‹ ItalieChapitre 143 sur 169 · D8 Palerme à Trâpani · texte numérisé non relu

D8 Palerme à Trâpani

Ch. de fer, 195 k. en 6 h. env.; prix: I" cl. 75 L. 95, II» cl. 53 L. 55, III« cl. 32 L. 70. Trajet très intéressant. Jusqu'à Castellammare dei Golfo, à proximité de la côte; vues incomparables et végétation pareille à celle de la côte orientale de l'île; ensuite, on traverse l'île du N. au S. dans un beau paysage de collines; à Castclvetrano, vue de la Mer d'Afrique, que l'on atteint à Mazzara dei Vallo et que l'on suit plus ou moins jasqu'à Trâpani en parcourant un terrain en partie désertique, en partie couvert des riches et fameux vignobles de Marsala: vue des îles Égades et du Mt S. Giuliano. Peu de tunnels. Se placer à dr. jusqu'à Castelvetrano, puis

476 R. 13. DE PALERME Castellammare del Golfo.

à g. Cette ligne dessert les stations de Segesta et de Castelvetrano, où l'on descend pour visiter les ruines de *Ségeste et de *Selinonte. La visite de Ségeste et le voyage aller et retour de Palerme se font en un jour. Si l'on veut visiter Sélinonte, après Ségeste, on passe la nuit à Castelvetrano, puis on profite du ch. de fer Castelvetrano-Selinunte-Sciacca.

Palerme, Stazione Centrale, p. 450. La voie décrit une courbe autour de la ville et traverse deux fois l'Oreto. -6 k. Palerme Station de Lolli. Le train court au milieu des plantations d'orangers et de citronniers, des figuiers d'Inde et des oliviers. À dr., la masse du Mt Pellegrino, puis celle du Mt del Gallo, à l'aspect sévère; à g., les Mts Cùccio, 1501 m., Gibilforni, etc. À l'O., apparaît la mer. - 17 k. Sferracavallo; la petite baie, le pays et le rocher du Mt Gallo forment un tableau pittoresque. Au loin au N. émerge Ijstica. 19 k. Isola délie Fémmine, petit pays et île du même nom. À rO., la Punta et le Cap S. Yito qui marquent les extrêmes limites du golfe de Castellammare. - 27 k. Carini (à 2 k. de la gare): beau château des Chiaramonte. Nombreuses grottes creusées dans le calcaire et renfermant de belles stalactites; quelques-unes sont intéressantes par les découvertes paléontologiques qui y ont été faites. Magnifiques oliviers. On contourne la base du Mt Pecoraro et l'on découvre le golfe enchanteur de Castellammare, sur les bords duquel s'étendent Trappeto, Balestrate, Castellammare; plus haut, au pied du caractéristique Mt Bonifato, Alcamo. La voie pénètre dans l'intérieur; après un tunnel, station Zucco-Montelepre; dans le voisinage, est le domaine rural appelé tenuta dello Zucco; il appartenait au duc d'Aumale qui y mourut en 1897; c'est une propriété fameuse pour ses excellents vignobles. On passe le Xocilla sur un pont élevé et l'on entre dans la plaine de Partinico qu'on laisse à dr. On retourne vers la mer, en passant sous un tunnel et on l'atteint à Trappeto. De là, remarquer les dunes mobiles de sable que la mer pousse vers l'intérieur et qui envahissent parfois les vignobles. La voie du ch. de fer est protégée par des palissades. - 73 k. Station de Castellammare del Golfo (hôt. Tre Stelle, mod.; voit, de poste de la gare à la ville). La ville qui fut le port de Ségeste est à 3 k. de la gare. La voie tourne au S. et traverse le S. Bartolomeo, fleuve formé de deux affluents: le Caldo et le Freddo; elle franchit le premier et remonte la vallée du second en quittant la mer Tyrrhénienne. À dr., la rude masse du Mt înici, 1.064 m. - 80 k. Station Segesta.

C'est là qu'on descend pour visiter les ruines intéressantes de *Ségeste. Les ruines sont au S.-O. de la petite station sur une colline isolée (340 m.) au milieu d'un amphithéâtre de montagnes et de rochers

