IV. Excursions
1. Db Tunis a Eizerte. 98 kil. de chem. de fer, par (10 kil.) la Manouba, (25 kil.) Bjedeïda, (65 kil. ; buffet) Mateur, (80 kil.) Oued Tindja (hôt. de la Gare); express seulement le mercr. (retour sam.) en 2 h. i/j, en correspondance avec le vapeur de la Comp. Générale Transatlantique (p. 472), train omn. en 2 h. 1/2 à 3 b. a/jî H fi'-. 8 fr. 35, 5 fr. 90. - On s'abstiendra de voyager par la grand'route (60 kil.) pendant la saison chaude à cause des lièvres qui régnent dans la vallée de la Medjerda.
Bizerte (buffet; hôt.: *Grand-Hôtel, place d'Europe, dans un site dégagé à proximité de la gare, 50 ch. de 3 à 6 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. 10 à 12 V. c, omn. 50 c. ; H. de la Paix; H. de î^rance, etc.; défense de photographier), en arabe Bcnt-Zert, place forte de 1«"' ordre, compte 17 800 hab. et 7000 nommes de garnison. Cette ville, appelée Hippo Diarrhytus (Zarytiis) par les anciens, est située sur la rive oecid. de la baie de Bizerte, entre la chaîne de montagnes qui culmine à 274 m. au N.-O. et la langue de terre, autrefois fortifiée, du lac de Biserte (le lacus Hipponensis des anciens) qui recouvre une superficie de 13 000 hect. et a jusqu'à 12 m. de profondeur; c'est avec Toulon le port militaire français le plus important de la Méditerranée. La vieille ville, avec la Kasba dégradée et le fort d'Espagne, est située au N.-O., près du vieux port qui, depuis le xvi» s., était un repaire favori des pirates et ne sert plus auj. que de port de pêche. La ville neuve, avec son marché animé (mardi et jeudi), est encore inachevée. 1j avant-port, d'une superficie de 86 hect., a été établi de 1890 à 1895; il est protégé par la jetée du Nord, longue de 1233 m., et par la jetée du Sud qui n'a que 950 m., ainsi que par un môle de 610 m. construit devant les jetées. Le nouveau canal du port (doux bacs à vap. fout gratuitement le service de traversée), long de 1 kil. 5 sur 240 m. de largeur et 9 m. de profondeur, qui donne entrée dans le goulet, forme le port de commerce avec la baie de Sebra jusqu'ici assez peu animée. Sur la baie Ponty, utilisée maintenant comme port de torpilleurs, se
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trouvent Vtirsftial de la défense Mobile et la iiiap;nifi<iiu' amlrauW. A rcxlréiuité (). (lu lac, h'crrjiriUe (H. du l'Aniiiaiiti!' , 11. de l'Arsunul), ri'liéo à Uucd Tiudja (p. '199) par uue ligiio stratéfiiqiH' (;! kil. 5) et une giaiule routo (oinii. 20 c,.). C est une petite ville toute neuve qui doit son nom à l'hoinme d'Etat Jules Ferry (p. 481); elle eompte 3000 liai)., pour la plupart ouvriers italiens occupés aux travaux de l'arseual et du port. A 1 kil. à l'E., à 15 kil. de la mer, la baie de S idi -Abdallah qui sert de jiort et a uu arsenal de marine créé de 1899 à 1908, et cin(| grandes cales sèches.
De la ROUTE de Bizeute (v. p. 499), qui, au del;\ du Bardo, se détache vers le N. et croise l'aqueduc de Carthage, restauré au xvi» s., part à nii-clu'inin, une route carrossable conduisant à l'E. (3 kil.) aux ruines d'Utique, la plus ancienne colonie phénicienne du pays et la plus riche ville coninu'r<;ante de la Barbarie avant l'épanouissement de Carthage. Elle fut capitale de la province d'Afrique et résidence du proconsul romain île 140 à 29 av. J.-C. comme elle fut aussi le théâtre de la mort de Caton d'Utique qui, défenseur de la liberté contre César, se perça de son épée après la défaite de Thapsus, l'an 46 av. J.-C. Utique est maintenant h plus de 9 kil. de la mer, à IG kil. de l'embouchure de la Medjerda. A part l'aqueduc, les citernes, le théîltre, le puissant amphithéâtre et les grands thermes, les ruines romaines (appelées auj. Henchir Bou-Chateur) de cette ville détruite en 698 n'offrent rien de particulier.
