PRÉHISTORIQUE
|42l4ir i
ir+'i 39|
74 R. 1; plan, jy. 36. ROME St-Marcel.
une cJi-'sse royale; 26, coupe fragmentaire sur laquelle on voit Pharaon triomphant de ses ennemis, scènes de la légende d'Osiris et une inscription phénicienne: <^ Esminjai ben Asto", (peut-être le nom du possesseur de la coupe); 31, manche en bronze avec figures en argent; 1, lame d'élektron, peut-être un ornement pectoral, avec de petits animaux en repoussé; 2, fibule en or; ferma il de ceinture (?) décoré de petits animaux; 4, cylindre d'élektron finement travaillé; 16, 17, fibule en argent avec ime très fine décoration; 20, verre à boire en élektron avec anses ornées de sphinx; 23, cratère en argent doré avec zones représentant des chasses et des batailles, de style égyptisant; 27, 2S, poignards; 30, coupe en verre azuré; 45-53, tablettes d'ivoire avec reliefs de style égyptien; 72, chaudron siu trépied en bronze et en fer, orné de figiu'es archaïques de Silènes; fragments de vases protocorinthiens et d'un bouclier. - SaUe XLI: objets provenant des nécropoles de l'Étrurie méridionale et du Latium (Véies, Capena); tombes de Xo^llara près de Pésaro (V* s. environ), intéressant? spécimens d'antiquités du Picenum. - Salle XLII (antiquités Cretoises, fouilles de la mission archéologi [ue it^^.lirune à Phaestos et à Haghia Triada. 2000 av. J.- C), vase^ de la période néolithique, en pierre, type de Kamares. - SaUe XLITI (suite), tablettes avec inscriptions syllabiques Cretoises, système linéaire (XV» s. av. J.-C), sceaux et objets d'argile portant im sceau, candélabres et lampes. - Salle XLIV (suite), bases peintes de la période médiominoïque, statuettes votives de terre cuite, fragment d'une peinture à fresque, etc. - Salles XLV-XLVIII, '^antiquités préhistoriques américaines, parmi lesquelles une collection de vases du Pérou, d'une rare richesse.
On reprend le Corso où se trouve, à côté du Palais Doria, Santa Maria in Via Lata, petite église très ancienne, mais refaite. Jolie façade de 1680, d'après un dessin de Pietro da Cortona. Intérieur pittoresque à cause des couleurs vives des marbres. Dans les souterrains, fresques antiques et pilastres des Septa Julia, édifice romain. - Ensuite, à g., N» 307, le Palais Simonetti, par Alessandro Specchi; en face, St-AIarcel (S. Marcello; PI. C. 17-18), église très ancienne, refaite par Jacopo Sansovino, avec façade de Carlo Fontana, de 1708.
IXTÉEIEUK riche en fresques. À g., tombeaux du cardinal Giovanni Michiel (1503) et de son ami. Vévêque Orso (1511), par Sansovino; à la voûte de la 4^ chap. à dr.. Création d'Eve; St Marc et St Jean V Évangéllste, fresques de Perin del Vaga; les autres, Interrompues par le sac de Rome, furent achevées par Daniele da Volterra et Pellegrino da Môdena.
On tourne à g. pour suivre la via del Caravita qui mène à St-Iynace (Sant'Ignazio; PI. C. 15), église des Jésuites, qui rivalise en magnificence avec celle du Gesù, p. 49. Elle fut bâtie de 1626 à 1685 par le cardinal Ludovisi. pour fêter la canonisation de St Ignace: l'architecte, Orazio Grassi, exécuta les plans du Dominiquin. Façade imposante, aux lignes larges et simples, par Algardi.
♦iNlÉRlEm très vaste, d'une grande richesse décorative. X la voûte, dans la coupole et dans l'abside, le Père Pozzi peignit l'Entrée de St Ignace au paradis et les 4 parties du monde, prodige de perspective et d'effet théâtral. Poiur le bien voir, se placer sur le petit disque qui se trouve siu: le pavement vers la partie centrale de la nef du milieu. Dans les grandes et très riches chapelles du transept, il y a d'énormes hauts-reliefs en marbre: à dr., la Gloire de St Louis de Gotizague, par Le Gros etle^ rentes
la pi. Colonne. UOME B. 1; plan, p. 36. 75
de ce saint dans une urne de lapis-lazuli; à g., V Annoncmtion, par Filippo Valle et, également dans une lu-ne de lapis-lazuli, les reliques de St Jean Berghraans.