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Ségeste. À TRÂPANI R. 13. 477

arides. Immédiatement an N. de la station, passe la route carross. allant d'Âlcamo à Calataflmi; on la suit à g. sur 7 k. 5 (1 h. 30 à pied; 1 h. en voit.) jusqu'à la bifurcation d'un chemin de charroi, qui, se détachant à dr. vers l'O. traverse le Torrent Gaggera. On suit ce dernier à pied et en 25 min. on arrive à la maison du gardien (eau bonne, pain et vin). On ne trouve généralement pas de voitures à la station Segesta; il est donc opportun de les commander soit aux agences de voyages de Palerme, soit directement à Âlcamo. - Segesta ou Egesta, peut-être une ville des Élymiens, au XII^ s. av. J.-C, devint grecque de mœurs et fut l'éternelle ennemie de Sélinonte, contre laquelle elle appela les Athéniens, puis les Carthaginois. Elle fut détruite définitivement, paraît-il, en l'an 900 par les Sarrasins. - De la maison du gardien, en 10 min., on va au "^Temple, (304 m. d'alt.), un des monuments en ruine les plus grandioses qu'ait élevés l'architecture dorique, dans une solitude solennelle. C'est un périptère hexastyle, à 36 colonnes doriques (de 9 m. 36 de haut, y compris le chapiteau et de 1 m. 95 de diamètre; ces colonnes n'ont jamais été cannelées) sur une base de 61 m. 15 de long sur 26 m. 25 de large, avec tout l'entablement et les 2 frontons. Il manque la cella, qui n'a même pas été commencée. Du temple on retourne sur ses pas jusqu'à la bifurcation à mi-chemin entre le Temple et la maison du gardien; ici l'on prend à dr. et l'on monte en 15-20 min. au Théâtre, qui est très beau, à environ 400 m. d'alt., sur le Mt Bârbaro. Ce théâtre a un diamètre de 63 m. avec une vingtaine de gradins creitsés dans le roc. De la scène, il reste peu de chose. Panorama merveilleux. On descend en 7 min. à la maison du gardien, et en 15 min. au Torrent Gaggera. - On peut aussi visiter Ségeste en partant de Castellammare, où Ton prend une voit, qui en 2 h. 30 env. (15 k.) vous transporte au passage de la Gaggera, V. ci-dessus. Au retour on peut prendre le train à la station Segesta soit pour Palerme, soit poiu: Castelvetrano (Sélinonte).

Le paysage change rapidement; on voit à perte de vue des collines ondulées, uniformes, couvertes de vignobles ou de céréales. - 83 k. Station d' Alcamo-Calatafimi.

Autobus (7 k., 6 dép. par j., 3 L.), jusqu'à Âlcamo (hôt.: Segesta, 20 ch.; Sicilia, 14 ch.), à 256 m., 63.051 hab., ainsi appelé du nom de l'Arabe Alkainouk, qui munit d'une forteresse le Mt Bonifato, 826 m., sur le sommet duquel à 2 h. 15 env., se dresse le Sanctuaire de la Madonna dell'Alto, *panorama. Au temps de Frédéric II, la population descendit pour fonder la ville actuelle, patrie de Ciullo ou Cielo, un des premiers poètes italiens, né au XIIP s. - La petite ville est traversée par le corso 6 aprile, où se trouve VAssunta, église du XVIP s. avec un vieux campanile, et à l'intérieur, des fresques de Borremans et des oeuvres attribuées à Antonello Gagini. Dans l'église S. Chiara, stucs de Serpotta, (1722); l'église S. Tommaso a im riche portail du XIV* s. Au N. de la ville, la Badia (l'Abbaye) contenant un tableau de Novelli, et VAnnunziata, église du XIV* s. Dans la partie S. de la petite ville, église S. Francesco avec 2 statues, par Antonello Gagini, et la Badia Nuova (la nouvelle Abbaye) avec des statues, par Serpotta, et un St Benoît, par Novelli, et église S. Oliva contenant une statue, par Antonello Gagini, (1511) et un tableau de Novelli. L'industrie locale caractéristique est la fabrication de statues religieuses en une espèce de papier mâché, figures pleines d'expression, semblables à celles de Lecce, p. 411.

Autobus pour Calatafimi, 392 m.; au S.-O. du pays, à 3 k., monumentossuaire, monument commémoratif de la victoire remportée par Garibaldi le 15 mai 1860, par Ernesto Basile (1892); *vue. L'autobus s'arrête à mi-chemin au passage de la Gaggera, d'où l'on va aux ruines de Ségeste, V. ci-dessus.

À g. domine le Mt Bonifato; ensuite, émergeant audessus de la ligne des collines, des crêtes lointaines de mon-

478 R. 13; carte, ci-contre. DE PALERME Castelvetrarw.

tagnes. Les vignobles se font plus rares; presque partout le terrain est cultivé en céréales. Non loin à g., parallèle à la voie ferrée, une ligne de plates collines sulfurifères. - 104 k. Station de Xinfa-Salemi.

Salemi est 7 k. à l'O. - C'est l'ancienne Halikyœ, ville des anciens Sicules, dominée par im beau Château du moyen âge, à ■i-i2 m. d'altitude. C'est là qu?, le 14 mai 1860, Garibaldi, débarqué trois jours auparavant à Marsala, assuma les pouvoirs de la dictature en Sicile, au nom de Victor- Emmanuel II.