2. De Tunis a Hammam-Lif. 17 kil. de chem. de fer (ligne Tunis - Sousse, V. p. .'j(i2), 17 i\ 20 trains locaux par jour en i/a h-; 1 f'i'- 90, 1 fr. 45, 75 c. (<louble course 3, 2 et 1 fr., en été 2 fr. 40, 1 fr. 60 et 80 c). Station intermédiaire principale: 10 kil. Maxiiln- Rades pour la petite ville de Rddè.s, pittoresquement située vers le S. (villégiature des musulmans aisés (le Tunis; du haut du fort, vue admirable) et pour Jfa.rî^/a (colonie eurojiéenue de villas, petite station balnéaire; route carrossable pour la Goulette, V. p. 191).
Ham m am-Lif (hôt. : de Paris, non loin de la mer, simple; Terminus, à la gare, modeste), village de 1000 hab. (650 Italiens), le Naro des anciens, occupe un site ravissant au pied du Djebel Bou-Kornin (v. ci-dessous). Sur le versant boisé de la colline, au-delà de la voie ferrée, à l'endroit où deux sources salines (48-49° 0.) jaillissent de terre, s'élève sur les fondements de thermes romains l'auc. Dar el-Bey, palais du bey transformé en caserne; dans le voisinage, le Fondouk, nouvel établissement de bains très simplement installé. De la gare, on va au N.-E. en 6 min. à la plage où se trouve un casino d'été Belle vue sur la Goulette, les collines de Carthage et la presqu'île du cap Bon.
L(^ îDjebel Bou-Kornin ou Bou-Kutn-nine, qui doit son nom Ji ses deux cornes, le sommet occid. (576 m.) et le sommet orient. (496 m.) séparés par une profonde dépression, offre un magnitique panorama sur tout le N. de la Tunisie. Un bon sentier en pente douce conduit par la dépression au sommet occidental, que couronnait autrefois le temple de Saturne Balcaranensis (Baal du mont de Karnaïm), le sanctuaire de Baal le plus réputé de tout le pays. Le sommet orient, otïre une escalade difficile.
3. De Ti'Nis A Zaohouan. 62 kil. de chem. de fer, 2 trains omn. par jour en 2h. s/., ; 6 fr. 95, 5 fr. 25, 3 fr. 70 (ail. et ret. 9 fr. 75, 7 fr. 35, 5 fr. 20). -- A 1/.^ h. au S.-E. do (24 kil.) Oiidiia est la ferme Ducroquet au milieu du champ de ruine di^ V Uthiiia romaine, avec citernes et restes insigniliauts d'un théâtre et d'un amphithéâtre. Le palais des Laberius (tin du iii« s. apr. J.-C.) avait de nombreuses mosaïques dont la plupart ornent auj. le musée du Bardo; c'est le type d'une luxueuse maison romano-africaine où l'atrium ciuivert (p. 145) est remplacé h la majiière orientale par un portique (péristyle) qui en forme le centre. Belle vue du haut de la colline principale (124 m.). Au delà d'Dudua, la ligne croise rai[ue(luc romain de Carthage (p. 501). — Changement de voiture i\ (49 kil.) Smindjd (Depiemie) : la ligne principale continue sur (121 kil.) (l(i//<i/ir (v. ](. 501) et (202 kil.) le Kef.
Zaghouan (luM. de France, simple, mais convenable, déj. 3 fr. v. e. ;
à partir de Tunis. DOUGGA. IV- ■»■ 4S. 501
s'annoncer d'avance), en aralie Zaghwûn, petite ville de 1200 hab., dont 530 Européens, Italiens pour la plupart, offre surtout au printemps un séjour des plus agréables. Très pittoresquement située au milieu d'oliviers, d'orangers et de oyprès, elle est à '/4 d'h. au-dessus de la gare, sur une terrasse au pied du Djebel Zaghouan (v. ci-dessous). L'«?r de triomphe romain, qu'on rencontre à l'entrée de la localité, est le seul reste de la petite ville à' Oneltuua {^); les colonnes du nymphée décorent aujourd'hui la mosquée jjrincipcde. En passant de la gare droit devant la caserne des tirailleurs, ou en sortant de la ville dans une paisible vallée d'où l'on a plusieurs coups d'ieil charmaiils, on monte en '/j h. à la prise d'eau (275 m.), bassin de la nouvelle conduite des eaux qui pourvoit Tunis et Zaghouan de l'eau de la source Aïii Aijed (v. p. 486). Un chemin carrossable mène de là vers le S.-O. en 12 min. au *NyMPHKE {temple des Eaux : en arabe Henchir A'in-Kasba, «ruine du château des sources»), réservoir de l'aqueduc de Carthage (p. 496); deux escaliers mènent du bassin au rond-point du sanctuaire qui comprend un portique, 24 niches dépourvues de leurs statues, et un espace central couronné d'une coupole, vestibule de la cella.
