De Rome à Naples par Cassino et Capoue
249 kil. ilo CHKM. DK FKu (v. 11. xiv). Express en 4 h. 5 min. k (i li. '/a; 30 fr. 55, 21 f r. 25, la fr. 75. Trains omnibus en (i h. >/a -i 8 h. — Train de luxe (Paris-Rome-Naples Exi)res8, de di5c. à avril; KiOl kil. en 32 h., prix 158 fr. (iO et 66 fr. 55 de suppl.), les dim., mardi et vendr. (retour les lundi, mercr. et sam.), en 4 h. 5 min. ; ;iO fr. 55 et 11 fr. 15 de surtaxe. — Wagousalun à l'express du jour et wagon-lit à celui de nuit (5 fr. et 11 fr. de surtaxe en l"* cl.). Wagon-restaur. aux express du matin et du soir (à l'aller comme au retour). — Vue presque toujours ;'i gauche.
Jusqu'à Seyni (54 kil.), en traversant d'abord la Campagne de Kouie, puis en passant entre les luonts Albains (à dr.) et les montagnes de la Sabine (à g.), v. Vltalie centrale par Bœdeker. On continue par la vallée du Sacco, le Trertis ou Tulerus des anciens, en longeant la rive g. à partir de Sgiirgola, parallèlement à l'antique ■voie Latine. Cette voie conduisait à l'E. de Rome à Naples, tandis que la voie Appienne (p. 14) passait à l'O. par ïerracine et rejoignait la première en deçà de Capoue. Comme l'indique l'escarpement du versant oriental des monts des Volsques (Monti Lepini) à dr., la vallée du Sacco doit son origine à une fissure de l'écorce terrestre, sur laquelle de petits volcans surgirent à différents endroits.
63 kil. Anagni. La ville d'Anagni (460 m. ; hôt. : Centrale, bon ; Gallo, ch. 1 à 2 fr.), VAnagiiia des anciens, sur une hauteur à g., à 8 kil. du chemin de fer (omn., 1 fr. ; eu été, service autoni.), était dans l'antiquité la capitale des Heruiques (v. ci-dessous) et fut souvent la résidence des papes au moyen âge. Innocent III (1198-1216) y naquit en 1161. Elle compte aujourd'hui 9612 hab. Boniface VIII, déjà avancé en âge, y fut fait prisonnier en 1303 par le chancelier de France Guillaume de Nogaret, l'allié des Colonna et l'instrument de Philippe le Bel, mais délivré trois jours après par le peuple; ou voit sa statue (de 1295) à l'extérieur de la tour et de la nef latérale de dr. de la cathédrale. La cathédrale, S. Maria, bel édifice du XI* s., de stylo très pur, restaurée en 1350, est bien conservée; elle a un pavement en mosaïque de maître Cosmas (1226), uu tabernacle de 1294 à g., de vieilles fresques dans la crypte et un autel de Cosmas et de ses fils. A dr. du chœur, se trouve le musée épiscopal qui possède d'anc. ornements pontificaux, un chandelier pascal, un trône épiscopal (1263) par Vassalletto, etc. La vieille enceinte de la ville, probablement de l'époque romaine, est bien conservée, surtout au N. On rencontre partout des restes du moyen âge.
La voie ferrée traverse l'ancien pays des Heruiques, ou étaient les villes iVAiuic/niit, d'Ali triiim, de FerentitUDii et de Venihr, alliées de Rome et du Latium dès 486 av. J.-C, puis soumises par les Romains en 306 après plusieurs soulèvements; actuellement encore (v. ci-dessnsct p. 3) elles ont conservé de nombreuses ruines de leurs vieux murs.
FROSTNONE. I. R.l. 3
68 kil. Sgurgola, petite localité (384 m.) située sur une hauteur à flr., au-dessus du Sacco, d'où l'on peut aussi se rendre à Anagni (6 kil.). — 73 kil. Morolo.