On quitte la vallée du Freddo; on atteint la ligne de partage des eaux entre la mer Tyrrhénienne et la mer d'Afrique. En passant par quatre galeries à travers des collines et en faisant de nombreux détours, on descend, jouissant de quelques coups d'œil sur la mer lointaine. - 120 k. Castelvetrano (hôt.: Bixio, 30 lits; Palermo-Selinunie, mod. et insuffisants), à 190 m., 22.779 liab., ville aux industries agricoles florissantes.

Chiesa Madré, église de la fin du XVI^ s. avec un portaU remarquable et intérieur somptueux. Dans l'église S. Giovanni, ime belle statue, par Antonello Gagini, de 1522; à S. Doinenico, intérieur richement décoré de stucs et, dans l'ancien Couvent contigu, est le Musée Civique contenant une collection de terres cuites, de vases et de bronzes de Sélinonte. - Voitiures pour les Cave di Cusa et Sélinonte, V. ci-dessous.

Excursion à Sélinonte. La -sùsite de Sélinonte peut se faire en une journée en partant de Palerme; il faut toutefois partir de bon mattn (vers

5 h.) pour arriver à la stat. Selinunte vers 10 h.; on peut repartir à 17 h. env. pour être de retour à Palerme à 22 h. 30. En venant de Sége^te par le train du soir, on passe la nuit à Castelvetrano (hôt. modestes). Delà, r horaire des trains n'étant pas toujours commode, il peut être préférable de prendre une voit, pour Sélinonte; 12 k. env., 1 h. 45. Emporter des provisions de bouche de Palerme ou de Castelvetrano.

Ch. de fer Castelvetraxo-Sciacca-Porto EjrpÉDOCLE, 124 k. en

6 h.; prix: I" cl. 43 L. 75, IP cl. 34 L. 50, IIP cl. 21 L. 15; jusqu'à Sélinonte, I" cl. 6 L. 50, IP cl. 4 L. 90, IIP cl. 2 L. 95; de Palerme à Sélinonte, I" cl. 52 L. 60, IP cl. 37 L. 25, IIP cl. 22 L. 80. Ligne à voie étroite, dont le principal intérêt pour le toiu-iste est dî faciliter la visite des ruines de Sélinonte. Elle permettrait d'aller directement de Sélinonte à Girgenti et Caltanissetta, sans qu'U soit nécessaire de retourner à Palerme; mais malheureusement les horaires en rendent impossible l'emploi à cet effet; un seul train par j. va de Castelvetrano à Porto Empédocle.

La ligne secondaire construite pour le ser^^ce local est très tortueuse et parcourt une zone inhabitée, sans grandes particularités, mais intéressante cependant, à cause de la singularité du paysage, d'un caractère presque africain; on aperçoit dans le lontain des vUles blanches, sur la cime des monts et de longues étendues de la mer d'Afrique. - On descend peu à peu vers la mer, on franchit un fleuve, le Mortione, sur un viaduc à 5 arcades de 10 m. de large, puis, siu' la dr., au delà de longues haies d'agaves, on voit apparaître quelques colonnes des rmnes de Sélinonte.

14 k. *SéIinonte. Visite inoubliable a\issi à cause de la solitude profonde qui règne autour des ruines, les plus importantes de l'Europe, au point de vue de la masse. Du côté de la mer, les dunes mobiles ajoutent au paysage un caractère africain. Au premier abord, certains éprouvent une impression de déception, car tout a été renversé, aussi à c-aiise

Sélinonte. X TRXpANI R. 13; caHe, ci-contre. 479

des tremblements de terre. Mais quand on a fuit le tour des ruines, ou est pénétré d' admiration, devant leur étendue même, les proportions de chaque monolithe, et la grandeur simple des monuments. Ceux qui ont visité précédemment le INIusée de Païenne tireront de cette excursion une plus profonde satisfaction.

Séli)ionte (dont le nom dérive du persil sauvage, répandu dans le voisinage, en grec selinon), fondée probablement en 628 av. J.-C. par les Mégariens-Hyblécns. ville florissante au V* s., amie des Carthaginois, après la bataille d'Himère, s'allia avec Syracuse, puis, à la suite d'un différend avec Ségeste, fut assiégée et détruite par les Carthaginois, d'abord en 409 av. J.-C. et de nouveau en 250. Il paraît qu'au moyen âge, dos ermites s'y éfciblirent. - La ville, avec l'acropole au S., était bâtie sur une esplanade à 47 m. env. d'alt. entre le Sélinon, aujourd'hui le Modione, à l'O., et une dépression marécageuse, le Gorcjo Cotone ou Gorgo Calici, à l'E.; au delà de ce dernier, était une autre esplanade avec un faubourg dont il reste les temples grandioses G, F, E, près de la gare. Le groupe de ruines le plus étendu, celui qui est entre les deux torrents, forme l'Acropole. - La visite exige de 2 à 3 h. et elle se fera dans l'ordre suivant (V. le plan cicontre): Acropole, temple de Déméter et Nécropole, temples du fauboiu^g oriental; par contre, si l'on veut aller à pied aux Rocchç di Cusa, on verra d'abord les temples orientaux. L'ensemble des ruines fut en partie couvert par des sables mouvants que les fouilles font disparaître.

