La Sardaigne
C'est la deuxième île de la Méditerranée (23.833 k. carrés de superf.); dans l'antiquité elle était aussi appelée Ichniisa et Sandaliota, parce qu'elle était comparée par sa forme à une sandale. Elle est entourée d'iles de moindre importance: au S.-O. les îles de S. Antioco et de S. Pietro, au X.-O. l'Asinara, au X. l'archipel de la Maddalena, au X.-E. la Tavolara; en tout 275 k. carrés. La Sardaigne est une île éminemment montagneuse, bien que n'ayant pas de cimes d'ime hauteur considérable (Pimta Lamârmora, 1834 m.), au climat insulaire et au caractère méridional. C'est, avec la Corse, une partie de la Provence, le plateau central de l'Espagne et le plateau septentrional du Maroc, ce qui reste de la Tijrrkémd^, continent paléozoïquc, qui a disparu à l'époque tertiaire. - Les terrains sont granitiques, calcaires, trachytiques. Une partie de l'île est couverte de forêts; ime grande superncie est inculte et couverte de lentisques, de cistes, de genêts, de bruyères arborescentes; spécialement le long des côtes croissent les palmiers de St-Pierre, les dattiers, les agaves, les figuiers^ d'Inde, les laïu-iers-roses, les orangers, les citronniers, les oli\ders et les vignobles (qui donnent des \-in5 célèbres, fortement alcooliques) et d'autres arbres fruitiers. La faune manque de beaucoup d'espèces d'animaux du continent; on y trouve le chat sauvage, une variété de renards spéciale à l'île, dite le « beccamele •*, le liè\-re méditerranéen et le lapin sauvage qui sont caractéristiques, puis le cerf, le daim, le sanglier, le mouflon, le vautour noir, le griffon; il y a en abondance des petits oiseaux, des échassiers et même des phénicoptères. Aussi l'île est-elle très favorable à la chasse. La pêche la plus importante est celle du thon. Il y a des mines très importantes, qui fournissent ûu plomb, du zinc, de l'antimoine, du cui\Te et du manganèse. La population peu dense (35.04 par k. carré) est de type brun et doKchocéphale. Dans le caractère des habitants, prédominent le sentiment indi\-iduel et l'esprit de famiUe; le sentiment de l'honneur y est très élevé; l'hospitalité y est pratiquée d'une façon cordiale et touchante. Les costumes sont caractéristi lues. La culture du chêne-liège et l'industrie du liège y ont une considérable importance.
n y a des monuments préhistoriques singuliers; ce sont les tombeaux dits domus de jatia^ (maison des sorcières) et les tombeaux des qéants, mais ce sont surtout les nuraghi, tours coniques, formées de grands blocs de pierre, sans ciment; on en trouve de 3 à 4 mille dans l'île, un peu partout; ce furent les maisons-forteresses des premiers habitants. Au commencement de son histoire, la Sardaigne fut phénicienne; plus tard, elle fut soumise aux Carthasinois et, à partir de l'an 238 av. J.-C, passa à Rome; elle fut soumise par les Vandales vers 458 ap. J.-C; à partir de 534 elle appartint à l'Empire d'Orient et, au VHP s., elle resta quelque temps sous la domination des Sarrasins. Ensuite, elle fut en partie aiitonome et en partie partagée entre Gênes et Pise et elle prospéra. Elle passa sous les rois d'Aragon en 1323 et enfin, à partir de 1718, elle appartint aux ducs de
Renseignements. LA SARDAIGNE R. 19. 527
Savoie, qui prirent le titre de rois de Sardaigiie. Dans l'architecture du moyen âge, ce fut d'abord l'art pisan qui y prévalut, et plus tard l'art gothique.
Les noms de régions suivants y persistent encore: Gallura, Anglona, Nurra, Logudoro, Ogliastra, Barbâgia, Sarcidano, Trescenta, Sârrabus, Campidano, Iglesieutc, Sulci.s, etc. Quant aux DIALECTES, le \Tai type du langage sarde se parle dans le Campidano et dans le Logudoro, avec une abondance de termes latins, de mots castillans et catalans; au N., on a deux variétés (à Sassari et dans la Gallura) qui se rattachent au dialecte corse. À Carloforte, on parle ligurien et à Alghero, un catalan corrompu. Villes principales: Câgliari et Sâssari, chefs-lieux de provinces; autres localités importantes, Témpio, Porto Tôrres, Alghero, Nuoro, Oristanq, Iglesias.
Époque et plan de voyage. L'époque la plus convenable pour vme excursion en Sardaignc va de la mi-avril à la fin de juin. Cependant les chasseiurs préfèrent l'automne, où la chasse est ouverte; les mois de septembre et d'octobre sont très souvent délicieux. En janvier on a presque toutes les années trois ou quatre semaines sèches et claires; c'est alors que les chasseius accourent particulièrement nombreux dans l'île. - La sûreté du voyagem- est absolue. La vie y est assez bon marché. La malaria, très répandue dans les régions côtières basses, va sensiblement en diminuant, grâce aussi aux grands travaux d'assainissement. Elle n'est pas à craindre au printemps ni en hiver; en été et en automne il est indispensable de prévenir le danger en prenant deux pilides de « chinino dello Stato » (en vente dans les débits de tabac), une le matin et une le soir.
