De Rome à Naples
Ch. de fer: 249 k. en 5 h. par les directs; prix: I" cl. 113 L. 70, IP cl. 76 L. 40, IIP cl. 44 L. 70. - Dans la presnière partie du trajet, la vue de la Campagne romaine, de Rome au loin et des Mts Albains, a quelque chose de solennel; ensuite, la ligne après avoir gravi les i>entes des Mts Albains, dans un paysage varié et intéressant, s'approche de quelques villes aux anciens souvenirs, telles que Palestrina et Anagni, que l'on voit sur les hauteurs. Le parcours après Frosinone devient toujours plus beau et plus varié. À partir de Capoue, la richesse du terrain de la Campanie que l'on traverse est vraiment remarquable; à mesure que l'on avance toujours plus près du Vésuve et de Xaples, le coup d'œil devient de plus en plus pittoresque. Bien que la variété du trajet soit grande, il est conseillé de se placer à g. La ligne est des plus intéressantes; il est donc préférable de la parcourir de jour. La ligue « directe Rome-Xaples -> qui n'est exploitée qu'en partie et ne sert pas encore comme grande voie de communication, abrégera de beaucoup le trajet et le rendra plus rapide. Elle suit un tracé tout différent plus près delà mer, et touchant Fôrmia, p. 269, et Pouzzoles.
La voie sort de Rome près de la Porta Maggiore; on voit à dr. la fuite des arcades de l'Acqua Felice, puis celles de TAcqua Claudia et les tombeaux, les tumulus et les tours de la via Àppia à dr. On s'approche des Mts Albains. On continue vers le S.-E., tout droit vers les Mts Albains jusqu'à (14 k.) Ciampino (embranchements pour Frascati, p. 247. pour Anzio-Nettuno, p. 261 et Terracine).
Velletri. X NAPLES R. 3; carte, ci-contre. 263
Ch. dk fer poiir Terracine, 108 k., de Rome à Terracine 122 k. en 3 h. 45, 5-6 dép. par j.; prix (de Rome): I" cl. 47 L. 95, IP cl. 33 L. 86, IIP cl. 20 L. 85. - On contourne au S. Ie3 Mts Albains, dans les vignobles célèbres, eu traversant la via Appia Nuova et la via Appia antica; en haut, à g., Cadel Gandolfo, puis Albano et Arïccia. - 15 k. Cecehina, avec station de la ligne secondaire Rome-Nettuno, p. 261. Ensuite, à dr., au loin, le mont Circeo, isolé, et les Mts Lepini. - 19 k.. Station de Lanûvio, desservant (2 k.) Lanùvio (aub.) à 524 m., jadis Civita Lavinia, l'antique Lanûvium, célèbre par son temple à Junoii Sospita; on y voit aujourd'hui des murs, un temple et un théâtre en ruines, des maisons du moyen âge, une chapelle du XIIP s. et la Fontaine des écueili. Lanùvio est reliée par un tram à Genzano, p. 255, et à Rome.
28 k. Velletri (hôt.: del Gallo, 26 lits; il/o<Zmio, 20 lits), à 401m., 18.547 hab., la Velitrœ des Volsques, soumise à Rome depuis 338 av. J.-C, détruite par les Lombards. Commune libre depuis l'an 1000, sous la domination de l'Église depuis 1549. C'est la patrie de la famille Octavia, dont descendait Auguste. De la gare on va à S. Maria del Trivio, église au magnifique campanile roman de 1353; à côté, le Palazzo Guinetti Caraccioto de style baroque, au superbe escalier et à la grandiose galerie. En haut, le Palazzo Comiinale, par Giacomo Delhi Porta (petit Musée: panorama); à côté, petit temple octogonal, la Madonna del Saïujue. Sur la piazza Umberto 1°, restes d'un théâtre du moyen âge, le Teatro délia Passione et le Dôtne contenant de belles stalles sculptées et une crypte. Voir en outre l'église S. Antonio, au portail composé de fragments de monuments romains. Voie de raccordement de 24 k. reliant la station de Velletri à celle de Segni-Paliano, sur la ligne Rome-Naples, p. 265. - La voie s'approche des Mts Lepini. - 45 k. Station Cori. À 3 k. (AUTOBUS, 2 dép. par j., 2 L.) Cori (hôt.: Unione; Lepini) une des villes les plus anciennes de l'Italie, dont on fait remonter l'origine mythiqiie au Troyen Dardanus ou à Coras, frère de Tibiurtii'^, le héros éponyine de Tivoli, p. 265. Cori fut ensuite une colonie romaine; saccagée par Totila et par Barberousse, elle fut reconstruite par les fomtes de Segni au XllI*^ s. Elle a des *murs colossaux très intéressants, qui appartiennent à 4 périodes de construction, de la forme pélasgique à celle du temps de bylla et (lui forment 3 circuits autour de la colline. À l'entrée de la petite ville, l'église S. Maria contient un candélabre du XI'= s.; puis, via Pelasçja, murs du XP s. av. J.-C. et l'église S. Oliva (beau cloître, avec collection d'antiquités), bâtie sur les fondations d'un ancien temple. En haut, le *Tempio di Ercole (temple d'Hercide ou, ce qui est plus probable, temple de la Trinité capitoline): gracieux péristyle de 8 colonnes doriques. Dans la cella, qui est aujourd'hui l'église S. Pietro, il y a un autel païen. Descendre sur la piazza S. Salvatore: 2 colonnes corinthiennes du temple de Castor et Pollux; tout près, ruines d'une citerne, d'une piscine et de mirrs romains. Hors de la Porta Ninfa, murs gigantesques et le pittoresque pont romain délia Catena d'une exécution hardie. - 47 k. Station Cisterna, desservant (7 k. autobus, 3 dép. par j.) Cisterna où sont une remarquable fontaine monumentale et un imposant châteati des Caetani. - 56 k. Statio)i Nornui-Ninfu. Prè.s de la gare, les *ruines de Ninfa petite villf) du moyen âge, abandonnée au XVI P s. à cause de la malari,'), pittoresques s»us la végétation sylvestre. Une puissante veine d'eau, ayant sa source aux Mts Lepini qui dominent Ninfa, jaillit et forme un petit lac au pied d'une haute tour; dans un très vaste rectangle de miu-s en ruines sont épars des restes de maisons, de quelques églises, etc. On peut entrer, accom])agné d'un jardinier, avec la permission qui est gracieusement accordée. De la gare, on monte par une route carrossable, d'où l'on jouit de la vue des Marais Pontins, s'étendant au S. et au S.-E. À 9 k. Norma, à 417 m., d'où un chenùn iimletier mène en 15 min. aux *ruines grandioses de Norha, vihe volsque: laissants murs cydopéens et toiu-s. - En suivant le ined des Mts Lepini et des Mts Ausoni, la voie côtoie touto l'étendue des Marais Pontins. Les Marais qui ont une superf. d'env. 750 k. carrés (10-18 k. de large sur 50 de long) occui)eQt une dépression entre les Mts Lepini
