‹ ItalieChapitre 68 sur 169 · Battis tero · texte numérisé non relu

Battis tero

62 Sagrestia comune

63 " rf^i oanonici

64 5ato cteZ Capitolo

65 Sagrestia dei BeneAciati

66 Tesoro

BASILICA DI S.PIETRO ■ p IN VATIGANO s

Scala di 1:1600

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UFF.CARTOGRiEL T.C.I.-C»^» C»rt»jrsf*: P OOR»ELI

• NT VALIABOI MILANO

Progetto di RAFFAELLO per la Basilica di S. Pietro

St-Picrre-au- Vatican. ROME li. 1; plan, p. 1. 177

à g., le tombeau inachevé de Grégoire XIV. En face de ce dernier, au fond de la nef, la Communion de St Jérôme, mosaïque d'après l'original du Dominiquin.

À dr., la Chap. Grégorienne (derrière le pilier de St Longin), construite sous Grégoire XIII d'après les plans laissés par Michel-Ange. À dr., le tombeau de Grégoire XVI, par L. Aniici; en face, au-dessus de l'autel, l'image de la Vierge du Secours, provenant de l'ancienne église.

Dans le passage du transept, à dr., le monum. de Benoît XIV, par P. Bracci; à g., au-dessus de l'autel, la messe de St Basile, mosaïque d'après l'original de Subleyras.

Le bras dr. du transept a servi aux séances du Concile de 1870. Dans l'abside, trois autels ornés de tableaux en mosaïque: St Venceslas, d'après Caroselli; le Martyre de St Processe et de St Martinien, d'après Valentin; le Martyre de St Érasme, par Poussin.

Dans le passage conduisant à la chap. de St Michel, à dr., le célèbre *mon. de Clément XIII, par Canova, dont on admire surtout les lions et la statue du pape agenouillé; à g., l'autel de la Navicella (barque) avec Jésus sur les eaux, mosaïque d'après l'original de Lanfranco.

Chap. de St Michel (derrière le pilier de Ste Hélène), à dr., St Michel, mosaïque d'après l'original de Guido Reni; en face, Ste Pétronille, d'après l'original du Guerchin.

Passage conduisant à la Tribune: à dr., mon. de Clément X, œuvre de plusieurs sculpteurs; à g., St Pierre ressuscitant Tabitha, mosaïque d'après l'original de Placido Costanzi.

Deux marches en porphyre, provenant de l'ancienne basilique, donnent accès à la Tribune. Au fond de l'abside, trône la Chaire de St Pierre, conception théâtrale et baroque du Bernin(1656). Le siège énorme imaginé par l'artiste renferme la chaire en bois incrustée d'ivoire que l'on prétend avoir été celle du Prince des apôtres. La construction fastueuse est soutenue par des statues représentant 4 Docteurs de l'Église: St Augustin, St Ambroise, St Athanase et St Jean Chrysostome. Une vaste auréole en stuc doré environne la Colombe, symbole du St-Esprit, planant au-dessus de la chaire. -À dr. de celle-ci, l'admirable mon. d'Urbain VIII, par le Bernin avec les statues du Pape, de la Charité et de la Justice; à g., le mon. de Paul III, par Guglielmo Délia Porta, ayant au faîte la belle statue du Pape et, plus bas, celles de la Prudence et de la Justice, rappelant par leur attitude les statues des tombeaux des Médicis à Florence.

Dans le passage conduisant à la Chap. de la Colonne

178 R. 1; plan, p. 1. ROME St-Pierre-au- Vatican.

on remarque à dr. le monument d' Alexandre VIII, d'après le projet d'Enrico di S. Martino (vers 1750), et, à g., SI Pierre guérissant le paralytique, mosaïque d'après l'original de Fr, INIancini.

Chap. de la Colonne (derrière le pilier de Ste Véronique), à dr., le tombeau de Si Léon; au-dessus, Si Léon arrêtant Attila, superbe bas-relief d'Algardi (1650); en face, un autel où l'on vénère une ancienne image de la Vierge, peinte sur une colonne provenant de l'église primitive; au milieu, pierre tombale de Léon XII.

Dans le passage aboutissant au transept, à dr., le monument d'Alexandre VII, dernière production du Bernin; à g., le Châtiment de Simon le Magicien, tableau peint sur ardoise par Fr. Vanni.