Le Djebel Zaghouan (1294 m.), a])pelé iiwns Ziqiiensis par les anciens, est la plus belle sommité de la l'uuisie; de sa plus haute cime, le Ras el-Kasa, on jouit d'un panorama admirable sur la plus grande partie du N. de la Tunisie et la côte orient, jusqu'à Sousse. On fait l'ascension en 4 h. en montant du chemin du nymphée à la chapelle funéraire de Sidi Sala Boii-Ghobrin (690 m.), puis aux mines de zinc (modeste cantine) et en grimpant de là au sommet par des sentiers difficiles. La vue qu'on a du poste optique (975 m.; se procurer un permis à la mairie), à 2 h. au-dessus de la «prise d'eau» (chemin cavalier, mulet 2 à 3 fr.) est moins étendue, mais tout aussi grandiose.
4. De Tunis a Douoga. En utilisant le chem. de fer, on atteint Dougga de trois manières différentes: ou bien de la station Medjez el-Bab par la route ordinaire, ou encore à dos de monture à partir des stations de Pont-de-Trajan ou de Gatfour. 1. 66 kil. de chem. de fer en 1 h. 3/4 à 2 h. 1/2, ■? fr- 40, 5 fr. 60, 3 fr. 95 (ail. et ret. 10 fr. .35, 7 fr. 85, 5 fr. 55), jusqu'à Medjez el-Bab (hôt. des Colons; omn. jusqu'au bureau des diligences 30 c.); de là, en autobus (tous les matins, 5 fr.) directement à Dougga, ou en voit. (30 fr.; la retenir à l'hôt. des Colons) ou eu dilig. (6 h., 2 fr. 50) jusqu'à (45 kil.) Tebonrsonk d'où l'on atteint (6 kil.) Dougga soit en voit. (5 à 6 fr.), soit à dos de mulet (3 à 4 fr.). — 2. 107 kil. de chem. de fer en 2 h. ^/^ à 4 h., 11 fr. 95, 9 fr. 10, 6 fr. 40, jusqu'à Pontde-Trajan (buffet; *pont du temps de Tibère; embranch. de 14 kil. sur Béja, en 24 min.) et de là à mulet (le retenir d'avance à Béja) par Henchir Maàtria à (28 kil.) Teboursouk. — 3. 121 kil. de chem. de fer (v. p. 500) en 4 h. 1/.3 à 5 h. 1/2» 13 fr. 55, 10 fr. 30, 7 fr. 25, jusqu'à Ga/four (buffet avec chambres); de là à mulet ou, par un temps sec, aussi en voit, par un mauvais chemin carrossable, par le Djebel Sidi Abdallah Ben-Cheid (631 m.) à (30 kil.) Teboursouk. — L'excursion à Dougga est bien moins compliquée en s'y rendant en une journée en automobile (p. 478) à partir de Tunis ou en se joignant à un des tours en automobile organisés par les agences de voyages.