264 R. 3; carte, p. 262. DE ROME . Terracine.
et un ensemble de tumnlus disposés le long de la mer, ciui empêchent l'écoulement des eaux. La vaste plaine marécageuse était aux premiers temps de l'Empire un territoire très fertile, traversé par la voie Appierme. L'entretien des canaux d'écoulement des eairc vers la mer fut ensuite négligé et la malaria désola la contrée. Des travaux d'assainissement entrepris par Pie VI puis par Xapoléon I^^ ne donnèrent que de maigres résultats. Dans ces dernières années le Gouvernement Italien a fait commencer ici, comme ailleurs dans la Maremme Toscane et en Sardaigne, des travaux d'assainissement déjà très avancés. - 59 k. Station de Sermoneta. À 3 k. au S.-E., la petite ville de Sermoneta, avec le beau château Caetani. À 1 k. au N.-E. de la gare, Vahbazia di Valvisciolo du XIII* s. - 70 k. Station de Sezze Romano desservant (3 k.) Sezze, la Setia des Volsques où sont des restes de naurs pélasgiques, des ruines romaines et moyenâgeuses. La voie quitte les Marais et tourne entre les monts au X.-E. - 84 k. Piperno (trattorie avec quelques ch.), à 150 m., 6.135 hab., le Priiernum des Volsques (dont les ruines sont à 2 k.); à remarquer la belle Cathédrale gothique (1233) et l'élégant Palais Communal gothique. - Belle xuç sur la vallée de l'Amaseno. - 89 k. Station de Sonnino, croisement du ch. de fer Eome-Xaples (direttisîima) exploité aujourd'hui jusqu'à Fôrmia. À 1 k. 5 au X. la superbe *abbaye cistercienne de Fossancva (1187-1208, visite fort intéressante); église à trois nefs, avec une tour octogonale sur la croisée et abside rectangulake. Cloîtres, réfectoire et salle capitulaire remarquables. Dans une chambre, un bas-relief par le Bemin, représentant St Thomas d'Aquin, qui y mourut. - La voi^j retourne vers les Marais et rase le pied des Mts Ausoni. - 108 k. Terracine (hôt.: Marina, 50 ch.; Nazionale, 17 ch.; AUTOBUS pour la gare, 1 k. 5, 7 courses par j., 2 L.) 9.780 hab., appuyée au dernier contrefort des Mts Ausoni et sm* la mer T jTrhénienne ; est divisée en deux parties: la ville moderne dans le bas et la -vieille vUle, qui conserve son aspect moyenâgeux, siu: la hauteur. C'est VAnxur des Volsques, et depuis 388 av. J.-C. la Tarracina des Romains, lieu de villégiature de la société élégante de l'ancienne Rome. La rue principale traverse la partie moderne, créée par Pie VI. C'est là qu'est l'église S. Salvatore du commencement du XIX^ s. et, en face, un petit Mutée municipal. À l'extrémité E. de la ville, le Pesco Montana, rocher escarpé qui, jusqu'à la hauteur de 36 m., fut coupé par Trajan, pour améliorer le passage de la voie Appienne qui, auparavant, passait en haut. L'abaissement est marqué, depuis le haut, progressivement de 10 pieds en 10 pieds romains. Le dernier signe, près de la route, est indiqué par les chiffres CXX. Prendre le chemin à g. de S. Salvatore pour monter au Dôme (S. Cesario), bâti sur l'emplacement d'un temple de Rome et d'Auguste (dont il existe quelques beaux vestiges), consacré en 1074, refait au XVIP s., précédé d'un portique aux colonnes antiques sur bases du moyen âge et renfermant d.e3 mosaïques du XII^ s. Très beau campanile romano-gothique du XIV^ s. À l'intérieur, pavement en mosaïque du XII'^ ou du XIIP s., chaire et candélabre, également ornés de mosaïques; deux ciboria et maître-autel composés de fragments antiques. Dans la sacristie, coffre sculpté, peut-être du Vni« ou du IX^ s. En montant à dr. du Dôme, on arrive sur la cime de la colline (30-45 min.; 223 m.), où il Y a les ruines des murs d'Anxur et d'un *temple dédié à Jupiter, ou mieux à Vénus Obseqiiens (vulgairement appelé Palais de Théodoric), grande construction de 34 m. de long sur 20 de large, dont les arcs puissants s'aperçoivent de loin; *vue très étendue. À 18 k. au S.-O., le mont Circello ou Circeo, qui était anciennement ime île, demeure mj'thique de la magicienne Circé; on y voit des restes de mtu's pélasgiques, de grottes et d'tm temple au Soleil. - Intéressante promenade en barque sur le lac de Fondi, 5 k. au X.-E. de Terracina.
La voie monte longtemps au pied X. des Mts Albains; *vue sur la Campagne entourée des Mts Prenestini, Tiburtini,
PROPR.OEL T.C.I.- RIPROO.VIET.
Scala.di 1 : 250000
Palei>trina. À NAPLES R. 3; carte, ci-contre. 265
Cornicolani et du Soracte, dans le lointain; on aperçoit, en bas, Rome et la coupole de St-Pierre, On s'engage ensuite dans la dépression entre les Mts Albains et les INîts Prenestini et l'on commence à descendre. - 37 k. Station Palestrina.