Dans le bras g. du transept sont placés des confessionnaux pour les étrangers: on confesse en dix langues différentes. L'abside du transept a trois autels ornés de mosaïques: St Thomas, d'après Camuccini; le Crucifiment de St Pierre, d'après le Guide; le Martyre de Ste Valérie, d'après Giov. Ant. Spadarino. Dans le passage aboutissant à la chap. Clémentine, à dr.. la porte de la sacristie, p. 179, au-dessus de laquelle se trouve le monument de Pie VIII, par Tenerani; à g., la Mortd'Ananie, mosaïque d'après l'original de Roncalli.

Chap, Clémentine (derrière le pilier de St André), construite par Giac. Délia Porta, sous Clément VIII, Sous l'autel de dr. est placé le tombeau de St Grégoire; au-dessus, le Miracle de St Grégoire, mosaïque d'après Andréa Sacchi; en face, le monument de Pie VII, par Alb. Thorwaldsen. En tournant à g., on passe dans la

Xef de g. Au-dessus de l'autel, à g., la Transfiguration, mosaïque quatre fois plus grande que l'original de Raphaël. Dans le passage conduisant à la 3^ chap., à dr,, le beau mon. de Léon XI, par Algardi; à g., le monument d'Innocent XI, d'après le dessin de C. ^laratta.

La 3^ Chap. ou Chap. du Chœur a une riche décoration de stucs de G. B. Ricci d'après les dessins de Giac. Délia Porta, et de mosaïques de Ciro Ferri et C. Maratta. Au-dessus de l'autel, la Conception, mosaïque d' après l' original de Blanchi. De belles stalles et deux grandes orgues ornent cette chapelle ; dans le pavement, la simple dalle mortuaire de Clément XI.

Dans le passage conduisant à la 2^ chap. à g., le ^monument en bronze d'Innocent VI IL par Ant. Pollaiuolo; à dr., le monument de Pie X, par Astorri.

2« Chap. (de la Présentation): au-dessus de l'autel, la

les Grottes Vaticaties. ROME R. 1; plan, p. 1. 179

Présentation de Marie, mosaïque d'après l'original de Homanelli; dans le mur de dr., la sépulture de Léon XIII,

Dans le passage qui aboutit à la 1" chap. au-dessus de la porte conduisant à la coupole, le monument de Marie-Clémentine Sobiesky, femme de Jacques III Stuart; à g., le monument des derniers Stuarts, par Canova (1819).

1" Chap. (Baptistère). Un sarcophage en porphyre, qui passait pour le tombeau de l'empereur Otlion II et qui provient du mausolée d'Adrien, sert de fonts baptismaux. Le couvercle en métal est de G. Fontana. Les mosaïques ornant la chap. sont toutes des reproductions de tableaux: le Baptême de Jésus, d'après G. INIaratta; St Pierre baptisant St Processe et St Martinien, d'après Gius. Passeri.

La sacristie (entrée: V. plus haut p. 178; les heures les meilleures sont de 9 à 11 le matin) fut construite par Marchionni (1776-84). Dana le l»'' vestibule: statties de St Pierre et de St PaMi (1461-62), par Paolo Romano, autrefois sur la place St-Pierre; dans le 2«, statue de St André, d'une époque postérieure. À dr. on entre dans la SACRISTIE COMMUNE, de forme octogone, ayant huit colormes antiques de la ViUa Adriana (un enfant de chœur, moyennant un pourboire, fait visiter le reste). À g-, la Sacristie DES CHANOINES, décorée d'un tableau de Ste Anne, de Fr. Penni et d'un autre, la Madeleine, par Jules Romain; on passe ensuite dans la Salle du Chapitre (Stanza capUolare) renfermant trois tableaux de Giotto (vers 1299), qui se trouvaient jadis dans l'ancienne Confession, et quelques fragments des fresques dont Melozzo da Forli avait décoré la coupole des Ss. Apostoli qui a été détruite: ils représentent des * Anges musiciens et des têtes d'Apôtres, p. 103. - De la Sacristie commune on passe dans la Sacristie des Bénépiciers où im élégant ciborium encadre la Vierge de la Fièvre, attribuée à Simone Merami; au-dessus de l'autel, St Pierre recevant les clefs, tableau de Gerolamo Muziano. On entre ensuite dans le Trésor (visite tous le jours, 3 L.; fermé le dimanche f.t les jours de fête), renfermant beaucoup d'objets précieux; croix et candélabres, par Ant. Gentili, d'après le dessin de Michel- Ange; calice en platine offert par le roi d'Espagne Charles III à Pie VI, remarquable, car c'est là la première application de ce métal à l'orfèvrerie; dalmatique historiée, peut-être celle que Charlemagne porta lors de son sacre; deux candélabres par Pollaiuolo; des candélabres de Benvenuto Cellini, etc.