La Sardaigne ne fait pas généralement partie d'un voyage en Italie; elle mérite toutefois une visite pour ses paysages caractéristiques et surtout pour ses costumes très beaux et très variés, bien que n'ayant pas autant d'attrait que d'autres régions. Une visite sommaire, se bornant aux centres principaux se fait en 4 ou 5 jours: - 1^'' j., en arrivant par le bateau de Civitavécchia à Tcrranova on prend le ch. de fer pour Chilivani et Sâssari; - 2« j., visite de Sâssari et dép. en ch. de fer ])0ur Chilivani, Macomer et Nuoro; - 3^ j., retoiu- à Macomer et continuation pom- Oristano, que l'on visite, puis pour Câgliari; - 4^ j., visite de Câgliari; - 5« j., excursion à Iglesias, et dép. en bateau pour Naples, Palerme, Civitavécchia ou Gênes.
Les HÔTELS, sauf ceux des chefs-lieux de province et ceux de Macomer et d'Iglesias, sont à peine passables. Loin des lignes des ch. de fer, il n'en existe même pas et il faut alors accepter l'hospitalité privée qui est offerte de bon cœur. - Los Ch. de fer sont exploités par l'État (Ferrovie dello Stato) à voie normale (417 k.) et par la Società délie Ferrovie Complementari (697 k., à voie étroite), outre quelques tronçons de lignes privées. Les trains sont très lents. - Les routes sont en général fort bonnes, bien que le réseau n'en soit pas très dense. Les lignes d'automobiles ont pris dans ces dernières années un développement remarquable. Les parcours sont parfois très longs, par ex. Câcdiari-TortoH, 14.5 k., Terranova-Orosci-Nuoro, 136 k.
Bateaux à vapeur. La voie de comnmnication la plus importante etla plus fréquentée entre l'île et le continent est la ligne de navigation, exploitée par les Ch. de fer de l'État, Civitavécchia-Terranova; dép. vers 20 h. de Civitavécchia, arrivée vers 5 h. du matin à Terranova; au retour, dép. à 21 h. 45, arrivée à 7 h. 15. Prix: 1« cl. 67 L. 95, II« cl. 43 L. 90, III» cl. 15 L. 30; enfants jusqu'à 12 ans, P* cl. 34 L. 85, IP cl. 22 L. 65, IIP cU 8 L. - On peut aussi profiter des .services de navigation de la Società Itâlia; 1 dép. par sem. de Gênea en touchant, entre autres ports, Livoiu-ne, Terranova, Tortoli, Câgliari (de Livoume à Terranova, 24 h.; prix: P« cl. 129 L. 80, IP cl. 86 L. 60, IIP cl. 43 L. 20, sans la nourriture); - 1 dép. par sem. de Gênes en touchant Livourne et Civitavécchia à Câgliari (de Civitavécchia à Câgliari, 19 h.; prix: I" cl. 67 L. 75, IP cl. 43 L. 70, IIP cl. 15 L. 10, sans nourritm-e); de Gênes à Câgliari, 52 h. env., prix: P« cl. 180 L., H* cl, 120 L., IIP cl. 60 L., sans nourriture; le bateau continue poux Tunis,
528 R. 19. LA SARDAIGXE Terranova.
(de Câgliari à Tunis, 17 1i. env.; prix: I" cl. 200 L., II« cl. 135 L., IIP cl, 70 L. plus 6 fr. 60 pour la P^ cl., 4 fr. 95 pour la IP cl., 3 fr. 50 pour la IIP cl. pour le débarquement à Tunis); - 1 dép. par quinzaine de Gênes en touchant Livoume, Bastia (Corse), Maddalena à Porto Terres (de Gênes à Porto Tôrres, 96 h. env.; prix: I" cl. 180 L. 20, IP cl. 120 L. 20, IIP cl. 60 L., sans nourritiu-e); - 1 dép. par sem. de Naples à Câgliari en 34 h.; prix: I" cl. 70 L., IP cl. 45 L., IIP cl. 20 L.; - 1 dép. par sem. de Palerme en touchant Trâpani à Câgliari, en 30 h., prix: P^ cl. 70 L., IP cl. 45 L., IIP cl. 20 L. - Le bateau de Gênes à Câgliari fait une fois par sem. escale à tous les ports de la côte orientale (Maddalena, Terranova, Siniscola, Orosei, Dorgali, Tortoli, Muravera, Torrevéccliia) et ime fois par quinzaine ceux de la côte O. (S. Teresa, Castelsardo, Porto Tôrres, Alghero, Bosa, Oristano, Carloforte, S. Antioco, Teulada).
De Terranova à Câgliari.
Ch. de fer, 287 k. en 7 h. 30, en correspondance avec le bateau venant de Ci\-itavécchia; prix: I" cl. 129 L. 05, IP cl. 86 L. 65, IIP cl. 50 L. 70; de Terranova à Sâssari, 120 k. en 3 h. 45; prix: I" cl. 47 L. 15, IP cl. 33 L. 40, IIP cl. 20 L. 55. - C'est la ligne principale de l'île, qu'elle traverse du X.-E. au S.-O. de Terranova à Oristano, puis du X.-O. au S.-E. d'Oristano à Câgliari. Se placer à dr.
