TIVOLI
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Tivoli. DE HOME B. 2; plan, ci-contre. 'J.il
Par le vicolo délia Sibilla on va à la pi. Riuarola ( PI. 4 C), où aboutissent la route du ponte Gregoriano provenant de la gare du ch. de fer et la rue qui va à la station du tram (Porta S. Croce). À dr. descend la via S. Valerio qui conduit au73ôme(St-Laurent; PI. 4 C) refait en 1635, au campanile roman du XIP s.
À riNTÉRlEUR, moHumeiit de l'évêque Ant/elo Lupo (mort en 1485), monument de l'évêque Angelo Leonini (mort en 1517), une Descente de Croix, sculpture en bois du XII^ s., une Immaculée Conception, école du Bernin. reliquaire en argent du XV« s. -Derrière l'église, la cella du Temple d'Hercule.
Dans la via del Colle, qui descend d'ici vers le S.-0.,et longe l'euceinte de la Villa d'Esté, on voit des restes des nuirs et de l'ancienne porte de la ville. En sortant par la Porta del Colle (PI. 3 D), à dr. la jnétendue Villa de Mécène, puis à g., le temple dellaFo!<ca,i.\\\\v^tvi\\ nymphée d'une villa, ensuite à dr. la route venant du ponte dell' Aequo ria, V. ci-dessous; en continuant ou parvient à la station du tram de la Villa d'Adrien, p. 242.
De la piazza Hivarola, V. ci-dessus, par la piazza et la via Palatina on va à la pi. délia Regina, (PI. 4-5 D), centre de la ville. Puis par la y/a Trento, Va piazza et la via S. Croce à la station du tram, qui se trouve sur le Viale Garibaldi. On prend à dr. et l'on débouche sur la pi. S. Francesco, où est l'entrée de la délicieuse *ViIia d'Esté (Pi. 1 D), de Pirro Ligorio (1549), bâtie pour le'card. Hippolj'te II d' Este (entrée 3 L.; enfants âgés de moins de 12 ans, 1 L. 50; le vendr., entrée gratuite).
Les œuvres, qui contribuèrent le plus à son ornement, furent les sculptures classiques, aujourd'hui pour la plupart dispersées, que l'on trouvait dans les fouilles du sol de ïibur. Bien qu'elle ait perdu ses trésors artistiques, ainsi qu'une bonne partie des eaux qui en animaient le parc, la villa n'en est pas moins toujours fort intéressante. On entre par une porte secondaire à côté de l'église San Francesco: on longe la cour intérieure et l'on descend à dr. par un escalier à un portique, d'où l'on a une belle vue sur E.ome et la campagne, et un admirable coup d'ceil général sur le jardin. Celui-ci s'élève en terrasses symétriques couvertes d'une végétation luxuriante et solennelle; quoique négligé, l'ensemble est extrêmement pittoresque. À dr. et à g. du portique deux escaliers descendent au Viale délie Cento Fontane, allée parallèle au front de la villa, et flanquée d'un bassin aux très nombreux jets d'eau. À l'extrémité S. de l'allée, la Rometta (petite Rome) groupe de reproductions minuscules des édifices principaux de Rome antique. On descend à une terrasse au milieu de laquelle est un magnifique jet d'eau entouré de cyprès. En face, une allée descend à un *rond-point entouré de cyprès, peut-être les plus hauts d'Italie. À g., N., une pièce d'eau alimentant trois bassins carrés. Un peu partout dans le jardin, des pavillons, des grottes artificielles, des fontaines, des constructions décoratives. - L3 Palais en haut a été décoré par les Zuccari, Gerolamo Muziano et autres.
La visite de Tivoli se termine en faisant le tour de la "^via délie Casca* telle. De la porte S. Angelo on prend la route à g., et, parmi les oliviers, on arrive en 15 min. au Belvédère (PI. 6 A), vue incomparable des Cascades, spécialement de la Grande Cascade. En continuant, on rencontre les ruines de l'Aqueduc de l'Acqua Marcia et l'on jouit du décor merveilleux de Tivoli, avec ses temples, les petites cascades et ses \illas. Près de la petite église de S. Maria in Quintiliolo, les ruines de la Villa de Quintilius Varus (PL 2 A) dans l'endroit le plus enchanteur de la vallée. De là, en prenant à g., on arrive eu 45 niiu. au pont de l'Acquoria (1 C-D), et par une montée rapide à la porte del Colle, V. ci-dessus. Même les touristes les plus preaoé i doivent aller au moins 10 min, au delà du Belvédère.
