V. — \ illa Borçihèsc et Ailla du Pape Jules
Sommaire: la *Villa Borghèse, V. ci-dessous; le *Musée et la *Galerie Borghèse, p. 82; *Jardin Zoologique, p. 86; *Galerie d'Art Moderne, p. 86; *VilIa du Pape Jules, p. 88.
De la pi. du Peuple, p. 78, on sort par la Porte du Peuple et l'on voit aussitôt, à dr., la grande grille et l'allée en pente qui forment l'entrée principale de la *\ illa Borghèse (auj. Villa Umberto 1°; PI. I 13, 14, 16, 17, 19, 20). Le passage le plus fréquenté est l'allée Umberto 1° (autrefois on entrait par la Porta Pinciana). La Villa Borghèse comprend un parc merveilleux où la nature et l'art s'unissent pour en faire un des endroits de Rome les plus caractéristiques. Elle fut créée au XVIL s. par le neveu de Paul V, le cardinal Scipion Borghèse, qui, pour ses belles manières et ses qualités de mécène, fut appelé « les délices de Rome ». La propriété fut agrandie au commencement du XIX« s., par l'adjonction des jardins Giustiniani et donnée en 1902 à la ville, qui devait percevoir 3 millions de droits de servitude publique. Elle a une superficie d'à peu près 7 k. carrés. La Villa est maintenant reliée au Pincio et à la Villa Giulia, de manière à former un seul et très vaste parc. Les essences qui y prédominent sont les grands chênes, les yeuses, dont quelques-unes colossales, les pins parasols, formant de magnifiques bosquets autour de prairies étendues. En dehors des grands chemins, il y en a de moins larges qui traversent les endroits plantés d'arbres. Le parc entier est notablement accidenté. Par une journée de soleil, dans la solitude de la matinée, ou dans l'après-midi, surtout le dimanche, quand la foule l'envahit de toutes parts et l'anime d'un mouvement intense, la Villa Umberto constitue une promenade merveilleuse par la variété des effets de lumière, le grand nombre de fontaines, de groupes antiques et de constructions ornementales, qui forment des perspectives incomparables.
L'entrée principale, œuvre de l'architecte Canina (1835), revêt des formes classiques. On monte par la magnifique allée, laissant à g. l'Institut International d' Agriculture, fondé par le Roi Victor-Emmanuel IIL Plus loin, on voit une fontaine avec des statues antiques et le Portique Égyptien, autre entrée monumentale, formée de propylées; à dr. de ce portique est le monument de Victor Hugo, par Lucien Pallez (1905), oflert par la Ligue franco-italienne. Au N. du monument, c'est-à-dire sur la g. de l'allée, s'étend l'ancien jardin particulier de prince Borghèse, le
82 R. 1; plan, p. 1. ROME le Casino Barghèse.
pittoresque Jardin du Lac, remarquable parles belles allées ombreuses qui s'y entrelacent et les nombreuses antiquités qui y sont reparties. Près du petit lac qui donne son nom au jardin, se trouve un Temple d'Esculape. De là on va à la piazza délie Canestre, d'où part la magnifique avenue qui relie la Villa Umberto au Pincio, p. 100. En continuant vers le S.-E., on va au monument de Gœthe, par Eberlein. On retourne en arrière, jusqu'à la piazza délie Canestre. En bas, à g., une grande fontaine. Du côté opposé à l'avenue du Pincio, vers le N., une autre avenue rectiligne mais ondulée passe à côté de la très belle pi. de Sienne (piazza di Siena), amphithéâtre rustique, entouré de gradins, de prairies et de pins très hauts. On y donne des courses de cyclistes, des spectacles gymniques, pyrotechniques et autres. Au fond de cette avenue se trouve une reproduction du Temple de Fausiine. Là, on tourne à dr. et l'on va jusqu'à la grandiose Fontaine des Chevaux Marins, d'où l'on monte vers la g. au Casino Borghèse.
Le Casino fut construit par Giovanni Yasanzio d'Utrecht (Jan van Santen), et la décoration intérieure en fut restaurée par le prince Marc-Antoine Borghèse en 1782. II contient le *Aïusée et la *Galerie Borghèse (PI. I 19), fondés par le cardinal Scipion, augmentés ensuite, puis dépouillés en partie par Napoléon et achetés par l'État en 1902, pour 3.600.000 lires. Le Musée a toujours été dans le Casino; la galerie était auparavant dans le Palais Borghèse, p. 69. Par le nombre et l'importance des tableaux appartenant à presque toutes les écoles, elle est une des principales collections de peintures de Rome. Jours et heures de visite, p. 12. Les sculptures occupent le rez-de-chaussée et portent des numéros en chiffres romains; les peintures sont au 1" étage et les numéros sont en chiffres arabes. Derrière le Casino, il y a un merveilleux jardin aux parterres réguliers que l'on voit aussi des fenêtres du 1" étage. Directeur: M. le Comm. G. Cantalamessa; Inspecteur: M. le Dr. A. Bertini-Calosso.
Musée de sculpture (rez-de-chaussée). Portique: VII, X et XXV, fragments de l'arc de triomphe de Claude, érigé en 51-52 et qui existait jadis sur le corso Uraberto, à côté du Palais Sciarra. - Salon d'exteée (PI. II). À la voûte, grande fresque de Mariano Eossi (1782), représentant M. Fu' rius CamillU'S au Capitale, rompant les pourparlers avec Brennus. Décorations murales, par P. Rotati et Venceslas Peters. Sur le pavement, *cinq fragments d'une mosaïque romaine, du début du IV^ s., représentant des Combats de bêtes féroces et d^ gladiateur-, trouvés en 183-i à Torrenova, près de Home; XXXVI, Statue colossale de Satyre; XXXVII, Tête colossale (peut-être, de Jimon); XLI, Statue d'Auguste; XLVIII, Tête colossale d'Adrien; L. Tête colossale d'Antonin le Pieux; XLIX, Bacchus.