Terranova Pausânia (hôt.: Pausania, 10 ch., mod.; Olbia; Tempiese), à 15 m., 4.764 hab., est une petite ville en voie de développement, et offrant une magnifique vue de son port. Au N.-O. de la gare de Terranova Pausânia, se trouvent l'église romane de *S. Simplicio du XP s. et des restes de tombeaux puniques et romains.
À l'arrivée à Terranova par le bateau, si le temi)s est beau, le touriste pourra en profiter pour faire aussitôt une excursion en bateau à I'Archipel DE LA Maddalena (bateaux des Ch. de fer de l'État, dép. t. 1. j. de Terranova isola Bianca à 7 h. du matin, touchant Golfo Aranci et arrivant à la Maddalena à 10 h. 45; au retour dép. à 14 h.; arrivée à 18 h. 30; prix: P« cl. 17 L. 80, IP cl. 11 L. 30, IIP cl. 4 L. 20). L'archipel est composé de 7 îles principales, dont les canaux forment im des ports militaires les plus importants d'Italie. La traversée de 3 h. 45 est très belle. De l'île de la Maddalena on peut faire tme excursion (5 k. 5, 40 min. en voit.) à Caprera. On traverse le canal, dit Passa délia Moneta, sux une digue 600 m. de long, interrompue par un pont tournant. Caprera, îlot granitique, stérile, a été la demeure de prédilection de Garibaldi, de 1856 à sa mort le 2 juin 18S2. L'intérieiu" de la petite maison, où le héros habitait, a été transformé en musée. Derrière la maison bu-ste de Garibaldi, par Leonardo Bistolâ; non loin se trouvent les tombeaux de Garibaldi et de 4 de ses enfants.
Ch. de fer Terrakova-Golfo Aranci, 22 k. en 40 min.; prix: I" cl. 9 L. 55, IP cl. 7 L., IIP cl. 4 L. 65. On monte vers le N. et l'on perd de \'ue le golfe de Terranova, en s'engageant dans des terrains couverts du ipaquis sarde caractéristique, puis la voie redescend, offrant de belles vues sur la mer: à dr. Golio Aranci est un groupe de maisons dans ime petite baie du golfe de Terranova, qui servît longtemps d'escale aux bateaux venant de Terranova, mais qui a perdu son importance.
Excursion à Orosei (autobus, 86 k. en 5 h. 20 env., 1-2 dép. par jo\ir, I" cl. 28 L. 80, IP cl. 24 L.), par la route longeant la côte et offrant de belles vues sur la mer à g. et sur les montagnes à dr. - Orosei, à 19 m., %-illage de 2.222 hab., à l'embouchure du Cedrino dans une petite plaine entourée de belles montag^e5. On y voit des r^st-es d'un château du moyen
Témpio; Chilivani. LA SARDAIGNE R. 19. 529
âge. \ 1 k. à ro. du \illage, le Sanctuaire de la Madonna del Rimedio. dont la fête (10-12 sept.) attire une foule de paysans aux pittoresques costumes. L'autobus continue jusqu'à (40 k.) Nuoro, p. 531; un autre service d'autobus (84 k. en 5 h. 30, 1-3 dép. par j., I" cl. 25 L. 20, II* cl. 21 L.) part d'Orosei poiu: Tortolî, p. 537, par ime route offrant des vues très pittoresques.
Autobus (47 k., en 3 h. 15, 1-2 dép. par j., I" cl. 14 L. 70, IP cl. 12 L. 25) pour Témpio Pausânia, V. ci-dessous.
Le ch. de fer monte en perdant de vue la mer à un col, d'où l'on a une belle vue en arrière sur le golfe et sur la Tavolara. Sur le terrain stérile et couvert de lentisques et de cistes, affleurent les roches granitiques. Le paysage s'ouvre à dr. vers les monts de la Gallura. On traverse un petit tunnel et l'on atteint (25 k.) Monti, à 290 m.