Route, 6 k. pour Palestrina (hôt.: Armellino), à 465 m., 6.208 hab., la Prceiiede aux origines mythiques, bâtie sur iin contrefort du inont Glice.stro, prise en 380 av. J.-C, par Camille, détruite par Sylla, reconstruite et redevenuc florissante grâce à un temple fameux de la Fortune, lieu de villégiatiu-e des Romains, puis fief des Colonna (1043) et théâtre de luttes entre ceux-ci et les papes. C est la patrie de Giovanni Pierluigi da Palestrina (1524?-1594), le créateiu- de la polyphonie. - La curiosité principale consiste dans les ruines du temple gigantesque, qui occupait toute la superficie de la petite ville d'aujourd'hui. Près de S. Lucia, murs du seuil du Temple. Près de la Porta Sole, mm's de blocs de pierre polygonaux fermant la jn-emière terrasse du temple; ensuite, sur la piazza Savôia, 4 demi-colonn.es corinthiennes et le Dôme avec un campanile du XIII^ s. Dans une ruelle voisine, le Musée (mosaïques, restes du temple, dont il y a des dessins de recoastitutions de fantaisie). De l'autre côté de la place, salle à abside demi-cuculairc et, au-dessous, l'antique œrarîum. En continuant, on arrive à la Villa moderne Barberini, dont le beau parc contient des restes des murs du tem])!e; ensuite, le Municipio (à l'intérieur, autres fr;igaicuts architectouiques), et, sur la piazza del Carminé, ouverture de très vastes souterrains, puis restes des iiiurs des habitations des prêtres et du soubassement supérieur. Le Palazzo Colonna Barberini (1493), au-dessus d'un lnut escalier, qui conserve la forme de la partie supérieure de l'ancien teiiijile, renferme une mosaïque fameuse, 4 salles ornées de fresques par les Zuccari et, dans une chapelle de la petite église S. Fi.osalia, une Pietà, attribuée à Michel-Auge. 30 min. plus haut (3 k. env.), Castel S. Pietro, à 752 m., sur l'emplacement de l'acropole de Prseneste; sur la rime de h colline, im château fort, la rocca dei Colonna, avec un panorama trè^ étendu. - Palestrina est aussi reliée à Rome par un ch. de fer secondaire, p. 249, passant par S. Cesareo et la via Casilina.
La voie continue encaissée entre des parois de tufs rougeâtres verticales dans lesquelles sont creusées de nombreuses petites grottes artificielles servant d'écuries.
46 k. Valmontone, pittoresquement situé sur un mamelon volcanique isolé; on commence à suivre la vallée du Sacco qui s'élargit en offrant de belles vues. On passe à côté de la Torre Piombinara, tour très haute et en ruine, entourée des murs d'un château. - 54 k. Station Segni-Paliano, à laquelle est reliée la ligne de Velletri, p. 263, avec quelques établissements industriels.
jusqu'à l'église S. Pietro, près de laquelle on peut observer une partie de l'enceinte cyclopéenne (2 k.) bien conservée, une piscine et des restes d'un temple et de l'Acropole. Dans la vdle en bas, on trouve des maisons du moyen âge,
La voie longe le Sacco, qu'elle franchit trois fois; à dr., les Mts Lepini. - 63 k. Station Anagni.
266 R. 3; carte, p. 2 64. DE EOME Anagni; Alatri.
Route 9 k. au X.-E. (AnoBus, -i dép. par j., 3 L. 25) pour Anagni (hôt.: del Gallo, 12 lits; Centrale, 7 lits; autobus pour Eome, 1 dép. par j., 15 L.; pour Frosinone, 1 dép., 8 L.), à 470 m., 6.27-4 hab., ville sacrée et capitale des Herniques. Détruite en 1556, elle a aujourd'hui un aspect moderne avec quelques monuments du moyen âge. Les papes en firent souvent leur villégiature. La petite ville donna à l'Église 4 papes, dont le dernier, Boniface VIII y fut fait prisonnier par Xogaret et souffleté (7 sept. 1303); il fut déli^Té trois jours aprè.s par le peuple. - En entrant en ville à g., l'élégant Palais Barnekow du XIV^ s.; plus loin, le Palazzo Comunale, qui a de belles fenêtres à l'italienne. Sur la hauteur, sur l'emplacement de l'ancienne acropole, le Dôme (S. Maria), grande basilique romane du XP s., restaurée en 1350, avec un beau campanile. À l'ix- TÉRIEUR, pavement en mosaïque par maître Cosmas (1226); au niaîtreautel, un beau tabernacle de 1294; dans le bras dr. du transept, la statue de Boniface VIII; la crypte a d'intéressantes peintures byzantines. À dr. du chœur se trouve le musée épiscopal, qui renferme des ornements sacrés d'Innocent III et de Boniface VIII, une chaise épiscopale de 1263 et un candélabre orné de mosaïques, par Vassalletto. - On voit aussi quelques arcs grandioses d'un Amphithéâtre et des restes du Palais de Boniface VIII. Vue magnifique sur ime grande partie du Latium.
La voie traverse le pays accidenté des Yolsques et des Herniques, et atteint la plaine de Ferentino. - 78 k. Station Ferentino-Supino, desservant Ferentino. que l'on voit à g. sur une hauteur.
Route i k. (autobus à tous les trains, 2 L. 50) pour Ferentino (hôt. Grazioli), à 393 m., 7.767 hab., le Ferentinum des Herniques, ensuite colonie romaine. C'est un dédale de ruelles à l'aspect moyenâgeux, enfermé dans l'enceinte cyclopéenne, qui a une superstructure romaine et dans laquelle s'ouvrent deux portes. Sivc le point le plus élevé, la vaste masse de l'Acropole, sur laquelle s'élève le Palais Archiépiscopal. X côté se trouve la Cathédrale, qui a un pavement en mosaïque du XIP s., des transennes et im beau tabernacle du XIIP s. On descend à S. Maria Maggiore, église à la façade romano-gothique du XIII* s.
La vallée s'élargit. À g. au X., les deux villes de Frosinone et de Véroli. - 86 k. Station Frosinone-Alatri-Fiuggi.