Salle III, dite de Paolina: LXIV, Bas-relief: Ajax enlevant Cassandre; LIV, ^Pauline Borghèse, en Vénus victorieuse, par Antonio Canova (1805); CCLXXI, *St Jean-Baptiste, ébauche en plâtre pour une statue
le Musée Borghèse.
ROME
R. 1; plan, p. 1. 83
colossale en marbre, non exécutée, qui devait faire pendant au St Bruno do Santa Maria degli Angeli, p. 106, merveilleux chef-d'œuvre, modelé à Rome par Jean-Antoine Houdon, en 1768. - 2, *David tenant la tête de Ooliath, par Orazio Borgiauni; 557, 558, Portrait d Antonio Canova, par Gaspare Landi et portrait de ce dernier, par lui-même.
Salle IV, dite de David: LXXIX et XCV, deux parties d'un sarcophage représentant les Travaux d'Hercule. LXXVII * David lançant la Ironde, sculpté par Gian Lorenzo Bemini, âgé de vingt et un ans, en 1619: le visage fier, animé d'une indomptable énergie, est le portrait du jeune artiste. - 4, Andromède, par le chevalier d'Arpin; 7, Minerve, attribué à Alessandro Varotari; 10, Amour et Psyché, par Giacomo Zucca.
Salle V, dite d'Apollon et Daphné: CVII, Groupe allégorique romain avec scènes de genre; CV, * Apollon et Daphné, groupe très admiré, par le Bernin (1615) âgé de 18 ans.
Remarquer que la tête d'Apollon est Inspirée par 1'^pollon du Belvédère,Vatican, p. 107. -14, L« chaste Joseph , par Lodovico Cardi; 15 Judith, avec la tête d' Holopherne, par Giovanni Baglioni.
Salon VI, dit des Empereurs à cause des bustes très riches en porphyre et en albâtre, sculptés au XVII» s. et disposés tout autour. Remarquer l'ornementation c'u salon, un des chefs-d'œuvre du XVIII® s. à Rome par l'emploi savant de marbres des plus variés et des plus précieux. CXLVII, CL, CLIII, CLVI, quatre vases en marbre de Luni (Carrare) où sont représentées les Saisons, sculptures de Maximilien Laboureur; CLX, *Le Sommeil, sculpture en noir antique, par Alessandro Algardi; s. n., * L' Enlèvement de Proserpine, autre chef-d'œuvre de jeunesse du Bemin, jadis dans la villa Ludovisi.
Salle VII, dite de l'Hermaphrodite: CLXXII, Hermaphrodite, réplique du fameux prototype hellénistique; CLXXVIII, Tête de Scipion l'Africain.
Salle VIII, dite d'Énée et Anchisb: CLXXXII, *Énée et Anchise, groupe que le Bernin sculpta à quinze ans (1613), avec Pietro Bernini, son père; la statue colossale de la Vérité dévoilée par le Temps (temporairement en dépôt), sculptée par le Bernin, pour le vestibule de son palais sur le Corso Umberto, au coin de la via Frattina, p. 77. - 22, St Corne et St Damien, par Dosso Dossi; 180, Moïse, par le Guide.
Salle IX, dite Égyptienne, peinte par Tommaso Conca, où sont représentés des divinités et des rites de l'ancienne Egypte, avec lesquels s'accorde l'ensemble de la décoration. CC, Jeune homme sur un dauphin, sculpture de l'époque d'Adrien, motif très beau pour fontaine; CCXVI, ^Statue de jeune fille, sculpture grecque archaïque.
Casino Borghèse — Rez-de-chaussée.
84 R. 1; plan, p. 1. R03IE la Galerie Bonjhèse.
Salle X, dite du Fal'XE dansant: CCXXV, * Faune dansant, découvert en 1824 à Monte Calvo (Sabine) et restauré sous la direction de Thorwaldsen. - 27, 31, Suzanne au bain et Concert, par Gérard Honthorst. On retourne jusqu'à la Salle VI, où est l'escalier qui monte au l^'' étage.
^Galerie de peinture: P^ Salle: *461, Jésus chargé delà Croix, par Andréa Solario; 267, St Jean-Baptiste, par le Caravage; 455, David, par le même; 547, *le Jeune Tobie et l'Ange, par Savoldo; 148, Joseph explique les songes, par Valentini; 434, copie de la Léda de Léonard de Vinci (l'original est perdu); 435, *le Christ bénissant, par Marco d'Oggiono; 459, la Ste Famille, par le Sodoma; 462, Pietà, du même; 470, Flore, par F. Melzi; 514, Tête de jeune fem/ne, dessin à la mine d'argent de l'école de Léonard.
2« Salle: 322, 323, Lucrèce et Léda, par Giorgio Vasari; 348, la Vierge avec l'Enfant Jésus, le petit St Jean et des Anges, par Botticelli (œuvre d'atelier, en grande partie); 393, la Vierge avec l'Enfant Jésus, par Jules Romain; il5,\' Adoration des Bergers, -par Tibaldi; 439, la Ste Famille, par Lorenzo di Credi; 374, la Vierge avec l'Enfant Jésus et le petit St Jean par Jules Romain; 433, *même sujet, par Lorenzo di Credi, un des plus beaux tableaux du XV^ s. qui soient à Rome; 444, St Jean- Baptiste, par Bronzino; 410, la Flagellation, par Denis Calvaert; 422, Descente de Croix, par Marcello Venusti; ^-11, \q Christ à la colonne, par Giovanni Baglione; 310, la Ste Famille, par Fra Bartolomeo; œuvre de plusieurs collaborateurs, portant les deux anneaux entrelacé? avec la petite croix, emblème de l'atelier de i>einture du couvent de St-Marc, à Florence; 334, la Ste Famille et 328, la Madeleine, par Andréa del Sarto; 318, la Vierge, par Carlo Dolci; 549, la Ste Famille, par Simone Cantarini; 542, la * Vierge avec V Enfant Jésus, par Pompeo Batoni. Remarquer le plafond, représentant la Légende d'Énée, par Antoine Maron.