*Acropoie. - De la gare, en passant au-dessus du pittores'jue groupe de maisons de pêcheurs de Manuelle, on descend au Gorgo di Cotone, on en traverse les dîmes et l'on monte à l'esplanade de l'Acropole. On arrive à la tour construite à proximité de la côte contre les corsaires barbaresques et appelée tmre di Polliu;e (tour de Pollux), du XVI« s., maintenant Casa délia Commissione où est le Bureau des fouilles avec une salle de repos. Il y a là les ruines des temples les plus anciens (les lettres de l'alphabet servent à les distinguer entre eux, car la dédicace n'est p?3 précisée pour tous): A, 42 m. 60X18 m. 26; B, 8 m. 45X4 m. 60; C (de Déméter), 71 m. 07X26.62; D (de Perséphone), 58 m. 78X26 m. 80. En allant vers le N., on rencontre seulement le soubassement du temple D, les ruines du temple A, un périptère hexastyle (6-14 colonnes); à l'E. de celui-ci, ruines, qui seraient des vestiges de propylées; puis à g., ruines d'habitations et le grand temple C, un périptère hexastyle (6-17), de l'époque de la fondation de la ville. Les colonnes colossales ont 1 m. 94 de diamètre; celles des angles sont encore plus grosses, quelques-unes sont monolithes, et le vestibule en a une double série. L'ordre avec lequel gisent à terre les tambours des colonnes et les chapiteaux, fait croire qu'elles sont tombées par suite d'un trerableinent de terre. C'est là que Harris et Angels, en 1823, découvrirent les 3 célèbres métopes qui sont à présent au Musée de Palerme, p. 460. À côté, est le petit temple B, dédié à Empédocle, du moins à ce que l'on suppose; au N., le temple D, un périptère hexastyle (6-13 colonnes), avec des restes de l'autel des sacrifices.

On voit en outre des vestiges d'autres maisons, quelques-unes avec des croix gravées indiquant qu'elles furent construites par des chrétiens avec des matériaux antiques. Les murs et les tours d'enceinte sont également remarquables. - Sur l'esplanade, au N. de l'Acropole, s'élevait la ville; plus au N., est une nécropole des VII* et VP s.; mais la plus intéressante est la Nécropole O. On franchit le Jlodione à l'endroit appelé Gaggera et l'on trouve une ^enceinte sacrée, entourée de murs élevés, que l'on a commencé à mettre au jour en 1874; on traverse im passage couvert, les propylées, du IV* s., puis le Megaron de Déméter, temple constitué seulement par la OïUa et des restes d'un grand autel (aux environs on a trouvé plus de 5.000 statuettes en terre cuite). De là s'étend sur une distance de quelques kilomètres, la Nécropole avec un nombre considérable de tombes et d'ossements encore visibles. En 2 h. 30 (13 k. de l'Acropole), par un sentier fatigant, on peut aller aux Rocche di Ctisa, p. 4SI.

480 R. 13; carte, p. 47S. DE PALERME Sélinonté.

♦Temples sur la colline E. De l'Acropole, au retour, on suit la voie par laquelle on est venu, on repasse lo Gorgo Cotone.et à mi-chemin des Marinelle, on prend à g. un sentier qui s'en écarte, et l'on va vers le X. aux autres temples, qui forment le plus grand amas de ruines. Le 1*' plus au S., est \e temple E, consacré peut-être à H éra (.7 unon) niesuTa.nt 70 m. 18 sur 27 m. 65, un périptère hexastyle (6 colonnes sur 15; 38 colonnes en tout, dont 3 encore debout); c'est le type le plus parfait de l'architecture dorique du V« s. C'est là que furent découvertes en 1831 les 4 métopes qui sont maintenant à Palerme, p. 460. Vient ensuite le temple F, mesurant 65 m. 76X27 m. 41; c'est aussi un périptère hexastyle (6 colonne3 au front et 14 aux côtés), avec vestibule à double rangée de colonnes. Le plus au X. des trois, est le temple G, qui mesure 113 m. 24X54 m. 05; on croit qu'il était dédié à Apollon; avec l'Olympiéion de Girgenti, p. 491 et le Didymée de Milet, il forme la triade des constructions grecques les plus colossales. La façade avait huit colonnes de front et il y avait en outre im pronaos prostyle (à 4 colonnes de front). Les colonnes, hautes de 16 m. 27, ont 3 m. 41 de diamètre inférieur; quelquesunes sont sans cannelures, parce que le temple n'a pas été achevé. Ces colonnes se composent de blocs ronds d'environ 100 tonnes, provenant de Cusa (13 k.); ils étaient superposés avec un pivot central et en les faisant tourner avec du sable placé entre deux blocs on en polissait les plans de pose. La cella avait 3 nefs; celle du milieu était découverte et entourée de portiques à colonnes. À une extrémité, on voit des blocs énormes isolés provenant des carrières de Cusa, p. 481. Les chapiteaux monolithes ont des dimensions fantastiques. La platée de 6.120 m. carrés et d'ime épaisseur énorine, est elle-même un monument considérable. Quant à l'époque de construction, on croit que les temples C, D et F sont de la pre.nière moitié du VI* s. av. J.-C. La partie la plus ancienne du temple G serait de la seconde moitié du VI' s.; les temples A et E seraient du commencement du V* s. et du milieu du même s. serait la continuation du temple G.