78 kil. Ferentino, stat. à 4 kil. de la ville de ce nom (393 m.; hôt. Posta, ch. 1 fr.), qui est située à, g. sur une hauteur (omn. 75 c). C'est l'ancien Ferentinum (p. 2), ville détruite dans la seconde guerre punique et ensuite colonie romaine. Elle compte actuellement 7957 hab. Sa vieille enceinte, construite de blocs bruts dans le bas et de pierres de taille dans le haut, se reconnaît encore presque partout; on remarquera surtout la porte du S., dite Porta Sanguinaria, et la Porta S. Maria à l'E. de celle-ci, avec cour. De plus, on voit encore des restes d'architecture romaine et des inscriptions. A l'endroit le plus élevé, au N. du centre de la ville, était un château dont l'angle saillant mérid. sert aujourd'hui de fondement au palais épiscopal. La cathédrale, au N.-E., à côté du palais, a uw pavement en mosaïque restauré, œuvre de maître Paulus, le plus ancien représentant de l'art des Cosmas (vers 1116), des restes de la clôture du chœur, une chaire de la même époque, et un tabernacle du xiii* s. L'église S. Maria Maggiore (xiii« s.), au N.-E., non loin de la Porta Sanguinaria, a un beau portail.
86 kil. Frosinone. La ville (291 m.; hôt. Garibaldi, bon, cli. 2 à 3 fr.), à 4 kil. au N.-E. (serv. autom. 4 fois par j., en 1/4 d'b.), sur une hauteur qui domine la vallée de la Cosa, compte 9530 hab. C'est la Frusino des Berniques, prise par les Romains en 304 av. J.-C. Les antiquités qu'on y voit encore (murs, vestiges d'un amphithéâtre) sont de peu d'importance; par contre, le site est très beau.
— Service autom. pour Piperno, Sora, Anticoli, v. p. 4.
De la gare, seiv. autom. en 1 h. (1 fr. 65) et de dilig. en 1 h. 50 (1 fr.) plusieurs fois par j. pour Alatri (502 m.; iiôt.: Posta, ch. 1 fr. 50, Centrale, ch. 1 fr. 25, tous deux assez bons), ville de 6578 hab. et lieu de villégiature à env. 14 kil. au N., sur la hauteur qui domine la vallée de Cosa. Manufactures de drap importantes. L'église S. Maria Maggiore conserve deux beaux ouvrages en bois sculpté et peint, de la fin du xii^s.: l'un, dans une petite niche, est une statue de la Vierge avec l'enfant; l'autre, dans la sacristie, se compose de quatre volets de retable ornés de bas-reliefs ayant jjour sujets diverses scènes de la vie de la Vierge.
— La ville, située sur l'emplacement même de l'anc. Aletrium, offre le modèle le mieux conservé d'une antique ville fortifiée. Les *niurailles de la citadelle, composées d'énormes blocs de pierre, frappent d'étonnement par les dimensions de ces blocs, surtout ceux de la porte S.-E., dont le linteau est un monolithe long de 5 m. et haut de 1 m. 60. Depuis l'an 120 av. J.-C, une conduite amenait l'eau jusqu'au sommet. — A 8 kil. au N.-N.-E. d'Alatri (voit, en 1 h. '/4, 3 f)"-), Collepardo (581 m.; 3 modestes looandas), domine de bien haut la vallée du Fiume. Au-dessous et au S. de la localité (guide et lumière au «Municipio », 5 fr.), se trouve la *grotte de Collepardo, ou Grotta délia Regina Margherita, qui pénètre à une profondeur d'env. 650 m. dans la montagne calcaire, et a de belles stalactites. A 1/4 d'h. au N. est le Pozzo d'Antnllo, dépression du terrain due au ravinement du calcaire; il a env. 200 m. de circonférence et 65 m. de profondeur, et est tout couvert d'iierbes et de broussailles. — A 1 b. de
4 /. H. 1. AU! UN. "« A'omr
forte iiioiitùe au N.-E. dans la vallée du Fiunie, daii« un site pittofenquc, la chartreuse de Trisiilti, fondée en 1208 et lestauiéo au xviii» h; les honinics y trouvent bon gîte et nourriture, les dames seulomont la nourriture, nioyouuant piiyenient. — D'Alatri, trajet intéressant jiar bonne mute jusiiu'i'i Igola (2'.l kil.; \>. 223), par Veroli (10 kil.; dilig. en 2 b. i/a> à partir de la stat. de Frosinone, 1 fr. 50, retour 1 fr.), la Verulic des anciens, et Canamiiri (10 kil.; ]>. 224; serv. autom. entre Frosinone et Sera, 2 fois par j.). — A 18 kil. au N.-O. d'Alatri (vi'it. en 2 li., 8 à 10 f r. ; ililii;'. do Frosinone, lil kil. en 3 h. '/ai 1 fo's ]'ar j., 1 fr. 75; en été, plusieurs fois par j., serv. autoui. en 2 li.), à 1 kil. au N., au-dessus dos sources minérales de Fiiig(/i (ti21 m.; t^i'^iud hôtel on construction) se trouve Anticoli di Campagna (717 m.; hôt. : Falconi, eh. 2 fr. 50; Terrinoni), station d'été favorite des habitants de Rome.