3« Salle: 364, *Portrait, par Pietro da Cortona; 68, Énée et Anchise, par Federico Barrocci; 386, St Sébastien, réplique ancienne d'im tableau du Pérugin; 376, *Portrait, par Andréa Sacchi; 304, Callisto chassée par Diane, par Dosso Dossi; Apollon, par le même; 390, *Descente de Croix, par rOrtolano; 217, *La Magicienne Alcina, par Dosso Dossi; 306, 340, le Christ bénissant, et la Mater Dolorosa, de Carlo Dolci; 395, Jésu^s à la colonne, par Lorenzo Costa; 408, *Portrait du Cardinal Cervini, (ensuite pape, sous le nom de Marcel II), par Pontormo; 74, Portrait, par le même; 407, St François, par Lodovico Cardi; 371, Ste Catherine, par Rodolfo Ghirlandaio; 309, * Descente de Croix, par Raphaël (signée et datée), exécutée en 1507 pour Atalanta Baglioni de Pérouse; 355, copie de la Fornarina de Raphaël (l'original est dans la Galerie Barberini, p. 97), par le Sassoferrato. Au plafond, les Travaux d'Hercule, par C. Unterberger.
4^ Salle. Les arcades de cette salle (ou plutôt galerie), à l'origine étaient ouvertes. A. la voûte. Le Conseil des dieux, fresque de Giovanni Lanfranco (très endommagée); 110, la * Vierge avec l'Enfant Jésus et Ste Anne, tableau du Caravage, peint pour les Palafrenieri et placé par ceux-ci à St-Pierre, d'où il fut aussitôt ôté à cause de son réalisme jugé excessif; 544, *St Jérôme, par l'Espagnolet; 553, l'Annonciation, par Corrado Giaquinto; 403, St Jérôme, par Federico Barrocci; 61, la *Vierge avec l'Enfant Jésus, par Francesco Francia; 552, Portrait de Pierre Métastase, par Pompeo Batoni; 543, Ste Marie Égyptienne, par l'Espagnolet; 554, *Tête de jeune homme, par Andréa Sacchi; 555, Tête d'etifant, par le Bemin (probablement; le grand artiste était aussi peintre, V. 8* Salle, X° 545); 382, la Vierge et l'Enfant Jésus, par Sassoferrato; 55, une Muse, par le Dominiquin; 56, St Jérôme, par le Caravage; 53, * Diane chasseresse, par le Dominiquin; 50, Vénus, école vénitienne; 49, 44, 40, 35, sujets mythologiques, par Francesco Albani; 47 et 38, Paysages, par G. F. Grimaldi; 42, L'Enfant prodigue, par le Guerchin; 43, Descente de Croix, par Annibal Carrache; 41, Concert, par Lionello Spada; 36, Rermud et Armide, par Alessandro Tiarini. Au milieu, CCXLV, Groupe hellénistique, très restauré, représentant une Amazone frappant des guerriers grecs. - ♦Ébau-
la Galerie Borghèse.
ROME
R. 1; plan, p. 1. 85
che en terre cuite du Monument équestre de Louis XIV, par le Bernin, déposée là temporairement par le comte Contini-Bonacossi. L'original en marbre, d'ailleurs moins beau, a été transformé en un Curtius Rufus, et se trouve au Parc de Versailles.
5« Salle: 100, 79, *Portraits, par Bronzino; 398, Descente de Croix, par Taddeo Zuccari; 550, 551, Bergers avec des animaux, par G. B. Castiglione; 563, 564, Animaux, par Domenico Brandi; 556, St Pierre pleurant, par Giacinto Brandi; 411, * Descente de Croix, par Antoine Van Dyck.
6« Salle: 176, la Vierge et l'Entant Jésus, par Jean Bellini; 65, *St Etienne, un des chefs-d'œuvre de Francia; 193, la *V%erge avec l'Eufant Jésus et des Saints, par Lorenzo Lotto (le tableau, qui porte la date de 1508, est dans un cadre en bois très beau, à peu près de la même époque); 397, ^Portrait, par Raphaël, habilement restauré par Luigi Cavenaghi; 396, * Portrait, par Antonello da Messina; 377 * Jésus, en croix, St Jérôme et St Christophe, par Pinturicchio (très joli petit tableau ombrien, attribué au Pérugin, qui l'aurait peint dans sa jeunesse); 240, la *V i erge avec l'Enfant Jésus et des Saints, par le G a r o f a I o.; 85, Portrait, par le Parmesan.
7* Salle (peintres étrangers): 291, les Buveurs, par Teniers le Jeune; 280, 286, la Mater Dolorosa et
VEcce Homo, de Simon de Châlons; 326, Vénus, par Lucas Cranach; 269, Le Joueur de fmte, par Pieter de Hoock; 559, "Portrait de dame, par Antoine Stevaerts (Palamedes); 274, Visite de la Vierge à Ste Elisabeth, par Rubens; 254, 255, Paysages, par Joachim Patinier; 99, Couturière, par Simon Vouet; 253, Marchand de tableaux, par François Franck le Jeune.
»^* ^-^^^e: 294, 30».', 303 Les Archers, Les cadeaux de noces, Alexandre et Roxane, trois fragments de fresques de l'école de Raphaël, qui étaient autrefois dans une villa peu éloignée; 92, Vénus, par Baldassare Peruzzi; ol5, 457, Jupiter et Junon, et La Conversion de St Paul, par le Chevalier \-^rpiri; 545, "Portrait du Bernin par lui-même; 519, vue du Casino Borghèse, par Guillaume Baur; 538, 539, Paysages, par Patel.
