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De Palerme à Catane

Ch. de fer, 243 k. en 7 h. env.; prix: P» cl. 111 L. 30, II» cl. 74 L. 85, III* cl. 43 L. 80. La ligne est très intéressante durant la première partie du trajet le long de la mer Tj-rrhénienne, puis moins intéressante, mais très belle toutefois par endroits. L'intérêt reprend après Castrogiovanni, quand on approche de l'Etna et de Catane,

De Palerme à (43 k.) Fiume Torto, p. 449; de là à (70 k.) Roccapalumba, p. 485. On remonte la Vallée du Torto, entre des collines dénudées. - 87 k. Station de Valledolmo, à 504 m. À la cote 550, par un tunnel de 2 k., on passe dans la vallée du Belici, affluent du Salso et l'on en descend le cours entre des champs de céréales; vignes, oliviers et amandiers au fond de la vallée. Plus loin, on traverse le tunnel de Marianôpoli, de 6.422 m., le plus long de la Sicile, et l'on débouche dans la Vallée du torrent Salito. - 127 k. Station de S. Caterina Xirbi. Embranchement pour Aragona-Caldare, p. 486. Vue toujours bornée entre des coteaux marneux; on arrive, dans la plaine du Salso, à (134 k.) la Station d'Imera, à 300 m., dans le paysage désolé des mines de soufre. La voie en montant lentement passe par 9 tunnels, en vue, tantôt à dr., tantôt à g., de deux monts à l'aspect caractéristique, l'un en face de l'autre, terminés par deux plateaux calcaires, sur lesquels s'élèvent Calascibetta à g. et Castrogiovanni à dr., semblables à des forteresses. - 153 k. Station de Castrogiovanni-Calascibetta, à 570 m.

Ommbus 5 k., (30 min., 4 courses par j., 5 L.), pour ^Castrogiovanni, (hôt.: Belvédère, 15 ch.; Trieste), à 948 m., ville de 26.415 hab., connue poiur son panorama, le « belvédère de la Sicile ». Trois heures suffisent à la visite. - Enna (« l'ombilic de la Sicile », Callimaque), villes des Sicules, centre du culte de Cérès (Déméter), terre des prodiges mythiques, subit toutes les dominations établies sur l'île. En 135 av. J.-C, c'est là que commença la grande guerre des esclaves, dont Eunus fut le promoteur, et qui prit fin lorsque la ville eut été reprise par les Romains, après 2 ans de siège (133-132). Les Sarrasins s'en emparèrent par trahison ea 859 et l'appelèrent Casr-Janna; ce n'est qu'en 1087 que les Xorinands en firent la conquête.

On gagne le centre, la piazza Vittorio Emanuele, où se trouve l'église 5. Francesco, avec une belle tour. Prendre vers le S.-E. la via Roma; au bout de 5 min., sur la dr., se trouve le campanile gothique de S. Giovanni; puis à g., au N° 351, des restes du Palais Pollicarini, éditice du XV* s.; ensmte, on voit le Dôme, du XIV* s., reconstruit au XVP s., avec façade de style baroque. Au flanc dr., portail du XVI« s. et quelques traces de la 1" construction. Intérieiir à trois nefs séparées par de lourdes colonnes aux bases bizarrement ornées et aux chapiteaux corinthiens du XVI« s. La nef du milieu et le transept ont de riches plafonds. Belles stalles en bois sculptées et 4 tableaux de Filippo Paladino. Dans la sacristie, des armoires sculptées et le *Trésor (s'adresser au sacristain): chandeliers en argent; beau devant d'autel en areent; ostensoir pour processions; pélican en or et en émail; couronne ornée d'émaux; élégant ostensoir de

Castrogiooanni. À CATANE R. 15. 493

Btyle baroque. - Vis-à-vis du Dôme, petit Musée: monnaies; glands armes de jet de la guerre des esclaves; céramiques; bronzes. - La via Roma finit à la Citadelle, forteresse du moyen âge, bâtie, croit-on, siu* l'emplacement d'un temple de Déméter. Des 20 tours d'autrefois, il en reste 9; de la plus haute, dite la *Torre Pisarut, panorama très étendu, merveilleux siu:tout au coucher du soleil, un des plus beaiix points de vue de la Sicile. - Si l'on a le temps, en partant de l'extrémité S.-O. de la via Roma, visiter les églises: S. Cataldo, avec des sculptures du XVI» s.; S. Tortiaso: campanile du XV* s. et retable de marbre attribué à Giuliano Mancino, de 1515; le Carminé: campanile gothique du XV» s., curieuse tour à escalier et la Tour octogonale de Frédéric II. - Excursion au lao DE PERQUSA(d'un intérêt médiocre); de la piazza Vittorio Emanuele, par la via Pergum, 12 k. - Le lac, à 674 m. d'altitude, 183 hectares de superficie, 4 m. 60 de profondeur, aux eaux saumâtres et sans émissaire, s'est formé par suite de l'affaisseirent du sol. Son origine plutonique est confirmée par le mythe qui a placé là la scène de l'enlèvement de Proserpine (symbole de la végétation et fille de Déméter, la terre) par Pluton. Le même enlèvement toutefois a été placé près de Syracuse, à la fontaine Cyané, p. 523. Voit, postale pour Calascibetta, à 878 m., qui, avec ses constructions et ses costumes, semble un endroit isolé de la vie moderne.

De la gare on découvre, à g., le cône de l'Etna. On voit longtemps en arrière Castrogiovanni et Calascibetta; à g., Leonforte. - 164 k. station de Leonforte, à 330 m., sur un haut plateau (autobus pour Nicosia, p. 448). On descend le long du Dittâino par de longues pentes désertes. - 174 k. Station d'Âssoro, à 256 m.; le village, qui garde le nom d'Âssoros, qui lui vient des Sicules, est à 11 k. et à 850 m. d'alt. Embranchements, de 31 k. pour Grottacalda et de 11 k. pour Gavalcatore. À partir d'ici on est toujours en vue de l'Etna. À g., sur une colline au flanc très raide, on voit un moment Agira. - 180 k. Station de Raddiisa- Agira, à 122 m.; em- BRANCH. pour les mines de soufre du Pizzo Zimballo. La vallée s'élargit en une vaste étendue de coteaux déserts, où alternent les pâturages et les céréales. - 197 k. Catenanuova, à 140 m.

Autobus (12 k. 4, 5 L. 05) pour *Centûrlpe ou Centorbi, à 733 m., 13.883 hab., à cheval sur un mont, dans une position que les anciens comparaient à celle d'Éryx, p. 484: panorama. Restes de tombeaux de l'époque hellénistique, de maisons et de tombeaux romains.

À g., en haut, Gentùripe. - 209 k. Station de S/erro. La vue s'élargit à dr., dans la plaine de Catane; à g., apparaît l'Etna dans toute sa majesté; au pied du mont, s'étendent les villes sur les taches sombres de la végétation et des coulées de lave. La voie du chemin de fer se déroule le long de la limite N. de la plaine de Catane, entre de magnifiques vignobles. 235 Bicocca, point de jonction de la ligne Catane- Syracuse. -^240 k. Acqnicella; à g., le cimetière de Catane; à dr., les laves de 1669, que l'on traverse ensuite dans un tunnel. À la sortie, on voit à g. la ville; à dr., le port que l'on traverse ensuite en partie sur un viaduc. - 243 k. Catânia Centrale, p. 501.

494 R. 16; carte, p. 436. DE MESSINE îtenseignemenis.

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