Les * Grottes Vatioanes (entrée 2 L.; s'adresser le matin à un sacristain), sont une grande crypte constituée d'une partie de la primitive basilique constantinienne. La disposition actuelle date de Paul III. On descend par des escaliers pratiqués dans les quatre piliers qui soutiennent la coupole et qui aboutissent à autant de chap. construites par le Bernin et décorées de mosaïques d'après les dessins d'A. Sacchi. On descend actuellement par l'escalier de St André. Les Grottes comprennent les Grotte NuovE, sorte de couloir en fer à cheval, et les Grotte Vecchie qui se composent de trois corridors rectilignes et parallèles. À remarquer dans les premières: Les Anges, le Sauveur entre les Chérubins et la Vierge, par Giovanni Dalnnata; plusieurs sarcophages, des inscriptions, des sculptures de différentes époques, la plupart anonymes; des tombeaux de papes, des croix en marbre et en mosaïque; ime statue de St Pierre, qui n'est qu'une statue antique de philosophe, dont on a remplacé la tête; un haut-relief de Mino da Fiésole. Dans les secondes: un autel par Amolfo di Lapo; des ouvrages de Mino da Fiésole, de Pollaiuolo, des mosaïques, des statues, etc.

180 il. i; plan, p. 1. ROME St-Pierrc-o.u-Vatkan.

L' ^Ascension de la Coupole est permise tous les jours, sauf le dimanche, de 9 à 1 h. de l'après-midi (2 L.; le 1" samedi du mois, gratuit). Le premier parcours peut se faire en ascenseur (i L.) ou par des rampes en spirale dont les murs sont couverts d'inscriptions commémoratives rappeilant les ascensions des souverains et des princes. On arrive au toit, tout hérissé de mansardes où logent les Sampietrini, taUleurs de pierre et ouvriers attachés à l' entretien de la Basilique. Du toit, on admire le merveilleux élan de la coupole, haute de 95 m. Les deux autres, latérales, constructions postérieures de Vignole, sont purement décoratives et n'ouATent pas sur l'église. En s'avançant vers la façade, on domine le panorama de la place et de la \ille. Reprenant l'ascension, on monte un escalier incommode entre les deux calottes de la coupole. Du haut de la 1" galerie (53 m.) et de la 2« (73 m.) on décou\Te une vue impressionnant-e de l'intérieur de la coupole, et, d'après les proportions des détails décoratifs, on juge de l'immensité de rœu%Te. On atteint la base de la lanterne, d'où la montée devient plus difficile. Une • loggia » permet de jouir d'un panorama superbe. Du côté de la façade de l'église, le Tibre avec les ponts Vict.-Emm., St-Ange et Humbert; ensuite le Château St-Ange, le Palais de Justice et, à g., le quartier des Prati di Castello. À dr., se dresse le monument de Vict.-Emm., derrière lequel on voit les statues de la façade de St-Jean-de-Latran; vers la g., le grand cube du Quirinal, au delà duquel apparaissent les coupoles et le clocher de Ste-Marie- Majeure; en continuant vers la g., le grand massif vert du Pincio, de la Villa Borghèse et de la Villa Giulia. Tout près, au X., l'ensemble des constructions vaticanes que l'on aperçoit comme sur im plan déployé: on reconnaît fort bien l'entrée de la Monnaie avec sa fontaine, la 1'^ petite cour (de la Sentinelle), la 2^ (du Perroquet), la 3* (de St-Damase) avec les galeries \'itrées des Loges de Raphaël, ensuite la grande cour du Belvédère et la dernière, de la Pigna (dont l'abside est très ^•isible); en continuant vers la g., le jardin avec l'observatoire, le bois, le verger avec le Casino (petit pavillon) de Léon TV; la reproduction de la grotte de Lourdes; derrière, dans le fond. Monte Marioet la Station radiotélégraphique. Au S. le ch. de fer de Viterbe, et, sur l'esplanade du Janicule, le monument de Garibaldi; plus loin, St-Paul et, tout au fond, par les journées limpides, la ligne de la mer; vers le S.-E., les monts Albains.