242 E. 2; plan, ci-contre. ENVIRONS Villa Adriuna.
B. — Villa Adriana.
Tram Eome-TIvoli, p. 238. De Tivoli à Villa Adriana, p. 241. Visite du plus grand intérêt. À l'aide du plan, ci-contre, il est facile de se diriger; le guide iwut être utile pour les explications concernant les monuments. - Rest. Villa Adriana, près de la station du tram; Rest. Adriano, à l'entrée de la Villa.
La *Villa Adriana, la villa impériale la plus vaste et la plus riche du monde romain, fut la demeure préférée de l'empereur Adrien, qui la fit construire de 125 à 135. Il s'y retira en 135, puis atteint par la maladie se fit transporter à Baies, où il mourut en 138. Entrée de 9 à 17 h. du 20 sept, au 1" avr., de 10 à 18 h. du 1" avr. au 19 sept., 3 L.; le dimanche, gratuite.
Le choix de l'endroit peu amène et peu salubre, peut-être s'explique-t-il par le fait que le terrain appartenait à Sabine, femme de l'empereur, et par le caractère extravagant d'Adrien. Celui-ci, pour perpétuer le souvenir des lieux qui l'avaient le plus impressionné, dans ses longs voyages à travers l'Empire, voulut qu'ils fussent reproduits dans la villa; il en fut ainsi du Lycée, de l'Académie, du Prj-tanée et du Pécile d'Athènes, du Canope sur l'ancien port du Delta, des Enfers, d'après les fantaisies des poètes sur les lieux destinés à la vie future, et même de la vallée de Tempe, souvenir fie la Thessalie. Les successeurs d'Adrien agrandirent et embellirent la villa; Constantin, dit-on, la dépouilla d'un bon nombre d"œu\Tes d'art; il est certain qu'elle fut dévastée par les Barbares et surtout par Totila et Astolphe. Plus tard, elle servit de carrière d'où l'on tirait des matériaux de construction et pour fours à chaux. Pendant la Renaissance, on en visita les ruines et l'on en fit des reliefs. Alors les fouilles commencèrent: elles ont découvert jusqu'ici 261 œu"VTes d'art, aujourd'hui dispersées dans les musées de toute l'Europe. C'est en 1730 que le comte Fede, Romain, y planta des cyprès et des pins qui en rendent les ruines si pittoresques. Le Canope, les Thermes et le Stade sont ce qui reste à explorer.
Le plan de la villa est très capricieux, quoique les édifices soient réguliers. Ceux-ci sont groupés autour de i bâtiments principaux: Pécile^ Canope, Académie et Palais Impérial. Des poteaux, d'ailleurs insuf&ants, indiquent le nom des édifices.
Delà station du tram par un chemin au S. on arrive en 2 min. à l'entrée, d'où part une allée de cyprès géants. Au tournant de l'allée est le tourniquet, avec le guichet où l'on prend son billet. On continue par l'allée: aussitôt à dr. le Théâtre grec, d'env. 36 m. de diamètre et dont la cavéa creusée dans le coteau est assez bien conservée.
Un petit chemin à g., mène à la Fontana di Palazzo, modernisée, près de laquelle on voit des restes insignifiants de la Palestre: au delà de celle-ci est la vallée Pussiana, que l'Empereur appela de Tempe, en souvenir de ceUe de Thessalie, en donnant le nom de Pénée au ruisseau qui la parcourt.
Une courte rampe parmi des oliviers et des cyprès, conduit à l'esplanade du prétendu Xymphée, autrefois Casino Fede, aujourd'hui logement des gardiens, où est aussi une petite collection d'antiquités. En montant du théâtre grec ou
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rUla Adriana. DE ROME R. 2; plan, ci-contrc. 243
voit les soubassements du nymphée avec des niches et les hospitalia, série de locaux réservés peut-être à la suite de l'empereur. On continue par l'allée de cyprès et l'on arrive au Pécile, on longe le mur N. et l'on entre du côté O.