9«^ Salle: 115, Portrait de famille, par Bemardino Licinio; 346, Les trois âges de l'homme, copie par Sassoferrato; l'original - du Titien est dans la galerie Bridgewater, à Londres; 319, l'Annonciation, de Paul Veronèse; 157, la Vierge avec l'Enfant Jésus et des Saints, par Lorenzo Lotto; 101, St Antoine prêchant aux poissons, par Paul Veronèse; 125, *Danaé, par le Corrège (remarquer deux merveilleux petits amours, en bas, à dr.); 137, *St Jean-Baptiste prêchant, par Paul Veronèse. Dans cette salle, il y a *quatre bustes sculptés, chefs-d'œuvre du Bernin: CCLXV, ^-'CLXVI, le cardinal Scipion Borghèse, fondateur de la galerie d'art; CCLXX, le cardinal Domenico Qinnasi; sur la table, Paul V, oncle du cardinal Scipion. A la voûte, la Mort de Paris, par Gavin Hamilton, peintre écossais, ami de Canova.
Casino Borghèse — l*"" Étage.
86 R. 1; plan, p. 1. ROME le Jardin Zoologique.
10* Salle: 147, *Amour Sacré et Amour Profane, chef-d'œuvre de jeunesse du Titien (le sujet, expliqué peu claii-ernent jusqu'ici, représente peut-être Vénus induisant Hélène à suivre Paris, ou bien Hélène induisant Médée à sui^Te Jason); 3, 11, 5, 9, les Quatre Saisons, par le Bassan; 185, ^Portrait de gentilhomme, par Lorenzo Lotto; 150, Adoration des Mages, par le Bassan; 170, *Vénus bandant les yeux d'Amour, par le Titien, chef-d'œuvre exécuté par ce dernier dans sa vieillesse; on y remarque un changement de teclinique: le peintre dans ce tableau est un véritable précurseur des impressionnistes; 566, * Adoration des Mages, par le Grèce (œuvre de jeunesse exécutée à Venise); 181, David, par Dosso Dossi; 194, Jésus à la colonne, par le Titien; 23, ^Sarnson, par le Titien (celui-ci l'exécuta, peut-être, après avoir vu les œu\Tes de Michel-Ange à Rome); 163,1a Vierge et des Saints, par Palma le Vieux; 188, St Dominique, parle Titien; 164,1a Vierge et St Pierre, par Cariani.
La petite place, devant le Casino, close par une balustrade, est le commencement d'un jardin italien du XVII« s. complètement différent, par ses lignes géométriques, du reste du parc. En montant le long du côté E. du Casino on va à la vaste place postérieure, et au jardin de Vénus avec la Fontaine de Vénus, entourée de grandes urnes, de statues, de sarcophages et d'hermès colossaux. Une allée mène du Casino vers TE. à la via Scsia, et aux quartiers modernes de la via Po. Le jardin de Vénus aboutit par une courte allée à l'entrée du Parc du côté du quartier Sebastiani (Parioli). Du piazzale di Venere, par l'allée qui longe les constructions du r^Iusée, on a à sa dr. le parc des daims, d'où, en ^descendant, on va au * Jardin Zoologique (PI. I 16). Visite, p. 12. Entrée, par Brasini.
Le Jardin Zoologique occupe un terrain très accidenté, en un site romantique et suggestif; (superf. 12 h\.). Les carnassiers et les ours vivent en liberté dans des enceintes simulant des rochers avec des tanières, sans grilles ni clôture de fer du côté des visiteurs, dont ils sont séparés par des fossés profonds. H y a des enclos pour les singes, les marsupiaux, les reptiles, les pachydermes, les girafes, les antiloi)es, les autruches, les cerfs, !es bisons et un lac pour les palmipèdes et les échassiers.
À l'O. de la Villa se trouve le Palais des Beaux-Arts (PI. I 16), par Cesare Bazzani (1911), où a son siège la *Galerle Nationale d'Art Moderne. C'est la collection la plus importante d' œuvres d'art italiennes, depuis le commencement du XIX« s. Visite, p. 12. Directeur: M. Ugo Fleres.
Salle d'entrée: sculpttires: Euclid^ enfant, par Ginotti; Tm Mère, par Cecioni; La Veuve, par Bazzaro.
Salle centrale: Fossoyeur des catacombes, par Franceschi; Qu'elle est froide! (l'eau), par Maccagnani; Mère et fille et Portrait de la fejnme de Troubetzkoî, par ce dernier; Portrait de Garibaldi, par Ercole Rosa. Deux petits jardins flanquent cette salle; dans celui de dr.: Les Romains vainqueurs, par Jerace; La Mère triste, par Marsili; dans celui de g.: Saturnalia, grand groupe en bronze par Biondi.
Retourner dans la Salle d'entrée; à dr.: P« Salle: eaux-fortes. - IP Salle: cartons pom' les fresques de l'église St-Laurent, par Fracassini et C. Mariani. - III« Salle, réservé-c à Domenico Morelli; à remarquer:
la Oalerie d'Art Moderne. ROME R. 1; plan, p. 1. 8'?
* Pater noster. Judas, les *Tentations de St Antoine, le *ChriM dans le désert, y Embaumement du Christ, *Le Tasse Usant son poème à Éléonore d'Esté, Portrait du maître, par lui-iuêine. - IV* Salle: de petits *tableaiix de Fllippo Palizzi.
Dans les deux salles suivantes, œuvres de maîtres de l'Italie méridionale, - V* Salle: * Porteur d'eau, par Caprile; le Vésuve, par Loiacono; *le Conseil des Dix, par Celentano; Les gras et les maigres, par Lionne; *u7i Roman lu au couuent, *la Femme patriote, Louise Sanfelice en prison; *k Saint Viatique à l'orpheline, par Tonia; l'Héritier, par Patini. - VP Salle au milieu: Femme nue, par Trentacoste; Lamartine, par Balestrieri; Buste du patriote Correnti, par t.oîïiito; Vue de la campagne ronmine, par Vertunni; Fleurs, par Siviero.
VU" Salle: au milieu, statuettes, *Portrait du peintre Meissonier et Vendeur d'eau, par Gemito; Portrait, par Doiiienico Induno; Portrait du chanoine Giordano, par Forte; Portrait de Constance Monti-Perticari, par Agricola; les * Vêpres siciliennes, par Hayez; *le Duc d'Athènes chassé de Florence, par Ussi; les Funéraille-^ de César, par Gagliardi; Vues de Naples, par Gigante; la Nera à Narni, He dieu Pan et *la Mort de Pline, par Castelli; Portrait, par Bompiani; Bois, par Massimo d'Azeglio.