L'ascension dans la boule de cui^Te, au moyen d'une échelle droite, n'est que simple ciu-iosité. L'intérieur, dont le diamètre est de 2 m. 50 en\lron, peut contenir 16 personnes s'adossant à la paroi concave. Par le soleil, la températiu'e y est insupportable.

Pour visiter les palais du Vatican, V. p. 181.

En revenant vers le centre, on suit le Borgo Santo Spirito, où l'on remarque: à dr., (invisible de la rue) S. Michèle in Sassia, dont l'origine remonte à Charlemagne et qui conserve encore son ancien clocher (à l'intérieur, tombeau d'Ant. Mengs); ensuite, S. Spirito in Sassia (P\. Il 9), église fondée par Ina, roi des Saxons (728), pour les pèlerins de sa nation (Sassia) qui donnèrent ensuite au quartier le nom de borgo.

L'église a été rebâtie par Ant. da Sangallo le Jeune (1540); la façade fut élevée par Ott. Mascherino, sous Sixte-Quint. Le campanile, l'un des plus sveltes de Rome, est de style tout à fait toscan; il date de l'époque de Sixte lY et l'auteur en est peut-être Baccio Pontelli.

On rencontre ensuite l'Hôpital de S. Spirito (PI. II 9). La construction en fut entreprise par Innocent III, et refaite par

le Vatican. ROME R. 1; vlan, p. 1. 181

Baccio Pontelli, sous Sixte-Quint. Benoît XIV, en faisant boucher les 32 arcades, enleva à l'édifice ses lignes liannonieuses. L'hôpital est surmonté d'une coupole octogonale qui éclaire un oratoire. (Le concierge permet presque toujours d'entrer: on peut voir, à l'intérieur, un autel d'André Palladio, au-dessus duquel un St Job, par Maratta). Le portail de l'hôpital est une œuvre de la Renaissance, d'une exécution parfaite: l'hôpital possède une bibliothèque médicale très importante: la Bibliothèque Lancisiana.

XY. — Le \'aticau.

Sommaire: Notice hitstoriciue, V. ci-dessous; la *Pinacotliè(iue Vaticane, p. 183; le *Mus6e de sculpture, p. 18.3 ; le *Musée Égyptien, p. 188; le ♦Musée Étrusque, p. 188; le *Musée Chiaramonti, p. 190; Bibliothèque et archives, p. 192; les Appartements Borgia, p. 192; les *Chambre8 et les *Loges de Raphaël, p. 193; la *Chap. Sistine, p. 198; Galeries géographifiue, des tapisseries et des candélabres, p. 199.

Au moyen âge les papes habitèrent le Palais de Latran. Il n'y avait alors, près de la première église St-Pierre, qu'une maison datant du pape Symmaque (498-514): c'est là que séjournèrent Charlemagne en 800 et Othon I" en 980. Comme cet édifice menaçait de tomber en ruine au XII* s., Eugène 111(1150), Gélestin III, et Innocent III le restaurèrent et l'agrandirent. Le Latran étant devenu inhabitable après l'incendie de 1308, Grégoire XI, au retour d'Avignon (1377), alla s'établir au Vatican, qui devint ainsi la résidence habituelle des papes et où, en 1378, eut lieu le 1" conclave. Alexandre V (1409-10) construisit le corridor (p. 170), unissant le palais au Château St-Ange; Nicolas V conçut le projet et commença en 1450 la construction d'une demeure grandiose; Sixte IV fit ériger en 1473 la chapelle qui porte son nom; Innocent VIII fit bâtir le pavillon qui devint l'habitation papale; Alexandre VI démolit plusieurs parties anciennes et les remplaça par un appartement nouveau, que l'on appelle aujourd'hui l'appartement Borgia. Ce fut Jules II qui entreprit avec le plus d'ardeur la reconstruction du Vatican: sous son pontificat. Bramante relia le pavillon d'Innocent VIII au palais par la grande cour du Belvédère. Léon X entoura la cour de St-Damase de /o^^e (galeries); Paul III fit élever par Ant. da Sangallo le Jeune, la Chap. Pauline et la Sala Regia; Pie IV et Grégoire XIII chargèrent Pirro Ligorio de plusieurs travaux d'agrandissement; Sixte-Quint fit construire par Dom. Fontana le corps de bâtiment donnant sur la place St-Pierre et le grand salon de la Bibliothèque, qui partagea en deux la cour du Belvédère; Paul V fit l'aile du palais à g.