Ch. de fer (40 k. en 2 h. env.; prix: I" cl. 11 L. 20, IIP cl. 6 L. 75) dans un pittoresque paysage alpestre (se placer à g.) entre des plantations de chênes-lièges et des maquis jusqu'à 605 m. d'alt., puis descente à Témpio Pausània (hôt. Corona di Ferro, très mod.), à 556 m., 6.282 hab., dans une belle situation dominante. Ce fut le chef-lieu du Ciiudicato de Gallura. - De Témpio on peut aller à Scissari, p. 530, par un AUTOBUS (85 k., en 5 h. 30, 1-2 dép. par j., P« cl. 25 L. 50, IP cl. 21 L. 25). Le parcours est très intéressant; on touche (24 k.) Laerru (d'où en 1 h. 30 à pied on va à *S. Pietro délie Immagini, bijou d'art pisan, très pittoresque dans le fond des montagnes gallm'oises; dans les environs se trouvent des « nuraghi», des murs mégalithiques, restes d'un \'illage préhistorique, des tombeaux de géants, des arbres pétrifiés, etc.), puis (42 k.) Mârtis et (52 k.) Nulvi, à 478 m. d'alt., 3.443 hab., un des lieux les plus fertiles de la région de VAnglona, où abondent les cailles, les perdrix, les bécasses et les lièvres. - 70 k. Ôsilo, étage sur la pente d'une colline de 600 à 671 m. d'alt., 4.410 hab., dominé par un château en ruine; dans l'église paroissiale, des stalles en bois d'une grande richesse. Industrie domestique de la fabrication de Vorbace, tissu de laine écrue; les femmes portent un pittoresque costume. - 85 k. Sdssari, p. 530. - De Témpio on peut aussi faire une belle EXCURSION à travers la Gallura, à Palau (autobus, 50 k., I" cl. 10 L. 20, IP cl. 8 L. 50), petit village en face de l'île de la Maddalena, p. 528. Avant d'arriver à Palau, à (34 k.) Bassa Cutena, en prenant à g. on va à S. Teresa di Gallura, sur l'emplacement de la ville de Longonis. Plus loin au N. la Punta Fal' cône, d'où l'on jouit d'un *panorama superbe, embrassant la Corse e* l'Archipel de la Maddalena. Traversée de S. Teresa à Bonifâcio (Corse) en 2-4 h. en barque.
Du bassin du fleuve Padrogiano on passe dans celui du Coghinas. À dr., le Mt Limbara, dont la cime la plus élevée atteint 1.362 m. d'alt.; on traverse ensuite un grand bois de chênes-lièges; à dr., des ouvertures de domus de fanas, p. 526. - 73 k. Chilivani, à 230 m., point de jonction des lignes de ch. de fer Terranova-Câgliari, Chilivani-Sâssari, Chilivani- Ozieri-Station Tirso. La plaine qui s'étend à l'O. et à l'E. de Chilivani avec une partie des monts à l'O. forme la région historique dite Logudoro.
EXCURSION de 7 k. 5, au N.-O. à *Sant'Antloco di Bisàrcio, église romane du XP s., remaniée aux XII^ et XIIP s., pittoresquement située sur un rocher au pied de l'âpre chaîne de montagnes s'étendant
530 R. 19. LA SARDAIGNE Sâssari.
d'Ozieri à Ploaghe. Dans les alentours, de nombreux miraghi: pittoresques costumes des paysans.
Ch. de fer Chilivaxi-SAssasi-Porto Tôrres, 66 k. en 2 h. 30; prix: I" cl. 26 L. 50, IP cl. 18 L. 85, IIP cl. 11 L. 85: jusqu'à Sâssari, 47 k. en 1 h. 30; prix: F« cl. 19 L. 15, IP cl. 13 L. 70, IIP cl. 8 L. 70. La ligae traverse le Logudoro. - 11 k. Ârdara, où se trouve la grandiose église romane de *S. Maria del Regno. - 20 k. Ploaghe, à 340 m.; 3 k. env. après, à dr. le beau nuraghe 2\ieddu: à g., le magniâque temple de la SS. Trlnità di Saccirgia, V. ci-dessous. On descend dans un paysage pittoresque le long du fleuve Mâsiiri; ensuite on traverse des olivettes, des vergers et des vignobles. 47 k. SÂSSARI, à 222 m. (la gare, bujfet, est à 175 m.), 35.862 hab., la deuxième ville de l'île, d'aspect en grande partie moderne.
et Palau, 134 k., 1 dép. par j., I" cl. 40 L. 20, IP cl. 33 L. 50; pour Castelsardo-Lacrru, 60 k., 1 dép. par j., P« cl. 18 L., IP cl. 15 L.; poiu- ftttri, 25 k., 1 dép. par j., en 2 h.
Postes: -sia G. Spano. - Télé-
Hôtels: d'Itâlia, largo ittiri, médiocre 4L) lits; 5. Martino, largo Felice Cavaliotti, 30 lits; Europa, via del Carminé, 14 lits. - Restaurant, Ca- Stella, piazza Castello.
Voitures publiques: la course en ville, 2 L. 50, la nuit 3 L. 50. - À ' grapiie: \ia Cavour. l'h. à 1 chev. 5 L., la nuit 7 L., à i Bains: \'ia Câgliari, 10.
2 chev. 7 et 9 L. Agence des ch. de fer; Italo Luc-
Autobus: pour Témpio Pausânia che-^'e, via Luzzatti, 5.