Le « Stoâ Poikile » -= portique varié, était un portique fameux d'Athènes, ainsi noninié à cause des peintures variées qui y étaient conservées et qui étaient des œuvres de Polygnote et de Panène. La reproduction due à Adrien consiste en un péristyle rectangulaire, dont les petits côtés sont un peu courbes, de 232 m, de long et 97 de large. Sur le côté N., subsiste le long et colossal mur d'enceinte, imposant et haut de 9 m., s'étendant presque exactement de l'E. à l'O. et qui était flanqué de portiques à pilastres, couverts d'un toit sur les deux côtés, de façon qu'on pouvait s'y promener à l'ombre ou au soleil, à n'importe quelle heure du jour, jouissant de la fraîcheur ou de la chaleur selon la saison. Au milieu du rectangle était une piscine; l'espace autour pouvait servir d'hippodrome. L'aire du Pécile a comme substruction, vers le S.-O., xm mur avec trois rangées de locaux, le Cento Camerelle, 100 petites chambres qui étaient, croit-on, les logements des Prétoriens. Dans l'angle N.-E. du Pécile, sont les ruines de la Salle des Philosophes, un rectangle avec abside de 17 m. 35 de long et 11 m. 82 de large, avec 7 niches pour statues et 4 portes latérales. De cette pièce on passe dans ce qu'on appelle le Théâtre Maritime ou Natatoire, édifice circulaire de 42 m. 56 de diamètre, avec un péristyle ionique en marbre et, concentriciuement, un canal (euripe), de 4 m. 80 de large, revêtu de dalles de marbre de Limi (Carrare), et qui entourait une île, où l'on accédait par de petits ponts mobiles. C'était, croit-on, un lieu où l'empereur aimait à se retirer dans la solitude.
En quittant le Théâtre Maritime, et en continuant vers le S., on traverse une vallée plantée d'oliviers, appelée le Stade, qui s'étend dans la direction du méridien et à laquelle sont joints deux édifices, l'un à l'E., l'autre à l'O.; de ces deux constructions la plus intéressante est la première, une cour rectangulaire de 59 m. de long et 33 m. 45 de large, avec un portique à colonnes cannelées, composites.
Au delà du Stade, sont les petits Thermes, puis les grands Thermes, appelés sans raison muliebri (des femmes) et virili (des hommes) ou d'hiver et d'été. Dans les seconds, il n'y a qu'une grande salle circulaire qui soit bien caractérisée, le frigidarium, décoré de stucs très fins; vers l'E., il y a une piscine pour nageurs, qui est fermée du côté N.-O. par un Cnjptoportique, sur les murs crépis duquel on voit de nombreux graffiti des XVI« et XVI !« s., et qui conduit au Prétoire. Celui-ci est constitué par des cellules serrées, qui devaient être habitées non par les prétoriens, mais par le bas personnel de la villa.
De là, on passe au Cnnopc, une vallée allongée, qui devait imiter un sanctuaire dédié à Sérapis, situé a 15 milles d'Alexandrie (Egypte), et auquel on accédait par voie de terre et par un canal dérivé du Nil et dont les rives étaient bordées d'auberges et de tavernes, Adrien fit creuser cette
244 B. 2; plan, p. 242. ENVIRONS Villa Adriana.
vallée, de 195 m. de long sur 75 de large, avec un canal; sur la rive dr. de celui-ci étaient 20 chambres avec un portique, servant d'auberge, et, sur la rive g., s'élevait un gros mur de 240 m. de long avec contreforts, contre lequel étaient appuyés les tavernes. Au fond, au S., est le temple de Sérapis, qui a fourni la majeure partie des sculptures ég^'ptiennes des Musées du Capitole et du Vatican.
Monter au-dessus du Serapéum, derrière la coupole duquel le terrain s'élève et permet de jouir de la vue d'une grande partie de la villa, au milieu du vert sombre des cyprès et du vert argentin des oli%iers, et dans le fond le paysage de Tibur. - Au S. dans l'olivette Bulgarini, est la soidisant Académie (propriété privée; attention aux chiens). Il s'agit d'un ensemble d'édifices qui fut appelé l'Académie par les uns, mais qui, selon d'autres, serait un petit Palais. Le nom d'Académie fut celui d'un fonds de terre, près d'Athènes, donné par Académus à ses concitoyens et oîi Platon établit son école. Parmi les ruines, on reconnaît une salle circulaire dite le Temple d'Apollon, un péristyle et des restes de trois chambres aux stucs très fins. À env. 100 m. au S.-E., des traces d'une cour et, 80 m. plus loin, les restes d'un *Odéon ou Théâtre, de 45 m. de diamètre, où l'on remarque la loge impériale dans le secteur du milieu de la cavea. En descendant la colline à l'E., on trouve une sombre vallée artificielle, creusée dans le tuf sur une longueur de 150 m., ombragée par une épaisse végétation et conduisant à im vestibule de mi- circula ire, oîi peut-être était le simulacre de Cerbère. C'est l'entrée des Enfers, consistant en 4 corridors souterrains, de 4 m. 7S de large, en forme de trapèze, presque im k. de timnel creusé dans le tuf, et éclairé par 79 ouvertures. De là partent des petit tunnels communiquant avec les différents édifices de la vUla.