Reprendre le Corso; à dr., au N» 239, se trouve le Palais Seiarra Colouna (PI. C. 18), construction sévère, du commencement du XV IP s., par Flaminio Ponzio, avec portail élégant, attribué à Antonio Labacco; en face, le Palais de la Caisse d'Épargne, par l'architecte Cipolla, de 1872,
Un peu plus loin tourner à g., et suivre la via di Pietra, qui mène à la place du même nom, où l'on voit les vestiges d'un temple, jadis appelé temple de Neptune, et qui était probablement le temple d'Adrien construit par Antoninls Pieux en 145 et dédié à son père Adrien. 11 avait 8 colonnes sur les petits côtés et 15 sur les grands; sur le côté N., il en reste *11, corinthiennes, cannelées, de 12 m. 90 de haut, et à moitié incorporées dans des habitations qui en gâtent la beauté. Une partie de l'édifice est occupée par la Bourse.
Du Corso on débouche sur la *Piazza Colonna (PI. C. 15), remarquable pour son animation et ses monuments; elle a été, pendant des siècles, le centre de la ville et elle est encore un des endroits les plus mouvementés. Sur le côté N., est le grand côté du Palais Chigi, commencé par Giacomo Deila Porta (15G2,) continué par Carlo Maderna et Felice Délia Greca; autrefois siège de l'ambassade d'Autriche-Hongrie, aujourd'hui du Ministère des Affaires Étrangères. On ne peut en visiter les salles magnifiques, aux plafonds somptueux, et ornées de statues et d'objets antiques. À g. du palais on voit une courte montée et le Palais de Montecitorio, p. 69, où est la Chambre des Députés.
Le côté de la place, le long du Corso, est formé par un édifice grandiose, le Palais de la Banque Nationale de Crédit, achevé en 1923; les portiques ont des pilastres de travertin et des colonnes de granit du Lac Majeur. Le palais est traversé par la Galerie Colonna, qui bifurque et débouche du côté opposé. À côté est le Palais de la Banque Commerciale Italienne, par l'architecte Luca Beltrami, aclievé en 1923.
Vis-à-vis du Palais de la Banque Nationale de Crédit, se trouve le Palais de V Association de la Presse (Associazione délia vStampa); il est sans valeur artistique, mais au rez-dechaussée se trouve un *portique splendide, avec de très élégantes colonnes de marbre provenant d'un édifice romain de Véies et qui sont depuis 1838 à cet endroit.
Sur la place, outre une fontaine très élégante, par Giacomo Délia Porta, se trouve le monument qui lui a donné son nom, une imposante colonne dorique, la *Colonue de ?ilarc-
76 R. 1; plan, v- J- ROME la pi. Colomie.
Aurèle (PI. C. 15), jadis attribuée à Antonin le Pieux (V. l'inscription de la base), érigée en l'honneur de Marc-Aurèle, à l'occasion des victoires remportées sur les Germains et les Sarmates.
Comme la Colouue Trajane, p. 119, qui l'a inspirée, elle se trouvait, sinon au milieu d'un %Tai Forum, du moins au centre d'un ensemble de monuments de la Rome du temps des Antonins. En effet, elle était entourée du Temple de Marc-Aurèle, (Palais Wedekind ou de l'Association de la Presse), de VUstrinum Antoninorum on bûcher des Antonins (Palais du Parlement), du groupe de l'époque d'Adrien de la place di Pietra, p. 75, du Portique des Argo)iautes (Palais Ferraioli) et du PoHique de Vipsania (Palais de la Rinascente). - La colonne, construite entre 176 et 193 environ, est toute en marbre de Luni, formée de 28 blocs, dont quelques-uns déplacés par les tremblements de terre. L'ancien niveau du sol était à 3-4 m. au-dessous de l'actuel. Le fût mesure exactement 100 pieds, soit 29 m. 60, •l-t m. 15 en tout, avec la base et la statue. L'ancienne base était ornée de Victoires, avec festons et reliefs; en 1589, Domenico Fontana la renouvela et, sur le sommet où, à l'origine, étaient les statues de Marc-Am-èle et de Faustine, plaça celle de St Paul. Autour du fût, monte en faisant 20 spirales un bas-relief qui, vers le milieu, du côté de l'E., est interrompu par une Victoire: le bas-relief inférieur représente la guerre contre les Germains (171-173), le bas-relief supérieur, la guerre contre les Sarmates (174-175). Dans ces luttes héroïques, qui retardèrent de quelques siècles l'invasion des Barbares, l'Empi-reur philosophe fut toujours à la tête de ses soldats. Siir la 3« spirale, du côté de l'E., on voit les soldats romains sauvés par ime pluie qui, au IV^ s., fut attribuée à un miracle dû aux prières des soldats chrétiens. Si l'on veut étudier de près ces bas-reliefs, il faut examiner les calques qui sont à l'Antiquariura Foreuse, p. 145. À l'intérieiu: de la coloime, un escalier de 190 marches conduit au sommet. À la Surintendance des Monuments on peut obtenir, avec la clef, la permission d'y monter.