Le premier document se rapportant à Sâssari date du XII* s. Commune libre, elle eut un podestat envoyé par Pise et, après la défaite des Pisans à la Jlelôria, par Gênes. Elle fut le foyer des mouvements insurrectionnels contre la domination aragonaise. - De la gare on va à g. jusqu'à la pi. S. Antonio, puis à dr. par le long corso Vittorio Emanuele à la piazza Azuni, pids à la piazza Ca>tello ou Camllina où se trouve xm buste de Cavaliotti, par Ferrari. De là en prenant à dr. par la via Giardino et à g. par la via Turritana, on aboutit au Dôme, qui a ime belle façade baroque de 1714 et, au maître-autel, une suave Madone d'un ancien peintre toscan. Par le vicolo délie Campane, se rendre au Municipio, où il y a ime Pinacothèque contenant une Vierge par Bartolomeo Vivarini (1470), deux portraits attribués à Van Dyck, et im tableau attribué au Véronèse. En allant vers le S. on arrive à l'Université, fondée en 1617, renfermant des marbres romains, une bibliothèque de 100 000 vol. et mi Musée archéologique {aYmes,, outils de l'âge des niu'aglii, inscriptions puniq[ues, la table des Esterzili en bronze du I" s. ap. J.-C. portant mi décret d'un magistrat romain, des monnaies et ime collection étrusque). Par le corso Margherita et le Viale Coppino, vers le N.-O. on arrive à l'église S. Maria di Betlemme, à la façade romane. La partie la plus récente de la \ille s'étend au S.-E. de la piazza Castello, V. ci-dessus; c'est là que se trouvent la piazza d'Itdlia avec le 'monument de Victor- Emmanuel par Giuseppe Sartorio, et le Palais de la Province, dont l'intérieur est orné de fresques de Giuseppe Sciuti. Poiu- compléter la ^•i5ite de la xille gravir, au X.-E. par le Viale Trieste, le colle dei Cappticcini, d'où l'on a ime belle \ije sur la \'ille et les en\iron3. La plus intéressante des exclurions est celle que l'on fait vers le S.-E, à la *SS, Trinità di Saccârgia (30 min. de la station Ploaghe, V. ci-dessus; 16 k. 5 de route carross. de Sâssari, puis 30 min. de ch. muletier), église pisane monumentale du XII* s., ornée de remarquables fresques du XIIP s., avec un beau campanile. - Ch. de fer SAssari-Alghero (35 k. en 1 h. 15, 2 dép. par j.; prix: F* cl. 9 L. 85, IIP cl. 5 L. 95), à travers une zone de jardins et de potagers, puis entre les palmiers et les oli^-iers. AIghero (hôt.: Marina, piazza Ci-\ica; It'ilia, via Carlo Alberto, tous deux mod.) est une petite \i]le blanche de 11.799 hab. dans un golfe riant. En 1354 s'y établit une colonie de Catalans, dont la langue prévaut encore dans le dialecte actuel. La Cathédrale a un grand et beau portail et un campanile orné d'une charmante décoration gotliique. Belles excursions dans les environs;
Ozieri; Nuoro. LA SARDAIGNE R. 19. 531
en particulier au Porto Conte, et, en barque, à la Grotte de Neptune et à la Cala dell'Inferno.
Le ch. de fer, en sortant de Sâssari pour Porto Tôrres, traverse d'abord une réfrion fertile et bien cultivée, ensuite un terrain stérile et nu. - 66 k. Porto Tôrres, jadis probablement un port punique, puis colonie romaine (Turrii Liinionis) et, jusqu'à l'an 1000, centre administratif du N. de l'île, est aujourd'hui une petite ville de 4.704 hab. avec un port, où l'on cliarge le minerai des mines voisines. Remarquer l'ancienne cathédrale 'S. Gavino, la plus grande église sarde du moyen âge, sans façade, terminée par deux absides et ornée de trois jolis portails; le Palais du roi Barbaro, qui était peut-être un temple de la déesse Fortune; des restes d'un aqueduc et le Pont romain, à 7 arches différentes.
Ch. de fer Chilivani-Nuoro (ch. de fer complémentaires de la Sardaigne), 115 k.' en 8 h. 20, 1 dép. par j. pour toute la ligne, intéressante poiu: le paysage. Prix: I" cl. 30 L. 10, IIP cl. 17 L. 25. -9 k. Ozlerl, à 390 m., centre agricole dans ime situation abritée. - 24 k. Station de Pattada, à 675 m.; le village est à g. sur la hauteur. On traverse la chaîne du Mârghine et l'on descend dans la fertile vallée du Tirso, que l'on appelle Gocéano. Le Tirso, le fleuve le plus long de l'île (150 k.), est depuis peu l'objet d'une exploitation hydro-électrique hardie. Par une digue colossale on a barré le fleuve à S. Chiara, à l'E. de Paulilâtino, créant ainsi un lac de la capacité de 416 millions de m. cubes, et s'étendant sur 20 k. de longueur. Outre 50 millions de kwh. par an, que fournit l'usine hydro-électrique, ce réservoir a pour but de régler le cours du fleuve, dont les crues ravageaient la vallée et la plaine au N. d'Oristano. Des travaux d'assainissement en com-s d'exécution feront de cette contrée marécageuse et désolée par la malaria une campagne productive, arrosée par des canaux distribuant d'une façon uniforme l'eau du réservoir. Des réservoirs semblables sont en projet sur le Flumendosa près de Lanusei (250 millions de kwh. prévus), sur le CoghXnas et sur le Temo dans la partie N. de l'île. - 47 k. Station de Benetvdti, à 327 m.; dans les environs il y a de nombreux « nimighi ». - 54 k. Station de BiUtei: vastes bois de chênes-verts et de chênes-lièges. - 62 k. Bono, à 452 m., 3.761 hab., au pied du Mt Rasu, 1.259 m. d'alt., couvert de bois. On tourne autour du pittoresque et imposant Château de Bûrgos, datant de 1130 env. - 79 k. Station del Tirso, à 218 m., où s'embranche vers ro. une ligne de ch. de fer pour Macomer. La voie tourne à l'E., traverse le Tirso, puis remonte le fleuve Nurdole. - 115 k. Nuoro (hôt.: Itâlia; Savdia, simples), à 547 m., 4.794 hab., bonne résidence d'été, centre d'excursions dans les environs, remarquables pour le paysage qui est superbe et pour les vestiges archéologiques. Les plus importantes excursions sont: 1°, en 2 h. au Mt Ortobene, dont la cime la plus élevée, 955 m. d'alt., a un petit Sanctuaire et quelques modestes maisons de villégiature; 2°, à Fonni {sMtohws, 34 k., en 2 h., I" cl. 10 L. 20, II« cl. 8 L. 50, 1 dép. par j.), à 1.000 m. d'alt., 4.668 hab., le village le plus élevé de l'île, d'où l'on peut monter en 3-4 h. au Mt Bruncu Spina, 1.829 m.; 3°, à Oliena (12 k. 5), à 378 m., 4.426 hab., connue pour ses vins. Les environs de Nuoro sont aussi très giboyeux.