Route 5 k. (autobus, dép. fréiuents, 1 L. 50 le j., 3 L. la nuit) pour Frosinone (hôt.: Garibaldi, via Rattazzi, 25 lits; Éisorgimento, 12 lits; autobus poiu: Anagni, 1 dép. par j., 8 L.), à 251 m., 5.885 hab., au sommet d'une colline, dominant un beau panorama, est le Frusino des Volsques et le chef-lieu de la Ciociaria aux pittoresques costumes. On peut voir des restes des miu-s et d'un amphithéâtre. - De Frosinone CH. de fer SECONDAIRE pour Alatri et Fiuggi; en été l'AUTOBUS de la gare de Frosinone continue également pour Alatri et Fiuggi. - 14 k. Alatri (hôt.: Posta, 12 lits; Centrale, 12 lits), à 502 m., 4.837 hab., petite ville pittoresque aux rues étroites et tortueuses siir la colline qui domine la vallée du Cosa. C'est VAletrium des Herniques avix murs cyclopéens d'env. 4 k. de circuit avec cinq portes. 'L'*Acropole, la plus importante des forteresses préromaines, conserve intacte son enceinte de presque 200 m. de circuit aux énormes blocs de pierre et dans laquelle s'ou\Tent deux portes aux architraves monolithes. Par la plus petite de celles-ci on accède à un escalier, dont la voûte a une structure caractéristique; par la plus grande on monte à la terrasse, où sont l'église S. Sisto et le Palais Épiscopal et d'où l'on jouit d'une *vue très étendue. À remarquer dans la ville, la belle église S. Maria Maggiore du XTV^ s., sur le corso Vittorio Eman.; une haute tour à 6 étages et des rentes du moyen âge en divers points. - À 8 k, au
Fiuggi. À NAPLES Ji. 3; mrtc, p. 264. 267
N.-E. d'Alatri, dans la vallée du torrent Fiume est le petit village de Collepardo, près duiiuel on visite (pour la lumière et le guide, s'adresser au Municipio) une grotte longue de plus de 500 m. avec de belles stalactites. De Collepardo en montant dans la vallée du Fiume ou va en 1 h. à la Chartreuse de Trimlti (1211), groupe de constructions diverses dans un site solitaire et pittoresque. Les hommes y trouvent la nourriture et le logement; les dames seulement la nom-ritm-e. Les moines fabriquent une liqueiu-. D'Alatri à fsola, p. 423, 29 k., en touchant Véroli et Casamari, p. 42.3. - D'Alatri le CH. DE FER SECONDAIRE et r.\UTOBUS continuent pour (18 k.) Fiuggi Fonte (hôt.: *Palazzo délia Fonte, 300 lits, chauff. central; *OrandHôtel Salm, ouv. du I* mai au 30 sept., 350 lits; Regina, 1«" mai - 30 sept., 40 lits; Villino Diana; la VUletta; Moderno; Cesari; Ttâlia; Etiropa; Pllnius; Ig''a, etc.; plusieurs pensions; taxe de séjour, de 10 à 40 L. pour la saison, selon la catégorie du logoment), importante station hydrothérapique, dans une riante situation au milieu de collines couvertes' de châtaigniers. Ses eaux oligométalliques et radio-actives sont indiquées comme boisson dans le traitement de la goutte et des calculs rénaux. À 2 k. au N. sur la colline, FiuQBi Città(hôt.: * Grand Hôtel, dans une situation dégagée, ouv. de mai à cet., 200 lit?: Grand Hôtel Falconi, l^- mai - 31 oct. 120 lits; Verghetti, mai-oct., 40 lits; Savéia, mai-oct., 40 lits; Excelsior; Vittoria; Cavour; Iris, et plusiors pensions), à 747 m., chef-lieu de la commune de Fiuggi, localité de villégiature et centre de belles excursions. En été Fiuggi est relié à Rome par une ligne directe d'autobus, dép. de la place de Venise, 50 L.
92 k..Ceccano, pittoresquement situé sur une colline à dr.: dans l'église S. Maria a Fiume, un ambon remarquable. - 111 k. Ceprano, près des ruines de Fregellœ, ville des Volsques. On traverse le Liri aux eaux abondantes et l'on entre dans la Campanie.
La Campanie est le versant tyrrhénien des Apennins, au S. du Latium et au N. de la Basilicate. Anciennement appelée Ausénia ou Opicia (du nom des Opiques ou Osques), civilisée par les Grecs et par les Étrusques, à la fin du V* s. av. J.-C, elle fut conquise par les Samnites, qui lui donnèrent son nom actuel. Après la guerre sociale (90-88), elle fut romanisée et atteignit une grande prospérité. À partir du VI^ s. ap. J.-C, elle fut soumise successivement à Bélisaire, aux Goths, à Narscs, aux Lombards, a\ix Normands (XP-XIP s.), aux Hohenstaufen, aux princes d'Anjou, aux princes d'Aragon, aux Espagnols, aux Autrichiens et aux Bourbons. Au temps de Napoléon, elle fit partie du royaume de Joseph Bonaparte, puis de celui de Joachim Mm-at. En 1814, elle fit retour aux Bourbons, dont le gouvernement funeste finit en 1860 avec l'expédition garibaldienne des Mille. La région a une extrême variété de côtes, de plaines et de montagnes, qui forment un ensemble de beautés naturelles sans égal. La ville principale est Naples; ses environs enchanteurs et particulièrement Sorrcute, Amalfi, Ilavello, et les îles d'fschia et de Capri, Pouzzoles et son golfe, lui font une superbe couronne, sans compter les villes détruites telles que Pompéi et Herculanum, et les ruines de Paîstum. La région est divisée en 5 provinces, dont Naples, Saleme, Avellino, Bénévent et Caserte sont les chefs-lieux.
On continue dans la fertile vallée du Liri, entourée de monts très pitloresques aux profils divers; au N. ce sont des cimes calcaires escarpées et arides et jusqu'à mi-côte le terrain est couvert d'oliviers. - 121 k. Roeeaseeea, dominé par un château, où naquit St Thomas d'Aquin (1224-1274),
2Ô8 R. 3. DE ROME le Mont-Ca-sHn.
fils du comte Landolphe d'Aquin,"" parent de St Louis. Embranchement pour Avezzano, p. 423.