Reprendre le Corso; à dr.. le Palais de la Rinascente; à g., le Palais du Crédit Italien, modernisé, puis à dr., le Palais Marignoli, par l'architecte Podesti, achevé en 1889, et le café Aragno, rendez-vous traditionnel des journalistes et des parlementaires. Aussitôt au delà, par la via délie Convertite, on arrive à la pi. St-Sylvestre, où se trouve l'église de San Silvestro in Capite, élevée par le pape Etienne III (752-757; refaite en 1690, elle occupe l'emplacement du temple du Soleil, édifié par Aurélien), et le Palais des Postes et Télégraphes. {P\. II 15-18). - Ensuite, sur le Corso, à g., le Palais Fiano, qui couvre les vestiges de l'Ara Pacis, érigée par Auguste (p. 107). - C'est ici que la rue passait sous l'Arc de Portugal démoli en 1665 (pierre cammémorative au N» 167); ensuite, sur la petite place qui s'ouvre à g., se trouve S. Lorenzo in Lucina (PI. Il 15), église datant peut-être du IV^ s., refaite au XIP (de cette époque, il reste le campanile, restauré, à plusieurs rangées de petites loggias à colonnettes, le portique enlaidi par des remplages de mur, et la porte) et en 1650. À l'intérieur, au 2^ pilastre à dr., tombeau de Nicolas Poussin (m. en 1665), érigé par Chateaubriand en 1830; au maître-autel. Crucifix, par G. Reni. Parmi les reliques, une partie du gril sur lequel St Laurent subit le
le Mausolée d'Auguste. ROME R. 1; plan, p. 1. 77
martyre (sous la 1'» chap. à dr.). Plus loin, sur le Corso, à g., au N» 418*, le Palais Ruspoli, autrefois Palais Caetani et Rucellai, par Ammannati, où il y a un grand escalier de marbre, par Martino Longhi le Jeune; en face, au N» 151, l'édifice appelé Palais Bernini.
On arrive au carrefour, où se croisent, à dr., la via Condotti et, à g., la via Fontanella di Borghese, qui en est le prolongement, et la via Tomacelli, élargie récemment, et qui conduit au pont Cavour, p. 20. C'est un très beau point scéiiographique: à dr. la Trinité-des-Monts; à g. vue du Vatican avec effets particuliers de lumière, au moment du coucher du soleil. La via Condotti, où abondent les magasins élégants, conduit à la pi. d'Espagne, p. 100. C'est à cet endroit que cesse la partie la plus intéressante et la plus animée du Corso. Un peu plus loin, là où il s'élargit, à g., se trouve S. Carlo al Corso (St-Ambroise-et-St-Charles; PI. I 15), église bâtie sous Sixte IV, par les Lombards, refaite en 1612 par Onorio Longhi, achevée par son fils Martino et par Pietro da Cortona. Façade disgracieuse, par Giovanni Battista Menicucci et fra' Mario da Canapina, de 1690.
Intérieur décoré par Giacinto Brandi, vaste et riche, sauf au-desBOua des cliapiteaux des piliers, ce qui détruit l'harmonie de l'ensemble. Au maître-autel, Marie présentant St Charles à Jésus, un des meilleura tableaux de Carlo Maratta.
Plus loin, tourner à g., et s'engager dans la via dei Ponteflci où, au No 57, est l'entrée du Mausolée d'Auguste (PI. I 15), tombeau circulaire de cet empereur et de la gens Julia-Claudia.
Le Mausolée d'Auguste, dit tumulus Cœsarum, est vraiment un des lieux les plus sacrés de l'antiquité latine. Comme il est trop resserré par les maisons modernes, on a déjà conçu le projet de l'isoler et l'on espère le faire prochainement. Il fut élevé en 28 av. J.-C, sur le modèle des tutntili étrusques. Il a un diamètre de 88 m. et consiste en une base circulaire d'opus reticulatum, à présent presque entièrement enterrée et qui présentait à l'extérieiu une série de grandes niches. Là, étaient les chambres fiméraires, où l'on entrait par une porte qu'on a retrouvée (du côté de l'église St-Roch). Sur cette base s'élevait le vrai tumulus en terre, couvert de cyprès et que couronnait - semble-t-il - la statue colossale de l'empereur. Devant la porte, on voyait les inscriptions avec le testament d'Auguste, dont une copie fut retrouvée en Asie Mineure, à Ancyre, et les deux obélisques, qui aujourd'hui se trouvent au Quirinal et sur la pi. de l'Esquilin. Le premier des princes de la famille impériale qui y fut enseveli fut Marcellus, le neveu bien-aimé d'Auguste; après lui, c'est là que trouvèrent leur étemel repos tous les membres de la famille Julia-Claudia.