On traverse la plaine du Logudoro. - 101 k. Mores; on entre dans une région accidentée, où les nuraghi sont nombreux, plusieurs se voient du ch. de fer. - 127 k. Bonorva, à 508 m., 6.543 hab. Trois tunnels, entre lesquels on a de belles vues. On atteint le plateau basaltique de la Campeda. - 144 k. Campeda, à 653 m.; la voie monte jusqu'à 685 m., puis descend à (153 k.) Maeomer (hôt. délia Stazione, simple mais bon), à 572 m., 3.923 hab., au pied de la chaîne de Mârghine, point de jonction des lignes pour Station Tirso-Nuovo et
532 R. 19. LA SARDAIGXE Oristano.
pour Bosa. Belle vue jusqu'au Mt Gennargentu au S.-E. Dans les environs, plusieurs nuraghi, dont le plus intéressant est le *\ura(jhe de S. Barbara (40-50 min. au N.).
Ch. de fer MACOiiEE-XuOEO (ch. de fer complémentaires de la Sardaigne), 63 k. en 3 h. 50, 2 dép. par j.; prix: P« cl. 16 L. 90, IIP cl. 10 L.
- En montant au X. de Macomer, la vue s'élargit sur la plaine. Nombreux nuraghi le long de la ligne. -9 k. Bortigali, à 457 m., le Aillage est à g., caché dans une vallée. - 22 k. Station de Bolôtana, à 285 m.; le village est à 3 k. au X. - 27 k. Station Tirso, pour la suite jusqu'à Xuoro, p. 531.
Ch. de FEE MACOiiEK-BosA (ch. de fer complémentaires de la Sardaigne), 49 k. en 2 h. 30, 2 dép. par j.; prix: I" cl. 13 L. 45, IIP cl. 7 L. 90. La voie passe en vue de beaux nuraghi et au pied du Montiferru, massif volcanique caractéristique, culminant au Mt Urtigu, 1.050 m. - Bosa "(hôt. Muroni), 6.832 hab., dominée par le Château de Serravalle, édifié par les Malaspina au moyen âge, fut d'abord une \ille punique, puis romaine. Petite église moyenâgeuse de 5. Antonio. Au S. de la \'ille coule le Temo, le seul fleuve navigable de l'île, et seulement sur un parcoiu"s de 4 k. depuis l'embouchure. Intéressante ascension du Mt la Pittada, 793 m.
On descend en faisant un long détour à travers des forêts de chênes. - 176 k. Abbasanta, à 313 m., 1.415 hab., centre de belles excursions.
Excoisioxs: - 1°, 2 k. au S.-O., au ^Nuraghe Losa (clef chez le gardien à Abbasanta), formé d'énormes blocs de basalte et jadis à 3 étages;
- 2°, 1 k. 5 à l'E. à Ghilarza, où est la petite église romane S. Palmerio: dans les environs, des restes de 70 nuraghi; - 3° au réservoir du Tirso, p. 531.
On voit à dr. le Nuraghe Losa, puis un bois de chêneslièges. - k. Paulilâtino, à 253 m.; plusieurs nuraghi. On descend à (203 k.) Solarussa, centre de production de la « vernaccia », vin blanc exquis et capiteux. La plaine que l'on parcourt ensuite est en voie d'assainissement. On traverse le Tirso, p. 531. - 212 k. Oristano, petite ville de 9.833 hab. à 5 k. de l'embouchure du Tirso, important centre d'élevage des moutons et des chèvres. Le marché du dimanche est intéressant par les costumes qu'on y rencontre.
Hôtels: Indmtriale, 20 ch.; Ozie- \ site aux plantations d'orangers, 60 L. rese, 6 ch., tous les deux très mo- Autobus: pour Lâconi, 63 k., 1
destes et avec rest. i dép. par j., I" cl. 18 L. 90, IP cl.