En continuant, on passe, sur une travée de 50 m. de long, le Bélice un fleuve au large encaissement, caractéristique comme celui des autres cours d'eau que l'on traverse plus loin. C'est un encaissement de 2 k. de large, entre des talus de 50 m. de haut, érodés parle fleuve qui paresse en méandres sur le fond plat. - 23 k. Station de Porto Palo. De là, offrant au regard la vue de la côte sablonneuse et aride, la voie remonte jusque sous (29 k.) Menti, 119 m., gros bourg au plan régulier, avec im palais baronnal. En faisant de fréquents détoiu"s et en jouissant d'une très belle vue sur la mer, on redescend vers la côte, et l'on tile le long du sable sur un terrain brûlé couvert de buissons de palmiers nains; paysage désertique africain. La mer ensuite se trouve cachée par les collines. À g. apparaît Caltabellotta, toute blanche sur la cime d'un mont rocheux, 758 m. Sciacca apparaît en avant, dominant la mer, comme d'une haute plate-forme. - 50 k. Station de Sciacca (hôt.: Piccolo Parigi, 28 lits; Nuova Itâlia, 33 lits), à 8 m., 20.042 hab. La ville d'un aspect assez moderne, est à 60-80 m. d'alt. sur un plateau au bord escarpé, qui descend dans la mer. C'est là qu'étaient les thermes de Sélinonté. Cette ville fut appelée Shakka par les Arabes. Elle a de belles murailles du XVI' s. et des restes remarquables du moyen âge (Steripinto; Ospedale vecchio; Casa Arona). S. Margherita, église du XIV« s., remaniée au XVI' s. a un portail et un édicule attribué? à Francesco Laurana (1468). La Cathédrale a trois absides du moyen âge, des statues par les Gagini, et une Vierge par Laurana (1467). L'église S. Nicold, du XII' s., a la forme typique en T des premières églises normandes. Restes du Château de la famille des Luna, dont les luttes avec la famille des PeroUo au XV' et au XVP s. sont connues sous le nom de « casi di Sciacca» (affaires de Sciacca). De la Villa (Jardin public), belle vue sur la mer. -Par un tunnel de 1 k. env. on passe au-dessous de Sciacca, puis on continue plus ou moins près de la mer; on traverse le large encaissement du fiume délia Verdura. On descend vers la plage, jouissant d'une belle vue de la côte. Par im tunnel de 3.700 m., on arrive

Mazzara. À TRÂPANI R. 13. 481

à (62 k.) Verdura sur un viaduc de 75 m. de long, puis on pénètre dans l'intérieur des terres, en faisant de larges détours et l'on parvient à (72 k.) Ribera. Le village aux rues régulières, fut fondé au XVII* s. et fut ainsi appelé du nom de Maria Afan de Ribera, femme de Luigi Moncade de Patern6. C'est là que naquit Francesco Crispi, homme d'État (1819-1901). On traverse le fleuve Magazzolo. - 78 k. Magazzolo, 100 m., embranchement pour Bivona-Lercara, p. 485. On tourne autour du Mt Sara et l'on débouche dans la large vallée du Plâtani, l'ancien Ealycus. Sur la g., Cattôlica Eraclea; on passe le Plâtani sur un pont de 100 m. - 98 k. Station de Montallegro. À 6 k. au S.-O., près de l'embouchure du Pliitani, sur un rocher, restes d'un théâtre et d'une nécropole de Macara, ville des Sicanes, qui devint ensuite créto-phénicienne; c'est la Minoa ou Heracleia Minoa des Grecs. Contrée stérile. - 110 k. Siculiana. On redescend vers la mer. - 124 k. Porto Empédocle, p. 487. De là à (10 k.), Girgenti, p. 487.

La vue s'élargit à g. vers la mer et les ruines de Sélinonte.

Descente rapide dans un pays de landes stériles. - 129 k.