Au moyen âge le mausolée devint une forteresse de la famille Colonna. En 1780, il fut transformé en amphithéâtre et servit à toute sorte de divertissements. Il a été converti récemment en une salle de concert» appelée Augusteo, une des plus vastes qui existent; pendant les mois d'hiver on y donne de grands concerts dirigés par les plus illustres maîtres italiens et étrangers.
78 R. 1; j)lan, p. 1. EOME la place du Peuple.
Dans la dernière partie du Corso, à g,, est l'église S. Giacomo in Angusta ou des Incurables, dont la façade est de Maderna; elle tire son nom du Mausolée d'Auguste (V. cidessus), qui est tout près, et de l'Hôpital contigu, construit d'après un dessin néo-classique de Pietro Carnporesi, du XIX* s. Ensuite, à dr., est la petite église de Jésus-et-Marie: façade de Rainaldi, intérieur très riche, par Carlo Maderna, de 1640; à g., aux N^* 518 et 519, est le Palais Sanseverino, autrefois Palais Fedi, Capranica et Rondanini, au double portail majestueux; en face, au N° 20, la maison habitée par Goethe.
On débouche sur la *Plaee du Peuple (piazza del Popolo; PI. I 14), vaste, harmonieuse, remarquable par ses monuments; elle donne une première et vive impression de la majesté de Rome, à l'automobiliste qui entre dans la ville par la voie Flaminienne.
C'est Joseph Valadier qui l'imagina, après le retour de Pie VII. C'est un ovale formé de deux hémicycles, où convergent de la \H\e, outre le Corso, la via di Ripetta et la \ia del Babuino, entre lesquelles se trouvent les églises symétriques, de style baroque, de S. Maria dei Miracoli, à g., et de S. Maria in Montesanto, à dr., l'une et l'autre exécutées d'après un dessin de Carlo Rainaldi, par le Bernin et Carlo Fontana. Vis-à-vis des deux églises, est la monumentale Porte du Peuple (Porta del Popolo). Les statues des quatre Saisons terminent les deux hémicycles, couronnés de sphinx et au milieu desquels sont deux fontaines, ornées de groupes de marbre; à g., Neptune entre deux Tritons, à dr., Rome entre le Tibre et l'Anio. Au-dessus de celui-ci, s'élèvent les rampes verdoyantes du Pincio, également de Valadier, au milieu desquelles, dans ime niche, ou aperçoit im petit monument de Victor-Emmanuel II. - Au centre de la place, entre 4 fontaines avec des lions, du temps de Léon XII, l'Obélisque de Flaminius, de 24 m. de haut, dont les hiéroglyphes célèbrent la gloire des rois Seti et Ramsès II (XIIP-XIP s. av. 'j.-O; Auguste le fit transporter d'Héliopolis à Rome, après la conquête de l'Egypte et il fut dédié au Soleil dans le Grand Cirque; c'est Domenico Fontana qm lui assigna, en 1589, la place qu'il occupe aujoiu-d'hui.
Traverser tout droit la place; à dr., *Sle-^Iarie-du-PeupIo (S. Maria del Popolo; PI. I 14), éghse érigée par Pascal II en 1099, sur les tombeaux de la famille des Domitii, où les démons, au dire du peuple, avaient fixé leur demeure, parce que Néron y avait été enseveli. Un noyer, que le pape abattit solennellement, leur servait, disait-on, de refuge. L'éghse fut refaite en 1227 et plus tard par Sixte IV de 1472 à 1477. Façade simple, due probablement à Meo del Caprina.
L' *INTBEIEUR, croix latine à trois nefs, remis à neuf par le Bemin et rendu plus clair par des restaiirations récentes, est un vrai musée d'œuvres d'art. C'est le matia que l'on a le meiileur jour.
Nef latérale de.: 1" chap. (Délia Rovere; PI. A), peiqte par Pinturicchio (1485-1489); à l'autel, *Adoration de l'Enfant Jésus, en im doux paysage; dans les lunettes, vie de St Jérôme. À dr., tombeau du cardinal De Castro, de 1506; il est peut-être de Sangallo; à g., tombeau du cardinal Criitoforo Délia Rovere, de 1477, par Mine da Fiésole et Andréa Bregnc
Ste-Marie-du-Pcuplc .
IvOME
R. 1; plan, p. 1. 79