182 R. 1; plan, p. 1. ROME le Vatican.

des logge de Raphaël; Urbain VIII commença la Scala Regia (Escalier Roj-al) d'après les plans du Bernin; Alexandre VII racheva; Clément XIV transforma l'ancien appartement d'Innocent VIII en un musée que Pie VI agrandit (architecte Simonetti) et auquel Pie VII ajouta le Braccio Nuovo d'après le plan de Raff. Stem; Grégoire XVI fonda les Musées Égyptien et Étrusque; Pie IX ferma le quatrième côté de la cour de St-Damase en couvrant la Scala Pia; Léon XIII fit restaurer et rouvrir au public l'appartement Borgia.

Aucun autre palais au monde ne peut égaler en intérêt et en importance historique et artistique le Vatican; c'est, à proprement parler, un ensemble de constructions couvrant à elles seules, sans compter les jardins, une superficie de 55.000 m. carrés, dont 25.000 environ occupés par les 20 cours; les salles, chapelles, etc., sont au nombre de mille: la fantaisie populaire en a augmenté le nombre jusqu'à 11.000, L'appartenient du Pape et la Cour Pontiiicale n'occupent qu'une partie minime des palais: tout le reste est réservé à la bibliothèque, aux musées, et aux collections artistiques. On ne peut lîaturellement visiter le Vatican en un seul jour, à cause du nombre des galeries et de leur étendue. Pour éviter le surmenage il vaut mieux alterner les visites des musées avec les promenades dans les jardins ou des courses dans les alentours de la ville. L'impression produite par le Vatican est unique en son genre et frappe le touriste le moins instruit: c'est une synthèse de la grandeur de Rome à travers les siècles.

L'entrée des musées est très loin de celle de St-Pierre et du Portone di Bronzo, p. 172, qui est l'entrée principale du Vatican. Elle est située derrière celui-ci, à son extrémité N. (à dr. en regardant la façade de St-Pierre) et l'on n'y arrive que par un seul chemin (accessible aux voitures), contournant l'église St-Pierre. Cela fait environ 850 m. à franchir, de l'angie gauche de la colonnade, où stationnent habituellement les voitures, jusqu'au bout de la grande allée du Belvédère.

De l'extrémité de la colonnade, à g. de la façade de la Basihque de St-Pierre, on entre dans la via délia Sagrestia en passant sous l'arcade, puis on longe le flanc de l'éghse. (Quelques pas plus loin, une dalle m^arque, dans le pavé, l'emplacement qu'occupait anciennement l'obéhsque de la place, V. p. 172; à g., s'étend le Camposanto dei Tedeschi, peut-être le plus ancien de la Rome du moyen âge, et remontant à 779: il est réservé aux Allemands et aux Hollandais). Le passage sous la Sacristie aboutit à la grande piazza délia Sagrestia; ensuite, en tournant à dr. vers l'abside de St-Pierre, on va à la piazza

PROPR.DELT.C.I. KIPR0D.VIE1.