Campobello di Mazzara, à 100 m. d'alt,

♦Excursion aux Cave di Campobello ou Rocche di Cusa, à pied, de 2 h. 30 à 3 h. aller et retour; en voit, de Castelvetrano, aller et retour en 3 h. De la gare, on va à Campobello et, à l'entrée du pays, on tourne à dr. pour sui\Te la stràda Marina; après 2 k. 4, une ferme, le Baglio Ingham; un peu plus loin, dans un champ à g., un tambour d'une colonne abandonné pendant qu'on le transportait à Sélinonte. Du Baglio à dr., on va en 10 min. aux Cave (carrières), où les travaux cessèrent lors de la prise de Sélinonte par les Carthaginois, en 409 av. J.-C. C'est de là que furent extraits les matériaux de constructions destinés à Sélinonte et l'on y remarque les différents stades de l'exploitation, depuis les premières traces d'incision jusqu'au vide laissé par les tambours emportés. Un bloc, encore adhérent à la roche, devait, paraît-il, devenir un chapiteau. Les plus grandes masses cylindriques de pierre devaient faire partie du temple G (V. ci-dessus). On en voit de 3 à 3 m. 50 de diamètre et de 2 m. 50 de long.

De la plaine, stérile à cause des larges étendues de roches tabulaires qui affleurent le sol, on voit apparaître à dr. d'abord le Mt S. Giuliano, puis les îles Égades. À g., est le minuscule petit lac Préola; on rejoint la mer. - 143 k. Mazzara del Vallo ou Mazara (hôt.: Centrale, 10 ch.; Spina, 10 ch.), 20.285 hab.

Mazara, colonie de Sélinonte, détruite elle aussi en 409 av. J.-C, prise ensuite par les Sarrasins en 827 apr. J.-C, fut agrandie par le comte Roger. Ruines d'un Château entourées d'un petit jardin public. La Cathédrale, fondée par le comte Roger, a perdu presque tout caractère; elle contient une Transfiguration et un beau sarcophage de 1485 par les Gagini. Près de la Porta di Mare, S. Nicold, petite église normande; dans l'église S. Cateritia, statue par Antonello Gagini, de 1524. Belle promenade en barque sur le fleuve voisin, le Mazzaro où sont des grottes servant autrefois d'habitations et des restes de murs d'un ancien port. Il s'y produit le curieux phénomène du marobbio, c'est-à-dire des oscillations répétées de la mer qui sont communes à d'autres endroits des côtes S. et O. de la Sicile. La différence de niveau à cause du marobbio, qui paraît dû à des manques d'équilibre de la pression atmosphérique, va de quelques cent, à un mètre et plus.

La voie s'éloigne de la mer, et s'engage au milieu des vignobles parsemés de nombreuses fermes qui donnent au pay-

4S2 n. 13. DE PALEBMÈ Marsata.

sage une grande animation, puis elle revient vers la mer. À g. se succèdent des établissements vinicoles (bagli) célèbres dans le monde entier {Sala, Lipari, Ingham, Florio, Woodhouse, Spano, etc.) contenant des dépôts colossaux de vin de ^lâTsala. - 164 k. Marsala (hôt.: Stella d'Itâlia; Centrale; Favorita), 30.788 hab., ville blanche, d'une renommée universelle, grâce au vin qui porte son nom et dont il se fait un commerce important.

Près du promontoire de Lilybée (aujourd'hui Boeo), le plus occidental de la Sicile, les Carthaginois en 396 av. J.-C. fondèrent Lilybée, en y transportant les habitants de Motya, qui avait été détruite (V. ci-dessoiis); ce fut leur plus fort ec dernier boulevard. Après un siège de dix ans (250-241), Lilybée fut prise par les Romains et devint le port de commimication avec l'Afrique. Encore importante sous les Sarrasins, qui l'appellèrent Marsa AU, port d'.AJi, ou Mar^-al- Allah, port de Dieu, elle déclina quand au XVP s. Charles-Quint fit obstruer presque complètement le port. C'est là que commença la légendaire entreprise de Garibaldi, lorsqu'il y débarqua le 11 mai 1860 avec les Mille. L'industrie vinicole y fut introduite par John Woodhouse en 1773; le plus important des établissements dits « bagli », où se prépare le Zûarsala, est la Maison Florio, le long de la mer au S. de la ville; ou peut y faire une visite intéressante, si l'on en demande l'autorisation, qui est gracieusement accordée.