À 4 min. à l'O. de l'entrée du Canoi>e, on monte dans l'olivette Eoccabruna, connue pour la grandeur de ses oliviers (l'un d'eux, VAlbero bello, est, croit-on, le plus grand du territoire de Tivoli), vers un bâtiment rectangulaire, la Tour de Roembruna, un belvédère construit à la façon d'un phare (vue), circulaire à l'intérieur, avec des niches; c'est peut-être une imitation de la Tour de Timon, située près de l'Académie d'Athènes.
En rebroussant chemin, il reste à visiter le dernier groupe de ruines, constituant le Palais Impérial, placé parallèlement à la vallée de Tempe, et dont les édifices se groupent autour de 4 péristyles, appelés la Piazza d'Oro, VAtrio Dorico, le Peristilio Grande, et le Cortile délie Biblioteche.
Des Petits Thermes un sentier vers le X. aboutit à la PiAZZA d'Oeo (Place d'Or), nom moderne d'un espace rectangulaire, à l'extrémité S.-E. du Palais Impérial. Le péristyle ét-ait formé de 60 colonnes alternées de cipolin et de granit (18 sur les longs côtés et 12 sur les petits) dont il reste les bases. Sur le côté S.-E., il y a ime série de salles au plan compliqué, parmi lesquelles il en est une contenant 5 niches, oii se trouvaient autant de statues qui versaient de l'eau sur les marches de marbre.
En continuant vers le X.-O., I'Atrium dorique, aux pdastres cannelés (12 siu" les grands côtés, 6 sur les petits): un triclinium et une salle en forme de basilique, dont l'abside est contiguë à la Caserne des Vigiles. - Eusuite, vers le X., on trouve le Grand Péristyle, avec ime salle rapwlant la basilique à trois nefs, des latrines et im cryptoportique; après, il y a la Cour des Bibliothèques (65 m. 78 de long sur 51 de large) avec quel-ques pièces au plan irrégulier, auxquelles on a donné les noms de Biblioihèque grecque et de Bibliothèque latine et d'autres locaux. On peut retourner; par la terrasse de Tempe au Théâtre Grec et à la sortie.
Subiaco.
DE ROME
R. 2; carte, p. 238. 245
Subiaco.
L'excursion demande une journée, en partant soit de Tivoli, soit de Rome. Profiter du direct du matin, auciuel correspond le train de Mandela n Subiaco. En automobile on pourrait faire le tour Rome-Tivoli- Subiaco- Genazzano-Palestrina-Frascati-Rome.
Ch. de fer Rome-Mandela, 54 k., en 1 h. 40 env.; prix: P« cl. 26 L. 20, IP cl. 17 L. 85, IIP cl. 10 L. 80. - Jusqu'à (40 k.) Tivoli, p. 238. La voie fait une grande courbe dans la verte vallée de l'Aniene et remonte vers le N.-E. - 51 k, Vicovaro, à 315 m., petite ville, à 1 k. de la gare, sur l'emplacement de la citadelle de Varia, cité des Éques. On y admire un Palaia des Orsini du XIII® s. et une chap. octogone Renaissance, le *Tempietto di S. Oiacorno, par Domcnico da Capodistria (vers 1450), avec beau portail de Giovanni Dalmata. Entre la ville et la gare, l'église S. Atitonio, dont le portique conserve 4 colonnes antiques. - On traverse un long tunnel. - 54 k. Mandela-Sambuci, tête de la ligne de Subiaco. La ligne principale continue pour Sulmona et Castellammare Adriâtico, V. R. 8.
Ch. de fer Mandela-Subiaco, 23 k. en 1 h. env., 2-3 dép. par j.; prix: pe cl. 10 L. 05, IP cl. 7 L. 30, IIP cl. 4 L. 80. - On remonte la pittoresque vallée de l'Aniene, en passant par la station de (8 k.) Anticolilioviano, d'où l'on va à (3 k. 5) Anticoli-Corrado, à 512 m., petit pays moyenâgeux caractéristique, dont les femmes, renommées pour leur beauté, servent de modèle aux artistes de Rome.
Subiaco, à 408 m. d'alt., 7.183 hab., au fond de l'étroite vallée de l'Aniene, est le berceau du Monachisme en Occident. L'aspect en grande partie moyenâgeux de la ville, le charme des environs, le caractère singulier et très original des couvents en rendent la visite inoubliable.