'.)2 kil. Ceccaiio, village (213 m.) dans un site pittoresque, à dr. de la voie, sur le versant d'une montagne et sur la rive dr. du Sacco. Au ])iod de la montagne, à g. de la rivière, s'étendait l'antique Fabraleriu vtiiis dont on a scellé des inscriptions dans le mur de l'église à côte du pont. Une route conduit de Ccccano (de Frosinone, service autom. 2 lois par j.) par la montagne, à Piperno (p. 14; dilig. sur une partie du parcours) et à Terracine (p. 15). — 101 kil. Pofi-Ca^tro.
111 kil. Ceprano (buffet médiocre; panier de provisions, v. ]). xv). Belle vue hors de la gare sur les vallées du Liris et du Tolerus. La ville de Ceprano (107 m.) est à 3 kil. au N. — La voie traverse ensuite le Liris (p. 222) qui descend du N. et formait la frontière des Etats de l'Eglise jusqu'en 1870. — 113 kil. Isoletta.
En face de l'embouchure du Tolerus, les Romains, çoiir remplacer l'ane. Fréfjelles (près d'Arce, p. 221) détruite par les Sanmites en 328 av. J.-C, établirent sur la rive g. du T.iris une nouvelle localité du même nom, commandant le passage de la rivière. Après une révolte, en 125 av. J.-C, ils la détruisirent et fondèrent à sa place Fabrateria nova, sur la rive dr. du Sacco, à son embouchure dans le Liris. On en voit encore quelques antiquités dans le Giardino Caire à S. Giovanni Incarico, à
5 kil. au S. de la voie ferrée. — Dilig. d'Isoletta à Fondi (p. 17) par S. Giovanni Incarico, Pico et Lenola, en 4 h. i/^i 3 fr. 50.
Le chemin de fer continue plus loin par la vallée large et bien cultivée du Liris, où se trouvait un lac intérieur à l'époque préhistorique.
121 kil. Roccasecca (buffet; Alb. Progrcsso, près de la gare, ch. dep. 1 fr.); embranch. sur Avezzano, v. p. 222; sur Gaète (en construction), V. p. 19. La localité (205 m.; Alb. Filamia, ch. 1 fr. 25) est à 4 kil. au N. ; elle est dominée par les ruines du château où St Thomas d'Aquin (v. ci-dessous) vit le jour.
12(5 kil. Aquino (102 m.; Alb. Fusco, ch. 1 fr. 50), VAquiniiin des anciens, est une petite ville sans importance h 3 kil. au S. de la station. Klle a vu naître le poète satirique J^^réwai (vers (>0-140 apr. J.-C.) et le philosophe et théologien IViomas d'Aquin, surnommé le «docteur angélique», hls du comte Laudulf, né en 1224 au château de Itoccasecca et élevé au Mont-Cassiu (v. p. 55). On remar([Ui' au lionl de la voie Latine (p. 2) les ruines de la ville romaine: quelques
à Naples.