126 k. Station d'Aqaino.
À 3 k. Aquino, à 102 ra., ville des Volsques, fit ensuite partie du Latium; c'est la patrie de Juvéual. C'est là (lu'était, beaucoup plus étendu que la petite ville moderne, Aquiniiui, dont les ruines grandioses se trouvent parmi les vignobles et les jardins. Construite sur les fondements du temple d'Hercule, s'élève S. Maria Libéra, église du XP s. (mosaïque du XII* s.) et, à côté, un petit arc corinthien; église S. Tomaso avec orn^^ments de temples antiques; ensuite, la porte romaine S. Lorenzo, les ruines d'un théâtre, d'un amphithéâtre, d'un temple de Diane (aujourd'hui, S. Maria Maddalena) et d'un temple do Cérès (à présent, S. Pietro).
On côtoie les terrains pierreux, arides et nus du Mt Câiro: tout à coup, apparaît sur une cime le vaste bâtiment de l'Abbaye du jiîont-Cassin. - 138 k. Cassino, à 187 m. d'alt. (1 k. de la gare), 7.310 hab., au pied de îa hauteur où s'élève l'Abbaye du même nom.
C'e^t le Cminum d?s Volsques (qui était cependant situé un peu plus au S.) soumis à Rome à partir de 312 av. J.-C, appelé au moyen âge C'astel di S. Pietro ou S. Pietro al Monastero. En 866, ses habitants passèrent dans le pays voisin, 5. Germnno, fondé en 856, et qui s'appelait alors Euïojomenopolis {ville de St Benoît) et qui, en 1871, prit le nom de Cassino. Dans l'église .S. Maria, 12 colonnes antiques et peintures de Luea Giordano; sur une pointe rocheuse, au X.-O., la Rocca Janula du moyen âge, ruine pittores.iue. En prenant au S. l'ancienne voie Latine, à 1 k., on découvre les restes grandioses d'un Ariiphithéâtre romain; un peu plus haut, les ruines d'un Théâtre et la chap. del Croc^fisno, qui est probableinent un tombeau antique. - La visite du Mont-Cassin demande une demi journée: l'ascension à pied (1 h. 30) est fatigante; en voiture on emploirun peu moins de teîups. Tout le long de la montée, on jouit d'un *panorama ininterrompu et magnifique. L'Abbaye du Mont-Cassin (les hommes peuvent y manger et y loger; il est conseillé de prévL-nir le j^aJ^'e forestieraîo de son arrivée; on fait une offrande correspond.mt à peu prÎM à ce que l'on aurait payé à l'hôtel) , à 519 m., le monastère le plus célèbre du monde, fondé par St Benoît de Xôrcia, en 529, plusieurs fois refait ensuite, fut au moyen âge un phare de civilisation. C'e„st là que Paul Diacre écrivit vers 790 son Histoire des Lombards et que d'innombrables Bénédictins, aux époques les plus barbares, maintinrent le culte des sciences. On longe en arrivant un mur cyclopéen antique, mais, de l'ancien Couvent, il ne reste pas grand' chose. On y entre par une porte qui date de 1881, près de la cellule de St Benoît, à ce que l'on présume, et qui est ornée de fresques de la jeune école de Beuron. On prisse dans trois belles cours iiui communiquent entre elles (élégant putéal; statues de St Benoît et de Ste Scholastique). On gravit im escalier monumental qui mène à un portique orné de colonnes d'im temple d'Apollon préexistant et à l'Église, remise à neuf par Cosimo Fansago en 1637, achevée en 1727. La '^porte principale en bronze fut fondue à Constantinople en 1066. Intérieur fort riche: fresques, par Giordano (1677), 4 tableaux par Solimeua, stalles richement sculptées (1696). Dans la sacristie, magniiiques armoires de style baroque. Dans une *crypte singulière très riche en granits brillants, il y a des restes de fresques et des décorations de l'école de Beuron. Cette construction nouvelle, qui par certains caractères ressemble à une construction égyptienne, est d'un goût discuté, mais l'exécution, due à des Bénédictins et po3térieiu:e à 1898, en est d'une simplicité et d'une sévérité imposantes. Bibliothèque remarquable (500 incunables); les Archives sont aussi très
Uuète. ÀiNAPLES R. 3. 269
remar«iuable3 pour les documents et les mauuscrits qu'elles contiennent. Galerie de peinture renfermant des tableaux de Rubens et de Pietro Novelli. Du haut du portique, appelé Loggia del Paradiso, on jouit d'un des *panorama3 les plus célèbres de l'Italie.
148 k. Rocca d'Evandro; on quitte ensuite la vallée du Liri et, après le pittoresque défilé où est situé (155 k.) Mignano, on commence à filer au pied du grand volcan éteint de Roccamonfina. - 170 k. Station de Caianello; embranchement pour Isérnia et Suîmona, p. 420. - 182 k. Station de Teano.
À 2 k. 5 Teano (hôt. Lancellotti), h 175 m., 3.843 hab., au pied du mont Roccamonâna, l'ancien Teanum, capitale des Sidicins et ville importante de Tint, de la Campanio. Belle cathédrale aux colonnes antiques et au vieil ambon orné d-? mosaïques des Cosmas; restes d'un théâtre, thermes et tombeaux. C'est là qu'eut lieu la rencontre historique de Victor-Emmanuel II, roi d'Italie, qui se dirigeait vers Naples, et de Garibaldi, retour de l'Expédition des Mille et de la conq\iête du Royaume des Deux-Siciles, après avoir renversé le gouvernement des Boiirbons (1860).
190 k. Sparanise, point de jonction de la ligne de Gaète.
Ch. de fer Sparanise-Gaète: 60 k. en 2 h. env.; prix: !■■« cl. 24 L. 10, IP cl. 17 L. 25, IIP cl. 10 L. 80. On contourne toujours au S. le mont Roccamonfina eu passant, entre celui-ci, à dr., et le Mt Mâssico, à g., ligne dorsale qui fut interrompue par l'émersion du volcan de Roccamonfiua.