VIII* Salle. C'est là que sont réunis les meilleurs tableaux de la Galerie. Un grand horizon; He Câble, par Ettore Tito; Ha Gorgone et les héros; * Diane d'Éphèse et les esclaces, par Sartorio; *la Vierge sacrifiée au Nil, par Faruffini; les Deux cousins, *Arnoureux, Marco Polo, par Creniona; * Abreuvoir en montagne, par Segantini; Arbres séculaires, par Delleani; Campagne romaine, par Petiti; ^Portrait de dame, par D. Morelli; Campagne romaine, par Coleman; Refugium peccatoruni, par Nono; Portrait, de daine et "Portrait du père d'Antonio Mancini, par ce dernier; He Vœu et *Bergère, par Michetti; la Parole de Dieu, par Mosè Blanchi; He Vieux marché aux poissons à Venise, par ïito. Au milieu de la Salle, sculptures: Jenner, par Monteverde; Proximus tuus, par d'Orsi; Tête du Christ, par Luppi.
On retourne dans la VIP Salle et, par la porte de g., on passe dans la IX* Salle: Hes Courses au Bois de Boulogne, par de Nittis; aquarelles et pastels, par Carlandi, Joris, Sartorio, etc.
X* Salle: artistes toscans: la Mi-carême, par Marchig; le Sifflet du train, par Tommasi; *Fantasia arabe, par TJssi; Songes, par Corcos; *Tahle^xiix aux sujets militaires, par Fattori. - XP Salle: artistes toscans: la Procession, par Gioli; *le Moitié Jérôme Savonarole et Résurrection, par Bargellini; Paysage de Sardaigne, par De Nittis; *une rue de Ravenne, l'Ancien qxmrtier juif de Florence, par Telemaco Signorini; une Visite, par Silvestro Lega; Figures, par Spadini.
XIP Salle: artistes romains: la Fiarwée, par Oppo; Portrait de dame, par Mayer; "Reflets dorés, par Noci; Portrait, une Visite, par Innocenti; le Transport d'un grand bloc de travertin, par Raggio; les Funérailles de Juliette, par Vannutelli; le Foyer, par Ferrazzi; Maternité, bas-relief, par Maraini.
XIV* Salle: tableaux: *Re<tauratio ^rarii (les Romains offrant leurs joyaux à la Patrie), par Sciuti; St Pierre Damien et la comtesse Adélaïde de Savoie, par Postiglione; une Dame à la campagne, par Grosso. - Sculptures: la Croix, par Leonardo Bistolfi; la Foi, par Sodini; Buste de F. Martini, par Dazzi; Buste de Bôcklin, par Cifariello; les Victimes du travail, par Vêla; le Poète Parini, par Franceschi; Sapho, par Dupré; "Hercide et Lichas, chef-d'œu\Te d'Antoine Canova; Portrait du Cardinal Celesiu, par Ugo Antonio; "Portraits de la Duchesse de Gênes et de la Princesse Doria-Pamphili, par Canonic;i; la Mère de l'homme tué, i)ar Ciusa; Énigme, par Selva. - Tableaux: le Roi Victor Amêdée II distribuant aux pauvres, pendant la guerre, le collier de l'Ordre de l'Annonciade, son dernier trésor, par Gamba; Baies, par Loiacono; la Mort de Lucien Manara au siège de Rome, en 1849, par Pagliano; Hes Centaures, par Coleman; la Fuite du Pape Eugène IV, par Joris.
XV* Salle: dessins de Serra, d'Angelo Dall'Oca Bianca et de Siviero.
XVI* Salle: artistes lombards. Au milieu: Bébé, par Canonica; la
88 R. 1; plan, p. 1. ROME la Galerie d'Art Moderne.
Récolte des châtaignes, par Boggiauo; Portrait de jeune fille, par Tallone; le Saint Viatique, par Morbelli; Sur les Alpes, par Dell'Orto; A Monte- Carlo, par Mariani. - XVII'^ Salle: artistes lombards: Marine et la Place St-Marc à Venise, par Carcauo; le Canal de Chioggia, par Mosè Bianchi; Le mont Rose, par Gignous.
XVIIP Salle: artistes piémontais: *Statues solitaires, par Calderini; Mère, par Caréna; le Soleil, par Pellizza; Datis le miroir, par Balla; Prairie, par Pugliese-Levi; Hautes vallées près de Biella, par Delleani; la Descente de croix, par Gaiidenzi; un Torrent, par Petiti; Portrait de dame, par Grosso.
XIX* Salle: Vieille femme, par Luppi; Monument de Segantini, par Bistolfi; cartons de Barabino. - XX* Salle: les Funérailles d'une vierge, la Chiûe des Anges, la Création de la lumière. Fleurs, Doideur, par Previati; sculptures de cire, par Medardo Rosso.
XXI* Salle: artistes étrangers: Paysans à l'église, par Jarocki; Portrait de daine, par Besnard; Ha Rosée, par Clans; l'Hiver, par Laermans; Irène et *le Vieux hardi, par Zuloaga; Vagabonds et mendiants, par Zubiaurre; *les Trois âges de la femme, par Klimt; Portrait de la femme de Lazlà, par ce dernier; le Voyage de la vie, par Adam; *la Lumière de la nuit, par Boberg; *Oreste et les Furies, par F. von Stiick; Clair de lune, par Valstadt; *Sur la porte du grenier, par Zorn; *Polymnie et Portrait de Mlle Asquith, par Lavery; *le Retour de la pêche, par Mesdag; l'Homme au manteau, par Melckers. Au milieu: l'Age d'airain et portrait, par Rodin; *Hercule, par Bourdelle. - On retourne dans la XX* Salle et l'on passe dans la XXII* Salle: *Réunis dans l'autre de, par Bartholomé.