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la Pinacothèque Vuticane. ROME H. 1; plan, p. 1. 183

di S. Maria; enfin, par la via délie Fondamenta, on arrive à une sorte de grand portail qui doime accès dans le Cortile del Forno, sur le territoire pontifical. On laisse à dr. une porte gardée par les Suisses et par où les voitures peuvent entrer dans la cour de St-Damase, et par un passage voûté on arrive au largo vialnnc di Belvedcre, entre le palais à dr. et les jardins à g. Ce long détour permet de remarquer les proportions colossales de la Basilique et la beauté majestueuse et élégante à la fois de la coupole de Michel-Ange,

À mi chemin de l'allée est l'entrée de la *Piriacotiîè{iue Vatioano, fondée par Pie Vil, Iraîisférée dans cette aile du Palais par Pie X (1909) et enrichie de tableaux provenant de la Bibliothèque, de la Galerie de Latran, p. ]32, et d'autres appartements du Vatican. Elle comprend un nombre assez limité de tableaux, presque tous des chefs-d'œuvre. Pour l'horaire des visites, V. p. K^^. Directeur: le Prof. Biagio Biagetti. - Catalogue de 1913. V. le plan des Musées, ci-contre.

Salle I (à dr.: Primitifs): 1, St François d'Assise, par Margaritone d'Arezzo; 27, le Christ, par Simone Martini; 28, Cnicifiement, par Lippo Memmi; 54, Crucifieraent et St Pierre, St Paul et St Louis, école de Glotte; 68, 82, Vie de St Benoît, Adoration de VEnfant Jésus, par Lorenzo Monaco; 90. la Vierge, par Bernardo Daddi. - Salle II (œuvres, du XV« s.): 115, 116, la *Vierqe, des Amjes, St Dominique et Ste Catherine; 2 scènes de la vie de St Nicolas de Bari, par Angelico; 123, St Thomas reçoit de la Vierge la ceinture, par Benozzo Crozzoli; 129, la Ste Famille, par Andréa del Sarto; 140, Couronnement de Marie, par Filippo Lippi (vers 1460); 141, *le Platina préposé par Sixte IV à la Bibliothèque du Vatican, en présence de Julien et de Jean De la Rovère, de Girolamo et de Raffaello Riario, admirable fresque de Melozzo da Forlî, reportée sur toile; 142, 143, la Vierge avec l'Enfant Jésus et 6 Saints, la Vierge avec V Enfant Jésus et 2 Saints, par Marco Palmozzano; 144, Annonciation, probablement du même auteur; 145, Miracles de St Vincent Ferrier, par Francesco del Cossa; François Sforza, par Bernardino dei Conti; 147, la Vierge avec l'Enfant Jésus, par Lorenzo di Credi; 150, la Vierge avec l'Enfant Jésus, St Jérôme, et St Barthélémy, par Moretto; 151, *St Jérôme, ébauche de Léonard de Vinci; 153, 154, St Pierre et St Paul, par Fra' Bartolomeo; 155, le Rédempteur, attribué au Corrège; 158, la Ste Famille, par Garofalo; 166, Présentation au temple, par Sano di Pietro; 176, Vision de St Thomas d'Aquin, par Sassetta. - Salle III (écoles de l'Ombrie et des Marches): 187, la Vierge avec l'Enfant Jésus, St Michel et Ste Ursule, par Allegretto Nuzi; 191, la Vierge avec Ste Anne, par Lorenzo da Sanseverino; 192, la Vierge avec l'Enfant Jésus, par Francescuccio Ghissi; 211, 212, Triptyque de Camerino, polyptyque de Montélparo, par Nicolô da Foligno; 213, Assomption, par Cola dell'Amatrice (1515); 214, Couronnement de Marie, par Pintm'icchio (1503); 215, la Vierge avec l'Enfant Jésus, manière du même artiste; 217, la « Madonna délia Spineta^, par Spagna (vers 1507); 218, la Vierge vénérée par les auditeurs de Rote, par Antoniazzo Romano; 219, 220, Trois Saints, Résurrection, par le Pérugin. - Salle IV (de Raphaël): 224, la Vierge et 4 Saints, par le Pérugin; 225, le Couronnement de Marie, par Raphaël (1503) première grande composition du peintre, tentée au moyen d'éléments empruntés au Pérugin et à Pintmicchio; 226, Les Mystères (Annonciation, Epiphanie, Présentation au temple); prédelle du tableau précédent, mais od les formes mariju^nt un progrès; 227, *Les trois Vertus théologales (pré-