- 18 k. Sessa Aurunca (hôt. la Rifiarîta), à 203 m., 4.608 hab., l'ancienne Sûes>;a, capitale des Aiu-unci; on y voit des restes d'un amphithéâtre et d'mi pont, des ruines d'uu temple dans l'église de l'évêché, et des galeries sous l'église S. Benedetto. La Cathédrale a des bas-reliefs romains, un pavement en mosaïque, des transenues, un ambon et un candélabre ornés de mosaïques des Cosmas. - On passe le Garigliano, dans la plaine basse, où il décrit des méandres. - 40 k. Minturno, à 140 m., 3.892 hab., à 3 k. de la gare; appelé longtemps Traetto; c'est l'ancien Mrnturnum, dont on voit les ruines près du Garigliano. Dans l'église principale, il y a un ambon et un candélabre décorés de mosaïques des Cosmas. - J^a naer Tyrrhénienne apparaît.
51 k. Fôrmia (hôt.: Moderne meublé, 30 lits; dei Fiori, 15 lits), 9.127 hab., dont l'origine est ancienne, mais incertaine; c'est une station balnéaire avec une magnifique vue sur la mer. Dans la Villa Capo^ele, inscriptions antiques et restes importants d'une villa du I^^ ou du IP s. ap. J.-C, la prétendue villa de Cicéron. Après le long faubourg d'Élena,
- 60 k. Gaàte (hôt.: Grand Hôtel, 30 lits; Roma, 10 lits), à 10 m., 6.393, hab., place forte jadis importante, sur le penchant du promontoire du mont d'Orlando, qui a la forme d'un tuniulus et qui serait selon la légende le tombeau de la nourrice d'Enée, Caieta. Gaète fut un lieu de villégiature des Romains; elle résista ensuite aux Barbares et aux Sarrasins et sous les Norniiinds elle fut une des villes les plus considérables de l'Italie Méridionale. Plusieurs fois et souvent en vain assiégée, elle capitula le 14 février 1861 en se rendant à l'armée italienne. - On entre dans la mélancoliciue cité par la Porta di terra et l'on gagne le port, en passant près du Dôme (S. Eras^no), cathédrale de 1106, au campanile original (860-1290); à l'intérieiu, colonne historiée; dans la crypte, sculptures et mosaïques. Du port, on se rend, en haut du promontoire, à S. Francesco, église du XIII^ s., refaite de 1849 à 1860. Au sommet du promontoire, la Torre d'Orlando, mausolée de L. Munatius Plancus, fondateur de Lyon (m. après l'an 22 av. .T.-C), construction cylindrique imposante, qui, étant dans l'intérieur des fortifications, ne peut être vue de près. De plus, ruines d'un amphithéâtre et d'un théâtre. *Panorama magnifique.
270 R. 3. DE ROME Capoue.
On aperçoit au loin le mont Somma et l'île d' ischia. C'est là que commence la plaine très fertile de la Campanie. On franchit le Volturno (le plus grand fleuve de l'Italie Méridionale, d'une longueur de 155 k.), en vue de (205 k.) Capoue (hôt.: Posta, 20 lits; Fieramosca, 15 lits), à 21 m., 9.832 hab., dans un étroit méandre du Volturno et à l'O. du ^It Tifata (602 m.).
Cette ville a pris le nom mais non la place de l'ancienne Capoue; elle s'élève sur l'emplacement de Casilinum, i\m. était déjà en ruines au I" s. ap. J.-C. Capoue, fondée en 856 par les habitants île la vieille Capoue, eut à soutenir de nombreux sièges; le plus célèbre est celui des Français commandés par d'Aubigny, avec César Borgia en 1501. - De la gare, aller à la Porta Nâpoli, puis à dr. et, par la première rue à g., à la plazza del Giudici et par la via del Duonw, au Dôme, de 856, mais remanié. Des 24 Cûlomies du parvis, 16 sont de la première construction. Beau campanile roman (861). À rixiÉRiEUR, colonnes antiques; 3^ chap. à dr., une Vierge, par Antoniazzo (1489); 3^ chap. à g., ime Vierge du XIII'' s. Dans la crypte, 14 colonnes antiques, des mosaï lues, un sarcophage romain, une Descente de Croix par le Bernin. - Sur le cor-^o Carnpano, le Museo Campano (entrée: V^ rue à dr.) contenant inscriptions, sarcophages, bas-reliefs de l'amphithéâtre de Capoue (V. ci-dessous), bustes du moyen âge, statue colossale de Capoue impériale, terres cuites antiques, vases et monnaies. À l'intérieur de la ville, le Palais gothique d'Ettore Fieramosca, un des champions de la a Dislida di Barletta», p. 415. À la sortie de la ville, le magnifique pont sur le Volturno, de Trajan, refait par Frédéric II et restauré en 1756. - À 4 k. au X.-E. de la ville (on passe pràs de la Chap. dei Morti, où, cha'ïue année, on commémore 5.000 victimes de Borgia, de 1501, V. ci-dessus), au pied du Tifata, la basilique S. Anielo in Forrni^, refaite en 1087. À l'intérieur, 12 colonnes antiques et des fresques de l'école de peinture du ^lont-Cassin, qui ressentit l'influence byzantine (XI"" s.).
Dans la plaine que l'on découvre ensuite à g. et sur les collines, se déroula la bataille du Volturno (1-2 octobre 1860) entre les Garibaldiens el les soldats des Bourbons.
210 k. S. Àlaria Càpua Vétere (hôt.: Tripoli, 12 lils; Centrale; Principe Amedeo), à 36 m., 20.591 hab., sur l'emplacement de l'ancienne Capoue.