XXIII* Salle: artistes de la Vénétie: le Premier doute et *la Voie âpre, par Laurenti; *Messidor, par Guglielmo Ciardi; un Maréchal- ferrant, par Scattola; *Départ matinal, par Selvatico; les Vieilles femmes, par Casorati; Pris sur le fait, par Dalî'Oca Bianca; Sois honnête! par Veruda.
XXIV* Salle: artistes de la Vénétie: H'Hicer, par Fragiacomo; Après le bain et *Al Liston (promenade sur la pi. St-Marc, à Venise), par Fa\T:etto; *le Repos, par Fragiacomo; le^ Marionnettes, par Brass; *le Grand-Canal, par Guglielmo Ciardi; les Saltiinbanques, par Beppe Ciardi.
XXV* Salle: artistes de l'Emilie: Au temple de Bacchus, par Muzioli; Au mont-de-piété, par Serra; *À la source, En Savoie, par Fontanesi; Portrait de Verdi, par Boldini; *la Vierge, St Bonaventure et St François, par Serra; Portrait de dame, par Boldini; la Gloire, par Mentessi; la Colonne Trajane, par Bazzani.
XXVII* Salle: Vieille femme, par Mestrovitch. - On finit le tour par une petite salle où sont exposées des œu'VTes d'art japonais.
Par l'avenue qui passe devant le Palais on arrive à la Villa du Pape Jules (Villa di Papa Giulio; PI. I 13), construite par Vignole, de 1550 à 1555, avec l'aide de Vasari et de Michel- Ange, pour le pape Jules III. Depuis 1889, elle est le siège d'un *.AIusée. Visite, p. 13. Directeur, M. le Prof. G. Cultrera. Catalogue Délia Seta, 1918.
Ce musée contient des antitiuités du Latiumantérieiues à l'époque romaine, de l'Agro Falisco et de l'Étrurie méridionale. On commence la visite par le I*' étage (entrée par l'escalier en escargot, sous le portique demi-circulaire à g.) où sont les objets des nécropoles des Falisques, population italique ayant de l'affinité avec les Latins, mais ayant subi l'influence des Étriisques ses voisins. - Chambre à l'entrée: Xécropoles de Celle et de Montarano. P* Salle (Falerii Veteres; la salle est décorée de peintures se rapportant à Vénus), objets provenant des tombes en fosse et des tombes en chambre, de la période orientalisante. - II* Salle (suite; peintures des Sept Collines et de la Villa Giulia), tombes en chambre des VI* et V« s., où eurent lieu des ensevelissements successifs jusqu'au IIP s. Vases grecs importés (VI* et V* s.); vases falisques. Xécropoles de Celle, de Colonnette
la VUla du Pape Jules. ROME R. 1; plan, p. 1. 89
et de la Penna. À g. de l'entrée: grande coupe attique, décorée de lierre, avec la représentation de Dionysos: vases attiques et falisques. An delà de la porte de la Galerie circulaire: ♦cratère atti(iue à figures rouges avec le mythe d'Hercule luttant avec le lion de Némée; damnos: scène du culte de Dionysos perikionios à Athènes. Dans la vitrine à di-. de l'entrée: coupe: un héros suivi d'une tortue. Dans la vitrine centrale: vases attiques à figures rouges; en face de l'entrée deux *rhytons en forme d'astragale et de tête de chien, chefs-d'œuvre de la céramique grecque de la première moitié du V* s. av. J.-C; le premier signé par Syriskos, l'autre attribué à Brygos; au centre, grand *cratère du milieu du V« s,: danse de jeunes filles athéniennt's: h dr. de ce dernier, *cratère de la fin du V® s.: Hercule reçu dans l'Olympe: à l'extrémité de la vitrine, psykter, avec une centauromachie; coupe: conversation amoureuse, signée par Hiéron.
IIΫ Salle (suite): tombes en chambre des IV« et IIP s., avec vases falisques imitant des modèles attiques de style fleuri. Nécropoles de Celle, de Colonnette et de la Penna. Dans la vitrine centrale: deux stamnos semblables: Jupiter et Ganymède; oenochoé: AmazononmcMe et Actéon déchiré par ses chiens; deux coupes identiques: Bacchus et J.nane portant une inscription en langue falisque (langue assez semblable au latin) et qui signifie: Aujourd'hui je bois le vin, demain j'en manquerai. Au milieu: ♦amphore à volutes: Aurore et Céphale, Borée et Orizia. Dans la vitrine à dr., cratère de l'Italie Méridionale: Bellérophon et la Chimère. - Petite pièce servant de passage: objets provenant d'une tombe de Monte Paglietta, etc. - IV« Salle (suite), divers objets, quelques-uns remarquables, provenant d'une tombe du Mt Lèpre (480-450 av. J.-C): nombreux vases, bronzes, etc. - On retourne dans la III^ Salle et l'on entre dans l'hémicycle, qu'on parcourt à g. jusqu'à son extrémité. - V^ SALLE (objets provenant de Corchiano): tombes en puits, en fosse et en chambre; remarquer les vases rouge» et les vases clairs avec décoration géométrique rouge, caractéristique de l'art falisque. Remarquer aussi, dans la vitrine centrale, un vase représentant les préparatifs pour le pugilat et un strigile, avec la signature de l'auteur. - Hémicycle (objets provenant de Monte Sant'Angelo et de Narce). La période oriental isante est celle qui est la plus florissante. À noter: les variétés de fibules, les ceinturons de bronze et les mors pour chevaux. Les ornements en or et en ambre abondent. Parmi les vases attiques: stamnos: mythe de Téthys; *œnochoé de la fin du V« s.: un cithariste et deux femmes. - À l'autre extrémité de l'hémicycle se trouve la
Vil* Salle (objets provenant d'autres localités de la Campagne falisque): tuiles, couvercles de tombes avec inscriptions falisques. Les objets provenant de Santa Maria di Falleri (Falerii Novi), où se transférèrent les Falisques, après la destruction de leur ville, en 241 av. J.-C, sont des III» et ll« s. - VHP Salle: objets provenant de Nepi (civilisation ayant de l'affinité avec les civilisations falisque et étrusque) de Vignanello et de Campagnano. Vignanello a donné des tombes en chambre, (fragments de rhyton à tête de nègre, signé par l'auteur: Charinos); grand stamnos: .scè)ie de départ; Campagnano, des vases avec figurines rouges superposées au moyen de la couleur; ce sont les plus anciens exemples de ce genre, fréquent dans la décadence.