De la gare, prendre à dr., puis à g., par le corso Calatafimi et la ina XI Maggio, qui aboutit à la piazza Umberto 1°, où il y a la Lo^r7ia( palais municipal), la toiu du couvent de 5. Pietro et la façade du Dôme, de style baroque. À l'intérieur, 3« chap. à dr.: statue de St Thomas apôtre, par Antonello Gagini, de 1516; chap. à dr. du chœur, tombeau d'Antonio Liotta, m. en 1512; chap. à g., retable en marbre et bas-reliefs par Ant-onello Gagini, de 1552. L'église possède 8 magnifiques *tapis3eries flamandes, qui sont très rarement exposées. Eu continuant, puis en prenant à g., dans la ina Ospedaletto, on trouve à dr. la Bibliothèque et le Musée civique, qui renferme un petit nombre d'antiquités, et plus loin l'église du Carminé, où il y a un sépulcre attribué à Domenico Gagini, de 1475, et une Vierge, attribuée à Francesco Laurana. En reprenant la via XI Maggio, on atteint la Porta Nuova; hors de celle-ci, à dr., le joli jardin Cavallotti (vue), puis le bu.'^te de Garibaldi; à g., S. Giovanni, une petite église, avec la urotta délia Sibilla, jadis objet d'un culte superstitieux, et des restes du port de Lilybée. On arrive vers la mer; à g., le Cap Boeo; en face, les îîes Égades; à dr., la baie dite le Stagnone (le Grand étang), et, au loin, le Mt S. Giuliano, - Dans le port actuel, 11 y a un monument en souvenir du débarquement des Mille, belle œuvre symbolique d'Ettore Ximenes.

Excursion par mer à Motya. (Mozia, aujourd'hui île de San Pantaleo) à 8 k-, au milieu du Stagnone. Motya, ancienne cité phénicienne, fut détruite en 397 av. J.-C, par Denys de S^Tacuse; elle fut reprise en 396 par les Carthaginois, qui en transférèrent les habitants à Lilybée (V. ci-dessus). La ville occupait tout l'îlot. Des fouilles récentes ont découvert le port, trois portes, des maisons, des nécropoles. Dans le Musée, un groupe, deux lions attaquant un taureau, rappelle l'art Mycénien,

La voie continue au milieu des vignobles non loin de la mer peu profonde, ce qui permet d'entretenir entre Marsala et Tràpani environ 45 salines, qui produisent 200.000 tonnes de sel. exportées en Scandinavie, au Canada et aux États-Unis. Le Stagnone (grand étang) contient les îles sui-

T râpa ni.

X TRÂPANI

vantes: S. Pantaleo, Santa Maria, Isoîa Grande et d'autresi On voit à distance les îles Égades. On file dans la plaine dite Falconaria, où Frédéric II en 1299 délit l'armée franconapolitaine. - 181 k. Marâusa. Autres salines, avec de nombreux moulins à vent. À une courbe apparaît Trâpani, avec le Mt S. Giuliano, parmi des moulins à vent servant à moudre le sel. Le train passe au milieu de vastes salines.

195 k. Tràpani, 55.532 hab.. ville à l'aspect presque entièrement moderne, sur un promontoire en forme de faucille, entre la mer au N. et un port naturel au S., très mouvementé à cause de son commerce. Elle exporte surtout du sel.

Hôtels: Graiid-Hôtd, en face du débarcadère, avec restaurant, café, 70 lits; Trinâcrki, pi. du Tliéâtre, avec resta UT.; Centrale, via Torrearsa, 37 lits, sans restaurant; Moderno, via Neve, 30 lits.

Voitures: j)as de tarif: faire prix à l'avance. Prix habituel de la gare à la ville, 5 L. le j., 10 L. la nuit.

Auto-taxis: la ville est divisée en 4 zones ( V. tarif à l'intérieur de l'auto): course dans la 1" zone, 6 L., dans la 2% 8 L., dans la ;3% 10 L., dans la 4*, 12 L. De ou pour la gare, respectivement 8, 10, 12, 14 L.

Trams: Électriques: 1 ligne seu-

lement qui traverse la ville de via Carolina à via Fontanelle, parcours de 5 k. divisé en 4 sections, dép.

toutes les 12 min. de 6 h. du matin à 10 h. du soir. Prix: pour 1 sect., 25 c; pour 2 sect., 35 c; pour 3 sect. 40 c; poiir 4 sect. 50 c. Les j. de fête, surtaxe de 10 c. chariue billet. - À chevaux: pour Bonâglia, 2 L. 50; pour Paceco, 1 L.

Autobus: poiu: Âlcamo-Calatafimi, 56 k., 1 dép. par j., 20 L.; pour Monte S. Giuliano, 23 k., 2 dép. par j., 7 L. 50.

Bureaux publics: Hôtel de Ville, via Torrearsa; Poite et Télégraphe, via S. Hocro.

DréPana ou Drépanon (faucille), de la forme du promontoire, fut le port d'Éryx (maintenant Monte S. Giu'iano), puis devint une ville, quand le Carthaginois Amilcar y eut transféré une partie des habitants de cette dernière en 260 av. J.-C. La prospérité de Trâpani dans les temps modernes est due spécialement aux faveurs que Charles-Quint lui accorda (1535).