Centre osque, transformé par les Étrusques en une cité appelée Volturnum, elle fut soumise, aii V^ s., par les Samnites qui lui donnèrent le nom de Capoue et en firent la capitale de la Campanie. Elle fut ensuite romaine; elle ou\Tit ses portes à Annibal en 216 (les « délices de Capoue -- sont fameuses) et, reprise par Rome en 211, elle fut durement pimie. Sous l'Empire, elle devint la plus grande ville de l'Italie méridionale. Les Sarrasins l'ayant détruite, ses habitants fondèrent la nouvelle Capoue à son emplacement actuel. (V. plus haut). - De la gare, prendre la 1" rue à g., la ria AKCzzann, puis à g. la rue Anfiteatro, et l'on est à 1' ^Amphithéâtre, en travertin et en briques, érigé par Auguste et restauré par Adrien et par Antonin le Pieux. Il mesure 169 m. 89 de long, sur 139 m. 60 de large et avait 4 étages et 80 arcades, dont il ne reste que 2, en formaient le tour. Dans l'arène, il y a 3 galeries découvertes, ime quatrième à la périphérie et 6 couloirs couverts d'une voûte et éclairés par des ouvertures quadrilatères. L'ensemble eu est grandiose. C'est là qu'éclata, en 73 av. J.-C, l'historique soulèvement des esclaves conduits par Spartacus. A l'O. sur la route de Capoue, restes d'un arc de triomphe et ruines d'un temple. - Daas la ville, église S. Maria Maggiore, où il y a 52 colonnes
Caserte. À NAPLES 11. 3. 271
de rAniphithcâtro. - S. Maria Câpua Vétere est aussi une station du eh. de fer Naples-Piedimonte d'Alife, 10 dép. par j.; prix: de S. Maria à Napîes, I" d. 10 L. 50, IIP cl. 6 L. 25.
À g., dans la florissariLe campagne, les centres habités se suivent presque sans interruption. - 216 k. Caserte, à 70 m., ville de 21.637 hab., dite la Versailles de Naples à cause du Palais Royal construit par Charles III de Bourbon. C'est ici que les lignes Rome-Naples et Fôggia-Naples se croisent.
Hôtels: Vittoria, Viale dei Pla- ; 6 L.; à S. Prisco, 8 L. Service de
nuit, prix doubles. Service à l'heure:
V^ h. dans la ville 3 L., chaque Y^ h. ou fraction suivante 1 L. 50; en dehors du centre de la ville et aux « Reali Delizie », P« h., 5 L., chaque % h. ou fraction de Va h. suivante, 2 L. 50.
tani, 12 ch.; Centrale, corso Umberto I, 12 ch.
Voitures: course dans l'enceinte de la ville, 80 c; à Casertavécchia.
Câ,sola,Sominaua, Pozzovctere, 15 L., aller et retour avec 1 h. d'arrêt, 25 L.; à S. Leucio, 5 L.; à Vacchcria, Cui'ti, 7 L.; à CasapuUa, S. Marco,
Caserta Nuova était autrefois un village appelé La Torre, qui prit son nom actuel, quand Charles III y éleva le Palais Royal et en fit sa résidence d'été.
En face de la gare, sur une place immense, se trouve 1' '^ex-Palais Royal, un des plus grandioses d'Italie, comm.encé par Charles III en 1692 et achevé par Ferdinand I" eji 1774, d'après les dessins de L. Vanvitelli. Façade de 253 m. de large et 41 de haut, avec deux ailes en hémicycle. Le palais a quatre coms, inais la décoration n'en a pas été achevée. Il a été cédé récemment à. l'État par la Couronne. La visite en est extraordiuaircment intéressante. Entrée de 9 h. du matin à 1 h. avant le coucher du soleil, 3 L.; enfants jusqu'à 12 ans 1 L. 50; le mardi entrée gratuite. Entrée dans le Parc pour une voit. 2 L.; pour ime automobile, 5 L. L'appartement royal, que l'on peut visiter, la chapelle et le théâtre sont d'une grande magnificence. Portique principal divisé en 3 vestibules par 64 colonnes. L'escalier d'iionneur monumental monte au P' étage, où sont la Chap. Palatine, incrustée de marbres et ornée de riches bronzes (L'Immaculée Conception, par Bonito; Présentation au Temple, par Mengs; 5 toiles, par Conca), de fastueux appartements ornés de précieuses tapisseries, de tableaux et de fresques, et un immense salon couvert de dorures. Dans le Théâtre, 12 colonnes provenant du temple de Sérapis de Pouzzoles, p. 324. - Magnifique et très vaste *Parc, remarquable siu"tout par ses cascades et ses jets d'eau ornés de plusieurs groupes en marbre. L'eau est dérivée du Mt Taburno par un aqueduc pour lequel fut construit un pont-canal très élevé. Au fond du parc est une grande cascade du haut de laquelle, beau coup d'œil; à 10 min. au N.-O. de la cascade, le charmant C'aùno reale di S. Leucio.
X. 7 k. au N.-E. de la ville, Ca>terta Vécchia, à 400 m., fondée par les Lombards au VIII* s.; ruines de murs du moyen âge, 2 antiques palais, et Cathédrale romano-gothique.
La voie tourne au S.-E. - 222 k. Maddaloni Inferiore (hôt. délie qimttro Stagioni), dominée par les ruines de trois châteaux. - 228 k. Caiicello, dominé par les ruines d'un château.
Ch. de fePv Cakcello-Torrk Annunziata, 31 k. en 1 h. env.; prix: I" cl. 13 L. 05, II« cl. 9 L. 55, III« cl. 6 L. 15. - La voie tourne autour (Je Ja base du Mt Somma à l'E. et touche Ottaiano et S, Giuseppe Vesu-
272 B. 3. DE ROME À NAPLES Noie.
viano, localités graveiueut eudomniagées par l'éruption du Vésu\'e de 1906, et Boscoi-eale, p. 340.