Teboursouk (hôt.: International, ch. 3 fr. 50, rep. 50 c, 3 fr. et 3.50, p. 10 V. c, assez bon, faire prix; de la Poste, modeste), petite ville de 3000 hab. (300 Européens), aux rues étroites et pittoresques, occupe sur le versant du Kef Teboursouk, tout couvert d'oliviers, à une grande hauteur au-dessus de la vallée de VOued Zebbès, une situation offrant de beaux points de vue. — A 6 kil. vers le S.-O.,
Dougga (v. Thugga, par Carton; Tunis, 1910; 2 fr. 50), pauvre village berbère qui occupe l'emplacement de Thugga, une des localités les plus ancii'nnes et les plus importantes de l'intérieur de la Tunisie vers la fin du II» s. Les ruines considérables, datant de la tin de l'époque romaine et déblayéc^s eu partie depuis 1891, les vieilles plantations d'oliviers du Kef Dougga, la vue sur la vallée de l'Oued Khalled et le vaste
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pays montagneux du N. de la Tunisie contribuent, chacun pour sa part, à faire sur le voyageur une impression durable. — Do la porte de VEst (à proximité, des ruines de therm-ea), très dégradée aujourd'hui, en remontant le versant S. de la hauteur, on arrive au *maisolèe, auquel on a redonné en 1910 sa hauteur primitive de 17 m. et qui renfermait la dépouille mortelle d'un prince berbère du v ou du iv« s. av. J.-C. ; c'est sans doute le plus ancien tombeau isolé, du style carthaginois-libyen, qui nous soit conservé. — Après avoir traversé le village, on rencontre à l'O. d'autres ruines de thermes et aussi le Dar el-Acheb, bâtiment romain dont il ne reste que le perron et la façade; de là, on monte au N.-E. à la colline du Capitole en passant devant les fondements de maisons particulibres romaines. Le *capitol,e, du temps de Marc-Aurèle (entre IGti et 169 apr. J.-C), précédé d'un parvis de 13 m. 50 de hauteur sur 7..^0 de profondeur, donne a la localité un cachet tout particulier et est sans contredit un des plus beaux temples en ruine qui se soient conservés en Tunisie. Le **théàtre romain, au bord de la colline, h l'E. non loin du capitole, est le thé<âtre antique le mieux conservé du N. de l'Afrique, intéressant par la beauté de ses formes et la richesse de ses détails. — On a mis au jour des restes du pavé du forum et de la rue qui reliait le capitole à la place du marché. — Au N.-O. du capitole, dans le bois d'oliviers, s'élève au versant de la colline, sur de puissants fondements, le Hemple de C'élestis, du temps de l'empereur Alexandre-Sévère (222-235); cette curieuse ruine a une cour en forme d'hémicycle qui rappelle le croissant, symbole de la divinité carthaginoise Tanit ou Astarté. — A l'E. du bois d'oliviers, que l'on traverse, on trouve les citernes romaines et plus loin, au delà de Pane, porte du Nord appelée auj. Bub er-Roiimia (porte de la chrétienne), les ruines de la citadelle numide et de Vhippodrome romain. Dans le voisinage, le cimetière berbère renfermant un certain nombre de dolmens. — Sur la liauteur dénudée au N.-K.-E. du théâtre, dominant les escarpements de la montagne, se dressait autrefois le temple i>E Satukne (195 apr. J.-C.) où l'on reconnaît encore, dans les curieuses dispositions de l'édifice presque entièrement détruit, la forme d'un temple phénicien avec ses colonnades ouvertes et son autel des sacrifices.
5. De Tunis a Soussk. En chemin de fer (par Hammam-Lif, p. 500): 150 kil., 2 trains omn. par jour en 4 h. V2 à 5 h.; 10 fr. 80, 12 fr. 75, 9 fr. Vue à gauche. Buffet aux gares de (60 kil.) Bir Bou-Rekba, de (100 kil.) Enfidaville, de (143 kil.) Kalaà-Srira (changement de train pour Kairouan). En bateau à vap. : mercr. et vendr. après-midi (retour le lundi aprèsluidi, le mardi et le sani. soir) en 12 h. '/a! droits de port à Sousse, 4 et 3 fr.
Sousse (hôt. : Grand-Hôtel Lavit, avec café, sur le port, 35 ch. de 4 à 7 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4, p. 10 à 15, v. e. ; H. de France, à la gare, 25 ch. de 3 à 6fr., 1" déj. 1, 2» déj. 3 à 8.50, p. 10 à 12, v. c, bon; H. du Sahel, modeste; cafés: Glacier, Bellevue), en arabe Soussa, V Haitrumetum des Romains, est après Tuais et Sfax le port le plus important de la Tunisie. Sa population de 25 000 hab. (2800 Italiens, 1500 Fram^-ais, 900 Maltais) en fait le chef-lieu du Sahel, nom que porte sur une largeur de 40 kil. la contrée fertile du littoral, riclie eu céréales et en oliviers. De la pointe de la grande jetée, vue magnifique. Le *MrsÉE (ouv. t. les j. sauf le luudi, de 8 h. à 11 h. et de 2 h. à 4 h., de juillet à la nii-oct. seulement de 7 h. à 11 h.) se trouve dans la ville neuve, encore inachevée; il possède une riche collection d'antiquités carthaginoises, romaines et chrétiennes (époque primitive) provenant du Sahel et comprend entre autres de nombreuses mosaïques de villas romaines et de jolies figurines en tene cuite. La vieille ville, entourée d'une *iiiiiraitle aux nombreuses tours, construite en 827, offre des vues cliarmantes d'un caractère oriental bien marqué. A l'O. de la rue de Paris, les souks pittoresques (v. p. 482, 488). A l'angle S.-O., la Kauha, anc. citadelle turco-mauresque, maintenant utilisée comme caserne (pour visiter, présenter sa carte; un soiis-olficier fait la conduite); la salle d'honneur renferme des antiquités carthaginoises d'une éjioque tardive, des aiitii|uitcs romaines, entre autres de précieuses mosaïques et des objets chrétiens de ré|im|ui' priiiiitivi'. *Viie uiagnifi(iuc du haut de la
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terrasse du N. ou de la tour (phare) souvent inaccessible. A l'O. de la ville, le camp militaire, établi eu partie sur l'emplacement de cimetières carthaginois, et de vastes catacombes chrétiennes primitives (entrée 1 tr.) d'où proviennent les antiquités réunies à la Kasba.