De la gare tourner à dr., par ia via Mazzini, puis aller à g. parla piazza Vittorio Emanuele (monument Vict.-Emman. par Dupré), le Viale Margherita (à g., la belle Villa Margherita) et la via Garibaldi (N^ 32, curieux palais, moitié style ogival, moitié style baroque) et prenant encore à g., se rendre par la via Torrearsa au Palais du Municipio: belle façade en marbre, ornée de statues (1G9G). En face, le corso Vittorio Emanuele, artère principale, où se trouve à dr. la Chiesa Nationale, de 1G38, avec une façade somptueuse de style baroque; intérieur' très riche; dans la sacristie, sculptures très délicates sur noyer, attribuées à Pietro Orîando da Trâpani (XVIII» s.). Ensuite, toujours à dr., le Dôme, de 1635: portique de style baroque (loggia dei Genovesi) et, à l'intérieur, Crucifix, attribué à Van Dyck, mais repeint. Plus loin, le long de la mer, la torre di Ligny (vue). Au retour, suivre au S., le

484 R. 13. DE PALERME 1 TRÂPANI Trâpani.

.Viole Duca d'Aosta, promenade le long du port, tourner à g. par la via Torrearsa, puis à dr. pour arriver à S. Agostino comprenant des restes de la première construction du XIV* s. Ensuite aller à S. Maria di Gesù: façade sévère de style ogival et Renaissance; dans le flanc, portail avec une Annonciation et, à l'intérieur, deux baldaquins en marbre par Antonello Gagini et une Vierge, par Andréa délia Robbia. Dans le dédale des rues voisines, le Palais Giudeca, construction bizarre à bossages, avec ornements de plusieurs styles, du XV« s. De retour sur la piazza Vittorio Emanuele, prendre vers l'E. la via Giovanni Baitista Fardella (tram) pour aller au Sanctuaire de l'Anminziata, de 1315-1332, refait en 1760. De la l'"^ construction il reste le portail et la rosace de la façade, et un portail dans le flanc g. Beau campanile de style baroque.

Intérieur disgracieux, sauf le bras g. du transept, de 1475. De l'abside, en passant parjdeux portails du XVI* s., on entre dans le Sanctuaire proprement dit et dans la chap. de la Ste Vierge, où il y a un arc en marbre des Gagini, de 1531-1537 et une Vierge du XV* s.

À dr. du Sanctuaire, se trouve le Museo Civieo Pepoli.

Au rez-de-chaussée, bonnes sculptures du XVI* s., et spécialement des Gagini (le St Jacques le Majeur, par Antonello (1522) est remarquable). Par le grand escalier, *bénitier, de 1486, semblable à ceux du Dôme de Palerme, p. 456. A. l'étage, toiles de différents auteurs, en particulier de l'école napolitaine et d'artistes de Trâpani; sculptures sur bois; plat ciselé, attribué à Cellini; habits; travaux en corail; céramiques; vases et bronzes antiques; ivoires; monnaies; très riche *pupitre en bronze, de Annibale Scudaniglio (15S2).

♦Excursion à Monte S. Giuliano. - Autobus, 23 k., 3 dép. par j., 7 L. 50.

Diu'ant le parcours, la *\*ue devient de plusen plus belle; par un temps exceptionnellement clair elle s'étend d'tJstica à Pantelleria et au Cap Bon, en Afrique. Les piétons montent en 2-3 h. par un chemin muletier qui part du Borgo Annunziata. - Sur le mont (751 m.), complètement isolé, s'élevait Éryx, ville aux origines mj-thiqiies où était un temple dédié à Vénus Erycine, adorée par tous les peuples de la Méditerranée. La ville fut détruite en 260 av. J.-C, par Amilcar. En 248, le consul romain Lucius Junius s'empara de la montagne et y fut assiégé par Amilcar. Celui-ci fut bloqué à son tour par une armée romaine; la victoire navale de Lutacius Catulus mit fin à la guerre. Éryx réapparaît dans l'histoire du moyen âge, sous le nom de Monte S. Giuliano; c'est le comte Koger qui l'appela ainsi, parce que, ayant mis le siège devant le boiirg pour en chasser les Sarrasins, il avait vu en songe St Julien mettant en fuite ces derniers. C'est aujoiu-d'hui une petite ville de 3.636 hab., dans une solitude poétique avec ses nombreux portiques de style sicule et gothico-normand. - En arrivant à Monte S. Giuliano (hôt. Igea), entre la Porta Trâpani et la Porta Spada on voit des murs^cyclopéens; à l'entrée de l'ancienne ville, est la Chiesa Madré, avec im portique de 1426 et un vieux Campanile; à l'intérieur, Assomption, par Francesco Laurana (1469). .\ l'église .S. Giovanni Battista, portique gothico-normand du XIII* s., 2 statues, par les Gagini; dans le petit Mu^ée, une Annonciation par Intonello Gagini, de 1525, inscriptions, fragments du temple de Vénus. Très beau Jardin Public: *%'ue superbe. Pittoresque Château du moyen âge sur l'emplacement du temple fameux, dont il reste la piscine (le puits d« Vénus) et le pont de Dédale, en partie antique.

tercara. DE PALERME À GIRGENTI H. 14. 485

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