Rez-de-chaussée (Antiquarium de la sculpture).- P« Salle: au milieu (aménagement provisoire) on voit 1' ♦Apollon de Vêles, trouvé (avec d'autres sculptures qui sont conservées dans le temple du jardin) dans les fouilks faites en 1916 sous la direction du Prof. G. Q. Giglioli. Cette statue en terre cuite peinte, magnifiquement conservée bien qu'ayant les bras mutilés, est un spécimen vivant et grandiose de la sculpture étrusque de la fin du VI« ou du commencement du V» s. av. J.-C Elle est probablement l'œuvre de Vulca, le célèbre sculpteur de Véies, qui, selon la tradition, fut appelé à Rome par le roi Tarquin le Superbe pour exécuter la statue et la décoration du temple de Jupiter au Capitole. La statue faisait partie d'un groupe votif, représentant la lutte d'Apollon et d'Hercule pour la biche, en présence de Mercure et de Diane. Des autres statues il ne reste
90 R. 1; plan, p. 1. ÈOME la Villa du Pape Jules.
à présent que la hicJie et la *tête de Mercure. À remarquer aussi deux •auté&xes, avec tête de Gorgone (pas encore - 1924 - exposées au public).
IP Salle (à colonnes): statuettes de déeese assise, un enfant sur les genoux, provenant d'un sanctuaire, près Capoue; cercueil formé d'un tronc creusé. Au milieu: 'sarcophage en terre cuite (du VP s.), provenant de Caere, insigne et rare exemple qui montre l'habileté des potiers étrusques (remarquer la vérité de la physionomie). À côté de l'entrée: *centaure et homme mr un monstre marin, de la première moitié du VP s. av. J.-C, trouvés en ces derniers temjîs à Vulcî. Dans cette salle se trouvent provisoirement les objets découverts lors des fouilles récentes de Véies, parmi lesquelles est à noter le tombeau à incinération d'un lucumon étrusque avec son casque de parade, flabellums, etc. (période orientalisante, VIP s.).
Dans les salles suivantes, sont les objets recueillis principalement dans les fouilles des temples. Ceux-ci étaient en général construits de la façon suivante: soubassement en pierre tendre, élévation en bois; c'est pourquoi les parties décoratives de l'entablement étaient recouvertes de revêtements en terre cuite. Dans cette sorte de décoration, on distingue trois phases de développement, qui vont du commencement du VI^ s. à la fin du IV». En aucune autre collection on ne trouve des spécimens aussi précieux.
m* Salle: Temples de Falerii Veteres, (localités de Sassi Caduti et de Vignale). Temple dit de Mercure: acrotère central orné de deux guerriers, travail polychrome très an; fragments d'antéfixes et d'ime statue de Mercure. Temple de Vignale, sur l'Acropole: antéfixes à tête de Silène et de Ménade; très belle tête de Mercure; objets votifs. Au milieu (aménagement provisoire): vases grecs et italiques trouvés dans les dernières fouilles de Caere (Cervéteri); à remarquer: *coupe à figiuines rouges, signée par Skj'thes; deux amphores à figurines noires et une *p5^ide à figurines rouges, signées par Xilcosthèue; deux stamnoi du milieu du V« s., etc.
IV« Salle: Temples de Scasato et de Celle: * Temple d'Apollon, qui existait sur l'emplacement de Civita Castellana (du IV* s.); .IpoZZwi, en terre cuite; diverses têtes expressives qui rappellent les figurines de Tanagra; Temple dit de Junon Curite (tête de femme en tuf, avec coiu^onne de bronze, d'art étrusco-cypriote; diverses figurines de bronze, quelques-unes d'art grec).
V® Salle: Temple d'Alatri, du IIP s. av. J.-C; dans les antéfixes, la Diane orientale. Temple de Segni, à triple cella, dédiée à Jupiter, à Junon et à Minerve. Temple de Diane à Xemi, le fameux sanctuaire du bois sacré sur les bords du lac, p. 254; la particularité la plus singulière consiste dans le revêtements de bronze doré; il y a des dédicaces en latin archaïque. À remarquer le modèle en terre cuite d'un temple. Temple de Lanuvium, quelques objets provenant des fouUles du temple de Junon Sospita. Stipe de Pescarella, près Ardea.
VI« Salle: objets provenant des fouilles de Conca, l'ancien Satricum, dans le pays des Volsques, où était le temple archaïque de la Mère Matuta, de style ionique, refait au VP s., et qui est resté debout jusqu'au IIP s.; la décoration en est intéressante, avec ses diverses *antéâxes (Gorgones, Junon, Silène, Ménade, Typhon, Harpie, Silène et Ménage s'embrassant, etc.). Les habitations étaient des cabanes circulaires ou elliptiques avec ameublement pau\Te et primitif. La nécropole est du 1" âge du fer, période orientalisante; les objets qui en proviennent ne sont pas nombreux, mais sont intéressants, spécialement les fibules. Dans la %'itrine centrale, fragments de statiies en terre cuite, de grandes proportions.