CH. de feu CAN'CELL0-2(iERCAI0 SAX SEVEUIXO- A VELLINÛ-B ÉLÈVENT, 104 k., 3-4 h.; prix: P« cl. 41 L. 05, IP cl. 29 L. 05, IIT= cl. 18 L. - La voie passe d.ius une plaine fertile, à peu de distance du pied du ?tIont Somma. - 12 k. Noie (bôt.: CampUojUo, 10 lits; Trento e Tneste, 10 lits), à 40 va., 8.333 hab., desservie aussi par une ligne de chemin de fer plus directe de Xaples (corso Garibaldi), 27 k., et ciui continue jusqu'à Bain no. Centre osque puis étrusque et aprèâ samuite, sous le noiu de Sovio, Xcle devint romaine en 313 av. J.-C; elle repoussa trois fois Annibal, fut reprise ensuite par les Samnites (90-80 av. .T.-C), et fut dévastée en 73 par Spartacus. Auguste y mourut en l'an 14. Elle fut détruite en 455 ap. J.-C, par Genséric. Elle est fameuse par ses précieux vases gréco-italiques eu terre cuite. St Paulin, son évêquc, y inventa les cloches (en ital. campana, de Campa.àa). C'est la patrie de Giordano Bruno (1548-1600), philosophe brûlé à Eoni'^, sur la jîiazza Campo d^i Fiori, comme hérétique. De la gare, on va directement à la piazzn del Duomo (4 statues antiques), où est le Dôme, à l'intériem' très élégant, refait après un incendie en 1860. Sur la place voisine, piazza Giordano Bruno (monument) se trouve le Palazzo Qrsini, de la Ilenaissance. Par la rue à di'. du Dôme, tout droit, puis à g., on va, hors de la ville, au Séminaire, dans la cour duquel il y a des inscriptions romaines et le " cippus abellanus ', qui tire son nom des rtiines d'Abella (à 18 k. au S.-E.), avec une inscription osque. - 27 k. Sarno, à 35 m. 11.102 hab., desservi aussi par le ch. de fer de ceinture du Vésuve, p. 340. Un tijnnel. - 35 k. Codola, d'où se détache un embranchement de 5 k. poiu- Noccra, p. 335. La voie suit une étroite vallée. — 43 k. Mercato S. Séverine: eîibraxchemext pour Saleme, p. 336. Dans l'église, sarcophage de Tomaso da S. Severino. - La voie tourne dans la direction du N.; nombreuses courbes et tunnels.
74 k. Avellino (hôt.: Moierno, avec bains et chaulï. central; Centrale, piazza Liberté; Roma, via Sapienza, 40 lits), à 351 m., 16.395 hab., qui a pris son nom de celui d'Abellinum, antique cité hirpine près du village d'Atripalda, à 4 k. Dans le Palazzo Comunale, il y a un Musée. L'édii^ce brun appelé JDojana (douane) e^t du XVII« s. Excursion intéressante surtout lors des pèlerinages populaires, au célèbre Convento di Monte Verqine, à 1.270 m., sur l'emplacement d'un tem.ple de Cybèle. D'Avellino part une ligne de ch. de fer de 259 k., peu intéressante pour le touriste, et qui touche (61 k.) S. A'ijelo dei Lombardi; (119 k.) Rocchetta S. Antonio, p. 403; (175 k.) Spinazzola, p. 405; (212 k.) Grarina; (224 k.) Altamura, p. 409; (259 k.) Giôia del Colle, p. 409. - On descend la vallée du Sâbato. - 101 k. Benevento Porta Rufina. On franchit le Calore. - 104 k. Benevento Centrale, p. 426.
Ch. de fer secondaiee Caxcello-Béxévent, 49 k., 3 dép. par j., prix: V cl. 19 L. 90, 11^ cl. 13 L. 45; IIP cl. 7 L. 90. La voie touche des stations peu importantes. À 6 k. 5. Felice-Arienzo: c'est entre Arienzo et Arpâia (que l'on atteint en faisant un long détour en ch. de fer) qu'eut lieu le désastre des armes romaines, aux Fourches Caudines en 321 av. J.-C.
La voie tourne dans la direction du S.-O. et s'approche du Mt Somma dont la crête cache le cône du Vésuve qui peu à peu se montre à l'extrémité dr. - 235 k. Acerra, l'ancienne Acerrœ, détruite par Annibal. A g., le Vésuve se présente sous une forme difîérente de son aspect t>T)ique. On continue à parcourir un territoire d'une fertilité remarquable. On voit apparaître le golfe de Xaples avec l'île de Capri, puis toute la ville de Naples. - 24S k. Naples, p. 273.
JPB OEL T C I RIPROD VIET.
Laio di oQtxi qu^drato - matrl 600
\ Orsolona
CGiarduIlo
Jj.
"■\ii
Y^TlU)T7h7
Ga o
^ .il
iitiii
■•t o > ë (t c^ i Cangiani
^'tr^
Stra.^ Pastore z; <?
Porîà .^v S.Martinû %
Co t>>.
liOpO-
'^Cantpamle
Rota- — p^
f>PVP
Cap.
S.GiacoiiJô dei Capri
Mass^JIarcLsco
rn
Sqambad i ^ .
'' "^0 Scampalo
diRogatis
■itiiii'f.' j^èlÈ» 1 .. \j\é^\''fe^i--.
eHa
LStc
PttçOB PCtT.C I. R1PW0D- VIET.
Za/o di Of/m quqÂratû = jnelrt 600
Orsolona
„.-^v5*fli'
c; (■ « rf 7 / /
CMarduIio i
YTGixummi
f; (^atalano '^ e i i ^
/ C.Orèrice
JmperiaU
V^Tiwrm
pWpCL
•J tra-^ Pastore î? * n
Im-p'^'^OL to Marini ^ a^.
Jbnàtrella
7 ^ ^ « cg X
MarigUano
/ rff/ Gasse
CaZto
Jhmzi
\ o Lo ScudiJlo
j0--^-^Vi^lp G allô ^3
Mass?
Stella
V'.Tiorita
Forquet \ /'
Balzo
r.'Ru/To
Castagneto e Caracciolo
.% o ^ g ^ ^, cl i Cctngiani
Lopa
JklûLssf'Mcausœ
Porfe ''<' S.Martino '^
Rota
Mtss" Klefante
Ponticello
ù^mpaJx^le
S.Giacoit|b deiCapri
p i?zz/ro
^IbntjéâiinzeUj}
J?Zoc
(kiliera
S.Gennaro -.'-, dei Povein '
OspSzio ;v r' . .° '^' S.Gpni\inTo ~V~ t
Conocchia ,, dei Povpri '
Aïtiero
Sgamiati L . „
219 ' Scajitpaio ^ ^ \ .jtùRoffatis
Pe Ponato ^i
YaccareUi
Gervïomîni i
Riiffgiero
Due Porte
ToTTicddo
Port
"'S'^ig-
WI
;Ra.ff.<i>'--a