Voitures publiques: de la gare à la I 15 L. 75; pour Santulussûrgiu, 40 k., pL Roma, 1 L. 50 chaque place; pour 1 dép., 12 et 10 L.; pour Tresnurâ- S. Giusta, 20 L.; pour les ruines de ghes et Bosa, 67 k., 1 dép., 20 L. 10 Thârros, 60 L.; pour les travaux et 16 L. 75.
d'assainissement de Cabras et le Vi- Postes: piazza del Duomo; TUé-
vier dePôntis, 25L.; poiu: ililis et ^•i- graphe: piazza del Municipio.
On prétend que c'est l'ancienne Othoca, qui, au contraire, était proba' blement à S. Giusta. Elle fut fondée par les habitants de Thârros et fut la capitale du « giudicato » d'Arborea. - Sur la piazza Roma, une tour de 1290; sur la piazza Municipio, le monument d' Èléonore d'Arborea: dans la Cathédrale voisine, plusieiu-s chapelles et la base du clocher sont du XIP 3. Dans l'église S. Francesco, une statue par Xino Pisano. M. Eflsio Pischedda, via Mazzini, possède une collection préhistorique. - Promenade, 2 k. au S. (voit. V. ci-dessus) à *5, Giusta, église de typ«
Iglesias. LA SARDAIGNE R. 19. 533
pisan du XI« s.; intérieur à 3 nefs, séparées par des colonnes provenant peut-être des ruines de Thârros. - Excursions: - 1°, 19 k. à l'O. (voit. V. ci-dessus) aux ruines de Thârros, qui fut peut-être une ville phénicienne, puis punique et romaine. On ]msse par Cabras dans un paysage caractéristique de marais et de lagunes. Les ruines sont à la base du promontoire du Capo S. Marco; on y trouve aussi la très ancienne petite église de S. Giovanni Sinis; - 2°, 20 k. au N. (autobus, 1 dép. par j. en 1 h. 30, 6 et 5 L.) à Milis, à 70 m., connu par ses magnifiques plantations d'oraugers et de citronniers, dites la Ve(/a de Milis. Beaux costumes.
On passe près de l'église S. Giusta, p. 532; on côtoie ensuite l'étang de Sasso. À dr., les cimes variées de l'Iglesiente; à g., la masse volcanique du Mt Arci. - 248 k. Pabillônis; à g., le Mt Reale couronné par les pittoresques ruines d'un château.
- 256 k. S. Gavino Monreale, à 51 m., entre des arbres fruitiers et des potagers, embranchement de la ligne de ch. de fer privée pour Gùspini et les mines de Montévecchio. - 262 k. Station de Sanluri, croisement de la ligne Villacidro- Sanluri-îsili.
Au S. de Sanluri s'étend l'établissement Vittorio Emanuele, qui était jadis un marais désolé par la malaria, aujourd'hui en voie d'assainissement. La visite des travaux est des plus intéressantes.
Ch. de fer VlLLACiDRO-SANLURl-fsiLl (Ch. de fer complémentaires de la Sardaigne), 70 k. de Sanluri à Villacidro, 14 k. en 30 min.; prix: I" cl. 4 L. 60, IIP cl. 2 L. 60. - Villacidro (hôt. la Pineta, très mod.), à 276 m., 5.711 hab., au pied des montagnes de l'Iglesiente, entourée d'une belle pinière, est un séjour de printemps. - De Sanluri à fsili, 56 k. en 3 h. 20, 2 dép. par j.; prix: I" cl. 15 L. 25, IIP cl. 8 L. 95. - 17 k. Villamar: église paroissiale contenant un retable gothique avec des peintures de Cavaro, XVP s. Embranchement de 27 k. pour Aies. - 36 k. Gésturi, d'où l'on peut monter en 1 h. à la Giara di Gésturi, grand plateau basaltique de 12 k. sur 4, aux parois escarpées, exemple typique d'un plateau défendu sur les bords par des nuraghi. - 50 k. Sarcidano. - 56 k. îsili, p. 536.
281 k. Villasor; on commence à voir de grands vignobles.
- 200 k. Decimomannu, embranchement pour Iglesias.
Ch. de fer Decimomannu-Iglésias, 38 k. en 1 h. 10, 3 dép. par j.; prix: l" cl. 15 L. 75, IP cl. 11 L. 25, IIP cl. 7 L. 30. - La voie se dh-ige à l'O. dans la large vallée du Cixerri. - 14 k. Silïqua. À g., à 4 k. env., le château d'Acquafredda, qui appartenait aux comtes délia Gherardesca; puis siu- la colline de Gioiosa Guardia, des ruines du château du même nom. - 29 k. Villa Massârgia-Domusndvus. À 3 k. au N. de Domusnôvas un château également des cointes délia Gherardesca; plus loin au N.-O., la grandiose *Grotte de S. Giovanni, longue de 750 m., que parcourt une route carross.; à quelques min. de la sortie N., les chantiers de la mine de S. Giovanni et une belle grotte à stalactites. - La voie monte à (38 k.) IGLESIAS, à 176 in., 11.651 hab., petite ville pleine de vie, centre minier avec une école des mines.
Hôtels: Sella, 20 ch.; Leond'Oro, 1 25 k., 1 dép., P« cl. 10 L., IP cl. 15 ch., tous les deux avec rest. 8 L. 75; pour Porto Vesme, 25 k..