VIP Salle: Ex-voto du temple de Conca. Dans la vitrine à g., objets votifs archaïques, avec objets de formes et de styles les plus variés (nombreux et singtiliers petits vases protocorinthiens); dans la vitrine suivante, objets votifs récents (IV«-IIP s.; modèles de maisons, de cabanes, de petits temples votifs). Au milieu, ^^t^ine renfermant des statuettes en terre cuite de la même époque, dont quelques -imes très fines; dans l'autre \itrine et contre la paroi dr., objets de la nécropole de la campagne des Capenati (extrême lignée des Latins au X.); la phase étriisco-campanienne y est largement représentée. À remarquer: un *plat du III* s.: \va. éléphant de guerre du temps de Pyrrhus.
la Villa du Pape Jules. ROME R. 1; plan, p. 1. 91
Jardin. Au milieu on a reconstruit le Temple d'Alatri (pour les objets retrouvés, V. ci-dessous), d'après les indications de Vitruve et les restes recueillis. Dans la cella, se trouvent provisoirement des statues en terre cuite et d'autres objets provenant de Véies, p. 236. Dans la Cour intérieure, on notera l'élégante Loggia, aux stucs très fins d'Ammannati, laquelle sépare cette cour du Nymphée. En se mettant à la loggia, on voit la fontaine très élégante avec im hémicycle décoré de cariatides. On en attribue le dessin à Vasari ou à Pirro Ligorio.
Derrière le Nymphée, est un autre jardin charmant, avec un édicule, où il y a une statue d'Hygie, réplique romaine d'un original de la fin du V^ s., de style attique.
Dans les salles à côté de l'entrée, autres collections. À d. on conserve la *C0LLECTI0N Barberini, avec d'autres objets provenant de Préneste. Elle a été acquise par l'État en 1908; elle est le fruit des fouilles faites de 1855 à 1866. Préneste, la ville actuelle de Palestrina, fut un centre très important et florissant de civilisation latine et volsque et comme les sources du commerce et de l'industrie étaient les mêmes pour l'Étrmie et pour le Latium, la civilisation prénestine a beaucoup d'affinité avec la civilisation étrusque. On y distingue une période archaïque (VlIe-VPs.) et une période postérieure (IV«-IIP s.), séparées, paraît-il, par une période de décadence. La collection des objets trouvés de la civilisation orientalisante y est très riche; on y remarque une fomfte (2« moitié du VIP s.), où abondent les ors, les argents, les bronzes et les ivoires, parmi lesquels se mêlent des éléments d'art égyptien, assyrien, égéen et grec. Parmi les objets les plus dignes d'attirer l'attention, il y a: dans la vitrine du milieu, un support de vase de forme conique, représentant des animaux fantastiques, en repoussé; trône en feuille de bronze, décoré de frises ornementales et do figures d'hommes et d'animaux; dans la vitrine devant la fenêtre, skyphoi ou verres à boire en argent doré; patère phénicienne; ♦pectoral ou grand fermail en or avec travail en granules; tasses eu ivoire; homme terrassé par un lion; manches d'éventails, en ivoire, en forme d'avant-bras. Les tombes des IV* et IIP s. sont remarciuables à cause d'une espèce de sac en cuir, dans un étui eu forme de cage de bronze, des miroirs et des cistes, spécialité ])rénestine, qui servaient à renfermer les objets de toilette. Les cistes sont povu- la plupart cylindriques avec ornements et figurines au graphite en repoussé ou à jour, avec pieds et manches de métal fondu. À remarquer: à g. de l'entrée: miroir: Hélène, Paris et Aphrodite {in^icriptionn en étrusque); miroir avec 10 petits Amours assaillant un lion; dans une des vitrines près des fenêtres: ciste: siu: le couvercle. Néréides avec les armes d'Achille; sur le corps de la ciste, l'enlèvement de Chrysippe par Laïus, Œdipe dans le sanctiuiire de Delphes, le Jugement de Paris; ciste: Centauromachie; dans l'autre vitrine, relief en feuille de métal: Hercule près des Hespérides (?); idem: Achille et Penthésilée ou Thésée et Antiope (ce sont peut-être des coftres pour miroir). Remarquer aussi un collier en or et une série très rare de boîtes en bois et de flacons en verre de couleur. Dans la petite pièce suivante, la célèbre ♦Ciste Ficoronl, la plus grande et la plus belle que l'on connaisse. Sur le corps de la ciste, pugilat entre Pollux et Amykos, roi des Bébryces, tableau très complexe, d'un dessin piu", inspiré de quelque grande composition grecque (peut-être d'une peinture murale qui peut remonter à celles de Micon, dans l'Anakéion d'Athènes). L'auteur de la ciste et l'acheteur sont indiqués dans ime inscription en latin archaïque: Novios Plautios med Romai fecid (Novius Plautius me fit à Rome) et Dindia Macolnia fileai dédit (Dindia Magulnia donna à sa fille). C'était donc un cadeau de noces. - Salle à g.: On y a installé Vantiquarium, collection d'objets de provenances diverses ou inconnues. Dans la vitrine centrale, objets en bronze, ♦candélabres, vases, etc.; près des fenêtres, vases archaïques, parmi lesquels le *vase Chigi trouvé à Formello (Véies), bocal d'ime factiu^e exquise et qui est le plus beau spécimen existant du style protocorinthieu (P* moitié
92 E. 1; plan, p. 1. ROME St-Sylceùtre-au-Quirinal.
du VI« s.). On y voit figurée une chasse au lion et au lièvre, une troupe de soldats, un jugement de Paris, etc. - Vases attiqucs à figures rouges; vases apuliens, étrusques, etc. - Dans les vitrines contre les parois, eu commençant à dr.: casque en bronze; tête en bronze de Cagli; miroirs étrusques; orfèvrerie de Bettona et de S. Marinella; collection de buccheri. - Dans la i>etite pièce suivante sont les objets trouvés dans les fouilles de Todi: à dr., *coupe attique signée par Pampheios et qui représenta Ulysse fuyant Polyphème; casque en bronze et argent; à g.: *objets en or trouvés dans un tombeau du III^ s., rhj"ton, casque, etc.
Des travaux sont en coius pour agrandir le Musée, dont l'étendue sera presque doublée, tout en conservant le style du Palais. Dans les salles au fond du nouveau jardin on placera la Collection Castellani, riche surtout en ouvrages d'orfèvrerie et en vases grecs et étrusques.
En prenant la ruelle à g. du musée, la via di Villa Giulia, on atteint la via Flaminia, par laquelle, à g., on retourne à la Porte du Peuple. Au coin à dr., est l'élégant Casino dit du Pape Jules, par Pirro Ligorio.