184 Pi. 1; plan, p. 1. EOME La Pirutcûtfièque Vaticane,

délie de la Descente de croix, p. 84), par le même (1507); 228, * a Madone de Foligno > par le même (1512), ex-voto du prélat Slglsmondo Conti, secrétaire de Jules II, offert à la suite du danger auquel il avait échappé pendant le siège de Foligno, une bombe étant tombée sur sa maison: en haut la Vierge avec l'Enfant Jésus, assise sur les nuages, se détachant au-dessus d'un globe entom-é de chérubins; en bas, à g., St Jean-Baptiste et St François et à dr., St Jérôme qui présente Conti à Marie; au milieu, un ange charmant; au fond, Foligno, la chute du projectile et l'arc-en-ciel, signe de paix. La noblesse, l'élégance, la puissance du coloris en font ime des œuvres les plus sublimes de l'artiste. 229, * Transfiguration, dernière œuvre de Raphaël. Sur la cime du Mt Thabor, les apôtres Pierre, Jacques et Jean s'étant réveillés voient à travers une lumière fulgiu-ante le Christ qui lentement monte au ciel, adoré par Élie et par Moïse; au pied du mont, les autres apôtres et la foule, parmi laquelle se trouve un jeune homme possédé du démon. La composition et la partie supérieure du tableau sont du maître; la partie inférieure fut achevée par Jules Romain et Francesco Penni. 230, << Madonna di Monteluce », par Jules Ronoain et Francesco Penni; 231, St Jérôme, par Giovanni Santi. - On retoiurne au vestibule et l'on continue tout droit à la Salle V (école vénitienne): 232, Pietà, par Giovanni Bellini; 233, 234, la Vierge avec l'Enfant Jésus (1482), Pietà, par Carlo Crivelli; 237, polyptyque d'Antonio Vivarini; 238, 239, *« Madonna di San Nicolà dei Frari " (1523), Le doge Nicold Marcello, par le Titien; 240, St Georges, par Paris Bordone; 241, Ste Hélène, par Paul Véronèse; 243 Ste Famille et Saints, par Bonifacio Veronese; 244, St Bernard (?), par Sebastiano del Piombo. - Salle VI (artistes du XVII* s.): 245, 246, *Descente de Croix, St Pierre renie le Christ, par le Caravage; 247, Ste Famille, par Carlo Maratta; 248, 249, la Vierge avec l'Enfant Jésus, Cardinal, par Sassoferrato; 250, 251, Miracle de St Grégoire le Grand, Vision d^ St Romnald, par Andréa Sacchi; 252, 253, Annonciation, Repos pendant la fuite en Egypte, par Federico Barocci; 255, 256, 257, St Jean- Baptiste, Ste Marguerite d« Cortone, la Madeleine, Incrédulité de St Thomas, par le Guerchin; 259, 260, la Vierge et des Saints, Crucifiement de St Pierre, par le Guide; 261, Martyre de St Laurent, par l'Espagnolet; 262, *Communion de St Jérôme, par le Dominiquin (1614). - Salle VII (non italiens): 263, un Vieillard, par David Teniers le Jeune; 265, Martyre de St Érasme, par Nicolas Poussin; 266, 267, le Mariage de Ste Catherine, Adoration des bergers, par Mm-illo; 270, Martyre de St Processe et de St Martinien, par Valentin; 271, Pietà, par Lucas Cranach le Vieux; 275, George IV d'Angleterre, par Thomas Lawrence.

L'entrée des *AIusées du Vatican est au fond de l'allée du Belvédère. Ces musées sont assurément la plus grande collection d'antiques qui existe au monde; leur origine remonte à une collection que les papes de la Renaissance avaient réunie dans la Cour du Belvédère, mais dont une grande partie a été ensuite dispersée ou donnée à la Ville de Rome ou à l'étranger. La réorganisation et le classement des collections actuelles sont dus surtout aux papes duXVIIP et du XIX^ s.: nous sommes redevables à Clément XIV et à Pie VI du Musée Pio-Clementino; à Pie VII, du Musée Chiaramonti et du Braccio Xuovo; à Grégoire XVI, du Musée Grégorien (égyptien et étrusque). Directeur: le Comm. Prof. Bartolomeo Nogara. Jours et heures de visite, p. 13. V. le plan des Musées, p. 182.

le Muafte Pio-Clementino. ROME R. 1; plan, p. 1. 185

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