge sur le Ficarazzi, l'ancien Eleutheros; puis, le massif du Mt Grifone, 777 m. On passe rOreto, le petit fleuve qui a donné à Palerme son ancien nom. - 232 k. Palerme, gare centrale.