6. De (Tunis) Sousse a Kairouan, 58 kil. de chem. de fer à voie étroite, 3 trains omu. par jour en 2 h. 1/4 ^ 2 h. 1/2 > 6 fr. 50, 4 fr. 95, 3 fr. 50 (ail. et ret. 9 fr. 10, 6 fr. 95, 4 fr. 90). Pour les voyageurs venant de Tunis (ail. et ret. 30 fr. 25, 22 fr. 95, 16 fr. 25), changement de train à Kalaà- Srira (p. 502).
Kairouan (hôt.: Splendid Hôtel, ch. 3 fr., rep. 1, 3 et 3, v. c, omn. 50 c, H. de France, ch. 2 fr. 50 Ji 4, rep. 75 c, 3 fr. et 3, p. 7.50, tous deux place Carnot, passables ; café de France, rue Massicault), en arabe KairwâHf ville de 22 000 hab. (env. 800 Européens), est le marché principal de la vaste plaine de Kairouan, riclie en céréales. Elle a encore auj. un cachet essentiellement arabe. Fondée eu 671 par Sidi Okba Ben-Nàfl, homme de guerre arabe (v. p. 475), elle parvint rapidement au rang de résidence des gouverneurs des califes et, comme capitale du puissant empire des Aghlabites (p. 475), elle devint un des foyers les plus importants de la culture arabe, et sa magnifique mosquée Sidi-Okba le pèlerinage le plus fréquenté de toute la Barbarie orientale. Après la destruction de Kairouan par les envahisseurs arabes (vers 1050; v. p. 475), la ville se dépeupla peu ;i peu, mais, sous les Turcs, elle reprit sa place de centre religieux du pays qu'elle garda jusqu'à la violation des mosquées, lors de l'entrée des troupes françaises en 1881. Les nombreuses mosquées et zaouïas (v. p. 476) datent pour la plupart de l'époque turque; pour les visiter , se procurer une carte au secrétariat du contrôle civil ou aussi dans les hôtels (les gardiens ne parlent que l'arabe, les guides sont importuns). — La Grande Rue, toujours animée d'une foule bigarrée, traverse la vieille ville du S.-E. au N.-O. Dans la deuxième rue latérale à. dr., la zaouïa Sidi Abid el-Guei-ian, gracieuse construction de l'époque turque. Quelque deux cents pas au N., on pénètre dans les souks, après avoir quitté la Grande Rue par la porte; malgré son déclin, l'industrie des cuirs et des tapis est encore considérable. La Djamùa Tleta Biban, au N.-E. des souks, est avec la mosquée Sidi-Okba le seul monument de l'ancienne architecture mauresque de Kairouan. — Dans l'angle N.-E. de la vieille ville s'élève la Grande Mosquée ou *Djamâa Sidi-Okba, fondée en 671 par Sidi Okba Ben-Nàfl, complétée et luxueusement décorée par les Aghlabites et souvent restaurée dans la suite; la muraille extérieure l'encercle comme une forteresse. Au milieu, du côté N.-O., le minaret (39 m.), où l'on montera d'abord pour jouir de la vue admirable. Près de l'angle E. de l'enceinte, la puissante tour de la porte Bab Lella Reja7ia. Au milieu, du côté S.-O., dans la rue de la trrande Mosquée, on trouve la porte (frapper!) qui mène dans la grande covr. Dans l'oratoire, dont on remarque la grande porte richement sculptée, les colonnes se distinguent par la variété étonnante de leurs matériaux et de leurs chapiteaux. Le mur du mihrâb (niche indiquant la direction de la Mecque) est revêtu de faïences à reflets métalliques. A dr., à côté, le *mimbar (chaire à prêcher) dont les gracieux entrelacs et arabesques, de formes si variées, font une des créations les plus remarquables de l'art mauresque primitif, malgré la restauration sans goût qu'il a subie en 1907. La maksoura ou loge de la cour, à dr. de la chaire, a à la paroi du fond une belle porte en bois encadrée de bandes ornementales des derniers temps de l'Empire. — Un chemin carrossable mène de la place de Tunis, à l'extrémité N.