Location de voitures, Eredi Big- | 2 dép., mêmes prix; pour Calagio, piazza Sella. setta, 50 k., 1 dép., 20 L. et 17
Autobus; pour Flumjnimaggiore, | L. 50.
534 R. 19; plan, ci-contre. LA SARDAIGNE Câgliari.
Au centre, la Cathédrale (1285), intéressante; les églises S. Francesco et Clarisse, avec des restes du moyen âge; l'église des Cappuccini au Cimetière, à la façade pisano-aragonaise. Iglesias est un bon point de départ pour la visite des mines, intéressantes pour les spécialistes.
Les mines les plus importantes, sont celles de Monteponi (plomb^ zinc, argent), de Masiia (calamine), ù-'Acqua Rexi (calamine), de Bacu Âbis et de Câput Âcquas (lignite), de Buggerru (calamine) et de Montevécchio (galène et blende). Excmsioy recommandée, par les ch. de fer royaux à (6 k.) Monteponi, puis, par le ch. de fer privé de la société des mines de Monteponi, à (21 k.) Porto Vesme, d'où par le bateau (2 dép. par j., en 45 min.; prix: cabine, 4 L. 60, III« cl. 1 L. 60) à l'île trachytique de S. PlETRO. Le centre de l'île est Carloforte, 7.792 hab., petite ville toute blanche, colonisée aux XVIIP s. par les Génois, dont la population conserve le tyi>e et le dialecte. Au S. de l'île est la Torre di S. Vittorio avec im Observatoire, établi par la Commission Géodésique Litemationale pour l'étude du déplacement des pôles; plus loin, la Punta délie Colonne avec de magnifiques formations basaltiques.
On commence à voir sur la dr. l'étang de Câgliari, dont la voie s'approche rapidement; vue pittoresque.
307 k. Câgliari, 57.164 hab., la ville principale de l'île, est un port adossé au versant méridional d'une coHine isolée entre deux étangs salés (Molentârgius à TE., S. Igia ou Gillia ou S. Gilla à l'O.) où ne règne pas la malaria. Par l'aridité de ses environs, ses palmiers et quelques constructions de caractère byzantin, elle rappelle un paysage africain.
Chemins de fer. La Gare des | tels): Moderne, via Eoma; Firenze, CH. DE FER DE L'ÉTAT (PI. 2 C) est [ corso Vitt. Emau.; S«îdî«, via Torino. au S.-O. de la %ille, au coin de la : Cafés: Torino, \\& Eoma, très via Eoma et de la via Sâssari. ; fréquenté; Genovese, piazza CostitH- Expédition de bagages et vente de ' zione; Indipendenza, corso Vitt. Em. billets, dans le salon principal d'en- 1 Postes et Télégraphe: bureau centrée. Les billets se vendent aussi à tral, %ia Baylle, 28 (PI. 2 C). VAgenzia Ferronaria, \-ia Manno, 2. Consulats: de France, Viale Ee-
- La Gare des Ch. Complémen- gina Elena; de Belgique, via Lamar- TAIRBS (PI. 5 E) est au S.-E. de la , mom. ville, Viale Bonaria. Voitures publiques et auto-taxis:
Arrivée par mer: Les paquebots, j Pas de tarif; faire prix, p. 527, accostent au quai de la Dar- Autobus: pour Mura vera, S. Vito,
sena; barques pour l'embarquement Tortoli, 145 k., 1 dép. par j., F« cl. et le débarquement. . 42 L.; II^ cl. 35 L.; pour Teulada,
HàMs:ScaladiFerro('Pl.iT>,a), \ 62 k., 1 dép., 18 L. 60 et 15 L. 50; via Torino, 12, 50 lits, omnibus à ! pour Sârdara, 55 k., 1 dép., 16 L. 50 la gare des ch. de fer de l'État, ; et 13 L. 75; pour Ballao, 77 k., ch. passables, bon rest.; Quattro 1 dép., 23 L. 10 et 19 L. 25. Mori (PI. 3 C, b), au coin de la \ia Trams électriques: Service sus-
Eoma et du largo Carlo Felice, 25 pendu en 1924. ch., rest., simple. Pour touristes Tramvays à vapeur: pour Quarto
peu exigeants: Il Popolo, corso Vitt. ; S. Elena, 10 k. 6, dép. de via Eoma; Eman., 30; Giardino, via G. M. ! pour la plage de Poetto (juin-sept.). Angioi, 4-1. Bains de mer: à la Scajja à l'O.
Restaurants (outre ceux des hô- i de la ville, et à Poetto, au S.-E.
Câgliari, ville peut-être phénicienne, certainement pimique, fut la base de la puissance carthaginoise dans l'île. Câralis fut prospère sous la domination de Eome et garda son indépendance jusqu'au milieu du XIIP s,, comme siège de la circonscription judiciaire (giudicato) principale
PROPR.OEL T.C.I.-RIPROO.VIET.
UFF.CART06fr.DEL T.C.I.-Capo Cartografo ^P.CORBEILINI
PROPR DtL TC.I.-RIPROP VIST.
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