Autobus: pour Serrone (seulement dans la bonne saison) 1 dép.
par j., en 1 h. 40, 12 L.; pour Gerano, 1 dép. par j., en 2 h., 7 L. 55.
HOtels: deU'Aniene, à l'extrémité supérieure de la rue principale, 30 ch., simple; Roma, Viale Principe Umberto, 16 ch.; Vittôrio Véneto, via C. Battisti, 8 ch.
Subiaco (Sublaqueum, sous les lacs) n'existait pas dans l'antiquité. Néron, barrant le comrs de l'Anio, rappela à l'existence les Simbruina stagtia, trois lacs qui se sont ensuite réduits à deux et, près du miroir des eaux, il bâtit une somptueuse villa, où d'après le récit de Tacite il fut frappé par la foudre pendant qu'il était à un banquet. Il paraît que la ville fut bâtie alors, fondée par les esclaves employés à la construction de la villa. Plus tard, on y construisit un cloître dédié à St Clément. C'est là que se retira, à la fin du V« s., Benoît de Nursie (Nôrcia), de la famille Anicia; quelque temps après, persuadé par Scolastique, sa sœur jumelle, il établit la règle fondamentale de l'Ordre des Bénédictins, en installant ses frùros dans 12 petits cloîtres séparés. Mais l'envie d'un certain Elorentius le força à se rendre au Mont Cassin où, en 529, il fonda le Couvent si fameux, p. 268. Quelques-uns de ses compagnons, restés à Subiaco, avec l'abbé, St Honoré, y bâtirent le Couvent de St-Côme et St-Damien, aujourd'hui Couvent de Ste-Scolastique, ainsi que d'autres couvents qui furent presque tous détruits par les Lombards. L'Abbaye parvint au plus haut degré de splendeur au XP et au XIP s., mais ensuite les ambitioas des moines, les tremblements de terre et la peste, en 1348, en amenèrent la décadence. En 1464, Arnold Pannortz et Conrad Schweinheim y installèrent la première typographie de l'Italie.
Avant d'entrer en ville, à dr., on va à San Francesco, église où se trouvent un triptyque d'AntoniazzQ Romano
1246 R. •-'; carte, />. 23S. ENVIRONS Subiaco.
(1467) et des fresques attribuées au Sodoiua. - A l'entrée de la ville, l'arc de triomphe de Pie YI (1789); près de la Porta délia Valle, est la partie moyenâgeuse de la ville; au delà, on va à la Forteresse, du XP s. - En traversant toute la ville, on remonte la vallée; à 10 min. se trouve le Pont Rapone ou Pont de San Maiiro et après il y a un chemin muletier (quelques rares vestiges de la Villa de Néron) qui mène en 15 min. au *Couvent de Ste-Seolastique, vaste ensemble d'édifices comprenant une église et trois monastères.
On entre dans le 1" Cloître (1580), puis dans le 2« (1052), une des premières constructions ogivales qui aient existé en Italie (grossier bas-relief de 981 et pierre conmiéniorative énumérant les propriétés rxui appartenaient à l'abbaye en 1052). On passe dans l'église Ste-Scolastiqiie, bâtie en 975, refaite au XVIIP s. Elle a deux portails du XIIP s., le trône abbatial et des fresques de 1426. Campanile roman de 1053. - Par un corridor (portail du IX^ s.) on accède au 3*= Cloître, belle œuvre des Cosmas (1235). Sous le portique on remarque trois sarcophages antiques, im putéal et des fragments de la villa de Xéron. On passe ensuite dans la Bibliothèque et dans les Archives, contenant des incunables, parmi lesquels des exemplaires des premières éditions ayant paru ici et des manuscrits.
Plus en haut (25 min.), le *Couvent de St-Benoît ou Sacro Speco (Grotte Sacrée), à (i40 m., formé de deux églises superposées, de chapelles et de grottes creusées dans les anfractuosités de la montagne.
Par un étroit escalier, puis par un coiiloir orné de fresques de l'école ombrienne du XV^s. on va à V église supérieure, avec une voûte d'arête gothique, décorée de fresques, vies de Jésus, de St Benoît et de Ste Scolastique, du XIV^ s. A. Tint., une belle chaire; dans la chap. de St-Grégoire, portrait de St François d'Assise sans auréoles et sans stigmates, peint en 1228. Dans la Sacristie, des tableaux de Jules Romain, du Dominiquin et du Caravage. - Par mie série curieuse de chap. peintes à fresque, on passe à Véglise inférieure, qui a également ime voûte d'arête ornée de fresques d'un maître Conxolus de la 2^ moitié du XIII^ s.