-O. de la Grande Rue, en 15 min. vers le N.-O. à la *mosquée du Barbier, le plus beau monument architectonique de l'époque turque (xvii«-xix« s.); très pittoresquement située, elle est consacrée à Abou Zemaâ el-Beloui, l'ami (sahàb) légendaire et le liarbier du Propliète. Belle vue du haut du joli mitiaret au coin de la cour extérieure. En passant par le grand portail du côté 0., on parvient dans la première cour intérieure (du côté 0., l'oratoire, dépourvu d'ornements) et plus loin, en traversant une gracieuse pièce à coupole, dans la seconde cour intérieure, vrai bijou à
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aveltes oolonnettes de marbre, à paroi» revêtues de vieilles faïences, à riche di-eoration en stuc et ;i caissons modernes; elles sont l'une et l'autre mal entretenues. Un magnifique >>or<««7 t?» marbre, ouvrage italien du xyiii^s., donne entrée dans le cavtuii de Sidi Sahàlt, orné de précieux tapis de Kairouan. De la pièce :'i coupole, on passe à g. dans uue galerie à colonnes et de celle-ci dans un vestibule à parois également revêtues de belles faïences, d'où l'on rentre dans la cour extérieure. Vers le soir particulièrement, vue superbe sur la ville, du haut des grands ciiiutières musulmans.
7. De Sousse a Skax pau Kl-Djkm: 13H kil. de cheni. de fer: 1 à 5 li. ; 14 fr. 90, 11 fr. .SO, 8 fr. Le train direct s'arrête '/i >'• '' El-Djera, ce qui permet à peine de visiter l'amphithéâtre.
(>9 kil. El-Djem (hôt. de l'Amphithéâtre, 5 ch. de 2 à 3 fr., rep. 75 e., 3 fr. et 3.25, v. c, modeste, faire prix), pauvre village arabe bâti sur l'emplacement de Thj/sdr/in qui, dans les derniers temps de l'époque romaine, fut une des villes les plus tlorissautes du littoral oriental. L'énorme masse de sou *amphithéâtre, le plus imposant des monuments d'architecture romains de la Barbarie (l'« moitié du iii« s.), s'élève encore jusqu'à 33 m. de hauteur et domine de tous côtés la contrée à plusieurs lieues à la ronde. Le grand axe mesure 150 m. env., le petit 125 m.; l'arène a une longueur de 67 m. 50 sur 39 m. de largeur. L'ascension est très pénible et se fait seulement en compagnie du gardien arabe ; pourb. 50 c.
133 kil. Sfax (hôt.: de France, 25"ch. de 3 à 6 fr., rep. 1, 3 et 3, p. 9 à 10, V. c., simple; Moderne, 15 ch. de 3 à 5 fr., 1<" déj. 1, dîn. 3, p. 7.50 à 10, V. c.; cafés: Bar Cristal, Glacier), en arabe Sfalès, ville de 70000 hab. (0400 Européens), est par sa grandeur la deuxième ville de la Tunisie et avec Tunis le port le plus important du pays. Elle tloit sa rapide prospérité à l'exportation des produits de l'hinterland, en particulier des phosphates de Metlaoui et de Redeyef. Enfouie au milieu d'une large ceinture d'opulents vergers, elle est le point de départ d'excursions à l'oasis de Gafsa, à celle de Djerid, ainsi qu'à celle de tiabès et à l'île de Djerba. Le petit musée, à l'hôtel de ville, contient surtout des mosaïques romaines. — Bateaux à vapeur pour Sousse: le lundi soii- en 12 h.; par Melulia et Monastir, le jeudi après-midi en 28 h. et le samedi après-midi en 21 heures.